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  • RDC / RWADA :  CONFRONTATION MILITAIRE IMMINENTE ?

    RDC / RWADA : CONFRONTATION MILITAIRE IMMINENTE ?

    char-À Kampala, l’ombre de l’échec hante les pourparlers entre le « M23 » et le gouvernement. Désormais, la voie est ouverte à la mise en branle du volet militaire. La reprise des hostilités entre la RDC et le Rwanda est imminente, les deux protagonistes étant sur le pied de guerre. Source : « Le Potentiel ».

    Les pourparlers de Kampala ont échoué. C’est le moins que l’on puisse dire – les nouvelles en provenance de la capitale ougandaise n’étant plus rassurantes. Pendant ce temps, ailleurs, essentiellement à Kigali,  on se prépare déjà au pire ; Autrement dit à la guerre. Dans la région des « Grands Lacs », tous les ingrédients se mettent en place pour cette éventualité. À Kigali, la question ne fait plus de doute – Kampala ayant désormais montré ses limites. Raison pour laquelle le Rwanda intensifie, depuis peu sa présence militaire à la frontière avec la RDC. Le décor est ainsi planté pour une guerre généralisée aux conséquences incalculables.

    Le récent passage dans la région des « Grands Lacs » d’une délégation de membres du « Conseil de sécurité » des « Nations unies » n’a pas non plus résolu le problème. Au contraire, ceux-ci ont ravivé le doute au point d’étaler au grand jour la  passivité de l’« ONU ».
    L’ONU PRISE AU PIÈGE

    Piégée dans sa propre stratégie d’une promotion de paix, apparemment hypothétique, l’« ONU » a, comme à l’accoutumée, recouru à la rhétorique habituelle, appelant – sans conviction d’ailleurs – les parties en conflit dans les « Grands Lacs » – à la retenue. Pourtant, un rapport des experts des Nations unies sur la RDC a clairement chargé le Rwanda, le considérant comme le principal responsable du désordre qui mine la région des « Grands Lacs ». Curieusement, de passage dans la région des « Grands Lacs », les membres du « Conseil de sécurité » des « Nations unies » ont superbement ignoré cette réalité, préférant se camoufler derrière des circonlocutions qui dédouanent pratiquement le Rwanda. Du coup, Kigali a du vent en poupe, conscient des enjeux en présence.

    Les négociations de Kampala se butant toujours au mur de refus de Kinshasa, Kigali envisage d’ores et déjà une stratégie de rechange pour sa survie. De l’avis de Kigali, la guerre reste la seule option possible. Mais, une sagesse renseigne qu’il est facile de s’engager dans la guerre. La même sagesse prévient cependant qu’il n’est pas sûr d’envisager la voie de sortie quand on se décide d’enclencher la machine de guerre. La question serait à l’étude dans différentes chancelleries. En Occident, tout comme à l’« ONU », l’on craint qu’une confrontation militaire dans les « Grands Lacs » ne vire au pire. Le plus grand danger est de perdre le contrôle de cette région où pullulent des milliers de groupes armés aussi divers que contradictoires.

    Ce qui, pense-t-on dans certains milieux, expliquerait le passage des membres de « Conseil de sécurité » dans la région des « Grands Lacs ». Lesquels auraient fait le lobbying de dissuasion envers la RDC et le Rwanda.

    Tout le monde craint la survenance d’une guerre généralisée dans la région, mais personne n’est en mesure de l’éviter. Alors que l’« ONU » continue de soutenir la solution politique dans la crise de la région des « Grands Lacs », elle se trouve, en même temps, impuissante à imposer son schéma pour une sortie de crise apaisée dans la région. « Le gouvernement congolais et le + M23 + doivent reprendre le dialogue. Aucune pacification de l’Est du Congo n’est envisageable sans un vrai dialogue »,  ont fait savoir les ambassadeurs des pays membres du du « Conseil de sécurité » au terme de leur mission dans les « Grands Lacs ».
    KINSHASA SE PRÉPARE

    À Kinshasa, le schéma de la guerre n’est pas laissé de côté. À l’ouverture le 07 septembre 2013 des concertations nationales, le chef de l’État, Joseph Kabila Kabange, a clairement évoqué cette possibilité. « Aucun effort ne sera ménagé pour que les réunions de Kampala aboutissent à la restauration de la paix et de l’autorité de l’État sur toute l’étendue du territoire national, faute de quoi nos + Forces armées + assumeront ce devoir », avait-il déclaré rappelant qu’ « à maintes reprises, j’ai indiqué que trois options fondamentales, à savoir politique, diplomatique et militaire, sont déterminantes pour mettre fin à cette guerre qui nous est injustement imposée ».

    Après avoir cru en une solution politique et diplomatique depuis plus d’une année, l’on se rend compte aujourd’hui que ces deux options ont montré leurs limites. Pire, de l’autre côté de la frontière, Kigali multiplie des actes de provocation, hypothéquant toutes les chances de réussite d’un processus de paix. Au  bout de compte, la guerre reste la seule issue de sortie de crise pour stabiliser la région des « Grands Lacs », malgré ses conséquences. Kigali, dont la mauvaise foi fait l’unanimité, est convaincu qu’une région des « Grands Lacs » pacifiée et stable joue en sa défaveur.  En entraînant la RDC dans le schéma des négociations tel que tracé dans le cadre de la « CIRGL », il ne cherchait qu’à gagner du temps pour se mettre dans la position de résister si jamais Kinshasa changeait de cap. La concentration de ses troupes à la frontière en RDC, et tout récemment, la transplantation des soi-disant réfugiés congolais dans les territoires sous contrôle du « M23 », tiennent à cette stratégie.
    KINSHASA DOIT ÉVITER LA LÉTHARGIE

    Kigali ne cache plus ses préparatifs à une éventuelle confrontation militaire, soit directement avec Kinshasa, soit indirectement par le biais du « M23 ». Sa survie en dépend. Est-ce qu’à Kinshasa on a perçu ce message ? Le gouvernement ne devait pas dormir sur ses lauriers. « Qui veut la paix prépare la guerre », renseigne un vieil adage. Il devrait plutôt comprendre que la rengaine d’une issue politique dans la capitale ougandaise, embouchée par les ténors de la « communauté internationale », passe pour une pilule amère. L’« ONU » tente désespérément d’apaiser les tensions. Et pourtant, elle est consciente de limites de ses appels.  Car les signes précurseurs d’une reprise des affrontements entre les protagonistes sont déjà visibles de part et d’autre. Sur le terrain, les militaires sont sur le pied de guerre.

    Par ailleurs, d’aucuns soupçonnent le « Conseil de sécurité » de vouloir jouer le jeu des balkanisateurs de la RDC. Il laisserait aller les choses jusqu’au pourrissement avant de s’improviser en croquemort. Pour preuve, les visiteurs onusiens ont feint d’ignorer le rapatriement de 200 familles présentées comme réfugiés congolais venus de Tanzanie ou d’ailleurs. En réalité, c’est pour exécuter le plan de repeuplement des villages abandonnés par les autochtones condamnés à l’errance.

    L’agenda caché, c’est de préparer le terrain à l’éventualité de l’exigence d’un référendum d’autodétermination des communautés locales qui se sentiraient non prises en compte par Kinshasa. Le moment venu, le « Conseil de sécurité » des « Nations unies » encouragera la démarche comme il l’a fait dans l’ex-Yougoslavie et au Soudan. De même, les ambassadeurs du « Conseil de sécurité » en visite dans le « Grands Lacs » ont feint d’ignorer ce que tous les observateurs savent, à savoir que ces « réfugiés » dont le rapatriement s’est effectué en violation des procédures légales, ont servi de sauf-conduit pour les militaires rwandais venus en renfort au « M23 ». Que la guerre éclate incessamment, l’Onu en portera moralement la responsabilité.

    Quant à la population congolaise, elle doit rester vigilante et prête à toute éventualité. Elle devra intérioriser le fait que personne ne viendra défendre l’intégrité territoriale de son pays à sa place.

  • Le Conseil de sécurité presse le Rwanda d’aider à éliminer les groupes armés

    Le Conseil de sécurité presse le Rwanda d’aider à éliminer les groupes armés

    Armee Rwandais
    Armee Rwandais

    – Une délégation du Conseil de sécurité des Nations unies a appelé lundi le Rwanda à participer, avec les autres pays de la région, à l’élimination des groupes armés opérant dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). “Les groupes armés doivent être éliminés et tous les pays de la région doivent faire tout ce qu’ils peuvent pour s’en débarrasser”, a déclaré Samantha Power, la représentante des Etats-Unis au Conseil de sécurité, à l’issue d’une rencontre avec le président rwandais Paul Kagame. Mme Power fait partie d’une délégation du Conseil de sécurité qui s’est rendue en RDC, puis au Rwanda pour encourager les efforts de pacification dans l’est congolais. Cette visite intervient quelques jours après la décision des Etats-Unis de suspendre leur aide financière et militaire au Rwanda. Washington entendait ainsi sanctionner le recrutement d’enfants soldats par le M23 (Mouvement du 23 mars), une rébellion congolaise tutsi sévissant dans l’est de la RDC. L’ONU accuse avec insistance le Rwanda, au gouvernement dominé par les Tutsi, de soutenir le M23 pour combattre des rebelles hutu dans l’est de la RDC, et de chercher par ce biais à renforcer son influence dans cette zone riche en ressources minières. Kigali a toujours nié. Après la rencontre entre la délégation des Nations unies et le président rwandais, la ministre rwandaise des Affaires étrangères Louise Mushikiwabo a assuré que “le Rwanda ne tolère pas que des enfants soient enrôlés dans un quelconque groupe armé”. Selon Mme Power, M. Kagame a répété son engagement pour les efforts de paix, réitérant son soutien à l’accord-cadre signé à Addis-Abeba en février par les pays de la région (dont le Rwanda), qui s’y engagent à ne soutenir aucun groupe armé dans l’est congolais, ainsi qu’aux négociations de Kampala (Ouganda) qui ont repris le 10 septembre entre Kinshasa et le M23 mais sont au point mort. “Nous avons les engagements verbaux dont nous avons besoin”, a dit Mme Power, prévenant néanmoins: “ce seront les peuples et les pays de la région qui détermineront s’il y a la paix ou non”. “C’est un très bon début mais nous avons déjà vu ce film une fois”, a-t-elle ajouté. Mme Power a expliqué que pour le moment, les forces congolaises et de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco) étaient “en train de s’occuper du problème du M23, car le M23 a bombardé des civils”.

    Elle a précisé à l’attention du régime rwandais que les rebelles hutu ne seraient pas oubliés, car les militaires congolais et de la Monusco “ont très clairement fait comprendre qu’ils avaient également l’intention de s’occuper des FDLR” (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda).

    Les FDLR sont composées de Rwandais hutu réfugiés en RDC (alors le Zaïre) après le génocide rwandais de 1994 et qui veulent mettre à bas le régime tutsi au pouvoir à Kigali depuis lors. Nombre de ses membres sont accusés d’avoir pris une part active au génocide.

    str/mba- AFP

  • Tous les groupes armés de la région doivent être éliminés (Conseil de sécurité)

    Tous les groupes armés de la région doivent être éliminés (Conseil de sécurité)

    batiment de l'ONU– Tous les pays de la région des Grands Lacs doivent participer à l’élimination des groupes armés locaux, a déclaré lundi une représentante du Conseil de sécurité des Nations Unies à l’issue d’une visite au Rwanda. “Les groupes armés doivent être éliminés et tous les pays de la région doivent faire tout ce qu’ils peuvent pour s’en débarrasser”, a déclaré Samantha Power, la représentante des Etats-Unis au Conseil de sécurité, à l’issue d’une rencontre avec le président rwandais Paul Kagame. Mme Power fait partie d’une délégation du Conseil de sécurité qui s’est rendue en République démocratique du Congo (RDC), puis au Rwanda pour encourager les efforts de pacification dans l’est congolais. Selon elle, “nous avons les engagements verbaux dont nous avons besoin, nous avons la communauté internationale engagée derrière Addis”, soit l’accord-cadre signé à Addis-Abeba le 24 février par les pays de la région qui s’engagent à ne soutenir aucun groupe armé dans l’est congolais. Elle a aussi souligné le soutien international aux négociations de Kampala (Ouganda), qui ont repris le 10 septembre entre Kinshasa et la rébellion du Mouvement du 23 Mars (M23) mais sont au point mort. L’accord-cadre d’Addis-Abeba a été signé par le Rwanda et l’Ouganda, que l’ONU, malgré leurs démentis, accuse avec insistance de soutenir le M23. “C’est un très bon début mais nous avons déjà vu ce film une fois. Il y a déjà eu des temps d’espoir et ce qui pourra faire que cette période sera différente est que les groupes armés seront démobilisés”, a prévenu Mme Powers.

    Quant à la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco), les hommes de sa brigade d’intervention “sont en train de s’occuper du problème du M23, car le M23 a bombardé des civils (…) Mais ils ont très clairement fait comprendre qu’ils avaient également l’intention de s’occuper des FDLR”, les rebelles des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda, également présents en RDC, a-t-elle ajouté.

    A l’issue de la rencontre, la ministre rwandaise de Affaires étrangères Louise Mushikiwabo a commenté la décision des Etats-Unis, annoncée jeudi dernier, de suspendre leur aide militaire au Rwanda, à cause du recrutement d’enfants soldats par le M23.

    “Le Rwanda ne tolère pas que des enfants soient enrôlés dans un quelconque groupe armé (…) Ce n’est pas dans les pratiques du Rwanda,” a-t-elle assuré, voulant “rétablir la vérité à propos du Rwanda”.

    str/mba- AFP

  • “Pas de solution militaire” contre le M23

    “Pas de solution militaire” contre le M23

    onu– La crise provoquée par l’irruption de la rébellion du M23 dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) n’a “pas de solution militaire” et ne sera surmontée que par voie “politique”, a estimé samedi le Conseil de sécurité de l’ONU lors d’une visite à Kinshasa.

    “Il n’y a pas de solution autre que politique pour sortir de cette situation”, a déclaré à la presse au nom de cet organe des Nations unies le représentant permanent adjoint de la France à l’ONU, Alexis Lamek, à l’occasion de la visite d’une délégation des quinze pays du Conseil dans la région des Grands Lacs.

    “Il n’y a pas de solution militaire”, a insisté le représentant permanent du Maroc à l’ONU, Mohammed Loulichki, parlant lui aussi au nom du Conseil.

    “Il y a indéniablement une dynamique de paix en RDC et dans la région”, a ajouté M. Loulichki, “nous n’avons pas le droit de rater cette opportunité”.

    Les deux diplomates ont fait référence aux négociations de Kampala (Ouganda) qui ont repris en septembre entre Kinshasa et le Mouvement du 23 Mars (M23) mais qui sont au point mort.

    Un des principaux négociateurs pour le gouvernement congolais, François Muamba, avait indiqué mercredi à l’AFP que ces négociation butaient sur trois points : l’amnistie et l’intégration dans l’armée nationale des rebelles responsables de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité ou de violations graves des droits de l’homme, et le “devenir politique” des dirigeants du M23.

    Les autorités congolaises ont publié fin septembre une liste d’environ 70 noms, parmi lesquels figurent les principaux dirigeants du M23, qui ne pourront être ni amnistiés ni intégrés dans l’armée dans le cadre d’un accord de paix et répètent qu’elles ne transigeront pas sur ce point.

    “Il y a des questions sur lesquelles il est difficile de transiger”, a reconnu M. Lamek.

    L’armée congolaise combat le M23 depuis mai 2012 au Nord-Kivu, à la frontière avec le Rwanda et l’Ouganda. L’ONU accuse régulièrement ces deux pays de soutenir la rébellion, ce que Kigali et Kampala ont toujours démenti.

    Le M23 (Mouvement du 23 Mars) est né de la mutinerie d’anciens rebelles -essentiellement tutsi – qui avaient été réintégrés dans l’armée.

    Après avoir rencontré samedi le président de la RDC, Joseph Kabila, et plusieurs membres du gouvernement, la délégation du Conseil de sécurité doit se rendre dimanche soir au Rwanda, et lundi en Ouganda.

    AFP

  • Joseph Kabila promet des réformes

    Joseph Kabila promet des réformes

    concerta.-Le président Kabila a promis de soumettre au parlement des “mesures importantes” à l’issue des concertations nationales.

    Le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a promis samedi de convoquer rapidement le Parlement pour présenter des “mesures importantes”, fondées sur des propositions faites à l’issue d’un mois de “concertations nationales”.

    Pour répondre aux demandes de meilleure gouvernance adressées au pouvoir, “à brève échéance je convoquerai les deux chambres du Parlement en Congrès”, a déclaré samedi le président Kabila, qui clôturait les assises nationales.

    Celles-ci ont réuni pendant près d’un mois plusieurs centaines de délégués de la majorité ainsi que d’une partie de l’opposition et de la société civile.

    “A cette occasion, des mesures importantes seront annoncées pour répondre aux préoccupations légitimes des délégués, et par delà, à celles du peuple”, a promis le chef de l’Etat, après qu’on lui ait remis officiellement les recommandations émanant des cinq groupes thématiques.

    Selon une source proche de la présidence, M. Kabila pourrait s’adresser au Congrès dès la semaine prochaine.

    L’hypothèse d’un remaniement ministériel est aussi évoquée.

    “Message bien reçu”

    Mais l’actuel Premier ministre Augustin Matata Ponyo devrait conserver son poste.

    Rendues publiques jeudi sous la forme d’un catalogue de bonnes intentions, les propositions des “concertations nationales” prônent d’une manière générale une meilleure gouvernance et un renforcement du rôle de l’Etat.

    Son autorité est contestée par de multiples groupes armés dans de larges portions de la moitié Est du pays.

    Josepoh Kabila qui a succédé à son père assassiné en 2001, a été ré-élu à la tête de l’Etat pour un second mandat de cinq ans en 2011.

    L’opposition qui a constesté les résultats des dernières élections, le soupçonne de vouloir modifier l’article de la Constitution limitant à deux le nombre de mandats présidentiels.

    M. Kabila a cependant reconnu que le “message” politique adressé par les concertations nationales était que les délégués tiennent “au cadre institutionnel qui régit (le) pays”.

    Les concertations nationales ont été boycottées par le chef de l’UDPS, le premier parti d’opposition, Etienne Tshisekedi, qui ne reconnaît aucune légitimité au chef de l’Etat depuis les élections de 2011.

    Vital Kamerhe, un ancien allié de M. Kabila, devenu l’un des ses opposants les plus actifs.

    BBC

  • Visite sous pression du Conseil de sécurité de l’ONU

    Visite sous pression du Conseil de sécurité de l’ONU

     

    Des Casques bleus patrouillent à Abobo- AFP/Archives
    Des Casques bleus patrouillent à Abobo- AFP/Archives

    -Une délégation du Conseil de sécurité de l’ONU se rendra en République démocratique du Congo (RDC) et au Rwanda les 4, 5 et 6 octobre prochain. L’ONG Human Rights Watch (HRW) demande aux membres du Conseil de sécurité de profiter de leur visite “pour presser les gouvernements de la région de cesser d’apporter le moindre soutien aux groupes armés“.

    Le temps presse pour Human Rights Watch. “Les civils vivant dans l’est de la RD Congo subissent des atrocités qui ne prennent pas fin, mais il est très rare que les individus responsables soient traduits en justice“, explique Daniel Bekele, directeur de la division Afrique de l’ONG. Les 4, 5 et 6 octobre, une délégation du Conseil de sécurité sera à Kinshasa, Goma, la capitale du Nord-Kivu, en proie à l’instabilité chronique, avant continuer sa visite vers Kigali. Un déplacement sous pression, alors que le gouvernement congolais et le M23 ont entamé depuis en décembre 2012 de laborieuses négociations de paix à Kampala.

    M23 et Rwanda

    Human Rights Watch profite de cette visite annuelle du Conseil de sécurité pour tirer la sonnette d’alarme. L’ONG estime que “les membres du Conseil de sécurité devraient profiter de leur visite pour presser les gouvernements de la région de cesser d’apporter le moindre soutien aux groupes armés qui commettent des exactions, et d’arrêter les individus soupçonnés de crimes de guerre“. Selon l’organisation, “le Conseil de sécurité devrait adopter une résolution exigeant que le Rwanda cesse tout soutien au M23, un groupe armé responsable de multiples atrocités dans l’est de la RD Congo, et imposant des sanctions aux dirigeants rwandais de haut rang qui ont orchestré ce soutien“.

    Milices Maï-Maï et FARDC

    Dans la ligne de mire de l’organisation des droits de l’homme : les rebelles du M23, mais aussi les nombreux groupes armés qui pullulent à l’Est de la RDC. Selon HRW, l’ONU devrait porter une attention particulière à la milice Maï-Maï de Ntabo Ntaberi Sheka, dont les membres ont tué, violé et mutilé des dizaines de civils depuis mai 2013. “Le 27 septembre, ils ont attaqué plusieurs villages dans le territoire de Masisi, tuant plusieurs enfants, violant des femmes et incendiant des habitations“, dénonce l’ONG. Human Rights Watch pointe également l’armée régulière, les FARDC. L’armée congolaise commet aussi de nombreuses exactions “y compris les viols d’au moins 76 femmes et filles dans et aux alentours de la ville de Minova, dans la province du Sud-Kivu, en novembre 2012“, souligne HRW. Si les crimes des groupes armés ne doivent pas restés impunis, les exactions de l’armée nationale non plus. L’ONG demande au Conseil de sécurité de “pousser le gouvernement congolais à soumettre à des enquêtes, arrêter et, s’il y a lieu, poursuivre en justice les membres des forces de sécurité qui se sont rendus responsables de crimes de guerre et d’autres graves violations des droits humains“.

    Kampala

    Cette “piqûre de rappel” d’Human Rights Watch intervient alors que les pourparlers de Kampala butent sur l’amnistie que pourraient accorder les autorités congolaises aux rebelles du M23, en échange de l’arrêt des hostilités et de son désarmement. HRW explique que “les accords conclus dans le passé entre le gouvernement congolais et d’autres groupes armés ont permis à des commandants rebelles responsables de graves violations des droits humains d’être récompensés en étant intégrés dans l’armée congolaise“. “Par la suite, beaucoup d’entre eux ont commis de nouvelles atrocités contre la population civile en tant qu’officiers de l’armée congolaise, avant de faire défection et de créer de nouveaux mouvements rebelles“, conclut Human Rights Watch. L’ONG appelle donc la communauté internationale à rester vigilante.

    Christophe RIGAUD – Afrikarabia

  • La concertation débouche sur un catalogue de bonnes intentions

    La concertation débouche sur un catalogue de bonnes intentions

    CONCERT.PHOTOS– Les concertations nationales congolaises ont proposé jeudi, deux jours avant leur clôture, un catalogue de bonnes intentions, prônant une meilleure gouvernance et un renforcement du rôle de l’Etat en République démocratique du Congo (RDC).

    Les rapporteurs de quatre des cinq commissions de ces assises se sont succédés pendant plusieurs heures à la tribune du Parlement à Kinshasa devant des centaines de délégués réunis en plénière pour égrener cette longue liste.

    Ces préconisations vont de l’installation d’une commission nationale des droits de l’Homme, et de la libération de quelques prisonniers politiques à la promotion des classes moyennes en passant par le rapatriement de la dépouille de Joseph Mobutu maître du pays de 1965 à 1997, date de l’arrivée au pouvoir, par les armes, de Laurent-Désiré Kabila, père de l’actuel président, Joseph Kabila.

    Nombre de ces recommandations prônent un simple respect des lois et de la Constitution existantes, ou des mesures déjà planifiées, comme la mise en oeuvre d’un recensement national, ou d’autres longtemps retardées comme l’organisation d’élections municipales, provinciales et sénatoriales.

    Alors que des pans entiers de la moitié est du pays restent sous la coupe de groupes armés ou sont le théâtre de combats entre troupes régulières et milices, les délégués ont réaffirmé la nécessité d’une armée et d’une police véritablement républicaines, échappant à l’emprise d’intérêts catégoriels, ethniques ou financiers.

    Les délégués préconisent également l’érection dans les principales villes du pays de monuments à la mémoire des millions de victimes des deux guerres du Congo (1996-1997 et 1998-2003) et des combats qui continuent dans l’Est.

    Il appartient désormais au président Kabila, dans un discours de clôture devant le Parlement, prévu samedi, la suite qu’il entend donner à ces suggestions.

    Ouvertes le 7 septembre, les concertations nationales ont rassemblé des délégués de la majorité et d’une partie de l’opposition et de la société civile. Elles sont boudées par le chef du premier parti d’opposition, Etienne Tshisekedi, qui ne reconnaît aucune légitimité au chef de l’Etat depuis sa réélection contestée de 2011, ainsi que par Vital Kamerhe, ex-meilleur allié de M. Kabila et aujourd’hui opposant très actif.

    AFP

  • Controverse autour de la gestion consensuelle.

    Controverse autour de la gestion consensuelle.

    Concertations- photos 1-C’est la thématique de tous les enjeux, gouvernance, démocratie et reformes institutionnelles, qui fixe l’avenir politique de l’ordre institutionnel issu des élections de 2011. Unanimement, toutes les composantes se sont mises d’accord sur la gestion consensuelle et non comme prétendument annoncé d’un gouvernement de large union nationale au sein duquel l’opposition politique serait bien représentée, dixit Léon Kengo Wa Dondo.

    C’est le sens à donner à cette réunion d’hier soir entre le présidium et certains délégués majeurs (les initiés) de ces concertations nationales, ténue dans la salle des banquets du palais du peuple. Le partage, la formule à trouver semble difficile pour tout le monde. A commencer par le présidium jusqu’au point focal qui est le chef de l’Etat. Qui partira de l’équipe Matata I ? Qui va rejoindre l’équipe Matata II ? Ainsi pour d’autres institutions.

    Visiblement, il y a une guerre non déclarée entre la nouvelle génération des politiques et les caciques Mobutistes qui ne veulent pas se laisser faire. Après le dépôt des rapports de cinq thématiques, aucune date des plénières prochaines n’est connue de la presse. Le présidium se tait mais des certaines sources du secrétariat technique, tous les membres des bureaux de ce cinq thématiques étaient appelés à confectionner une dernière synthèse de leurs rapports qui ne peuvent dépasser trois pages. Cela en perspective du discours solennel en préparation pour la clôture par le Chef de l’Etat sauf imprévu fixé pour le samedi 5 octobre. Les plénières des concertations nationales au palais du peuple n’auront pas plus de trois séances pour que le Chef de l’Etat vienne refermer les rideaux des concertations nationales ténues à l’absence des partis phares de l’opposition, notamment L’UDPS et l’UNC ainsi que leurs alliés.
    CongoNews


    Dindo dénonce un referendum précoce

    Tripatouillage de texte visible pour des concertations nationales qui souffrent déjà de sa légitimité. C’est la déclaration de Gaston Dindo devant la presse le mardi 1 octobre 2013 au Hall du palais du peuple. C’est grave ! Pendant que la thématique gouvernance a largement dépassé le délai imparti pour le dépôt du rapport final de leurs assises, la majorité présidentielle a subtilement introduite une incise déjà balayée pendant les travaux dans le rapport final à l’insu des autres composantes ouvrant une brèche d’organiser une révision par référendum. Cet exercice de toilettage de ce rapport final consistait à ne revoir rien que les formes dont les fautes de syntaxes, de lexiques, de ponctuations, etc.

    Et non revoir le contenu du texte dont toutes les composantes s’étaient déjà convenues pour le remettre au présidium. A la grande surprise de l’opposition, le point 3 du rapport qui se référait à l’article 5 de la constitution, prévoyait la révision de la constitution par référendum alors que la thématique a ténu à respecter la constitution sur la durée du mandat présidentiel, c’est-à-dire jusqu’en 2016. Gaston Dindo ne supportant pas cette manœuvre de la majorité, n’a pas entendu l’aval de ses collègues de l’opposition pour dénoncer ce mal. Des sources proches de la CENI, l’abbé Malu Malu, expert en la matière, n’attendait que le Go des recommandations finales des concertations pour entrer en danse. Ce passage en force expose tous le sens du retard voulu et entretenu par la thématique gouvernance, démocratie et reformes institutionnelles. Le présidium saisit de cette déclaration de l’opposition a convoqué d’urgence une réunion dans la salle des banquets le lundi 1er octobre à 17 heures de tous les Co-modérateurs de cinq thématiques. GERARD LEMBA

  • Ban Ki-moon : pas d’amnistie pour le M23

    Ban Ki-moon : pas d’amnistie pour le M23

    Ban KimoonC’est hier que le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, a présenté au Conseil de sécurité le rapport synthèse sur la crise de l’Est de la RDC après la réunion d’évaluation de l’Accord-cadre tenue  récemment à New York. D’entrée de jeu, il a rejeté toute amnistie en faveur du M23 dont les actions causent des désastres dans la population civile du Nord-Kivu. Ban Ki-moon a dénoncé de graves violations de droits de l’homme dans le chef des rebelles dont les opérations ont causé des centaines de milliers de déplacés, plus exactement 2,6 millions de personnes qui ont été forcées de quitter leurs milieux de vie. 

    Ce qui induit une catastrophe sur le plan humanitaire. D’où, ceux qui en sont les auteurs ne peuvent aucunement bénéficier d’une quelconque mesure d’amnistie. Ceux-là n’ont pas droit à l’impunité. Ce qui aurait des effets néfastes sur l’avenir par la création d’autres groupes rebelles avec d’autres crimes contre l’humanité comme les viols, les pillages des ressources naturelles ou la conscription des enfants de 15 ans, sachant que ces faits seront effacés par une loi d’amnistie après une négociation.

    Ban Ki-moon a donc raison de rejeter toute idée d’amnistie au profit des criminels du M23. Cette réaction musclée par rapport à cette question sensible n’est pas isolée. Pas du tout. Car elle rejoint des propos encore plus virulents tenus toujours à New York par un autre homme d’Etat, le chef de la diplomatie belge. Didier Reynders a souhaité qu’il n’y ait aucune amnistie au bénéfice des rebelles du M23 accusés de tuer et de violer des enfants ainsi que des vieilles femmes. Pas donc question d’accorder des faveurs à ces hommes armés qui ont signé tant d’autre cruautés au Nord-Kivu.

    Pour Ban Ki-moon, le gouvernement congolais est déjà allé trop loin dans ses propositions à Kampala. Ce qui veut dire qu’il faut faire marche-arrière, s’il le faut. Raison pour laquelle, le projet de loi d’amnistie qui est tombé sur la table du Président de l’Assemblée nationale doit expressément exclure du champ de personnes à amnistier tout individu ayant appartenu à un quelconque groupe armé de 1996 à ce jour.

    CRIMES DE SANG

    Tout rebelle ne peut être éligible à l’amnistie du fait d’avoir pointé son arme contre la population. En Rdc, cela devient une banalité, le fait d’avoir appartenu à une rébellion, alors que sous d’autres cieux on est banni à jamais de la société pour de tels crimes de sang.

    C’est la position de Ban Ki-moon et de Didier Reynders qui tous deux rejettent sans fioriture toute amnistie au profit du M23. C’est tout le M23 et non seulement son leadership. A Kampala, Kaguta Museveni ne dort pas. Il est en train de peaufiner ses plans pour que ses «ouailles» du M23 se retrouvent dans le projet d’Accord qu’il est en train d’élaborer, la Communauté internationale lui ayant ajouté des jours jusqu’au dimanche prochain pour conclure.

    Dans toutes ses propositions, le M23 se retrouve. Lui exige, et il ne l’a pas du tout caché, l’amnistie totale à tous les 2.000 combattants du M23. Donc, l’effacement total de leurs crimes. Une épine dans le pied que lui n’autorisera jamais au profit des ADF/NALU ni de la LRA. Museveni veut aussi qu’ils soient intégrés dans les Fardc et qu’ils prennent pied dans le Kivu pour protéger les réfugiées tutsi qui doivent impérativement retourner au Kivu.

    C’est cela la balkanisation qui était accomplie avec le CNDP de Nkunda, puis à l’Accord de paix de Goma avec le CNDP-Ntaganda qui avait gardé tous ses hommes au Nord-Kivu pour les mêmes motifs. Le retour des refugiés tutsi, le CNDP en avait aussi fait son cheval de bataille.

    De manière inconsidérée, un retour massif de ces réfugiés tutsi, sans identification conséquente, serait comme une invasion du Kivu par des communautés rwandophones dont nul n’est sûr qu’elles soient toutes congolaises. Ce qui changerait le rapport des forces sociologiques sur le terrain au détriment des communautés autochtones. Ce n’est pas une mince affaire, le soi-disant retour de refugiés tutsi. Il s’agit d’une question très difficile à trancher.

    Mais pourquoi seulement ces refugiés tutsi, seulement eux qui intéressent particulièrement toutes les rebellions tutsi montées à partir de Kigali qui ont toutes exigé leur retour immédiat.

    Si le gouvernement plie à cette revendication, la prochaine sera que le M23 reste cantonné au Nord-Kivu pour les sécuriser et surtout les protéger des FDLR, étant donné qu’aussi bien pour le M23 que pour le Rwanda, les miliciens hutu rwandais des FDLR ont gardé intacte leur capacité de nuisance à partir du Nord-Kivu.

    C’est du déjà entendu avec le CNDP. En présentant son rapport au Conseil de sécurité, Ban Ki-moon a lancé une pique à Museveni Kaguta, le Médiateur : ” Il n’y a pas d’avancée. Il faut clôturer “. C’est ce que ne cessent de lui crier à tue-tête des têtes pensantes et des esprits lucides. Museveni y met trop de temps. 9 mois. 14 jours. Et maintenant, 7 jours de plus, jusqu’à dimanche prochain. Pas évident qu’il ramène un texte mettant tout le monde  d’accord, même un Accord a minima d’ici dimanche. Bien entendu, c’est la bonne foi qui fait défaut.

    Kandolo M.

  • La RDC demande au HCR et à Kigali d’expliquer l’arrivée de 200 familles venues du Rwanda

    La RDC demande au HCR et à Kigali d’expliquer l’arrivée de 200 familles venues du Rwanda

    Refugies-hutu– Kinshasa a demandé mercredi au Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) et à Kigali d’expliquer l’arrivée récente dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) de quelque 200 familles en provenance du Rwanda voisin. “Nous attendons dans les heures qui viennent que le HCR nous” dise s’il été “tenu au courant [de cette arrivée, NDLR] mais nous a tenu dans l’ignorance de cet événement qui nous concerne au premier plan”, a déclaré le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende lors d’une conférence de presse.

    “Nous avons également demandé […] à nos voisins rwandais […] de nous expliquer comment ils ont pu laisser partir […] des gens du Rwanda vers la RDC sans nous prévenir. Et comment ils ont accepté qu’ils partent vers une zone que le gouvernement [congolais] ne contrôle pas” à cause de rebelles, a ajouté M. Mende.
    Faisant référence à un accord sur le retour des réfugiés signé en 2010 entre la RDC, le HCR et le Rwanda, M. Mende juge qu’il n’est “pas concevable qu’un tel mouvement de retour s’opère sans que” l’un des signataires ne soit informé, et affirme que, dans ce cas précis, le gouvernement congolais “n’a pas été tenu au courant”.
    Mardi, le gouverneur de la province du Nord-Kivu (Est), Julien Paluku, avait dit à l’AFP que “près de 200 familles” s’étaient installées à Chengerero, en “provenance de Gikongoro, au Rwanda”. Chengerero est contrôlée par la rébellion Mouvement du 23 mars (M23), qui a confirmé à l’AFP le nombre d’arrivées.
    L’afflux des familles a provoqué une polémique: la société civile estime qu’il s’agit de réfugiés rwandais refoulés récemment de Tanzanie, possibilité que n’a pas exclue M. Paluku, tandis que le M23 évoque le retour de réfugiés tutsi congolais ayant fui la guerre.
    “Jusqu’à présent, nos troupes qui sont sur le terrain sont déployées pour essayer de confirmer ou infirmer ces informations-là”, a déclaré mercredi à la presse le lieutenant-colonel Prosper Basse, porte-parole militaire de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco).
    L’armée congolaise combat le M23 depuis mai 2012 au Nord-Kivu, à la frontière avec le Rwanda et l’Ouganda. L’ONU accuse régulièrement ces deux pays de soutenir la rébellion, ce que Kigali et Kampala ont toujours démenti.
    Le M23 réclame la pleine application d’un accord de 2009 qui a régi l’intégration de ses hommes dans l’armée congolaise. Il demande entre autres le retour des réfugiés tutsi congolais installés au Rwanda, se posant en défenseur des populations congolaises rwandophones -tutsi et hutu- vivant dans la région.
     AFP