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  • L’armée déloge une violente milice de plusieurs villages dans l’est

    L’armée déloge une violente milice de plusieurs villages dans l’est

    Les 4 jours de combat a l’Est de la RDC en images sur LAVDC-L’armée congolaise a délogé de plusieurs villages du Sud-Kivu les Raïa Mutomboki, une violente milice en activité dans cette province de l’est de la République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris mardi de sources concordantes.Dimanche, “les FARDC [Forces armées de la RDC] ont réussi à déloger les Raïa Mutomboki de plusieurs villages du territoire de Shabunda”, vaste région administrative située dans la partie occidentale du Sud-Kivu, a déclaré à l’AFP un officier sous le couvert de l’anonymat.Joint au téléphone par l’AFP, l’administrateur du territoire de Shabunda, Daniel Eloko Nsala, a confirmé cette progression. “Les quatre groupements de la chefferie de Wakabango, en territoire de Shabunda, sont déjà entre les mains des FARDC”, a-t-il précisé.Selon l’officier, “au cours des dernières opérations militaires, les FARDC ont capturé quatre éléments des Raïa Mutomboki et en ont tué trois”, deux armes ont été saisies et il n’y a eu “aucune perte côté FARDC”.L’officier a également indiqué qu’un certain “major Billy” figure parmi les combattants capturés. Il a présenté l’homme comme un “déserteur des FARDC” par la suite devenu l’”un des chefs des Raïa Mutomboki”. Selon lui, il est actuellement en train d’être transféré à Bukavu, la capitale provinciale.

    La traque des Raïa Mutomboki serait toujours en cours. D’après M. Eloko Nsala, l’armée poursuit la milice dans une autre zone, le groupement de Bakisi, et elle “bénéficie de la collaboration de la population qui souffrait déjà des tracasserie des ces Raïa Mutomboki”.

    Les Raïa Mutomboki sont actifs dans les province voisines des Nord et Sud-Kivu. En novembre 2012, une enquête de l’ONU avait révélé qu’”au moins 264 civils, dont 83 enfants, avaient été arbitrairement exécutés par des groupes armés au cours de plus de 75 attaques de villages” dans le Nord-Kivu.

    L’enquête indique que les Raïa Mutomboki, alliés à d’autres miliciens, ont perpétré la plupart des meurtres, extrêmement violents: de nombreuses victimes – principalement d’ethnie hutu ou présumées comme telles – ont été tuées à coups de machette ou brûlées vives dans leurs maisons.

    AFP

  • L’espoir d’un accord s’éloigne après la suspension des pourparlers

    L’espoir d’un accord s’éloigne après la suspension des pourparlers

    CONGO-pourparlers-Toujours pas de signature à Kampala entre le gouvernement de la RDC et la rébellion du M23. La nuit dernière, les pourparlers entre les deux parties ont été suspendus sans que ces dernières ne trouvent d’accord sur les points clés, comme la question de l’amnistie des rebelles. Les discussions doivent normalement reprendre ce mardi 22 octobre, mais les espoirs de trouver un terrain d’entente pour signer un accord de paix se font de plus en plus minces. Le chef de la diplomatie congolaise, Raymond Tchibanda, a choisi de rentrer à Kinshasa ce lundi matin. Il n’y a donc plus de haut responsable à Kampala. C’est un premier mauvais signe puisque sans tutelle politique, même si les discussions reprennent dans 24 heures, elles risquent fort de se concentrer sur des détails techniques et d’éviter les sujets qui fâchent, à savoir l’amnistie et la réintégration des ex-rebelles dans l’armée congolaise. Ces points cruciaux sont aussi ceux qui ont fait capoter les discussions la nuit dernière. Pour les rebelles du M23, une amnistie au cas par cas n’est pas acceptable. Ils demandent une loi globale et qu’ensuite, individuellement, la justice choisisse de poursuivre certains chefs sous le coup de sanctions. Idem du côté de leur réintégration : le M23 voudrait un engagement que le gouvernement congolais refuse de leur accorder. Casser le cycle rébellion, accord de paix, nouvelle rébellion. Résultat : les positions de base restent très éloignées. Le M23 ne veut pas d’un accord qui propose comme seules options le démantèlement de son mouvement sans contrepartie. En face, Kinshasa veut casser le cycle : rébellion, accord de paix suivie d’une nouvelle rébellion.

    Au final, comme le résume un diplomate, pas de rupture, mais bien le sentiment d’un demi-échec. D’autant que sur le terrain, la situation reste explosive. La Monsuco s’inquiète ce lundi de l’instabilité dans l’est du pays. Elle exhorte les deux camps à signer rapidement un accord de paix pour éviter une nouvelle guerre.

    RFI

  • Washington regrette la suspension des négociations

    Washington regrette la suspension des négociations

    marie-harf_0 – Les Etats-Unis ont déploré lundi la suspension des négociations entre le gouvernement de la République démocratique du Congo et les rebelles du M23, affirmant que ces derniers “retardent volontairement” le processus. “Les Etats-Unis regrettent que des progrès plus importants n’aient pas été accomplis en vue de la conclusion d’un accord ce week-end à Kampala”, a déclaré à l’AFP la porte-parole adjointe du département d’Etat Marie Harf. Celle-ci a ajouté que les Etats-Unis étaient “inquiets que le M23 retarde volontairement le processus et ne négocie pas de bonne foi”. Le gouvernement de la RDC et les rebelles s’accusent mutuellement d’être responsables des derniers blocages mais maintiennent une délégation à Kampala, où se tiennent les réunions et où le gouvernement ougandais joue les bons offices. Marie Harf a souligné “les efforts faits de bonne foi par le gouvernement de la RDC pour négocier un accord final”. Washington appelle maintenant le M23 à “démontrer sa volonté de parvenir à une solution pacifique dans cette crise en signant un accord qui permettrait un désarmement et une démobilisation immédiats du M23, et selon lequel les chefs de la rébellion impliqués dans des violations des droits de l’homme devraient rendre des comptes”. “Nous estimons qu’un accord de principe complet doit être signé dans un futur très proche”, a ajouté Marie Harf. Soutenu par la communauté internationale, Kinshasa refuse d’accorder l’amnistie à quelque 80 dirigeants du M23, et s’oppose à ce que ces hommes puissent faire de nouveau partie des Forces armées de la RDC (FARDC). Marie Harf a redit lundi que l’accord final ne devait pas permettre d’amnistie pour les chefs du M23, une demande déjà formulée plus tôt dans la journée par l’envoyée spéciale de l’ONU pour la région des Grands Lacs, Mary Robinson.

    Les négociations de Kampala avaient repris le 10 septembre après plusieurs mois d’arrêt, sous la pression des chefs d’Etat de la région des Grands Lacs.

    Affaibli depuis la dernière offensive conjointe de l’armée congolaise et des Casques bleus fin août, le M23 contrôle une zone de quelque 700 km2 limitrophe du Rwanda et de l’Ouganda, dans l’est de la RDC.

    L’ONU et Kinshasa accusent régulièrement le Rwanda et l’Ouganda de soutenir le M23, ce que ces deux voisins de la RDC démentent.

    AFP

  • Négociations suspendues entre le M23 et Kinshasa, mais l’ONU garde espoir

    Négociations suspendues entre le M23 et Kinshasa, mais l’ONU garde espoir

    Le chef de la délégation congolaise, Raymond Tshibanda, ministre des affaires étrangères, le 9 décembre 2012 à Kampala AFP
    Le chef de la délégation congolaise, Raymond Tshibanda, ministre des affaires étrangères, le 9 décembre 2012 à Kampala
    AFP

    – Les discussions de paix entre le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et les rebelles du M23 sont suspendues, mais la communauté internationale gardait l’espoir lundi d’un accord rapide qui éviterait un nouvel embrasement dans l’Est du pays.

    “Les négociations sont suspendues”, a indiqué à l’AFP le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende. Roger Lumbala, délégué du M23 à Kampala, a parlé d’un “blocage”.

    Les deux parties s’accusent mutuellement d’être responsables des derniers blocages mais maintiennent une délégation à Kampala, où le gouvernement ougandais joue les bons offices.

    L’ONU et les envoyés spéciaux de la communauté internationale (Etats-Unis, Union Européenne et Union africaine) ont publié un communiqué exhortant les deux parties “à faire preuve d’une retenue maximale sur le terrain pour permettre la conclusion de leur dialogue”.

    S’inquiétant de “l’instabilité de la région”, ils espèrent néanmoins “des progrès supplémentaires […] dans les jours qui viennent”.

    “Je ne peux pas cacher ma déception de voir” qu’”il n’y a pas encore d’accord”, a déclaré sur Tweeter lundi après-midi, Martin Kobler, chef de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco).

    Selon un communiqué des Nations unies, Mary Robinson, envoyée spéciale de l’ONU pour la région des Grands Lacs a expliqué que “les deux parties [avaient] accepté de se revoir bientôt pour surmonter leurs différends”.

    Selon René Abandi, chef de la délégation du M23 à Kampala, il reste encore deux points “à régler, concernant des dispositions de sécurité”.

    Des moyens militaires si la diplomatie échoue

    L’un deux à trait à la question de l’incorporation des rebelles dans l’armée. Soutenu par la communauté internationale, Kinshasa refuse d’accorder l’amnistie à quelque 80 dirigeants du Mouvement du 23 mars (M23), et s’oppose à ce que ces hommes puissent faire de nouveau partie des Forces armées de la RDC (FARDC).

    Le M23 a indiqué attendre “du facilitateur la convocation d’une nouvelle séance pour poursuivre le dialogue”.

    Des moyens militaires si la diplomatie échoue

    Les négociations de Kampala avaient repris le 10 septembre après plusieurs mois d’arrêt, sous la pression des chefs d’Etat de la région des Grands Lacs.

    Affaibli depuis la dernière offensive conjointe de l’armée congolaise et des Casques bleus fin août, le M23 contrôle une zone de quelque 700 km2 limitrophe du Rwanda et de l’Ouganda, dans l’est de la RDC.

    Parti en avril 2012 d’une mutinerie d’anciens rebelles intégrés dans l’armée congolaise, le M23 demande la pleine application de l’accord ayant régi leur incorporation en 2009, et défend plus généralement les droits des populations congolaises rwandophones, essentiellement tutsi.

    L’ONU et Kinshasa accusent régulièrement le Rwanda et l’Ouganda de soutenir le M23, ce que ces deux voisins de la RDC démentent.

    Face aux difficultés des négociations, perceptibles depuis leur reprise, le gouvernement congolais estime avoir “fait [sa] part”, et a dit à plusieurs reprises être prêt à poursuivre son action par des moyens militaires si la diplomatie échoue.

    AFP

  • Kampala: “Grandes avancées” dans les néogications de paix à Kampala

    Kampala: “Grandes avancées” dans les néogications de paix à Kampala

    KAMPALA 1 – Les négociations de paix en cours à Kampala entre le gouvernement congolais et les rebelles du M23 connaissent “de grandes avancées”, et leur dénouement pourrait être une question d’heures, affirme samedi matin un communiqué de la rébellion.

    Interrogé par l’AFP, le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, a estimé qu’il était encore trop tôt pour prendre la mesure de cette déclaration. “Je pense que les avancées se mesureront dans l’accord final” s’il y en a un, a-t-il dit.

    De “grandes avancées sont en train d’être obtenues à Kampala depuis la forte implication de la communauté internationale”, écrit le président de la branche politique du Mouvement du 23 Mars (M23), Bertrand Bisimwa, dans le communiqué.

    Le chef rebelle fait référence à la présence depuis mercredi dans la capitale ougandaise de Mary Robinson, envoyée spéciale de l’ONU pour les Grands Lacs, de son homologue des Etats-Unis, Russ Feingold, du chef de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco), Martin Kobler, ainsi que de délégués de l’Union européenne et de l’Union africaine.

    Vendredi, le M23 a consenti de “grandes concessions sur ses revendications politiques pour rendre possible la signature d’un accord de paix à Kampala dans les heures qui suivent”, ajoute M. Bisimwa, sans préciser la teneur de ces renoncements.

    Aucun négociateur des deux parties n’avait pu être joint à Kampala en milieu de matinée pour donner des précisions sur une éventuelle percée des pourparlers.

    Le M23, contrôle une zone de quelque 700 kilomètres carrés adossée aux frontières du Rwanda et de l’Ouganda, dans l’Est de la République démocratique du Congo.

    Parti d’une mutinerie d’anciens rebelles intégrés dans l’armée congolaise, le Mouvement a été constitué officiellement en mai 2012. L’ONU et le gouvernement congolais accusent régulièrement le Rwanda et l’Ouganda de soutenir le M23, ce que ces deux voisins de la RDC démentent.

    “Il y a eu des rapprochements”, a reconnu à Kinshasa M. Mende, également ministre de la Communication, sans vouloir en dire davantage.

    “Le M23 peut bien signer aujourd’hui mais ce n’est pas la fin du problème”, a-t-il ajouté, “comme nous savons que l’acteur principal peut toujours relancer cette crise, c’est l’attitude du Rwanda qui est déterminante”.

    Les rebelles, qui demandent la pleine application de l’accord de paix ayant régi leur incorporation dans l’armée en 2009, défendent d’une manière générale les droits des populations congolaises rwandophones, essentiellement tutsi.

    Jusque-là, les négociations de Kampala étaient réputées bloquer sur la question de l’amnistie à accorder aux rebelles et de leur réintégration dans l’armée. Soutenu par la communauté internationale, le gouvernement congolais refuse fermement d’accorder l’impunité aux principaux responsables de la rébellion.

    AFP

  • John Numbi bientôt “réhabilité” ?

    John Numbi bientôt “réhabilité” ?

    John (Jean)  Numbi
    John (Jean) Numbi

    -De nombreuses sources à Kinshasa font état d’une possible “réhabilitation” de John Numbi par le président Joseph Kabila, suite aux Concertations nationales. “Un affront” pour les veuves de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, assassinés en 2010, qui exigent le jugement du général John Numbi. Les Concertations nationales dont le président Joseph Kabila doit prochainement annoncer les conclusions devant le Congrès pourraient déboucher sur la “réhabilitation” du général John Numbi. Plusieurs sources à Kinshasa accréditent ce qui n’est pour le moment qu’une rumeur. Ce proche du président congolais est suspecté d’être le commanditaire du meurtre de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana en juin 2010. L’assassinat de Chebeya, un célèbre défenseur des droits de l’homme avait ému tout le pays ainsi que la communauté internationale. Numbi, chef de la police au moment des faits, avait été démis de ses fonctions et s’était retiré dans sa province du Katanga. Beaucoup pensent à Kinshasa que Numbi n’était pas resté inactif et aurait jouer un rôle de “soutien logistique” aux rebelles indépendantistes Bakata Katanga, qui avaient attaqué Lubumbashi en mars 2013. Un “coup de pouce” de John Numbi aux miliciens qui pouvait apparaître comme un moyen de faire pression sur les autorités congolaises et se rappeler au bon souvenir de Kinshasa. En démontrant sa capacité de nuisance au Katanga, province stratégique, John Numbi peut-il être réhabilité ? De nombreuses sources valident cette thèse en expliquant que le président Kabila ne peut pas se passer d’un “poids lourd” comme Numbi dans le contexte politique actuel de crise.

    Devant les rumeurs de “réhabilitation”, les veuves de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana demandent aux autorités congolaises la traduction du général John Numbi “devant une juridiction impartiale et indépendante”. Après trois ans d’une plainte sans suite, la possible “réhabilitation” de Numbi par Joseph Kabila serait “un véritable affront fait aux familles des victimes”. L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), appellent la justice congolaise “à faire toute la lumière sur ce double assassinat afin d’établir la responsabilité de chacun”. Mais la Cour et la Haute cour militaire de Kinshasa s’étaient déclarées incompétentes pour instruire la responsabilité du général John Numbi “sous prétexte de son grade trop élevé”. Dans ce cadre, les deux veuves Chebeya et Bazana demandent la nomination de magistrats militaires de haut rang pour juger Numbi. Selon Karim Lahidji, président de la FIDH, “il appartient au pouvoir exécutif de corriger une telle aberration”.

    Christophe RIGAUD – Afrikarabia

  • Le président Kabila promulgue la loi créant une Cour constitutionnelle

    Le président Kabila promulgue la loi créant une Cour constitutionnelle

    KABILA– Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, a accédé mardi à une demande de longue date de l’opposition en promulguant la loi créant une Cour constitutionnelle, appelée à être garante de la régularité des prochaines élections nationales.

    “Le président de la République vient de promulguer la loi organique portant organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle”, a indiqué dans la soirée la Radio-Télévision Nationale Congolaise (RTNC), donnant lecture à l’antenne d’une partie de ce texte de 120 articles.

    L’établissement d’une Cour constitutionnelle était prévu par la Constitution de 2006, adoptée par référendum. C’était aussi l’une des recommandations adressées au chef de l?État à l’issue des concertations nationales ayant réuni la majorité et une partie de l’opposition et de la société civile en septembre.

    En matière électorale, ce sera désormais la Cour constitutionnelle qui jugera de “la régularité du processus des élections présidentielle et législatives au niveau national, et du référendum”, indique le texte de loi.

    Faute de Cour constitutionnelle, les élections présidentielle et législatives contestées de novembre 2011, avaient été validées par la Cour suprême, que l?opposition avait décriée comme étant acquise à la cause de M. Kabila. Celui-ci avait alors été reconduit à la tête de l?État pour un nouveau mandat de cinq ans.

    La loi stipule que la Cour “juge de la constitutionnalité des lois, des actes ayant force de loi et aussi des règlements intérieurs des chambres parlementaires du Congrès”.

    La Cour est également mandatée pour s?exprimer sur « les recours en interprétation de la Constitution » et pour trancher « les conflits de compétence entre les pouvoirs législatif et exécutif, l?Etat et les provinces, ainsi qu?entre juridictions ».

    La Cour, qui doit “renforcer l?indépendance du pouvoir judiciaire face aux pouvoirs législatif et exécutif” , doit être opérationnelle dans les six mois suivant la promulgation de la loi.

    Conformément à la Constitution, elle comptera « neuf membres nommés par le président de la République dont trois sur sa propre initiative, trois désignés par le Parlement réuni en Congrès et trois désignés par le Conseil supérieur de la magistrature ».

    Le mandat des membres de la Cour est de neuf ans, non renouvelable, et la Cour et renouvelée par tiers tous les trois ans.

    AFP

  • Bruit des bottes à l’Est: les FARDC en alerte maximale

    Bruit des bottes à l’Est: les FARDC en alerte maximale

    JOINT SURGE OPERATION (MONUC/FARDC) in MITWA, MASISI TERRITORY.– Ils subiront un échec cuisant s’ils osent entreprendre quoi que ce soit », avise le colonel Hamuli. Les ennemis de la RDC sont prêts à lui déclarer la guerre. La Monusco conforte cette thèse, qui ne fait l’ombre d’aucun doute, indiquant être en possession des preuves matérielles sur le renforcement des positions militaires du M23. L’on est donc parti pour une guerre généralisée – la dynamique de Kampala se butant désormais à un mur d’incompréhensions. A Kinshasa, l’on est conscient du danger, aussi se dit-on « prêt à toute éventualité ». Même son de cloche du côté des FARDC où les troupes sont placées en état d’alerte maximale.

    La situation sécuritaire dans l’Est s’est sensiblement détériorée ces derniers jours. Le récent passage dans la région des Grands Lacs d’une délégation des membres du Conseil de sécurité des Nations unies n’a pas résolu le problème. Bien au contraire, la passivité dont a fait preuve les Nations unies a réconforté la thèse d’une issue militaire à la crise qui ronge terriblement cette région.

    LE SPECTRE DE LA GUERRE

    Dans la région, le décor d’une guerre imminente se met en place. Ce qui n’était qu’une simple rumeur il y a quelques jours a été confirmé par la Monusco, mercredi dernier, au cours de son point de presse hebdomadaire. En effet, le M23, appuyé comme toujours par le Rwanda, est en train de renforcer ses positions militaires.

    Outre le déploiement par le Rwanda de ses troupes à la frontière avec la RDC, des sources locales font état d’une présence remarquée des militaires rwandais à Kavange et Bunagana, bastion du M23. Ces troupes rwandaises sont rentrées dans les deux localités par le flanc du volcan Gahinga.

    Plus explicite, la Monusco dit disposer des preuves « matérielles » du fort dynamisme dont font preuve actuellement les unités combattantes du M23. La mission onusienne dit aussi détenir des preuves matérielles que la rébellion du M23 continue à renforcer ses positions et à recruter de force des enfants au Rwanda pour les intégrer dans ses rangs. C’est qu’a déclaré mercredi à Goma le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en RDC, Martin Kobler qu’accompagnait le commandant de la Brigade spéciale de la Monusco, le général Dos Santos Cruz. « On a, d’une part, les négociations de Kampala entre le gouvernement congolais et le M23 et de l’autre, des rapports faisant état du recrutement forcé des jeunes gens au Rwanda. Ce sont des rapports que nous sommes en train de vérifier », déclaré Martin Kobler. « Nous avons beaucoup d’informations relatives au renforcement des positions du M23. Il est très important que la Société civile reste vigilante pour dénoncer ces choses. Nous ne savons pas avec précision l’origine de ces renforcements. Nous devons vérifier davantage ces informations », a indiqué pour sa part le général Dos Santos Cruz.

    La vérité c’est que le M23 et le Rwanda sont en position de guerre. Depuis un temps, ils ne s’en cachent plus et la Monusco tente désespérément de colmater les brèches. Serait-ce une façon pour elle de se repentir en mettant le gouvernement devant ses responsabilités ? C’est fort probable. L’on se rappelle que dans une récente déclaration, le patron de la Monusco a clairement indiqué que la Monusco n’est pas en RDC pour se battre à la place de la RDC. La présence des troupes onusiennes en RDC, avait alors soutenu Martin Kobler, est juste pour apporter un soutien aux FARDC. C’est dire qu’en faisant part d’une forte présence des troupes rwandaises dans les zones contrôlées par le M23, la Monusco a voulu, d’une certaine manière, alerter le gouvernement pour qu’il prenne la mesure des enjeux et se comporte en conséquence. L’initiative de la défense de l’intégrité territoriale revient de droit (constitutionnellement parlant) à Kinshasa.

    MORAL AU ZENITH

    Contacté par notre Rédaction, le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a vivement réagi à l’information relayée par la Monusco. Au gouvernement, on promet de faire face efficacement à cette nouvelle menace. « Nous sommes prêt à toute éventualité », a dit Lambert Mende, convaincu qu’avec les FARDC, qui se trouvent suffisamment rodés, « le pays sera défendu et bien défendu ». Même conviction dans les rangs des FARDC où son porte-parole, le colonel Hamuli, promet également l’apocalypse au M23 dans le cas où il relancerait les hostilités dans l’Est. « Nous nous sommes considérablement bien construits. Ils subiront un échec cuisant s’ils osent entreprendre quoi que ce soit », a déclaré le colonel Hamuli, joint au téléphone par notre rédaction.

    ACTIVER L’ARTICLE 85

    La situation de la partie Est devient de plus en plus préoccupante. Elle doit donc être prise au sérieux. Et la survie de la République en dépend énormément. L’insécurité qui prévaut dans l’Est constitue une menace contre la souveraineté du pays et de ses frontières héritées de la colonisation. A l’instant, elle a atteint son paroxysme. Raison de plus d’appeler à une mobilisation générale de l’ensemble de la population pour défendre la patrie en danger. Si le peuple doit jouer sa partition, il est temps aussi pour le chef de l’Etat, garant de la nation, d’activer le mécanisme prévu dans la Constitution, en pareilles circonstances. Il s’agit principalement de l’article 85 qui spécifique dans des termes clairs que « Lorsque des circonstances graves menacent, d’une manière immédiate l’indépendance ou l’intégrité du territoire national ou qu’elles provoquent l’interruption du fonctionnement régulier des institutions, le président de la République proclame l’état d’urgence ou l’état de siège, après concertation avec le Premier ministre, et les présidents de deux chambres, conformément aux articles 144 et 145 de la présente Constitution. Il en informe la nation par un message. Les modalités d’application, de l’état d’urgence et de l’état de siège sont déterminées par la loi ».

    Par rapport à ce qui se passe dans l’Est, tous les ingrédients sont réunis pour mettre en place le mécanisme prévu dans cet article. Procéder ainsi, c’est redonner aussi confiance aux hommes des troupes qui sont au front et surtout, raffermir davantage la fibre patriotique au sein de la population. La mobilisation générale passe donc par là. Car le peuple attend désormais voir de ses dirigeants des actes qui rassurent en vue de mettre définitivement fin à la pieuvre qui charrie depuis plus d’une décennie la mort et le désespoir dans l’Est de la RDC.

    AGENDA CACHE : AMPUTER LA RDC DU KIVU ET DE L’ITURI

    Le risque qui se profile à l’horizon est cette amputation que le pays peut subir si jamais le M23, avec ses parrains, arrivaient à consolider le contrôle des localités conquises et le repeuplement par les communautés venues du Rwanda des villages abandonnés par les autochtones congolais du fait des conflits armés.

    Le plan est déjà connu. Le régime de Kigali pousse le M23 à prendre le devant dans ce processus qui devrait conduire un jour à la déclaration de l’autodétermination des communautés transplantées. Tout se joue sur la résistance dont le M23 doit faire preuve face à Kinshasa. Quant à Kampala, il se prépare à s’emparer de l’Ituri, le moment venu. Conspiration, complot, complicité, tout se mêle et se conjugue aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de la RDC.

    Le Potentiel

  • «Le Pdt Kabila partira après les prochaines élections» en RDC:Aubin Minaku

    «Le Pdt Kabila partira après les prochaines élections» en RDC:Aubin Minaku

    Joseph Kabila
    Joseph Kabila

    -En RDC, Joseph Kabila devrait annoncer, la semaine prochaine, peut-être le mardi 15 octobre 2013, devant les deux chambres réunies en Congrès, des mesures en faveur de l’ouverture politique. Le chef de l’Etat congolais va-t-il s’inspirer des recommandations faites par les concertations nationales qui se sont achevées la semaine dernière ? Eléments de réponse avec le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku. Le secrétaire général de la majorité présidentielle répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

    RFI : Que répondez-vous à ceux qui disent que ces concertations nationales, c’était de la poudre aux yeux ?

    Aubin Minaku : La réponse est simple : ils ne pouvaient que dire cela, parce qu’ils n’ont pas pris part aux travaux. Tous ceux qui ont pris part aux travaux, les délégués, les experts, les observateurs nationaux comme étrangers, et finalement, même les membres permanents du Conseil de sécurité, se sont rendu compte que les concertations ont été sérieuses. Les délégués ont débattu en toute liberté. Ce sont des résolutions fondamentales qui ont été adoptées. Reste maintenant leur mise en œuvre à partir du discours du président de la République devant le Congrès.

    Officiellement, ces concertations réunissaient le pouvoir et l’opposition. Mais les deux principaux opposants, Etienne Tshisekedi (UDPS) et Vital Kamerhe (UNC), ont boycotté ces rencontres. Alors, le jeu n’est-il pas faussé depuis le début ?

    Les concertations nationales ne concernaient pas que la majorité et l’opposition. Il y a la société civile, les chefs coutumiers, les experts, etc. J’ajouterais qu’en réalité, l’UDPS évolue en parallèle avec le cadre institutionnel, parce que le chef de l’UDPS se considère comme le président de la République, c’est une situation insolite. Cependant, les élus de l’UDPS à l’Assemblée nationale – une bonne vingtaine – ont pris part aux travaux de concertation nationale.

    Vous évoquez les dissidents de l’UDPS qui ont participé à ces concertations, mais depuis vingt ans on compte des centaines de dissidents de ce parti, ce qui n’empêche pas Etienne Tshisekedi de rassembler des millions de voix à chaque nouvelle élection. Est-ce que son absence ne nuit pas à la crédibilité de ces concertations ?

    Il a été absent aux élections de 2006 proclamées crédibles par tous. Donc, ce n’est pas sa présence qui crédibilise, même s’il est vrai qu’il a obtenu des voix pendant les dernières élections de 2011. Mais la crédibilité des concertations nationales, on la voit à travers le sérieux des recommandations issues de ces concertations. La République ne peut pas être l’esclave d’un parti politique.

    A l’issue de ces concertations, les délégués ont fait de nombreuses recommandations en faveur de l’ouverture démocratique. Le président Kabila leur a répondu qu’il présentera bientôt des mesures importantes. Pouvez-vous nous en donner des exemples ?

    Je n’ose pas devancer le président de la République dans ses prérogatives constitutionnelles, mais en tout cas il a clairement dit que l’ouverture politique prônée par lui depuis sa prestation de serment, il va davantage la mettre en œuvre.

    Avec la nomination d’un nouveau Premier ministre ?

    Le Premier ministre émane de la majorité. Ce n’est pas une affaire de Premier ministre tout seul ou d’autres institutions. L’essentiel, c’est que rapidement les recommandations soient mises en œuvre.

    Mais si le prochain Premier ministre émane de la majorité, est-ce que ce sera un Premier ministre d’ouverture ?

    Nécessairement, le prochain Premier ministre devra gérer un gouvernement où l’on retrouverait des membres de l’opposition. C’est cela aussi, l’ouverture.

    Vous parlez ouverture, vous parlez consensus, cela peut-il être l’occasion de changer la Constitution ?

    La Constitution congolaise est claire, il faut la respecter. Et le président de la République l’a toujours dit. Et si dans cette Constitution, les dirigeants estiment qu’il y a nécessité d’une révision dans l’intérêt de la République sur la base de la même Constitution, ce ne doit pas être un tabou. Mais si la Constitution prévoit quelques dispositions intangibles, on ne touche pas aux dispositions intangibles. Donc pour moi, la révision de la Constitution, ce n’est pas un tabou, mais il s’agit d’une révision des dispositions révisables. On ne touche pas aux dispositions intangibles.

    Parmi les dispositions intangibles, il y a l’article 220, qui interdit au président Kabila de se présenter en 2016 pour un troisième mandat. A vous écouter, on ne touche pas à l’article 220 ?

    C’est une disposition intangible ! On ne touche pas à cette disposition. Ca signifie qu’il y a respect des deux mandats non renouvelables. C’est clair.

    Donc, si on ne touche pas à l’article 220, est-ce que ça veut dire que le président Kabila partira en 2016 ?

    Le président de la République partira après les prochaines élections. Parce que selon la Constitution congolaise, une institution libère les fonctions quand il y a un autre qui a été élu de façon démocratique. Le jour où on organisera les élections présidentielles dans cette République, et que ce sera gagné par quelqu’un d’autre, celui-là remplacera Kabila.

    Mais vous savez bien qu’il y a des figures de la majorité présidentielle, comme Evariste Boshab, qui se prononce en faveur de la révision de la Constitution. Visiblement, vous n’êtes pas d’accord avec elle ?

    Je suis quand même secrétaire général de la majorité présidentielle et je ne sais pas s’il y a un organe de la majorité présidentielle qui réclame une révision constitutionnelle pour prolonger le mandat. Je sais qu’il y a des écrits scientifiques. Chacun a le droit de s’exprimer, mais il n’y a aucun organe de la majorité présidentielle qui s’est prononcé dans ce sens-là.

    Par RFI- Christophe Boisbouvier
  • Echeque des pourparlers de Kampala

    Echeque des pourparlers de Kampala

    Tshibanda-Raymond-Selon une source proche du dossier de la crise dans l’Est de la République Démocratique du Congo, le pessimisme se développe de plus en plus sur l’issue des négociations de Kampala qui, jusqu’à présent, butent sur des points que les parties qualifient elles-mêmes de non négociables. Ces pourparlers qui ont commencé le 9 décembre 2012, devraient permettre de trouver une solution politique stable au conflit qui oppose le gouvernement congolais aux rebelles du M23.Mais chaque partie campe sur ses positions au point que l’espoir fait de plus en plus place au doute, aussi bien au milieu des élites politiques que des populations. En effet, la reprise des hostilités entre les deux voisins, congolais et rwandais, s’annonce imminente, compte tenu du non aboutissement des négociations à une solution acceptable par les deux parties. Alors que Kigali renforce sa présence militaire à la frontière avec la RDC, celle-ci, estime que l’idée d’une guerre n’est pas à écarter. « Aucun effort ne sera ménagé pour que les réunions de Kampala aboutissent; à la restauration de la paix et de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire. Sans quoi, les forces armées se chargeront elles-mêmes d’accomplir ce devoir »,a déclaré le Président congolais à l’ouverture, le 7 septembre dernier, des consultations nationales. En résumé, les nombreuses interruptions des négociations de Kampala ont montré les limites des solutions politique et diplomatique qui, depuis bientôt une année, ont été abordées par les différents acteurs nationaux et internationaux. Ainsi, ces pourparlers hypothèquent toutes les chances de réussites du processus de paix.

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