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  • Affaire Skripal : l’étau se resserre autour du renseignement militaire russe

    Affaire Skripal : l’étau se resserre autour du renseignement militaire russe

    La police britannique aurait identifié un troisième agent du renseignement militaire russe (GRU) en mission de reconnaissance, peu avant la tentative d’empoisonnement au Novitchok, un gaz innervant soviétique, de l’ex-agent double Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia à Salisbury, dans le sud de l’Angleterre, en mars. Ce nouvel élément, rapporté vendredi 28 septembre par le Daily Telegraph, s’ajoute à d’autres informations qui mettent à mal chaque jour un peu plus les dénégations répétées des autorités russes. Pas moins de trente théories différentes sur l’affaire ont ainsi été présentées par Moscou, affirmait récemment Peter Wilson, ambassadeur britannique auprès de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques.

    La « théorie » avancée le 12 septembre par Vladimir Poutine lui-même, selon laquelle les deux premiers suspects étaient de « simples civils » a fait long feu, tout comme leur invraisemblable apparition en public après la diffusion par Scotland Yard des photos de Rouslan Bachirov et Alexandre Petrov, selon leurs noms supposés, repérés à proximité du domicile de leurs victimes. Sur RT, un média pro-Kremlin, les deux hommes, désignés par Londres comme des agents du GRU (service d’espionnage auquel appartenait autrefois Sergueï Skripal), s’étaient ainsi présentés comme des « touristes » désireux de visiter la « magnifique cathédrale » de Salisbury avant de reprendre très vite l’avion pour Moscou « à cause de la neige ». Une enquête conjointe du site d’investigation britannique Bellingcat et de son partenaire russe The Insider a balayé cette énième version.

    Médaille du « héros de la Russie »

    Rouslan Bachirov se nomme en réalité Anatoli Vladimirovitch Tchepiga, un colonel du GRU, comme semble l’attester la photo de son passeport de 2003 à la ressemblance troublante, malgré l’absence de barbe, avec celle diffusée par la police britannique. Né le 5 avril 1979 à Nikolaïevka,…

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  • Critiquée par l’UE et son parti, Theresa May semble plus isolée que jamais

    Critiquée par l’UE et son parti, Theresa May semble plus isolée que jamais

    La mort politique de Theresa May a été faussement annoncée tant de fois et la situation politique britannique née du Brexit s’avère si délétère, que prédire aujourd’hui l’avenir de la première ministre relève davantage de la roulette russe que de l’analyse politique. Une fois de plus, à la veille de l’ouverture, dimanche 30 septembre, du congrès du Parti conservateur à Birmingham, les caricaturistes s’en donnent à cœur joie. Celui du Guardian la représente en zombie drapé dans l’Union Jack s’élançant dans le vide depuis une falaise de Douvres. Même celui du conservateur Spectator est sans appel : une vieille femme ridée, hagarde et seule derrière un rideau de Downing Street coiffant un titre implacable : « Toute seule ».

    Le congrès des tories avait été calibré pour servir de tremplin à Mme May avant le dernier round des négociations de sortie de l’UE et le sommet européen des 18 et 19 octobre. Le ciel semblait enfin lui sourire : Boris Johnson et ses amis partisans d’une rupture nette avec l’UE s’étaient montrés incapables de formuler des propositions crédibles. A Salzbourg, le 20 septembre, elle pensait recevoir l’onction des Vingt-Sept pour son « plan de Chequers », laborieux compromis négocié avec les différentes factions de son gouvernement. Un niet lui a été signifié, car le plan aurait conféré un avantage compétitif à Londres.

    Posture de la dirigeante outragée

    Depuis lors, droite dans ses escarpins léopard, elle adopte la posture de la dirigeante outragée par l’UE, résistant à Bruxelles, maintenant son « plan Brexit » au nom de la souveraineté nationale. A priori plutôt une bonne façon d’aborder le congrès des tories que le mot « Bruxelles » suffit à mettre en transe. En réalité, Theresa May n’a jamais été aussi isolée, à la fois dans l’UE et dans son pays. Même de proches alliés comme le premier ministre néerlandais, Mark Rutte, ont admis que le Brexit ne pouvait pas s’opérer au détriment…

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  • Affaire Kavanaugh : le coup de théâtre d’un sénateur taraudé par les doutes

    Affaire Kavanaugh : le coup de théâtre d’un sénateur taraudé par les doutes

    Le républicain Jeff Flake, sénateur de l’Arizona, pénètre dans un ascenseur du Congrès pour se rendre à une réunion de la commission judiciaire du Sénat, vendredi 28 septembre. Il vient d’annoncer son intention de soutenir la candidature de Brett Kavanaugh à la Cour suprême. Il se prépare donc à apporter la voix décisive permettant à la candidature du juge, accusé d’agressions sexuelles remontant à plusieurs décennies, de franchir l’avant-dernière étape de son parcours, avant un vote en séance publique. La porte de l’ascenseur, cependant, ne se referme pas, bloquée par deux jeunes femmes qui apostrophent l’élu sans ménagement, sous le regard de caméras.

    « Lundi, je suis venue dans votre bureau. Je vous ai raconté l’histoire de mon agression sexuelle, a assuré la première, Ana Maria Archila. Ce que vous faites va permettre à quelqu’un qui a effectivement violé une femme de siéger à la Cour suprême. Ce n’est pas tolérable. Vous avez des enfants dans votre famille. Pensez à eux. »

    « Ne regardez pas ailleurs. Regardez-moi et dites-moi que ce qui m’est arrivé n’a pas d’importance, que vous laisserez les gens comme eux entrer dans la plus haute cour du pays et dire à tout le monde ce qu’ils peuvent faire à leur corps », a poursuivi la seconde, Maria Gallagher, dans une allusion à la position ambiguë de Brett Kavanaugh sur l’avortement. L’élu a écouté, silencieux.

    Nul ne peut dire de quel poids ont pesé ces témoignages, mais quelques heures plus tard, avec l’aide de son ami démocrate Chris Coons (Delaware), le sénateur était à l’origine d’un coup de théâtre. En échange de sa voix, il obtenait la semaine d’enquête du FBI que ses collègues démocrates demandaient en vain. Mercredi, en séance publique, Jeff Flake avait déjà longuement fait part du malaise suscité par la tournure de la procédure de confirmation, invitant ses pairs à respecter « l’humanité » de l’accusatrice, Christine Blasey Ford, et du juge. Le lendemain, lors de leurs auditions douloureuses, alors que le camp républicain se portait au secours de Brett Kavanaugh en stigmatisant les questions de démocrates qualifiés de comploteurs, il s’était contenté de déplorer à nouveau un climat de guerre civile.

    Le sénateur de l’Arizona, qui compte parmi les rares élus républicains, désormais, à dire ce qu’il pense de Donald Trump, quittera bientôt le Sénat. Prenant acte du divorce avec des électeurs devenus des inconditionnels du président, il a renoncé à se représenter en novembre. Son initiative de vendredi sera l’un de ses derniers gestes de parlementaire. Elle peut tout aussi bien conforter Brett Kavanaugh, si le FBI se révèle incapable de dire qui de l’accusé ou de l’accusatrice dit la vérité, ou bien mettre un terme aux ambitions du juge si la police fédérale conforte la thèse de Christine Blasey Ford. Dans les deux cas, Jeff Flake aura sans doute le sentiment du devoir accompli.

    Lire aussi :   Etats-Unis : la controverse sur la nomination à la Cour suprême pèse sur les élections de mi-mandat

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  • Etats-Unis : la controverse sur la nomination à la Cour suprême pèse sur les élections de mi-mandat

    Etats-Unis : la controverse sur la nomination à la Cour suprême pèse sur les élections de mi-mandat

    Ce qui était inacceptable jeudi 27 septembre est devenu raisonnable le lendemain. Pour s’assurer le vote crucial d’un élu républicain, Jeff Flake (Arizona), le chef de la majorité conservatrice du Sénat des Etats-Unis, Mitch McConnell (Kentucky), a accepté vendredi, à la demande de Donald Trump, une pause d’une semaine dans le processus de confirmation de son candidat à la Cour suprême, Brett Kavanaugh.

    Ce délai demandé à de multiples reprises par les élus démocrates a été jugé à la fois nécessaire et suffisant pour que la police fédérale, le FBI, tente de faire la lumière sur les accusations d’agressions sexuelles qui visent le juge. La veille, au cours d’une séance éprouvante et très suivie, son accusatrice, Christine Blasey Ford, une universitaire de 51 ans, avait assuré être sûre « à 100 % » que ce dernier en avait bien été l’auteur, trente-six ans plus tôt, au cours d’une soirée arrosée. Le juge, âgé de 53 ans, avait nié avec véhémence, également en affichant sa certitude « à 100 % », jurant qu’il n’avait jamais agressé qui que ce soit.

    La controverse qui déchire les Etats-Unis ne concerne pas seulement le remplacement à la plus haute juridiction du pays d’Anthony Kennedy, un conservateur capable de se rapprocher de ses pairs progressistes sur les questions de société, par un juge idéologiquement beaucoup plus à droite. Elle est devenue un enjeu immédiat dans la perspective des élections de mi-mandat, le 6 novembre.

    Le sort qui sera finalement réservé à Brett Kavanaugh pourrait en effet avoir un impact majeur sur la mobilisation des électeurs. Un an après le début du mouvement #metoo dénonçant les violences faites aux femmes et l’impunité dont ont longtemps bénéficié leurs auteurs masculins dès lors qu’ils détenaient un pouvoir, le Parti républicain est sur un terrain difficile, en grande partie du fait du passif du président, accusé lui aussi pendant la campagne présidentielle de comportements inappropriés survenus…

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  • Un an après l’ouragan Irma, la difficile convalescence de l’île de Saint-Martin

    Un an après l’ouragan Irma, la difficile convalescence de l’île de Saint-Martin

    Sur la terrasse de sa jolie demeure traditionnelle, aux murs, escaliers et colonnades blanches et roses, Eddy Illidge surveille la température de ses gamelles. Ce samedi 22 septembre, dans le quartier de l’Espérance à Grand-Case, sur l’île de Saint-Martin, cet homme de 44 ans cuisine comme toutes les semaines de la viande grillée accompagnée de riz créole, du très simple destiné à sustenter ceux qui connaissent cette adresse discrète. Ce n’est pas un restaurant, juste une petite cantine ouverte uniquement pour les amis, les voisins et les chauffeurs de taxi qui travaillent en face, à l’aéroport.

    Il y a un an et seize jours exactement, après une nuit dantesque, Eddy découvrait, comme les quelque 38 000 habitants de cette petite île des Antilles françaises, un décor de guerre, un paysage de désolation. L’aéroport, à ses pieds, n’existait plus, tour de contrôle éventrée, pylônes tordus, baies vitrées explosées, piste impraticable, petits avions retournés et de l’eau partout jusque dans sa maison, pourtant située sur les hauteurs. Dans la nuit du 5 au 6 septembre 2017, l’ouragan Irma avait soufflé des vents atteignant les 400 km/h, un scénario inédit qui plongea le territoire dans un black-out total qui dura de longs jours, sans électricité, sans eau et sans aucune communication possible.

    « Je savais que ce serait long, mais cela dure trop ; la vie a repris plus vite du côté néerlandais de l’île, où les touristes sont revenus nombreux », Eddy, un habitant

    Eddy Illidge travaille au restaurant scolaire de l’école de Grand-Case. Sa situation illustre bien la très difficile reconstruction de Saint-Martin, où le président de la République, Emmanuel Macron, est attendu samedi 29 septembre. L’école a vu sa toiture refaite, mais il manque encore des fenêtres à l’étage et, depuis la rentrée de septembre, les petits de la maternelle voisine sont accueillis dans le réfectoire. Ici, comme partout dans l’île, on se serre, on bricole, on improvise et, souvent,…

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  • Pour le président turc Erdogan, une visite d’Etat en Allemagne sans « normalisation » des relations

    Pour le président turc Erdogan, une visite d’Etat en Allemagne sans « normalisation » des relations

    Le président allemand, Frank-Walter Steinmeier, avait prévenu. « Cette visite n’est pas le signe d’une normalisation [de nos relations]. Nous en sommes encore très loin. Mais elle peut marquer un début… », avait-il déclaré avant l’arrivée de son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, jeudi 27 septembre, à Berlin.

    Le climat dans lequel s’est déroulée cette visite d’Etat – la première d’un président turc en Allemagne depuis celle d’Abdullah Gül, en 2011 – a donné raison à M. Steinmeier. Certes, M. Erdogan a eu droit aux honneurs militaires. Mais, plus que le tapis rouge qui avait été déroulé sous ses pieds, vendredi matin, les observateurs ont surtout été frappés par la mine renfrognée qu’arborait le président allemand à ses côtés. Même chose en fin de journée. Au dîner d’Etat offert à M. Erdogan par M. Steinmeier, ce sont surtout les absents qui ont été remarqués : plusieurs dizaines de personnalités, au total, allant des principaux responsables de l’opposition à Angela Merkel elle-même.

    Même si la présidence de la République a opportunément rappelé que la chancelière n’assiste pas à tous les dîners d’Etat offerts aux hôtes étrangers, comme ce fut le cas lors de la venue du président chinois, Xi Jinping, à Berlin, en juillet 2017, l’absence de Mme Merkel en dit long sur l’état des relations entre l’Allemagne et la Turquie. Celles-ci se sont fortement dégradées ces dernières années, le président turc reprochant à l’Allemagne son manque de soutien lors de la tentative de putsch de juillet 2016, Berlin critiquant de plus en plus la dérive autoritaire de M. Erdogan, ainsi que les opérations menées par les services secrets turcs contre les opposants au régime présents outre-Rhin.

    S’il n’a pas dîné avec Mme Merkel, M. Erdogan aura toutefois eu l’occasion de la rencontrer deux fois, vendredi, pour le déjeuner, et samedi, pour le petit déjeuner, avant son départ pour Cologne où il doit inaugurer une mosquée. Ces deux rendez-vous n’auront pas été de trop pour aborder la longue liste des contentieux entre les deux pays, ce dont la chancelière n’a d’ailleurs pas fait mystère. « Ce n’est un secret pour personne qu’il y a eu de profondes divergences [entre nous] au cours des dernières années, et que celles-ci demeurent », a-t-elle reconnu, vendredi midi, lors de leur conférence de presse conjointe, tandis que se préparait, à quelques centaines de mètres de là, une manifestation d’opposants au président turc à laquelle ont participé environ 4 000 personnes.

    Une image et une absence

    Là encore, le climat dans lequel s’est déroulée cette rencontre avec les journalistes a montré à quel point les relations entre les deux pays sont loin d’être normalisées. Certes, Mme Merkel a rappelé combien l’Allemagne avait besoin d’une « économie turque stable », des paroles attendues par M. Erdogan au moment où son pays est promis à la récession, la devise ayant perdu 40 % de sa valeur par rapport au dollar et à l’euro depuis le début de l’année. Certes, la chancelière a évoqué l’éventuelle organisation, en octobre, d’un sommet sur la Syrie consacré notamment au sort du bastion rebelle d’Idlib, auquel participeraient la France, l’Allemagne, la Russie et la Turquie. Certes, M. Erdogan s’est réjoui, de son côté, d’un « consensus » trouvé avec Mme Merkel pour « relancer des mécanismes de coopération ».

    Il n’empêche. De cette conférence de presse, il restera surtout une image et une absence. L’image, ce fut celle de ce journaliste turc éconduit sans ménagement par la sécurité après avoir revêtu un tee-shirt réclamant « la liberté pour les journalistes en Turquie ». L’absence, ce fut celle d’un autre journaliste turc, Can Dündar, ancien rédacteur en chef du quotidien d’opposition Cumhuriyet, condamné en 2016 à cinq ans de prison pour « divulgation de secrets d’Etat » et aujourd’hui exilé en Allemagne.

    Accrédité, M. Dündar a finalement décidé de ne pas assister à la conférence de presse après avoir appris que M. Erdogan envisageait de la boycotter s’il était présent. Face aux journalistes, le président turc a confirmé qu’il souhaitait l’extradition de ce journaliste célèbre, de même qu’il a rappelé son souhait que l’Allemagne classe comme « terroristes » les partisans du prédicateur en exil Fethullah Gülen, qu’il considère comme étant l’instigateur du coup d’Etat manqué de 2016.

    Deux requêtes auxquelles Mme Merkel a opposé, sans surprise, une fin de non-recevoir, se contentant d’indiquer, au sujet des accusations contre les gulénistes : « Nous prenons les informations de la Turquie au sérieux, mais cela ne suffit pas. »

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  • Irak : les Etats-Unis annoncent la fermeture temporaire de leur consulat à Bassora

    Irak : les Etats-Unis annoncent la fermeture temporaire de leur consulat à Bassora

    Le consulat américain à Bassora va fermer ses portes. « Compte tenu de menaces de plus en plus nombreuses et précises et d’incitations à attaquer notre personnel et nos installations en Irak, j’ai ordonné un déplacement temporaire de notre personnel diplomatique en Irak », a fait savoir le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, dans un communiqué, vendredi 28 septembre.

    Ces menaces émanent « du gouvernement iranien, de la force Al-Qods des gardiens de la révolution et de milices aidées, contrôlées et dirigées par le chef de la force Al-Qods, Ghassem Soleimani », ajoute M. Pompeo dans ce document, diffusé alors que le secrétaire d’Etat participait à l’Assemblée générale de l’ONU à New York.

    Lire aussi :   En Irak, les manifestations anticorruption à Bassora réprimées à balles réelles

    « Il y a eu des incidents répétés de tirs indirects de ces milices vers notre consulat général à Bassora, notamment au cours des dernières vingt-quatre heures », dit le chef de la diplomatie américaine. « J’ai clairement fait savoir à l’Iran que les Etats-Unis réagiront rapidement et de manière appropriée à de telles attaques» de bâtiments états-uniens, « qu’elles soient dues à l’Iran directement ou à des intermédiaires ».

    M. Pompeo a ordonné le « départ » du personnel américain du consulat général de Bassora, selon la porte-parole du département d’Etat, Heather Nauert, qui ajoute que les services consulaires seront assurés par l’ambassade des Etats-Unis à Bagdad. Le département d’Etat a publié un nouvel avis aux ressortissants américains voyageant en Irak les prévenant que la capacité des autorités américaines à les secourir en cas d’urgence était « extrêmement limitée ».

    Des tensions depuis l’élection de Donald Trump

    La Maison Blanche avait déjà prévenu à la mi-septembre qu’elle tiendrait l’Iran pour responsable de toute action violente en Irak perpétrée par des milices qu’elle soutient et qui porterait atteinte à des individus ou des intérêts américains.

    Depuis l’arrivé de Donald Trump au pouvoir, au début de 2017, Téhéran est dans le collimateur de Washington, qui l’accuse de chercher à déstabiliser le Moyen-Orient. Le président républicain a annoncé en mai le retrait des Etats-Unis de l’accord nucléaire signé en 2015 entre Téhéran et les grandes puissances.

    Lire aussi :   En Iran, l’économie accuse le coup des sanctions américaines

    Or le Parlement irakien a élu récemment à sa direction des candidats soutenus par le bloc proche de l’Iran, préfigurant la formation du prochain gouvernement par d’anciens combattants antidjihadistes proches de Téhéran et du populiste chiite Moqtada Sadr.

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  • A bord de l’« Aquarius », l’attente dure

    A bord de l’« Aquarius », l’attente dure

    A bord de l’« Aquarius »

    Un blog de la rédaction – Le Monde

    Reportage

    LE MONDE |

    « Certains dorment depuis neuf jours sur le pont, allongés sur des palettes en plastique ou du carton, raconte Edouard Courcelle, de MSF. Hier, j’ai distribué des sacs de survie parce qu’avec la pluie et le froid, ils passent la nuit à essayer de s’endormir ».

    Des douches sont organisées un jour sur deux et les repas sont composés de rations de survie. « Ce qui est absurde, c’est qu’on voit Malte au loin. C’est le supplice de Tantale ».

    Jeudi, une femme a fait une crise de panique. « Ils voient bien qu’on fait des allers-retours depuis plusieurs jours, analyse Carlos Jaramillo, médecin pour MSF. Ils savent que leur futur est incertain. Une partie d’entre eux se demande même si on va les renvoyer en Libye ».

    Chargement en cours…

    Les téléphones portables des rescapés sèchent sur le pont principal, le 21 septembre.


    SAMUEL GRATACAP POUR LE MONDE

    A propos de ce blog

    Ils sont moins nombreux à tenter la traversée de la Méditerranée mais les chances d’y périr sont décuplées. Alors que l’Europe se déchire sur l’accueil des migrants, près de 1 600 personnes sont mortes cette année en voulant la rejoindre.
    En 2016, Le Monde embarquait sur l’Aquarius, navire humanitaire des ONG SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF), pour raconter une campagne de sauvetage.
    En septembre 2018, nous remontons à bord pour témoigner de cette mer de plus en plus meurtrière.

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  • Etats-Unis : le Sénat reporte le vote de confirmation de Brett Kavanaugh à la Cour suprême

    Etats-Unis : le Sénat reporte le vote de confirmation de Brett Kavanaugh à la Cour suprême

    Première étape franchie pour Brett Kavanaugh. Le candidat de Donald Trump à la Cour suprême a reçu l’aval d’un premier vote, vendredi 28 septembre ; celui de la commission judiciaire du Sénat. Le vote a été serré : les onze membres républicains de la commission ont voté pour recommander sa confirmation tandis que les dix démocrates se sont opposés. Mais le vote final du Sénat sur sa nomination à la Cour suprême va être reporté d’une semaine au maximum afin qu’une enquête du FBI sur les accusations d’agression sexuelle à son encontre puisse être achevée.

    La commission judiciaire du Sénat a annoncé dans un communiqué qu’elle allait demander « une enquête supplémentaire » sur le juge Brett Kavanaugh « limitée aux accusations crédibles » portées contre lui et « ne devant pas durer plus d’une semaine », ce qui de fait retarde d’autant le vote final sur sa confirmation.

    Jeff Flake, le sénateur républicain qui a fait pencher la balance en sa faveur lors du vote de la commission judiciaire, avait lui-même demandé cette enquête :

    « Le pays est en train de se déchirer et nous devons nous assurer d’une procédure en bonne et due forme ».

    Le président américain Donald Trump a également ordonné vendredi au FBI de mener une enquête supplémentaire sur son candidat. « Comme l’a demandé le Sénat, cette mise à jour doit être limitée dans son périmètre et menée à bien en moins d’une semaine », a-t-il stipulé dans un communiqué.

    Au Sénat, les républicains disposent d’une courte majorité de 51 sièges, dont celui de M. Flake, contre 49 pour les démocrates, et ne peuvent se permettre qu’un désistement.

    M. Flake a expliqué vendredi matin pourquoi il voterait pour M. Kavanaugh lors du vote de la commission. Le juge conservateur de 53 ans a rejeté en bloc les accusations d’agressions sexuelles le visant après le témoignage poignant d’une de ses victimes présumées.

    « J’ai quitté l’audition hier [jeudi], avec autant de doutes que de certitudes. Ce dont je suis certain, c’est que notre système judiciaire offre une présomption d’innocence aux personnes accusées, en l’absence de preuves vérifiées ».

    Auditions pour la Cour suprême :   comment les Américains ont suivi les témoignages de Ford et de Kavanaugh

    Journée chargée en émotions

    Dès jeudi soir, Donald Trump avait réaffirmé son soutien à son candidat. Et le chef des républicains au Sénat, Mitch McConnell, se disait « fier de voter pour confirmer le juge Kavanaugh quand le Sénat votera en séance plénière dans les prochains jours ».

    La journée avait été chargée en émotion, avec le témoignage de Christine Blasey Ford, qui accuse le candidat d’agression sexuelle en 1982, quand elle avait 15 ans et lui 17. En larmes, elle avait détaillé les faits et s’était déclarée sûre « à 100 % » de l’identité de son agresseur.

    Une heure après, Brett Kavanaugh avait à son tour été auditionné, clamant son innocence et dénonçant « un coup monté ». En plus de Christine Blasey Ford, ce juge est accusé par deux autres femmes, qui n’ont pas témoigné devant la commission judiciaire, d’agressions sexuelles au début des années 1980.

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  • Les images du séisme, du tsunami  et des dégâts sur l’île de Célèbes

    Les images du séisme, du tsunami  et des dégâts sur l’île de Célèbes

    Un tsunami a frappé l’île de Célèbes, au centre de l’Indonésie, après un fort séisme de magnitude 7,5, vendredi 28 septembre. Rahmat Triyono, responsable du centre pour les tremblements de terre et tsunamis à l’agence indonésienne de géophysique, a confirmé à la télévision locale qu’un « véritable tsunami a[vait] frappé Palu », capitale de la province, à près de 80 km de l’épicentre du séisme.

    « Le tsunami s’est produit à 18 h 22 locale (…) avec une hauteur maximale de 1,5 m sur la côte proche de Palu », a précisé Dwikorita Karnawati, présidente de l’agence de géophysique.

    De « nombreux » bâtiments ont été détruits par le séisme et les vagues, selon les autorités indonésiennes, qui n’ont pas communiqué d’information sur d’éventuelles victimes dans l’immédiat. Plusieurs familles ont été signalées disparues et les communications vers la zone, notamment les villes de Palu Donggala, sont coupées. Ces deux agglomérations abritent près de 600 000 personnes.

    LE MONDE

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