Tag: Politique

  • Sassou et Condé ont parlé de Tshisekedi

    Sassou et Condé ont parlé de Tshisekedi

    tshisekedisassou-Joseph Kabila a fait une première concession. Son déplacement pour Oyo, au Congo-Brazzaville, ne peut être interprété autrement qu’une prise en compte de l’exigence de l’opposition sur la mise en place d’une médiation internationale. Interprétation renforcée par l’attitude de Denis Sassou N’Guesso qui, pour la première fois, a parlé de sa disponibilité à s’entremettre entre Kabila et ses opposants si toutes les parties s’accordent sur sa personne. En diplomatie et dit à l’issue d’un tête à tête avec Joseph Kabila, cela signifie qu’il a reçu des garanties de la part de son homologue. Sassou a été davantage rassuré avec les déclarations de Mgr Laurent-Monsengwo qu’il a reçu en audience après Joseph Kabila. L’archevêque de Kinshasa a affirmé qu’il est “d’accord que le président Sassou fasse la médiation”. Pour qui connaît les habitudes en la matière, il est clair que Sassou a tout organisé dès lors que les déclarations d’Aubin Minaku sur les assurances de Kabila à ne pas retoucher la Constitution ont fait comprendre que Kinshasa était entrain de lâcher du lest suite à d’intenses pressions. Tout organisé jusqu’à la visite du président guinéen Alpha Condé, le même jour. Selon des sources brazzavilloises, Sassou et Condé ont parlé d’Etienne Tshisekedi. Le second a fait part à son hôte de la sympathie qu’il voue à l’historique opposant congolais. Lui-même historique opposant qui a accédé au pouvoir après plus des décennies de lutte, il ne pouvait en être qu’ainsi. Si Sassou l’a fait venir, c’est en raison de cette coïncidence historique qu’il cherche à utiliser pour que Condé persuade Tshisekedi de s’impliquer dans les prochaines négociations. En pré-campagne, des proches avaient rapporté que les deux hommes s’étaient vus, sinon s’étaient parlé. Selon les mêmes sources, ils continuent à se parler via un conseiller spécial de Condé qui parle couramment lingala. Sitôt que Condé a quitté Oyo, des bruits persistants ont commencé à faire état d’un déplacement des lieutenants de Tshisekedi chez Sassou. Il semble qu’Albert Moleka y était attendu le 22 juillet. Vérification, le directeur de cabinet de Tshisekedi n’avait pas traversé le fleuve. “Albert Moleka va tout le temps à Brazzaville mais pas nécessairement pour des questions politiques”, a banalisé un de ses collaborateurs. Le voeu de Sassou d’impliquer Tshisekedi reste une gageure face à un homme très intransigeant -voire infléxible- lorsqu’il est convaincu d’une chose ou d’une idée. Il faudra beaucoup pour qu’il renonce à son statut de Président autoproclamé, surtout que la plupart des rapports de monitoring des dernières élections ont remis en cause la victoire de Kabila. Il a fallu plusieurs années qu’il reconsidère son poste de Premier ministre élu de la CNS. L’entrée en scène de Sassou ne surprend nullement dans les milieux informés. Ici, tous ou presque savaient l’intérêt qu’il montrait avec les allées-venues incessantes de son conseiller spécial Abbas Hayidara qui a séjourné pour la dernière fois à Kinshasa il y a deux semaines. Plus d’une fois, Abbas est venu discuter avec les personnalités de la majorité comme de l’opposition dans la plus grande discrétion. Autour de la nature de la médiation se joue l’enjeu du contrôle des discussions à venir. Kabila craint qu’une médiation internationale ne lui enlève l’initiative. Apparemment c’est ce que la communauté internationale souhaite pour arriver à une formule qui ne laisse pas beaucoup de marge de manœuvre à Joseph Kabila à l’échéance 2016 dans l’hypothèse soit de modifier la Constitution pour un troisième mandat soit de faire survivre son régime après son départ. MATTHIEU KEPA

    Direct.cd

  • Gabriel Kyungu offre le bouclier katangais à Joseph Kabila

    Gabriel Kyungu offre le bouclier katangais à Joseph Kabila

    Kyungu wa Kumwanza parle du vole d’argent de l’etat, mais veut la nomination pour aller voler comme eux.Dès cette semaine, le leader de l’UNAFEC entame une tournée dans les villes, territoires et villages du Katanga pour prêcher la cohésion et la solidarité autour du Raïs.

    Un grand meeting-démenti. Car, certains détracteurs expliquaient le séjour à Kinshasa de « l’homme-évènement » du Katanga par la peur des « Bakata Katanga ». Alors que le grand leader du Katanga qui rivalise d’ardeur avec les leaders d’autres provinces de la RDC prenait part à des contacts sur les Concertations nationales. Voilà qui justifie la grande mobilisation observée samedi 20 juillet à la Kenya dans la ville de Lubumbashi, chef-lieu de la province du Katanga. Des milliers et des milliers de personnes ont ainsi répondu à l’appel du leader de l’Union nationale des fédéralistes du Congo, Gabriel Kyungu wa Kumwanza. Pour l’occasion, la permanence de l’Unafec et toutes les rues avoisinantes étaient noires de monde. Tous avaient soif d’écouter le grand Kyungu.

    Gabriel Kyungu avait-il fui les « Bakata Katanga » ou était-il en résidence surveillée ? Non, répond ce leader lors de son meeting comme pour balayer d’un revers de la main toutes les rumeurs. S’il s’est retrouvé à Kinshasa le 11 juillet dernier, le jour où, coïncidence oblige, les « Bakata Katanga » projetaient leur «coup», c’était simplement dans le cadre de certaines concertations au sujet de la grand-messe politique nationale qui s’annonce. Rien de plus, et surtout avoir avec des rumeurs folles. Arrivé sur le lieu du meeting à 17h00’, alors que la foule s’était amassée depuis 14h00’, Gabriel Kyungu wa Kumwanza, avec le franc-parler dont il détient seul le secret, a lancé un véritable défi à tous ses détracteurs. Il entame, dès la semaine prochaine, une tournée dans tout le Katanga.

    UN TAM-TAM DE RASSEMBLEMENT AUTOUR DE JOSEPH KABILA

    Sans détour, Kyungu a appelé les Katangais à l’unité et à la cohésion autour de Joseph Kabila. Pour celui que l’on appelle affectueusement «baba», le Raïs doit considérer le Katanga comme sa chambre à coucher, c’est-à-dire l’endroit où il doit être tranquille. Aussi, poursuit Gabriel Kyungu, les Katangais ne doivent pas se laisser distraire par des querelles byzantines, des divisions inutiles, l’heure est désormais au rassemblement. Le moment est arrivé pour un tam-tam de rassemblement autour de Joseph Kabila. Car, martèle-t-il, le Katanga doit redevenir un bloc uni comme ce fut le cas sous Moïse Tshombe, Godefroid Munongo, Janson Sendwe … de grands leaders, tout comme à l’époque de Nguz Karl-i-Bond. Bref, Gabriel Kyungu bat le rappel des Katangais comme le furent tous ces grands leaders.

    UNE GRANDE TOURNEE DANS TOUT LE KATANGA EN GESTATION

    Pour matérialiser sa vision et resserrer les liens des Katangais, Gabriel Kyungu entreprend, dès la semaine qui commence, une tournée à travers les villes, territoires, villages du Katanga (Kalemie, Ankoro, Moba, Mituaba, Sandoa, Dilolo et Kolwezi), y compris donc là où il y a des tensions. Il sera partout. Objectif de ce périple, prêcher la cohésion et la solidarité autour de Joseph Kabila. Le patron de l’Unafec bat le rappel des troupes en prévision des enjeux du moment. Il ne jure désormais que par la mobilisation des Katangais autour du chef de l’Etat en cette période où l’on s’approche de la tenue des Concertations nationales. Au cours de ce meeting monstre, Gabriel Kyungu a été introduit par l’incontournable Bamoïna, premier secrétaire général adjoint de l’Unafec en présence des cadres provinciaux d’autres partis de la Majorité présidentielle. M. M.

    Forum des As

  • Crise en Rdc : Alpha Condé soutient la médiation de Sassou Nguesso !

    Crise en Rdc : Alpha Condé soutient la médiation de Sassou Nguesso !

    Alpha Conde, Président de la Guinée
    Alpha Conde, Président de la Guinée

    -Le président guinéen Alpha Condé, en visite au Congo-Brazzaville, a affirmé samedi qu’il soutient les efforts de son homologue congolais Denis Sassou Nguesso dans la recherche des solutions pour la pacification de l’Est de la Rdc.

    « Aujourd’hui la situation est un peu difficile au Congo- Kinshasa, et nous pensons que le président Sassou est le mieux placé pour faire la médiation », a déclaré le chef d’Etat guinéen, au cours d’un point de presse à l’issue de sa visite de 48 heures en terre congolaise qui a débuté vendredi.

    « Mon voyage avait comme raison principale de venir l’encourager et voir comment échanger avec lui pour le soutenir dans cette politique de médiation, tous les différents acteurs en conflits ont confiance en lui, c’est pour lui apporter notre soutien, pour qu’il puisse réussir cette médiation, que je suis venu à Brazzaville », a indiqué M. Condé.

    Selon lui, la République Démocratique du Congo (RDC) est dans une situation très importante, qui mérite une attention toute particulière car, « si on peut trouver une solution à la crise que connait ce pays, cela peut être très important pour toute l’Afrique », a-t-il mentionné.

    S’agissant de la situation politico-sécuritaire qui prévaut dans son pays, le président Condé a laissé entendre que son gouvernement est en train de tout mettre en œuvre pour sécuriser tout le territoire guinéen et permettre ainsi, le bon déroulement des élections législatives prévues pour cette année.

    « Nous sommes actuellement en train de fouiller partout afin de récupérer les armes en circulation, je pense que cela en général et en aucun cas la tenue des élections », a-t-il conclu.

    Sur l’initiative de la Conférence internationale pour la région de grands lacs (CIRGL), M. Sassou Nguesso assume depuis janvier dernier la présidence tournante de cette institution, en qualité de facilitateur dans le conflit militaire qui oppose les forces armées régulières de la RDC aux rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC).

    Après Théodoro Obiang Nguema : « le prix de la sagesse bantoue » sera octroyé à Denis Sassou Nguesso en 2014

    Le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou Nguesso, recevra en janvier prochain, le « Prix de la sagesse bantoue », qui lui sera décerné en 2014 par le Centre international des civilisations bantoues (CICIBA).

    A en croire Chine nouvelle, la directrice du CICIBA, Mme Anne Marie Okome Mba, a donné cette information à l’issues de son entretien avec le ministre congolais de la Culture et des Arts, Jean Claude Ngakosso, en marge de la 9ème édition du festival panafricain de musique (Fespam). « Tous les 8 janviers, le CICIBA fête la journée mondiale des peuples bantous, el le CJCJBA a décidé, d’honorer ses pères fondateurs en leur attribuant un prix, intitulé Prix de la sagesse bantoue qui sera attribué cette année 2013 au président Théodoro Obiang Nguema de la Guinée Equatoriale et en 2014 au chef de l’Etat congolais, Denis Sassou Nguesso », a indiqué Mme Mba, soulignant que ce prix fut décerné en 2009 à titre posthume au défunt président gabonais Omar Bongo Ondimba.

    « Le CICIBA occupe la vice-présidence du Fespam, et nous avons été invité à assister à la 9ème édition de ce festival. Nous avons ensuite profité de cette occasion, pour rencontrer le ministre de la culture et des arts, puisqu’il est le vice- président du conseil d’administration du CICIBA, afin qu’il se prépare pour la remise du prix de la sagesse bantoue au président Sassou Nguesso », a-t-elle expliqué.

    Le CICIBA, crée 1983, est chargé de rechercher, collecter et de vulgariser la civilisation bantoue qui regroupe les pays membres et 22 pays observateurs, tous membres de la communauté économique des pays de l’Afrique de l’Est (SAI)C). Le Bantous sont constitués de l’ensemble des populations africaines vivant au Sud de 1’Equateur. Ils sont présents au Nigeria, au Cameroun, au Gabon, en Centrafrique, au Congo- Brazzaville, en RD Congo, en Angola, en Zambie, au Kenya ainsi que dans tous les pays de la SADC.

    Le Palmarès/Le Potentiel

  • Au-delà de l’embellie diplomatique: Révélations sur la rencontre hier entre Kabila et Uhuru Kenyata !

    Au-delà de l’embellie diplomatique: Révélations sur la rencontre hier entre Kabila et Uhuru Kenyata !

    kabila_uhuru_kenyata_0-La Rdc n’a jamais été aussi proche de la pacification de l’Est de la République. La débandade des hommes du M23 après la contre offensive des Fardc a remis en cause tous les agendas. Raison pour laquelle, Kigali voyant venir le danger, a accusé les Fardc en complicité avec les casques bleus de la Monusco d’avoir bombardé deux de ses villages.
    La Monusco et le gouvernement congolais ont rejeté ces accusations.
    Le ministre Lambert Mendé a dénoncé une « agitation » de « ceux qui étaient habitués à entrer au Congo comme un couteau entre dans du beurre, sans aucune résistance ».
    Il nous revient, cependant, d’apprendre que les pressions de tout genre sont faites sur le gouvernement congolais en vue de privilégier les négociations de Kampala afin de trouver une solution de compromis qui passerait vraisemblablement par la réintégration d’éléments du M23 les Fardc et autres institutions de la République.
    La preuve, c’est que dans la contre-offensive des Fardc après les provocations du M23, la force de la brigade d’intervention n’a pas accompagné les forces loyalistes. Elle a affirmé poursuivre son déploiement à l’Est et qu’elle n’a pas encore atteint sa capacité totale en nombre ou en équipements.
    Elle est autorisée à effectuer des patrouilles pour sécuriser et protéger les populations des zones en proie à la guerre. Nul n’est besoin de rappeler que la brigade spéciale de la Monusco reste suspendue aux conclusions des pourparlers de Kampala.
    Raison pour laquelle le nouveau président kényan Uhuru Kenyata a fait le déplacement d’hier à Kinshasa. Même s’il a évoqué avec son homologue congolais les relations de coopération entre Kinshasa et Naïrobi, la guerre de l’Est a occupé une bonne place dans l’entretien avec les deux chefs d’Etat.
    Le président kényan aurait demandé à son homologue de mettre fin à l’offensive des Fardc afin de donner des chances aux négociations de Kampala.
    Les populations du Nord-Kivu et de toute la République ne l’entendent de cette oreille. Elles souhaiteraient qu’il soit mis fin définitivement au cycle des “négociations réintégrations rébellions” en encourageant les Fardc sur la ligne de front.

    De l’intox

    L’ennemi recourt aussi à l’intoxication pour démobiliser la population et les Fardc. C’est ainsi qu’un groupe de jeunes et des motards ont pris d’assaut la route Katindo-Sake peu avant midi hier pour contester une éventuelle relève du commandant des opérations militaires des FARDC.
    Ils ont barricadé la route au niveau du camp Katindo à l’ouest de Goma, bloquant la circulation aux populations. Dès que la police a commencé à disperser les manifestants, un mouvement similaire a éclaté sur la route de l’aéroport.
    Le commandant des opérations militaires des Forces armées de la RDC, le colonel Mamadou Ndala se trouve bel et bien au front au Nord de Goma et n’a pas été rappelé à Kinshasa. Il a lui-même démenti la rumeur répandue le jeudi 18 juillet dans la mâtiné à Goma sur sa relève par la hiérarchie militaire.

    Le gouvernement est formel

    Dans un communiqué du gouvernement parvenu hier à notre rédaction, l’Exécutif de la République est informé des rumeurs malveillantes insinuant que deux officiers des FARDC assumant des responsabilités de commandement au Nord Kivu et en charge du front près de Goma ont été rappelés à Kinshasa.
    Cette information est fausse et relève de la pure intoxication de la part des forces ennemies qui, en difficulté, tentent ainsi de démobiliser les vaillantes troupes des FARDC, dont le comportement de bravoure désarçonne les agresseurs.
    LP
    Le palmarès

  • Aubin Minaku sur RFI: «Les concertations nationales congolaises sont irréversibles»

    Aubin Minaku sur RFI: «Les concertations nationales congolaises sont irréversibles»

    AubiN Minuaku-Les concertations nationales congolaises auront-elles lieu ? Le pouvoir à Kinshasa veut qu’elles se tiennent alors que l’opposition rejette la formule proposée. Entre les deux camps, le climat est toujours tendu et le dialogue a bien du mal à se nouer. Aubin Minaku, le président de l’Assemblée nationale, est l’un des principaux promoteurs de ces concertations.

    RFI : Vendredi 12 juillet, près de 80 partis d’opposition ont rejeté votre proposition de concertation nationale. Est-ce que la situation du pays ne vaut pas que l’on organise un vrai dialogue national comme le demande l’opposition ?

    Aubin Minaku : Les concertations nationales sont là  pour qu’il y ait dialogue, donc il n’y a pas de contrariété entre le vocable « concertation nationale » et « dialogue national ». L’essentiel à retenir c’est que le président de la République a mis en place un cadre pour dialoguer, il est tout à fait normal que l’opposition puisse émettre ses avis.

    Mais est-ce que ce projet n’est pas mort-né puisque dès le départ l’opposition le rejette ?

    L’opposition est en droit d’émettre ses avis mais les concertations nationales sont irréversibles. C’est un cadre de dialogue, ce n’est pas un cadre pour l’extrémisme, c’est plutôt un lieu pour un débat républicain. Et il en sera ainsi avec la société civile et la majorité et l’opposition. Parce que je sais qu’il y a une bonne partie de l’opposition qui poursuit aussi un objectif républicain.

    Mais il y a aussi un sérieux problème de confiance entre le pouvoir et l’opposition. Pourquoi par exemple ne pas accéder à leur demande de nommer un témoin extérieur, en la personne de Mary Robinson, envoyée spéciale du secrétaire général des Nations unies pour les Grands Lacs ? Ou bien un facilitateur étranger, en la personne par exemple de Denis Sassou-Nguesso, c’est en tout cas la demande de l’opposition.  Cela ne faciliterait-il pas les choses ?

    En République démocratique du Congo, aujourd’hui, il y a un président de la République, élu par le peuple. Aujourd’hui, Mary Robinson, en tant qu’envoyée spéciale, est quelque part un témoin, c’est une évidence. Là n’est pas le problème. Son mandat ce n’est cependant pas de modérer les concertations nationales ou un dialogue national, son mandat c’est de faire oeuvre de bons offices, c’est tout à fait autre chose.

    Et Denis Sassou-Nguesso comme éventuel facilitateur ?

    Mais que voulez-vous ? Que le président de la République Joseph Kabila signe une ordonnance nommant son homologue comme facilitateur ? Pas du tout, la non ingérence dans les affaires intérieures d’un Etat est un principe sacro-saint des relations internationales. Ce n’est pas le président du Congo-Brazzaville qui violerait ce principe clair.

     

    Mais par exemple, on voit un député comme Diomi Ndongala qui est actuellement emprisonné. La justice a demandé il y a déjà trois mois qu’il soit placé en résidence surveillée, il est finalement toujours à la prison de Makala, est-ce que tout cela ne donne pas de bonnes raisons à l’opposition d’être méfiante ?

    Diomi Ndongala n’est plus député puisque son mandat a été invalidé à cause de son absentéisme pendant une année d’exercice parlementaire. Il n’est plus député, et s’il est en détention alors qu’il devrait être en résidence surveillée, c’est l’affaire de la justice.

    J’avais écrit à la justice en son temps pour que tous les droits de Monsieur Diomi Ndongala – quand il était député et même après – soient respectés et il doit en être ainsi.

    Mais est-ce qu’il n’y a pas une stratégie de harcèlement vis-à-vis de Diomi Ndongala. On sait qu’il est un opposant assez farouche. N’y a-t-il pas aujorud’hui une volonté de le faire taire ?

    Une stratégie de harcèlement ? C’est de bonne guerre de la part de certains de parler en ces termes-là, mais ça peut aussi être une stratégie de victimisation.

    Aubin Minaku, le pouvoir est suspecté de vouloir utiliser ces concertations nationales pour préparer une modification constitutionnelle qui permettrait au président Kabila de briguer un troisième mandat. Que répondez-vous à ces suspicions ?

    Je répondrais sans ambages que le président de la République Joseph Kabila a toujours respecté la Constitution. Il va respecter la Constitution. Mais j’ajoute que le respect de la Constitution ce n’est pas seulement l’article 220, mais c’est aussi l’article 69 qui fait de Joseph Kabila l’arbitre du bon fonctionnement des institutions de la République, et donc qui fait de lui la personnalité ayant les compétences et le pouvoir de convoquer les concertations nationales respectant toutes les dispositions de la Constitution. Les chantres de la violation de la Constitution seront déçus.

    Ces concertations nationales ont été annoncées au moment où la guerre à l’Est sévissait. Quelques mois plus tard la situation est encore loin d’être réglée. N’êtes-vous pas, en ce moment, en train de gagner du temps en espérant que la nouvelle force de l’ONU vienne régler les problèmes militairement plutôt que par le dialogue ?

    Nous devons d’abord tous noter qu’il y a une réelle opportunité pour la paix aujorud’hui en République démocratique du Congo, à savoir l’accord-cadre d’Addis-Abeba de février dernier. Mais sa mise en œuvre ne peut se faire en un, deux ou trois mois.

    Aujourd’hui nous sommes en train de mettre en place – la communauté internationale et nous les Congolais – la brigade intégrée, ce qui signifie que l’armée congolaise est en train d’avoir une certaine capacité dissuasive. C’est une évolution.

    La brigade, c’est tout à fait normal, parce qu’il fallait que nous bénéficiions du soutien des Nations unies, ce qui est fait actuellement et c’est une très bonne chose. La brigade c’est un droit pour nous, mais en même temps, de notre côté, nous devons organiser les concertations nationales dans le respect des prérogatives du président de la République, mais aussi dans le respect des appréhensions et des attentes de la population de l’opposition. Et il en sera ainsi parce que les concertations nationales seront réellement organisées dans les prochains jours.

    RFI

  • RDC : l’opposition préfère le dialogue national aux concertations nationales

    RDC : l’opposition préfère le dialogue national aux concertations nationales

    opposition congolaise-L’opposition politique congolaise réunie en conclave depuis le début de la semaine se dit ouverte au dialogue national et non aux concertations nationales telles convoquées par le président Kabila. Michel Bongongo, rapporteur de ce conclave, a déclaré jeudi 11 juillet à Radio Okapi que l’opposition refuse toute modification de la constitution.

    « Nous avons adopté trois résolutions importantes. L’une porte sur le dialogue politique. La deuxième porte sur le refus de toute modification de la constitution et la troisième porte sur l’organisation et le fonctionnement de l’opposition politique de façon transitoire en attendant que le porte-parole de l’opposition soit installé », a déclaré Michel Bongongo.

    Selon lui, la différence entre dialogue national et concertations nationales se situe au niveau du contenu de l’ordonnance présidentielle. Il estime que le chef de l’Etat ne doit pas créer mais plutôt convoquer le dialogue national.

    « Le deuxième problème est que tout est préparé, les autres composantes ne viendront là que comme invités. Le format et la composition de ce forum sont déjà arrêtés », se plaint Michel Bongongo qui réclame une participation plus active de l’opposition dans la préparation de ce forum.

    Le 27 juin dernier, Joseph Kabila a « créé » par ordonnance présidentielle les concertations nationales pour « réfléchir et débattre en toute liberté et sans contrainte des voies et moyens susceptibles de consolider la cohésion nationale, de renforcer l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national afin de mettre fin au cycle de violences dans l’Est du pays, d’accélérer le développement du pays dans la paix et la concorde ».

    (OKAPI)

  • Des islamistes dans la nébuleuse M23 !

    Des islamistes dans la nébuleuse M23 !

     

    Julien Paluku- Gouverneur du Nord Kivu
    Julien Paluku- Gouverneur du Nord Kivu

    -Julien Paluku le gouverneur du Nord-Kivu dénonce une présence remarquée des islamistes dans la nébuleuse M23 !

    C’est une véritable alerte que le gouverneur du Nord-Kivu lance en révélant au ministre belge de la Coopération au développement que les terroristes du M.23 qui déstabilisent l’Est de la RDC comprendraient dans leurs rangs des sinistres combattants islamistes

    Après son passage à Kinshasa où il a signé une convention avec Raymond Tshibanda, Jean-Pascal Labille est arrivé à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu. Dans cette partie du territoire national, il a rencontré Julien Paluku, Gouverneur de cette province.

    Pour justifier la présence des islamistes aux côtés des rebelles du M23, Julien Paluku cite les populations qui sont dans la zone du M23 et qui ont noté qu’il y a parmi les militaires de cette nébuleuse des gens qui ne parlent pas la langue du milieu.

    « Ces éléments recoupés par nos services nous amènent à pouvoir présumer qu’il y aurait des éléments étrangers au sein du M23. Nos services sont entrain de fouiller pour savoir s’il s’agit des El-Shabab ou des rebelles soudanais », a indiqué Julien Paluku, qui a ajouté que les populations confirment qu’il y a, en tout cas des gens qui ne parlent pas les dialectes et langues du milieu. De même que la partie nord de la province, car il y a une connexion entre le M23 et le Maï-Maï Hilaire Kombi et les ADF-NALU qui sont dans le massif du Ruwenzori.

    Des personnes rescapées des enlèvements affirment qu’il y a des formations idéologiques en langue Arabe et une étude du coran. La communauté internationale et les nations unies doivent avoir un œil plus regardant sur ce qui se passe dans la région, parce que l’Est va devenir un trou noir où vont se développer des multitudes réseaux mafieux qui vont déstabiliser toute la région des Grands-lacs.
    M. Labille a indiqué qu’il est au courant de toutes ces informations : « J’ai déjà eu un certain nombre de contacts à Kinshasa et notamment avec le général Santa Cruz qui va diriger la Brigade d’intervention. Il est clair que si évidemment il y a ces types de terroristes islamiques comme le dit le gouverneur, le Conseil de sécurité doit être averti. Moi je le dirai au niveau du gouvernement belge, au niveau de la commission européenne et l’ensemble des institutions internationales qui doivent être saisies de la situation », a-t-il souligné. Si effectivement ces éléments sont sur terrain en nombre suffisant, la situation risque de se compliquer singulièrement.
    L’Avenir

  • Invalidation des Députés Nationaux:La position de l’Union interparlementaire fustigée

    Invalidation des Députés Nationaux:La position de l’Union interparlementaire fustigée

    Parlement Congolais-Peu avant de clôturer la session de Mars 2013, les Députés nationaux avaient approuvé la résolution portant invalidation des certains Députés qui ont battu le record des absences. C’était à l’issue du rapport de la Commission Politique, administrative et Juridique, qui avait reçu mission de traiter la question des absences des Députés. Lesdites invalidations sont intervenues lors de la séance plénière du 15 juin dernier. Au total cinq Députés avaient été invalidés. Il s’agissait de Diomi Ndongala Eugène, Kiringa Iluju Claude, Maweya Muteba Jean, Mbusa Nyamwisi Antipas, et Tshisekedi Tshilombo Félix. L’on se rappellera que cette décision a été prise par la plénière après un débat houleux.
    Quelques jours seulement après ces invalidations, des langues se sont déliées. Les unes pour dénoncer cette décision de la plénière de l’Assemblée nationale, les autres encore pour féliciter la vigilance de la chambre basse. Après avoir pris le temps d’écouter toutes les allégations en rapport avec ce dossier, l’Honorable Pico Mwepu Kanyanta Bilonda est sorti de ses réserves, pour éclairer la lanterne de l’opinion tant nationale qu’internationale de la manière dont fonctionne le parlement d’un pays. Au regard de tout ce qui a été dit, l’élu de la majorité présidentielle a fustigé les propos de l’Union des interparlementaires. « La République Démocratique du Congo est un pays indépendant, et nous n’avons pas de leçons à recevoir de la part d’une institution ou association internationale », a-t-il dit. A en croire ses propos, la RDC a adhéré d’une manière indépendante à cette organisation interparlementaire. « Chaque pays à ses règles, l’union interparlementaire ne peut en aucun cas se permettre de nous donner des leçons ou encore des injonctions », a-t-il lâché.
    C’est le lieu de rappeler ici que l’union interparlementaire est l’organisation internationale des parlements des Etats souverains. Son siège est à Genève, en Suisse. En ce qui concerne ses objectifs, il faut retenir qu’elle a pour mission de favoriser les contacts, la coordination et l’échange d’expérience entre les Parlements et les parlementaires de tous les pays ; examiner les questions d’intérêt international et se prononce à leur sujet en vue de susciter une action des Parlements et de leurs membres. Par ailleurs, elle contribue à la défense et à la promotion des droits de la personne, qui ont une portée universelle et dont le respect est un facteur essentiel de la démocratie parlementaire et du développement ; contribuer à une meilleure connaissance du fonctionnement des institutions représentatives, au renforcement et au développement de leurs moyens d’action.
    « Parmi ces objectifs, je n’ai pas vu un seul endroit où l’on a dit qu’il s’ingère aux problèmes internes des pays membres. C’est une insulte à l’endroit de la République Démocratique du Congo », a-t-il regretté.
    Explication des faits
    Cet élu a voulu non seulement expliquer la vraie version des faits, mais aussi démontrer comment la plénière est arrivée à prendre ladite décision qu’il juge d’ailleurs de responsable. « Il y a eu les élections en 2011, et la population nous a mandatés pour défendre sa cause à l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Après la publication des résultats, certaines personnes ont même refusé de siéger. Je ne veux pas citer les noms ici, mais tout le monde le sais. En tant que Député, nous avons un règlement intérieur au sein de notre chambre. Un Député qui ne participe pas à plus d’un quart des travaux de l’Assemblée nationale sans justification, doit être invalidé. Ce n’est pas moi qui le dit, mais le règlement intérieur. Et après vérification, la Commission PAJ a constaté qu’il y avait 6 Députés qui avaient battu le record des absences, et ils ne se sont jamais présentés à nos travaux, mais ils perçoivent chaque mois leur revenu », a-t-il fait savoir. Et de soutenir que dans ce cas, quelle décision fallait-il prendre ? Laisser que cela continue ? Ou Agir pour que ça cesse. Le bureau de l’Assemblée nationale, ensemble avec les élus, a fait un travail juste et responsable. L’élu de Malemba Nkulu reste convaincu que le dossier a été traité avec impartialité. Pour appuyer son argumentaire, il s’est exprimé en ces mots : « Alexis Mutanda, qui a été pourtant dans le lot, a été sauvé parce qu’il a expliqué les raisons de son absence, où est le problème ? »
    Pasteur de son état, le Député National, a mis en exergue les paroles de la sainte bible, précisément dans le livre de Genèse chapitre 3 au 19ème verset, où il est stipulé que « L’homme mangera à la sueur de son front ».
    « Celui qui ne travaille pas ne mange pas non plus. Quand un Député ne travaille pas, mais il perçoit l’argent du Trésor public, n’est- ce pas de la malhonnêteté ? C’est une violation flagrante même des saintes écritures », a-t-il renchéri. Et de préciser que tous ceux qui critiquent la plénière de l’Assemblée nationale et les Députés nationaux doivent savoir que la chambre basse travaille sur base des textes et règlements. Elle est donc tenue à les respecter. Pour aller plus loin, il a donné l’exemple de Marine Le Pen, dont les immunités ont été levées pour avoir tenu des propos racistes à l’endroit des musulmans. « Quand un Député se méconduit, il faut le sanctionner, c’est la loi. Elle est dure, mais c’est la loi », a-t-il soutenu.
    L’Union, qui partage les objectifs de l’Organisation des Nations Unies, doit rester comme un simple observateur parce que la RDC ne s’ingère pas dans les affaires internes d’autres pays membres de cette institution parlementaire.
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  • Mende répond à la CENCO : « Aucune institution ne s’est saisie de la révision de l’article 220 de la Constitution

    Mende répond à la CENCO : « Aucune institution ne s’est saisie de la révision de l’article 220 de la Constitution

    Evequescardinal-DIAS1Le gouvernement de la RD Congo a affirmé jeudi 04 juillet à Kinshasa n’être « pas saisi de la révision de l’article 220 de la Constitution », comme l’a laissé entendre un communiqué de presse de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) publié le 29 juin à l’issue de sa 50ème assemblée plénière du 24 au 28 juin 2013.
    « Nous devons nous étonner d’une sorte de procès d’intention fait aux institutions de la République concernant une prétendue décision de réviser les dispositions de l’article 220 de la constitution. A ma connaissance, jusqu’à ce jour, ce débat d’intellectuels n’a pas franchi la sphère scientifique, aucune institution ne s’en étant saisie. On se demande alors si la mobilisation annoncée a pour cible le débat en tant que tel », a déclaré son porte-parole Lambert Mende Omalanga, ministre des Médias au cours d’une conférence de presse.

    Dans leur communiqué, les Evêques de la CENCO ont réaffirmé « leur détermination à s’opposer fermement à toute tentative de modification de l’Article 220 de notre Constitution qui stipule : +la forme républicaine de l’Etat, le principe de suffrage universel, la forme représentative du gouvernement, le nombre et la durée des mandats du Président de la République, l’indépendance du pouvoir judiciaire, le pluralisme politique et syndical ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle+ ».

    « Par conséquent, les Evêques demandent aux fidèles et aux hommes de bonne volonté de demeurer vigilants et prêts à faire échec à toute manœuvre éventuelle de modification de la Constitution en ses articles verrouillés. Le respect de la loi fondamentale de  notre pays constitue le socle de notre jeune démocratie et le gage de la stabilité de notre pays. Ils espèrent que les concertations en perspective y veilleront absolument », ont-ils déclaré.

    « On se laisse aller à fustiger un débat scientifique »

    Le porte-parole du gouvernement de la RD Congo a jugé « aberrant qu’au nom de la démocratie, on se laisse aller à fustiger un débat scientifique ; à moins qu’il ne s’agisse d’une réaction à la rumeur, ce qui ne justifierait pas davantage pareille levée de boucliers ».

    « Les auteurs du communiqué du 29 juin 2013 pourraient peut-être mieux expliciter le sens et la cible de leur charge », a souhaité Lambert Mende.

    L’autre question querellée est le passage de la déclaration du communiqué selon lequel les évêques « n’ont présenté aucun ecclésiastique à la Commission Électorale Indépendante (CENI) ».

    « Que nous sachions, ce n’est pas à l’Eglise catholique que la loi a demandé de désigner un candidat à la CENI, mais plutôt à l’ensemble des confessions religieuses. Il n’est pas très décent d’insinuer que les vues de l’une quelconque parmi lesdites confessions religieuses devraient s’imposer sur toutes les autres », a-t-il réagi.

    Par ailleurs, le gouvernement congolais a salué « l’engagement citoyen de l’épiscopat de l’Eglise catholique dont il partage l’analyse concernant les souffrances des enseignants éloignés des structures bancaires, qui ne reçoivent pas leurs rémunérations à temps », après avoir lu le communiqué de la CENCO.

    « A cet égard, le gouvernement confirme son engagement de payer tous les agents publics, et notamment les enseignants ou qu’ils se trouvent, à travers les mécanismes les plus efficients », a indiqué le ministre des Médias.

    Concernant les personnes enlevées dans le territoire de Beni, parmi lesquelles des prêtres catholiques, il a affirmé que « le gouvernement a d’ores et déjà engagé la traque des ravisseurs par les forces de défense et de sécurité et met progressivement en place les dispositions appropriées pour enrayer ce phénomène criminel qui devient trop fréquent dans cette partie du territoire national ».

    Communiqué de presse des Evêques de la CENCO

    Réunis à Kinshasa, du 24 au 28 juin 2013, pour leur 50ème Assemblée plénière, Son Eminence le Cardinal, les Archevêques et Evêques, membres de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), ont rendu grâce à Dieu pour le chemin parcouru par l’Eglise-famille de Dieu en RD Congo. Ils ont demandé au Très-Haut de continuer à bénir leur labeur apostolique pour la gloire de son nom et le salut du peuple de Dieu confié à leur sollicitude pastorale.

    Au cours de ces assises tenues en cette Année de la foi, et dans le but de raviver et de raffermir la foi des fidèles, ils leur ont adressé une exhortation pastorale intitulée « Seigneur augmente en nous la foi ».

    A la suite du Synode sur la Nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi, ils ont levé l’option de poursuivre la mission évangélisatrice par une approche thématique. Aussi, compte tenu de tous les défis auxquels la famille, cellule de base de la société et église domestique, est confrontée, ils ont arrêté d’approfondir ce thème au cours de leurs prochaines réunions.

    Durant leurs travaux, une délégation de l’Assemblée a été reçue par Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Augustin Matata Ponyo. Les échanges avec lui ont porté sur la paie des salaires des enseignants. Comme pasteurs vivants au milieu du peuple congolais, ils ont partagé au Chef du Gouvernement les souffrances des enseignants éloignés des structures bancaires et qui ne reçoivent plus leur salaire à temps. Ils ont examiné avec lui la possibilité de continuer, à travers leur structure Caritas-Congo, à rendre le service de la paie des enseignants dans les territoires, secteurs et groupements identifiés et encore impayés jusqu’à cette date.

    Les Evêques de la CENCO ont examiné la situation tragique de trois prêtres assomptionistes : pères Jean-Pierre Ndulani, Anselme Wasikundi et Edmond Bamutupe et de nombreux autres compatriotes enlevés dans le Diocèse de Butembo-Beni. Ils ont réitéré l’appel pour leur libération.

    Pour ce faire, ils demandent instamment au Gouvernement de la République de prendre cette situation en mains pour identifier les ravisseurs, retrouver et libérer tous ces otages. Ils lui suggèrent de constituer un Comité de crise chargé de la gestion de cette question jusqu’à la libération effective de tous ces compatriotes enlevés. Ils sollicitent également l’implication ferme de la Monusco pour trouver solution à cette tragédie.

    Conformément à son mandat d’assurer la protection de la population civile et compte tenu des moyens dont elle dispose, les évêques restent convaincus que la Monusco est en mesure de contribuer efficacement à la libération de tous ces otages.

    Au cours de leurs échanges, les Evêques ont déploré la misère du peuple qui s’approfondit du jour au jour et les maigres salaires des fonctionnaires. Au regard de l’écart criant entre les salaires au sein des Institutions de l’Etat, les Evêques invitent le Gouvernement à plus d’effort pour l’amélioration des conditions de vie de la population. Ils demandent à tous les Elus du peuple de se soucier davantage de la population qui les a élus. Ils estiment inadmissible que les élus se préoccupent plus de leurs salaires et émoluments alors que le peuple croupit dans la misère.

    A cet effet, ils demandent que soit mise sur pied une commission d’harmonisation des salaires et émoluments au sein des institutions de l’Etat.

    Les Evêques de la CENCO saisissent cette occasion pour réaffirmer leur détermination à s’opposer fermement à toute tentative de modification de l’Article 220 de notre Constitution qui stipule : « la forme républicaine de l’Etat, le principe de suffrage universel, la forme représentative du gouvernement, le nombre et la durée des mandats du Président de la République, l’indépendance du pouvoir judiciaire, le pluralisme pol

    Par conséquent, les Evêques demandent aux fidèles et aux hommes de bonne volonté de demeurer vigilants et prêts à faire échec à toute manœuvre éventuelle de modification de la Constitution en ses articles verrouillés. Le respect de la loi fondamentale de  notre pays constitue le socle de notre jeune démocratie et le gage de la stabilité de notre pays. Ils espèrent que les concertations en perspective y veilleront absolument.

    Par ailleurs, la 50ème Assemblée plénière a confirmé la mise au point de la CENCO donnée par son Secrétariat général le 13 mai 2013. Cette mise au point rappelait les normes de l’Eglise catholique et la position commune des Evêques de la CENCO qui interdisent formellement aux ecclésiastiques dans notre pays de prendre activement part aux partis politiques et associations à caractère politique ainsi qu’à la direction des institutions étatiques, quel qu’en soit le niveau, chargées d’organiser les élections dans notre pays.

    En cohérence avec ces normes, les Evêques réaffirment qu’ils n’ont présenté aucun ecclésiastique à la Commission Electorale Indépendante (CENI).

    Partant, le cas de Mr l’Abbé Apollinaire Malu Malu, prêtre du Diocèse de Butembo-Beni qui a opté d’œuvrer au sein de la CENI sera pris en charge par son Evêque qui appliquera à son endroit les sanctions canoniques qui s’imposent.

    Peinés par le cas très regrettable de l’engagement de Mr l’Abbé Malumalu à la CENI, les Evêques de la CENCO l’ont, pour leur part, démis de sa fonction de Directeur général de l’Institut Panafricain Cardinal Martino (IPCM).

    Ce cas déplorable a donné aux Evêques membres de la CENCO, l’opportunité d’exhorter et de rappeler à tous les ecclésiastiques (prêtres, religieux et religieuses) la noblesse de leur identité dans l’Eglise et l’impératif d’honorer ses exigences dans leur vie et leur ministère.

    Les Evêques de la CENCO annoncent la tenue dans notre capitale du 2 au 3 juillet de l’Assemblée plénière de l’Association des Conférences Episcopales de l’Afrique Centrale (ACEAC). Ils remercient notre Gouvernement pour son aide leur apportée dans l’organisation de la 16ème Assemblée du Symposium des Conférences Episcopales d’Afrique
    Au terme de ces travaux, les Evêques continuent de prier le Seigneur pour notre pays, pour la paix et le progrès de toute la population congolaise.

    Fait à Kinshasa, le 29 juin 2013

    Abbé Léonard SANTEDI

    Secrétaire général de la CENCO

  • DÉCLARATION DE L’OPPOSITION POLITIQUE CONGOLAISE À LA SUITE DE LA PUBLICATION DE L’ORDONNANCE No 13/078 DU 26 JUIN 2013 PORTANT CRÉATION, ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT DES CONCERTATIONS NATIONALES

    DÉCLARATION DE L’OPPOSITION POLITIQUE CONGOLAISE À LA SUITE DE LA PUBLICATION DE L’ORDONNANCE No 13/078 DU 26 JUIN 2013 PORTANT CRÉATION, ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT DES CONCERTATIONS NATIONALES

    Parlement: L’opposition s’oppose… chaises vides, mais la MP vote son presidentA la suite de la publication de l’Ordonnance n° 13/078 du 26 juin 2013 portant création, organisation et fonctionnement des concertations nationales, l’Opposition Politique Congolaise s’est réunie ce lundi 01 juillet 2013 pour l’analyser.

    Après examen et débats, elle rend publique la déclaration suivante :
    1.   L’Opposition Politique Congolaise tient à rappeler à l’opinion tant nationale qu’internationale que le dialogue politique national est une demande formulée par  elle et la Société civile, à la suite des élections présidentielle et législatives chaotiques de novembre 2011, lesquelles se sont caractérisées par l’opacité, les fraudes massives et ont abouti à des résultats non crédibles, base de la crise politique du reste aggravée par la déliquescence de l’Etat  caractérisée par son impuissance à défendre l’intégrité du territoire national, à assurer la paix et la sécurité des personnes ainsi que de leurs biens, la mégestion généralisée, la corruption, la concussion, l’impunité, le bradage et le pillage des ressources naturelles de la RDC.
    2.   L’Opposition Politique Congolaise rappelle que le dialogue politique national a été fermement recommandé par la Communauté Internationale dans l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et la Résolution 2098 l’a confirmé (Cfr Résolution 2098 page 5, point 5. Engagements Accord-cadre et le point 14 b).
    3.   En effet, La Communauté internationale, soucieuse de ramener la paix en RDC, a amené, sous les auspices du Secrétaire Général des Nations Unies, les pays de la Région à signer, le 24 février 2013, l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la Région des Grands Lacs.
    Cet accord-cadre a été pris en compte par la Résolution 2098 (2013) du Conseil de Sécurité des Nations-Unies.
    La RDC s’est engagée, dans ce contexte, « à organiser, avec les bons offices de l’Envoyée Spéciale et du Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, un dialogue politique transparent et sans exclusive entre toutes les parties prenantes congolaises en vue de favoriser la réconciliation et la démocratisation et encourager l’organisation d’élections provinciales et locales crédibles et transparentes ».
    4.   L’Opposition Politique Congolaise révèle que l’Ordonnance du Président de la République portant création, organisation et fonctionnement des concertations nationales s’est écartée de l’engagement souscrit par le Gouvernement de la République à organiser un dialogue politique transparent et sans exclusive tant dans sa forme que dans son fond.
    De ce fait, le Président de la République a violé l’article 215 de la Constitution par le non respect de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et la Résolution 2098 du Conseil de Sécurité des Nations Unies.
    5.   L’Opposition Politique Congolaise constate que le Président de la République s’écarte davantage de la Résolution 2098 pré rappelée du fait qu’il ignore la mission confiée à l’Envoyée Spéciale et au Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations-Unies, d’assurer les bons offices dans le cadre  du dialogue transparent et inclusif tel que mentionné dans le rapport adressé par les Présidents de deux Chambres du Parlement au Président de la République lui transmettant le projet d’Ordonnance convoquant les concertations nationales.
    6.   L’Opposition Politique Congolaise relève par ailleurs, l’unilaterisme du Président de la République et sa volonté à confondre le dialogue inclusif à un Congrès de la majorité présidentielle.
    7.   En effet, la convocation du dialogue devrait être précédée par la mise en place d’un Comité préparatoire incluant toutes les parties prenantes afin d’en définir le format, l’ordre du jour, le projet du Règlement Intérieur, les mécanismes de suivi et d’exécution des décisions.
    8.   L’Opposition Politique Congolaise dénonce la confiscation de l’initiative et la mise à l’écart, par le Président de la République, de l’Envoyée Spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies qui, en vertu de la Résolution 2098, a pour mission de promouvoir et de superviser un processus politique global sans exclusive.
    Partant, l’initiative du dialogue, c’est-à-dire, sa préparation (identification des parties prenantes, proposition de l’ordre du jour, la convocation) devrait revenir aussi à l’Envoyée  Spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies, travaillant aux côtés du Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en RDC (Rés. 2098, page 5 pt 4), (Rés. 2098, page 8, pt 14 b).
    9.   En outre, l’Opposition Politique Congolaise s’étonne du fait que la médiation africaine souhaitée par tout le monde et dont le processus a été amorcée par l’envoi de l’émissaire du Président de la République du Congo n’ait pas été prise en compte par le Président KABILA lui-même, après avoir fait appel pourtant à la sagesse d’un Président africain.
    10.  L’Opposition Politique Congolaise dénonce la composition déséquilibrée de ce forum avec une forte dominance des membres de la majorité présidentielle. Elle réclame la représentation égalitaire entre composantes que sont la majorité présidentielle, l’opposition politique, civile et armée, la société civile y compris la diaspora. De même, l’Opposition Politique Congolaise n’est pas d’accord avec la dispersion ou l’éparpillement  des travaux entre trois villes du pays, alors que les questions à traiter sont transversales.
    11.  L’Opposition Politique Congolaise note que le mode de prise de décision doit être le consensus et que les décisions, recommandations ou résolutions selon le cas devront être opposables à tous. Elle rejette le fait que le Président de la République, les Présidents de deux Chambres du Parlement et le Premier Ministre assurent le suivi en lieu et place d’un Comité de suivi  incluant toutes les parties prenantes, à savoir la majorité, l’opposition, la société-civile et le représentant de la Communauté internationale.
    12.  S’agissant des groupes thématiques, l’Opposition Politique Congolaise relève que la situation sociale des congolaises et congolais n’a pas été prise en compte. De même qu’il n’est pas clairement indiqué que le problème de légitimité du pouvoir, des violations massives des droits humains, des viols et violences faites à la femme, l’enrôlement des enfants dans les groupes armés, des pillages et bradages des ressources naturelles, les biens mal acquis, etc seront débattus.
    13.  L’Opposition Politique Congolaise met en garde contre toutes tentatives de révision de la Constitution en particulier les dispositions verrouillées de l’article 220, s’agissant du mandat du Président de la République.
    14.  L’Opposition Politique Congolaise considère dans le cadre du dialogue que des signaux de décrispation soient lancés par le Président de la République notamment : libérer les prisonniers politiques et les prisonniers d’opinion, décider l’amnistie pour permettre à tout le monde de participer aux travaux, enlever la ceinture policière autour de la résidence du Président Etienne TSHISEKEDI, libérer l’organisation des manifestations publiques, ouvrir les médias proches de l’opposition (Canal Futur TV et RLTV).
    15.  L’Opposition Politique Congolaise dit ne pas être concernée par tout dialogue ou concertations nationales qui ne prend pas en compte ses préoccupations de forme et de fond ci-dessus mentionnées.
    16. Enfin, l’Opposition Politique Congolaise lance un appel vibrant et pathétique à tous les leaders politiques et à la population congolaise de se lever comme un seul homme pour réclamer et obtenir un véritable dialogue national qui va amener à la réconciliation, à la cohésion nationale et à la poursuite du processus démocratique en RDC.
    A cet effet, l’Opposition Politique Congolaise se réunira dans les meilleurs délais afin de définir les actions concrètes à mener.
    Fait à Kinshasa, le  01 juillet 2013.
    POUR LES PARTIS, LES GROUPES PARLEMENTAIRES ET PERSONNALITES DE L’OPPOSITION
    1.   Hon. José Makila Sumanda, GPLS
    2.   Kudura Kasongo, F.I.S.
    3.   Hon. John Tinanzabo, U.P.C.
    4.   Hon. François Menga L., C.V.R.C.
    5.   Hon. Mulangala Lwakabwanga, U.M.R.
    6.   Hon. Fidèle Babala, M.L.C.
    7.   Jean-Baptiste Bomanza, U.N.
    8.   Hon. Matadi Nenga G., M.S.C.
    9.   Mfumuntoto Basanga, P.P.B.
    10.              Heva Muakasa, F.P.N.
    11.              Baiando Sango, UDEMO
    12.              Prof. Joseph Kalala K., P.T.
    13.              Hon. Justin Bitakwira , Pdt Groupe parl. UNC et al.
    14.              Hon. Fidèle Tingombay, C.R.P.
    15.              Patrick M. Byombe, UNIR
    16.              Elysé Bokumwana, PUNA
    17.              Valentin Kabengele, M.R.
    18.              Idambituo Bakaato JB,
    19.              Salumu Katungo, DCF/Nyamwisi
    20.              Nzuzi T., PDDECOM,
    21.              Mr Vital KAMERHE, Pdt National UNC
    22.              Hon. Koloso Sumaili, RCD-K-ML
    23.              Sénateur Bongongo Ikoli, UFC
    24.              Me Fula Matingu, Congo Pax
    25.              Milambu Kasongo D., D.P.R.
    26.              Mme Selengbe Giwe, DYFAC
    27.              Mme Martine Bukasa, TFPO
    28.              Pasteur Mbiola Cibanda, FAC à titre personnel
    29.              Ingele Ifoto, DDC
    30.              Mme  Charlotte Bitota, DPRe
    31.              Prof. Mutumbi, ATD
    32.              Hon. Jean-Lucien Bussa Tongba,
    33.              Oscar M., Alliance des Patriotes congolais
    34.              Oscar Lugendo Lula, PPI/FAC/OPP
    35.              J. Matefa, COC
    36.              Me Mavungu Mbumba, ABAKO
    37.              Mongo Albert, UNADEC
    38.              Emmanuel Osemba,
    39.              Fyfy Osembia Tepo
    40.              Hon. Ewanga Isewanga Iwoka, Sec. Gén. UNC
    41.              Gabriel Mokia, MDCO
    42.              Dr Oscar E., MDCo
    43.              Sénateur Raymond Ramazani Baya
    44.              Hon. Aimé Boji Sangara
    45.              UDCF/Pay Pay K.
    46.              Honorable Lusenge K. Bonane, UDECF
    47.              Hon. Bigabwa,
    48.              Lukibakisa Pascal, MVDN
    49.              Hon. Mushizi Nfundiko
    50.              Hon. Mirindi Carhangabo
    51.              Hon. Janson Luneno
    52.              Hon. Dhetchuvi Matchu, UPC
    53.              Hon. Mbindule Mitono
    54.              Hon. Ntenda N.
    55.              Hon. Lumeya
    56.              Hon. Jean-Marie Bamporiki Manegabe
    57.              Hon. Paluku Malisawa
    58.              Hon. Bakatsuraki Malisawa Semeya
    59.              Hon. Juvénal Munubo Mubi
    60.              Me Jean-Marie A.
    61.              Hon. Dieudonné Kalimumbalu
    62.              Hon. Jean Baudoin Mayo Mambeke
    63.              Prof. Kalele-Ka-Bila