Author: Don Kayembe

  • L’ailier de Crystal Palace Wilfried Zaha a reçu des menaces de mort

    L’ailier de Crystal Palace Wilfried Zaha a reçu des menaces de mort

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    Des propos racistes lui ont été adressés ainsi qu’à sa famille après le match nul décroché face à Arsenal.

    L’attaquant de Crystal Palace Wilfried Zaha a été victime d’insultes et de menaces racistes après le penalty que son équipe à obtenu contre Arsenal dimanche.

    Wilfried Zaha a été victime d’une charge irrégulière par l’arrière gauche Granit Xhaka en fin de match pour permettre à Luka Milivojevic d’égaliser sur le penalty 2 : 2.

    “Pour tous ceux qui vont trop loin en étant raciste et en lançant des menaces de mort contre ma famille, je vous souhaite, à vous et à votre famille, le meilleur. Bisous. PS : ma vie est toujours au top malgré votre haine”, a-t-il expliqué sur Instagram.

    Après le match, Zaha a déclaré dans une interview télévisée d’après match qu’il pensait que l’incident avait été une “pénalité claire”.

    Depuis le début de la saison 2014-15, seul Jamie Vardy (13) de Leicester a eu plus de penalties en Premier League que Zaha (11, au même niveau que Raheem Sterling).

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  • La journaliste hongroise qui avait molesté des migrants est blanchie par la justice

    La journaliste hongroise qui avait molesté des migrants est blanchie par la justice

    Publié le

    La Cour suprême magyare a annulé ce 30 octobre les charges pesant contre la reporter Petra László, auteure de plusieurs coups de pied sur des réfugiés et d’un croche-pied à la frontière serbe, au plus fort de la crise des migrants, en 2015.

    La scène a fait le tour d’Internet et a figuré dans les journaux du monde entier. Le 8 septembre 2015, alors que des milliers de migrants transitent par la Hongrie pour atteindre d’autres pays d’Europe, une cadreuse de la chaîne Nemzeti Televísió (N1TV), proche de l’extrême droite, frappe deux réfugiés tentant d’échapper à la police près de la commune de Röszke, non loin de la clôture barbelée érigée peu après par Budapest pour barricader la frontière avec la Serbie. Quelques secondes plus tard, elle déséquilibre volontairement un père de famille syrien qui s’effondre avec son jeune fils dans les bras, puis s’emporte contre Petra László avant de s’enfuir en pleine confusion.

    Licenciée par N1TV malgré des excuses publiques, poursuivie pour vandalisme puis mise à l’épreuve trois ans en janvier 2017 par le tribunal de Szeged sous ce chef d’inculpation, la journaliste vient d’être acquittée ce mardi 30 octobre par la Cour suprême hongroise, qui a ainsi clos le dossier. “L’instance estime que, malgré son caractère moralement incorrect et illicite, l’attitude de Petra László ne peut relever du vandalisme. Elle s’est prononcée pour l’abandon définitif de la procédure pénale car le délit mineur de perturbation imputable à l’accusée est prescrit”, précise le portail 444.hu.

    Ce geste, que la journaliste dit regretter, avait à l’époque provoqué une indignation générale sur les réseaux sociaux, suscitant jusqu’à la réaction de l’écrivain Paulo Coelho, qui avait dénoncé sur son compte Instagram la méchanceté de la cadreuse magyare. Petra László et sa famille ont ensuite reçu des menaces de mort puis bénéficié d’une protection policière après les révélations du tabloïd Blikk, condamné en justice pour avoir divulgué son adresse. La journaliste s’est de nouveau retrouvée à la une en novembre 2017, expulsée du Parlement de Budapest à la suite d’un échange houleux avec un député du parti nationaliste Jobbik, qu’elle aurait insulté.

    “La vérité a triomphé mais personne ne nous rendra ces trois dernières années. Nous attendons des excuses de la part des médias libéraux de gauche nous ayant calomniés mais savons que nous ne les obtiendrons vraisemblablement pas”, confie le mari de l’opératrice de télévision à l’hebdomadaire Demokrata, publication pour laquelle son épouse réalise désormais des reportages vidéo dénués de contenu politique, tout en exerçant cette même fonction auprès du site d’opinion ultraconservateur PestiSrácok.hu. L’avocat de Petra László n’exclut pas d’intenter plusieurs procès civils afin de réhabiliter sa cliente.

    Joël Le Pavous

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  • Wilfried Zaha, un héros en Côte d’Ivoire mal aimé en Angleterre

    Wilfried Zaha, un héros en Côte d’Ivoire mal aimé en Angleterre

    Fraichement élu footballeur ivoirien de l’année 2018, Wilfried Zaha plait autant qu’il est une victime dans son pays d’adoption, le Royaume-Uni. L’ailier de Crystal Palace a ainsi encore été la cible d’insultes racistes et de menaces, après avoir provoqué un penalty pourtant valable.

    « Nul n’est prophète en son pays », selon le proverbe. Mais tout dépend de quel pays on parle. Dans le cas du footballeur Wilfried Zaha, sa patrie de naissance, la Côte d’Ivoire, ne cesse de lui offrir des gages de reconnaissance. En témoigne, le titre de joueur ivoirien de l’année 2018 que vient de lui décerner le site sport-ivoire.ci. L’attaquant de 25 ans succède ainsi au palmarès à Serge Aurier.

    Mais, à l’instar du défenseur, parfois décrié dans son pays d’adoption la France, Wilfried Zaha ne fait pas toujours l’unanimité au Royaume-Uni, où il est arrivé avec sa famille à l’âge de 4 ans.

    La cible de campagnes racistes

    Buteur, dribbleur, le pensionnaire de Crystal Palace (CPFC) provoque beaucoup les défenseurs. Il est ainsi le deuxième joueur de Premier League à avoir subi le plus de fautes depuis 2013, après le Belge Eden Hazard, assurait la BBC en septembre 2018.

    Wilfried Zaha se retrouve ainsi souvent à terre. Trop, visiblement, au goût de certains spectateurs qui l’inondent d’insultes racistes et de menaces. Déjà attaqué en juillet 2017, le natif d’Abidjan a encore vécu une nouvelle campagne de dénigrement. Sa faute ? Avoir obtenu un penalty pourtant valable face à Arsenal, le 28 octobre 2018.

    « Pour tous ceux qui vont trop loin en étant racistes et en lançant des menaces de mort contre ma famille, je vous souhaite, à vous et à votre famille, le meilleur, a tenté de réagir avec humour, l’intéressé. PS : ma vie est toujours au top malgré votre haine ».

    Pourquoi tant de rage envers lui plutôt qu’envers un autre ? En laissant la sélection anglaise après deux matches disputés en 2012 et 2013, Wilfried Zaha est de fait devenu une cible privilégiée des attaques.

    Un accueil grandiose en Côte d’Ivoire

    Nombreux sont par ailleurs les spécialistes à penser qu’il aurait pu briller en équipe d’Angleterre, sur la durée. A commencer par Roy Hodgson, son actuel entraîneur à Crystal Palace et… sélectionneur des « Three Lions » entre 2012 et 2016. « Je dois dire que j’en suis en partie responsable [de son changement], avait déploré le technicien. Je crois qu’il a été séduit par la Côte d’Ivoire où on lui a dit qu’il ne jouerait pas beaucoup avec l’Angleterre et qu’il valait mieux jouer pour eux ».

    Il est vrai que Wilfried Zaha a eu le droit, à l’inverse, à un accueil grandiose à Abidjan, en novembre 2017, pour son retour après vingt années d’absence. Venu honorer sa première cape avec les « Eléphants », le garçon formé au CPCF avait eu bien du mal à fendre la foule qui l’attendait à l’aéroport Félix Houphouët-Boigny.

    « Je suis parti sans être connu et je reviens en héros, même si je n’ai pas l’impression d’avoir réussi de grandes choses, s’était ému celui qui a brièvement joué pour Manchester United (2013) et Cardiff (2014). C’est pour ça que le maillot ivoirien est si important pour moi : les gens me donnent tout cet amour, croient en moi ».

    Seuls les fans de Crystal Palace en ont autant à son service. En devenant le meilleur buteur de l’histoire du club en championnat, en août dernier, celui qui y dispute sa neuvième saison est définitivement entré dans le cœur des supporters des « Glaziers ».

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  • Brésil: l’amertume de Rai après la prise de pouvoir de Jair Bolsonaro

    Brésil: l’amertume de Rai après la prise de pouvoir de Jair Bolsonaro

    Rai, ancien capitaine du Paris Saint-Germain, s’est confié au quotidien L’Equipe après la victoire de Jair Bolsonaro lors de la présidentielle au Brésil, dimanche 28 octobre. Le vainqueur de la Coupe du monde 1994 dit toute son amertume et sa tristesse après l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir au Brésil.

    Rai, une des légendes du football brésilien, s’est confié au quotidien L’Equipe après l’arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro dimanche 28 octobre avec 55,13% des voix face à Fernando Haddad du Parti des travailleurs, de Lula. Le discours sexiste, haineux, raciste et homophobe de Bolsonaro a choqué l’actuel directeur sportif du Sao Paulo FC.

    « Je me suis senti triste »

    « Après les résultats, je me suis senti triste et j’ai même eu très peur en voyant les réactions des gens qui célébraient la victoire d’un candidat qui a déjà manifesté des valeurs absurdes et répugnantes », confie Rai.

    Mais l’ancien joueur de Botafogo est conscient que son pays traverse une crise politique sans précédent. Il y a deux ans, juste avant l’ouverture des Jeux olympiques de Rio, il avait confié que le Brésil devait faire sa révolution, comme la France en 1789. Mais celui qui se dit préoccupé par la crise économique au Brésil n’imaginait pas que cela passerait par l’arrivée au pouvoir d’une certaine forme de populisme.

    « En moyenne, 25% de la population mondiale se dirige dans cette direction. C’est un chiffre impressionnant et préoccupant qui s’explique aussi par les échecs de la gauche démocratique et de la social-démocratie dans laquelle je m’inclus, analyse Rai. La gauche ne peut pas s’épargner une autocritique, elle doit se réinventer. Ce qui se passe au Brésil, c’est beaucoup plus que la victoire de la droite, c’est la défaite de la gauche. Et c’est quelque chose qui doit être analysé de façon plus profonde. Peut-être que nous devons réinventer la nouvelle révolution humaniste, sans perdre l’essence de son idéologie. »

    « Il faut une résistance ferme de la société civile et de l’opposition »

    Dans cet entretien, Rai explique que des millions de Brésiliens se sont sentis trahis. « Cette sensation a provoqué une volonté terrible de changement, parfois guidée par la haine. Ça a même troublé les valeurs essentielles de la démocratie et les valeurs nobles de l’être humain… Je n’ai aucun doute sur le fait que beaucoup de Brésiliens ne croient pas que le nouveau président ira mettre en pratique les terribles préjugés inacceptables dont il a parlé en public. J’espère qu’ils auront raison… », dit-il.

    Mais l’ancien footballeur, qui a tenté en vain de convaincre les électeurs indécis, sait qu’il faudra rester vigilant. « Il faut une résistance ferme de la société civile et de l’opposition qui devra être attentive, qui devra agir intelligemment et, si c’est possible, devra agir avec amour de son prochain… C’est une notion essentielle ». Il ajoute : « Je ne fais pas l’apologie du communisme, mais plutôt d’un nouvel humanisme démocratique, inclusif et durable. On doit chercher un nouveau modèle de gauche qui soit efficace et qui nous représente. Il nous faut aussi de nouveaux leaders. »

    Où est l’héritage de Socrates ?

    A la question de savoir pourquoi si peu de footballeurs brésiliens en activités ou retraités ne se sont pas positionnés contre Bolsonaro, Rai répond : « Je pense que c’est à cause d’un manque de culture, de culture politique aussi. Ils ne s’expriment pas par scepticisme, ils ont peur de l’agressivité du public et parce qu’ils se sentent en minorité au milieu des footballeurs. » Avec lui, seuls Juninho et Paulo André ont exprimé leur désaccord face à Bolsonaro.

    Et que pense-t-il de ceux qui ont affiché leur soutien à Bolsonaro, à l’instar de Ronaldinho, Rivaldo ou Felipe Melo ? « Ils le soutiennent, car ils croient en un pays meilleur avec lui. Le football est un reflet de la société. En particulier son côté conservateur et méfiant ».

    Où est l’héritage de votre frère, Socrates* ? Comment aurait-il réagi face à cette vague d’extrême droite ? demande le quotidien sportif français. « J’ignore comment il aurait réagi, mais il l’aurait fait avec force, avec vigueur. Il était et restera à tout jamais un mythe, une inspiration pour la démocratie et la liberté », répond le natif de Ribeirão Preto à propos de son frère aîné.

    Rai, qui a aussi la nationalité française depuis 2016 et qui a été fait chevalier de la Légion d’honneur par l’ancien président François Hollande,  n’entend pas pour autant quitter son pays et ses compatriotes. « J’ai l’honneur d’être un citoyen français, de me sentir un citoyen du monde, mais mon âme est irrémédiablement brésilienne. Je serai toujours ici pour croire que nous pouvons devenir un pays meilleur », conclut un des plus grands joueurs du Paris Saint-Germain.

    * Décédé en 2011, Socrates s’était engagé politiquement en faveur de la démocratie à la fin de la période de la dictature militaire (1964-1985).

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  • « Personne chez les démocrates ne veut admettre qu’Obama n’a pas forcément été un bon président »

    « Personne chez les démocrates ne veut admettre qu’Obama n’a pas forcément été un bon président »

    Matt Stoller, 40 ans, chercheur à l’Open Markets Institute, un cercle de réflexion antitrust, a contribué à plusieurs campagnes de candidats de l’aile progressiste du Parti démocrate. A l’heure où certains intellectuels américains pensent que la formation politique joue trop sur les minorités, il fait plutôt porter leur échec sur leur incapacité à affronter la question de la concentration dans l’économie.

    Qu’est-ce que la campagne des élections de mi-mandat révèle de l’état du Parti démocrate ?

    Une grande tension. Quand ils étaient au pouvoir, les démocrates s’étaient fixé comme objectif de réduire les inégalités, d’apporter une couverture santé pour tous. Les électeurs ont rejeté leur politique. Ils ont élu de nombreux républicains et, in fine, Donald Trump. L’échec des démocrates, c’est de ne pas avoir vraiment pris conscience du fait que la concentration de pouvoirs financiers pouvait être dangereuse politiquement. Et d’avoir choisi Hillary Clinton, qui était liée aux grands intérêts financiers.

    Aujourd’hui, beaucoup de gens dans le parti comprennent qu’ils ont échoué, mais toute leur carrière est indissociable des choix politiques qu’ils ont faits et qui ont aidé le monde de la finance. Obama est très populaire ; personne ne veut admettre qu’il n’a pas forcément été un bon président.

    Sa grande réussite, aux yeux des démocrates, c’est l’Obamacare, la loi sur les soins de santé. « Ce n’est pas exactement ce qu’on voulait, disent-ils, mais c’est mieux que le système précédent. » Sauf que quand on regarde les chiffres, quand la loi est passée en 2010, le coût pour assurer une famille de quatre personnes était de 20 000 dollars par an. Aujourd’hui, c’est environ 30 000 dollars. L’augmentation bénéficie principalement aux hôpitaux et aux médecins. C’est un échec massif de politique publique.

    Vous estimez que les démocrates ont perdu leur « âme populiste » bien…

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  • Depuis la réouverture de la frontière avec l’Erythrée, les affaires reprennent dans le nord de l’Ethiopie

    Depuis la réouverture de la frontière avec l’Erythrée, les affaires reprennent dans le nord de l’Ethiopie

    Ethiopie-Erythrée, une réconciliation en marche (2/3). Le dégel entre les deux pays, après une guerre fratricide et vingt ans de blocage ramène une certaine prospérité.

    « Asmara Asmara Asmara ! » En quête de passagers, un jeune garçon alpague les passants en passant sa tête par la fenêtre du minibus qui part pour la capitale érythréenne. Il y a quelques mois, entendre crier le nom de cette ville à Mekele, la capitale de la région éthiopienne du Tigré, était impensable. Aujourd’hui, « 50 à 60 minibus par jour » font le trajet dans ce sens-là, avance le chauffeur.

    Depuis la réouverture de la frontière terrestre, le 11 septembre, les hommes et les marchandises vont et viennent. A Mekele, on ne compte plus les véhicules immatriculés en Erythrée, et la file d’attente aux stations-service est si longue qu’il est désormais interdit de remplir des barils. Dans le pays voisin, le carburant est rationné. « Là-bas, il n’y a rien », résume Mebratu Haile, un commerçant éthiopien.

    Lire le premier épisode de notre minisérie
     

    Dans les villes éthiopiennes, « l’affluence de réfugiés ne tarit pas »

    Le commerce entre l’Ethiopie et l’Erythrée a repris après vingt ans d’interruption à la suite d’une guerre de tranchées qui avait fait 70 000 à 100 000 morts entre 1998 et 2000. L’arrivée au pouvoir à Addis-Abeba d’un premier ministre réformateur, en avril, a changé la donne. Trois mois après son investiture, Abiy Ahmed signait un accord de paix historique à Asmara avec le président érythréen, Isaias Afwerki – au pouvoir depuis l’accession à l’indépendance, en 1993, du pays, qui était autrefois une province de l’Ethiopie.

    Couches-culottes et postiches

    Depuis, les ambassades ont rouvert, des vols quotidiens relient les capitales, et les deux peuples peuvent désormais converser par téléphone. Côté éthiopien, le retour aux affaires est visible. Les camions filent vers la frontière avec du ciment, du teff – la céréale servant de base à l’alimentation dans la région – et d’autres denrées, du sable, du métal, etc. Ces marchandises sont plus chères ou indisponibles en quantité en Erythrée, un pays longtemps isolé sur la scène internationale et sous-développé par rapport à l’Ethiopie, qui enregistre le plus fort taux de croissance d’Afrique. Dans l’autre sens, réfrigérateurs, téléviseurs et tissus sont transportés d’Erythrée vers le pays voisin.

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    Mebratu Haile a empilé sur le toit du minibus des couches-culottes et des cheveux postiches qu’il va vendre sur le marché d’Asmara. Ses parents lui ont raconté la vie d’avant-guerre : « C’était plus développé que Mekele, les Ethiopiens allaient en Erythrée comme main-d’œuvre. Maintenant, c’est le contraire. C’est le jour et la nuit ! », lâche-t-il. Ce jour-là, il passera par le poste-frontière de Zalambessa, un point de passage stratégique à 150 km au nord de Mekele, relié par la route à Asmara ainsi qu’au port de Massawa, à une centaine de kilomètres à l’est de la capitale érythréenne, désormais accessible.

    Zalambessa a retrouvé sa prospérité d’avant guerre. Cette ville de plus de 16 000 habitants, qui porte encore les stigmates du conflit, se reconstruit au rythme de la paix. Aux bâtiments détruits se mêlent des hôtels en construction. Le long de la rue principale, les avant-cours de certaines maisons se sont transformées en petits commerces. La renaissance s’est opérée après qu’Abiy Ahmed et Isaias Afwerki ont foulé le sol du no man’s land qui séparait les deux lignes de front où, pendant dix-huit ans, les soldats éthiopiens et érythréens se sont regardés en chiens de faïence derrière leurs murets de pierre.

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    « C’était le plus beau jour de ma vie », raconte le chanteur éthiopien Solomon Bayre, né à Asmara. Avec l’artiste érythréen Kahsay Berhe, il a chanté ce jour-là une ode à la paix et à l’amour entre deux peuples frères. Il a assisté aux retrouvailles entre des sœurs jumelles, l’une militaire éthiopienne, l’autre engagée dans l’armée érythréenne, et repris contact avec son ancien colocataire, devenu lui aussi soldat. Pas étonnant dans un pays où la conscription est obligatoire et à durée indéterminée.

    « Sans crainte »

    « Maintenant, tout le monde vient de l’Erythrée, on mange ensemble, on discute, c’est la paix », raconte un vieil habitant de Zalambessa, élégant dans sa veste de costume élimée. « Avant, on dormait avec nos armes. Aujourd’hui, on va et on vient sans crainte », ajoute Mebratu Berhane, le chef du kebele, la plus petite subdivision administrative en Ethiopie. La peur s’est évanouie avec le retrait des militaires, toujours présents mais en moins grand nombre. Il est dorénavant possible d’assister aux mariages et aux funérailles de part et d’autre d’une frontière qui a été préalablement déminée. Les soldats érythréens viennent siroter des bières côté éthiopien, et le marché du samedi fourmille de quidams, de femmes et d’enfants.

    Ce jour-là, sous un ciel d’orage, les commerçants proposent des céréales, des sandales en plastique, des récipients d’argile pour le café. Hiwot Haile, 36 ans, s’est lancée dans le négoce il y a deux semaines « parce que c’est la paix ». Avant, elle vivotait grâce à l’aide de l’Etat éthiopien. Elle est fière aujourd’hui de vendre des pois chiches et de l’orge sur ce marché grouillant qui, selon une habitante, a triplé de volume.

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    Les tasses en plastique d’un jeune Ethiopien se vendent comme des petits pains. Ses clients, majoritairement érythréens, le paient soit dans leur monnaie, le nakfa, soit en birrs éthiopiens. Le jour de notre passage, 1 nakfa valait 1,70 birr (0,053 euro). « Ça évolue tout le temps, explique Mebratu Berhane. Ce n’est pas formel pour l’instant ! » Ce marché des changes chaotique commence à devenir problématique pour les commerçants. Il pourrait réveiller de vieilles crispations : les désaccords liés au taux de change entre les deux monnaies avaient précipité l’entrée en guerre, il y a vingt ans.

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  • Ballon d’or : Platini vote Varane au nom d’une certaine tradition

    Ballon d’or : Platini vote Varane au nom d’une certaine tradition

    Michel Platini a soulevé trois fois le Ballon d’or dans sa carrière de joueur (1983, 1984 et 1985). Ce qui lui accorde une certaine autorité sur la question quand il s’agit de formuler son souhait concernant le vainqueur de l’édition 2018, qui sera désigné le 3 décembre. Et le cœur de l’ancien buteur bat plutôt pour un défenseur : le Français Raphaël Varane (25 ans). « Il y a un seul joueur qui a gagné une Coupe d’Europe et la Coupe du monde, c’est Varane, a plaidé Michel Platini au micro de RMC Info, mardi soir. D’habitude il y a toujours le débat Ronaldo-Messi, mais cette année il n’y en a qu’un qui a gagné tout ça, il s’appelle Varane. »

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    Michel Platini défend ici une certaine tradition du Ballon d’or, celle qui prévalait avant le règne commun de Ronaldo et Messi, vainqueurs des dix dernières éditions. Pour Platini, la question n’est pas de savoir quel est le meilleur joueur du monde, mais bien quel est celui qui a marqué la saison. « Les résultats c’est la seule chose objective, tout le reste c’est du subjectif, estime-t-il. On peut avoir des avis par rapport à Griezmann, Mbappé, Lloris, Modric… Mais le seul qui a tout gagné cette année, c’est Raphaël Varane. »

    Pour rappel, le critère numéro un pour l’attribution du Ballon d’or reste « les performances du joueur et son palmarès sur l’année ». Et le palmarès parle pour Raphaël Varane comme il plaidait pour les deux derniers défenseurs honorés, Fabio Cannavaro en 2006 (champion du monde avec l’Italie) et Matthias Sammer (champion d’Europe avec l’Allemagne).

    Sauf que le trophée créé par le magazine France Football en 1956 a changé de nature ces dernières années. Entre 2010 et 2015, il a fusionné avec le prix du meilleur joueur FIFA. A l’époque, les votes des sélectionneurs et des capitaines des 208 pays membres de la FIFA avaient privé le Néerlandais Wesley Sneijder (vainqueur de la Ligue des champions avec l’Inter Milan et vice-champion du monde avec les Pays-Bas) de la victoire au profit de Lionel Messi.

    Même chose trois ans plus tard. Le Français Franck Ribéry (lauréat de la Ligue des champions avec le Bayern Munich) terminait troisième derrière le duo Ronaldo-Messi. Avec le seul vote des journalistes, Sneijder et Ribéry auraient un Ballon d’or à poser sur leur cheminée.

    Soutenu aussi par Noël Le Graët

    Le retour à la version originelle – avec le seul panel des journalistes – serait-il la chance d’un défenseur comme Raphaël Varane qui ne peut pas mener campagne en enfilant les buts dans les dernières semaines avant le vote ? La question n’était pas d’actualité lors des deux dernières éditions. Fort de sa victoire à l’Euro avec le Portugal en 2016 et d’une nouvelle Ligue des champions avec le Real Madrid, Cristiano Ronaldo était intouchable.

    Raphaël Varane dispose d’un autre soutien de poids en la personne de Noël Le Graët. « Cette année, j’aimerais bien que ce soit lui. Les défenseurs sont rarement récompensés », expliquait le 10 octobre le président de la Fédération française de football. Une façon pour lui, aussi, de ne pas se positionner entre les deux stars offensives des Bleus : Antoine Griezmann et Kylian Mbappé.

    Le premier multiplie les entretiens avec les médias tel un candidat en campagne, le second n’a pas besoin de se raser pour y penser très fort. Dans le même temps, Varane ne semble pas ériger le Ballon d’or en obsession. « C’est une récompense individuelle, nous on joue un sport collectif… Si je ne le gagne pas, ce ne sera pas une déception », disait-il le 5 septembre avant Allemagne-France.

    Depuis, le joueur traverse une période plus délicate, à l’image du Real Madrid, et risque d’être éloigné des terrains jusqu’à la fin novembre en raison d’une blessure aux adducteurs. Dans le même temps, Cristiano Ronado enchaîne enfin les buts avec la Juventus Turin et vient d’accorder un entretien exclusif… à France Football. La parole risque de nouveau de ne pas être du côté de la défense le 3 décembre.

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  • Varengeville, un éden pour les jardins

    Varengeville, un éden pour les jardins

    Les journées des plantes, organisées les 27 et 28 octobre à Varengeville, en Seine-Maritime, se sont accommodées de ce temps si normand qui voit les quatre saisons se succéder… le même jour. Mais la singularité de cet événement (organisé par les bénévoles d’une association varengevillaise) ne résidait pas dans les caprices de la météorologie, mais dans le programme de visites de quatre jardins tout simplement exceptionnels. Dont celui du paysagiste Pascal Cribier, mort en novembre 2015, à qui une exposition rendait hommage dans l’ancienne école, qui accueillait également deux conférences dans l’esprit de ces « Entretiens de Varengeville » qu’il avait lui-même animés.

    Claude Monet est venu y peindre et Georges Braque s’y est tellement plu qu’il y a été enterré dans le cimetière marin qui surplombe la mer. De nombreuses villas sont venues se nicher là, au tournant du XIXe siècle, desservies par le chemin de fer arrivant à Dieppe. La physionomie unique des paysages – le mariage tourmenté de la mer et du ciel avec la blancheur des falaises et toutes les nuances de verts de la végétation – n’a pas eu de mal à attirer Juan Miro ou Victor Brauner, Louis Aragon ou André Breton. C’est dans les vallons de ce « climat » si particulier qu’ont été aménagés ces jardins qui comptent encore aujourd’hui parmi les plus beaux de l’Hexagone.

    Le plus ancien, probablement, est celui du Bois des Moutiers, commandé en 1898 par Guillaume Mallet, un banquier d’origine protestante influencé par la théosophie, une doctrine ésotérique. L’ensemble consitué par le manoir et les parties architecturées du jardin (terrasses, pergola, escalier…) a été dessiné par l’architecte britannique Edwin Lutyens, dans le style « Arts & Crafts », un mouvement artistique né dans l’Angleterre victorienne. La célèbre paysagiste anglaise Gertrud Jekyll y expérimenta pour la première fois en France ses fameuses mixed borders, collections colorées de plantes vivaces et saisonnières.

    Aujourd’hui, les jardins dessinés s’ordonnent autour de la maison et la prolongent, dans une succession de scènes, depuis un jardin blanc jusqu’à une terrasse à la vue saisissante. Une prairie vallonnée et arborée est prolongée par une forêt plantée de manière irrégulière, qui surplombe les fougères rares ou dialogue avec les massifs fleuris spectaculaires, notamment de rhododendrons. Avant l’effet de surprise de la vision de la mer à travers les arbres.

    Autre jardin tout aussi exceptionnel, celui du Vasterival, ancienne propriété du musicien Albert Roussel. Tel qu’on peut le voir aujourd’hui, il est l’aboutissement de cinquante années du travail opiniâtre de Greta Kvaal (1915-2009), que tout le monde appelle encore, à Varengeville comme à la Royal Horticultural Society de Londres, « la princesse Sturdza », du nom de son époux d’origine roumaine. Réussite absolue, plaisir du regard avec ses massifs fleuris quasiment tout au long de l’année, ce jardin, aujourd’hui sous la responsabilité de Didier Willery, se déploie autour d’une longue allée sinueuse engazonnée descendant vers la mer.

    La « Princesse », qui recevait toujours ses visiteurs avec un croc à trois dents à la main en guise de badine, aura enrichi l’art des jardins de son expérience pratique. C’est elle qui a introduit la taille en transparence des arbres et arbustes, ainsi que le mulchage, une technique qui consiste à protéger les plantations du gel avec un tapis de feuilles mortes, de compost et, par exemple, d’aiguilles de pin. Autre avantage de cet usage aujourd’hui largement répandu : permettre la réduction des arrosages, y compris en… Normandie, où il arrive que la sécheresse sévisse.

    Le troisième jardin, celui de l’Etang de l’Aunay, plus confidentiel mais tout aussi spectaculaire, appartient à Jean-Louis Dantec, un ancien marchand d’art haut en couleur tombé amoureux des variétés botaniques rares, qu’il collectionne comme d’autres les vases grecs ou les montres à complication. Ses compositions paysagères colorées mêlent les essences et les massifs floraux dans une débauche de formes et de couleurs époustouflantes. L’automne, tout particulièrement, met en valeur le feuillage des érables du Japon ou les écorces rouge orangé d’arbres à la peau de serpent. La circulation autour des plans d’eau, pourtant parfaitement entretenus, donne l’impression de pénétrer dans une nature un peu sauvage. Un jardin unique, comme son propriétaire.

    Dernier jardin qu’il était exceptionnellement possible de visiter : celui de Pascal Cribier lui-même. C’est trente années de travail de terrassement, d’essouchage, de plantation, d’élagage – surtout d’élagage – qu’il fallut à ce surdoué perfectionniste et à quelques proches amis pour transformer une « valleuse » ingrate et très humide en jardin d’éden. Depuis la baie vitrée panoramique de la maison, la vue porte au loin, vers un petit triangle de mer qui se découvre entre les arbres taillés à cet effet. Le regard du visiteur, ainsi guidé, emprunte celui du jardinier trop tôt disparu.

    Le Bois des Moutiers est ouvert au public du 15 mars au 15 novembre : boisdesmoutiers.com. Le Vasterival est accessible toute l’année (sauf le dimanche et les jours fériés), sur rendez-vous : vasterival.fr. Le jardin de l’Etang de Launay ne se visite qu’exceptionnellement. Le livre de Pascal Cribier, Itinéraires d’un jardinier (Xavier Barral éd.), récemment réédité, est disponible auprès de l’Association des amis de Pascal Cribier.

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  • Gabon: Barro Chambrier reconnaît sa défaite et dénonce «l’achat des consciences»

    Gabon: Barro Chambrier reconnaît sa défaite et dénonce «l’achat des consciences»


    Par
    RFI

    Publié le 31-10-2018
    Modifié le 31-10-2018 à 12:17

    Alexandre Barro Chambrier, un des leaders de l’opposition, donnait une conférence de presse mardi 30 octobre au lendemain de l’annonce des résultats provisoires du second tour des législatives qui confirment la victoire écrasante du Parti démocratique gabonais (PDG) d’Ali Bongo. Alexandre Barro Chambrier a dénoncé des fraudes massives, mais il n’engagera aucun recours contre la victoire au « forceps » de son adversaire du PDG. Le chef de file du parti Rassemblement héritage et modernité (RHM) demande par ailleurs au gouvernement de communiquer sur l’état de santé du président.

    « Le grand perdant de ces élections, c’est la démocratie », a déclaré mardi 30 octobre Alexandre Barro Chambrier. Le chef de file du RHM a donné une conférence de presse au lendemain de l’annonce des résultats provisoires qui confirme la victoire écrasante du PDG, le parti du président Ali Bongo.

    Alexandre Barro Chambrier a reconnu sa défaite dans le 4eme arrondissement de Libreville. Il n’engagera aucun recours pour ne pas perdre de temps. « J’étais l’un des principaux hommes à abattre. Donc tout a été mis en œuvre. C’est un esprit de règlement de comptes. Des moyens considérables ont été mis. Il y a eu une fraude généralisée, sur toute la circonscription, l’achat des consciences, des tentatives de racheter des scrutateurs avec la présence militaire massive. Cela s’est joué à 166 voix. Ils ont atteint leur objectif. Bien leur en fasse », a-t-il dit, amer.

    Cette défaite remet-elle en question son avenir politique ? « Je ne le pense pas, répond-t-il, mais nous verrons. C’est le plan du pouvoir de faire croire qu’une élection biaisée, ça veut dire que c’est la fin de quelqu’un. Mais ce n’est pas cette mascarade d’élection qui coupera notre élan de faire en sorte que nous poursuivions notre combat pour l’alternance politique au Gabon. »

    « C’est toujours la même chanson », rétorque de son côté un responsable du PDG. « Lorsque le pouvoir gagne, c’est toujours à cause de la fraude. Avait-il utilisé la fraude quand il a eu ses deux précédents mandats ? », ironise ce responsable du parti au pouvoir.

    Ali Bongo toujours à Riyad

    Lors de son point presse, Alexandre Barro Chambrier s’est par ailleurs interrogé sur la santé du président Ali Bongo. Selon la présidence gabonaise, le chef de l’Etat est toujours hospitalisé en Arabie saoudite à la suite d’un malaise dû à « une fatigue sévère ».

    « Ali Bongo, comme tout homme, a le droit d’être malade. C’est un malaise ou une maladie. Il est clair que si on n’a pas vu quelqu’un pendant une semaine, c’est qu’il y a quelque chose. Donc il a le droit d’être malade et les Gabonais ont le droit de savoir de quoi il souffre, comment les choses se déroulent. Ils ont le droit d’être informés, d’autant plus qu’il est à l’extérieur. C’est un problème de responsabilité du gouvernement qui malheureusement nous a habitués à fuir ses responsabilités. D’où toutes ces rumeurs parfois désolantes, mais effectivement le gouvernement gagnerait à être transparent, à être sincère et à donner des informations sur les possibilités qu’il puisse revenir au pays remplir les responsabilités qu’il est en devoir d’assumer. »

    Selon le porte-parole du gouvernement, Guy Bertrand Mapangou, « les informations données par la présidence sont fiables d’autant que le médecin personnel du chef de l’Etat se trouve à ses côtés, à l’hôpital du roi Fayçal ». « Le reste n’est que polémique stérile et politicienne », déclare le porte-parole du gouvernement.

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  • Le Salon international du livre d’Alger se met à l’heure chinoise

    Le Salon international du livre d’Alger se met à l’heure chinoise


    Par
    RFI

    Publié le 31-10-2018
    Modifié le 31-10-2018 à 12:10

    En Algérie, le Salon international du livre d’Alger (Sila) a ouvert ses portes mardi 30 octobre. Plus grand événement culturel du pays, le Sila accueille plus d’un millier d’exposants, dont plus de 700 éditeurs étrangers. Et pour cette 23e édition qui se tient jusqu’au 10 novembre au Palais des expositions des Pins maritimes à Alger, le pays à l’honneur est la Chine.

    La Chine et l’Algérie, ce sont 60 ans de relations diplomatiques et plus de 10 milliards de dollars d’échanges commerciaux. Mais il reste difficile d’avoir accès à la culture chinoise dans le pays. Alors sur le stand de la Chine, Sofiane, 32 ans, qui étudie et enseigne la langue chinoise, fait le plein de livres : « On ne peut pas trouver ce genre de produits dans les librairies algériennes. Ce n’est pas possible. Les livres qui existent ici, c’est-à-dire que les Chinois ramènent en Algérie, ce n’est pas assez varié par rapport aux livres qu’on peut trouver en France par exemple. »

    Si les stands les plus prisés restent ceux des livres universitaires, les maisons d’éditions chinoises ont réussi à attirer le public du Sila, notamment grâce aux nombreuses traductions. « Je pense qu’ils sont très curieux, surtout quand ils voient nos publications en langue arabe, confie Olivia, l’une des employées de Jelly Publishing House, une maison d’édition de Pékin. Ils sont très surpris que nous éditions de l’arabe. Ils sont particulièrement intéressés par nos livres illustrés, parce que les parents veulent acheter ces livres illustrés pour leurs jeunes enfants. »

    Plusieurs grands auteurs chinois sont attendus d’ici au 10 novembre, dont Mo Yan, prix Nobel de littérature en 2012.

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