Author: Don Kayembe

  • Un indĂ©pendantiste kanak ordinaire

    Un indépendantiste kanak ordinaire

    Kanaky. Sur les traces d’Alphonse Dianou, de Joseph Andras, Actes Sud, 304 p., 21 €.

    Chercher le point de bascule, quand la personne que l’on croyait connaĂźtre devient quelqu’un d’autre. Telle est l’obsession au cƓur du rĂ©cit tortueux de Joseph Andras. Le hĂ©ros de Kanaky est Alphonse Dianou – Kahnyapa Dianou, de son nom mĂ©lanĂ©sien. Du 22 avril au 5 mai 1988, sur l’atoll d’OuvĂ©a, en Nouvelle-CalĂ©donie, cet indĂ©pendantiste de 28 ans a menĂ© l’occupation d’une gendarmerie, au cours de laquelle quatre gendarmes ont Ă©tĂ© tuĂ©s, puis une prise d’otages dans une grotte. L’intervention de l’armĂ©e française s’est soldĂ©e par 21 morts, dont 19 Kanak. Dont lui.

    Qui Ă©tait Alphonse Dianou ? Trente mois durant, l’écrivain, nĂ© en 1984, a menĂ© l’enquĂȘte. Il a rencontrĂ© sa veuve et son fils, ceux qui l’ont connu ou Ă©taient Ă  ses cĂŽtĂ©s dans la grotte. De l’indĂ©pendantiste « sanguinaire » et « sans pitié » dĂ©crit dans la presse, l’écrivain ne retrouve rien. Ses proches Ă©voquent un homme calme, admiratif de Gandhi et prĂŽnant la non-violence. MĂ©lomane, ­ancien sĂ©minariste, Dianou finit par s’engager dans la lutte pacifique pour l’indĂ©pendance. Jusqu’au jour oĂč il est arrĂȘtĂ© lors d’une manifestation Ă  NoumĂ©a. A son compagnon de cellule, retrouvĂ© par Andras, Dianou dĂ©clare : « Quand je sors de prison, je prends un fusil. »

    Témoignages contradictoires

    On peut reprocher Ă  l’auteur du ­livre un parti pris en faveur des Kanak dans ses choix d’interviews. Il paraĂźt l’assumer, rappelant que parmi les dizaines d’ouvrages sur OuvĂ©a, aucun n’a Ă©tĂ© Ă©crit par un ­Kanak. Volontiers lyrique quand il dĂ©crit la cosmo­gonie traditionnelle, pleure avec ceux qu’il Ă©coute ou fait revivre la grande rĂ©volte de 1878, Joseph Andras se montre aussi extrĂȘmement prĂ©cis dans les faits et propos rapportĂ©s. Ainsi des chapitres oĂč il juxtapose des tĂ©moignages contradictoires, notamment sur la mort…

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  • Elections Ă  Madagascar: le collectif des 25 candidats ne baisse pas les bras

    Elections Ă  Madagascar: le collectif des 25 candidats ne baisse pas les bras


    Par
    RFI

    Publié le 31-10-2018
    Modifié le 31-10-2018 à 11:52

    DerniĂšre ligne droite de la campagne Ă©lectorale Ă  Madagascar avant l’Ă©lection prĂ©sidentielle du 7 novembre. Alors que les favoris du scrutin continuent leur tournĂ©e dans tout le pays, le collectif des 25 candidats qui demandent une rĂ©ouverture de la liste Ă©lectorale et le report de l’Ă©lection prĂ©sidentielle a tenu un rassemblement dans la capitale Ă  Antananarivo, mardi 30 octobre, pour informer la population des irrĂ©gularitĂ©s qu’ils indiquent avoir constatĂ©es sur cette liste. Un rassemblement peu suivi.

    Dans le quartier de Mahamasina, en plein centre de la capitale, ils sont environ 200 Ă  ĂȘtre venus Ă©couter les arguments du collectif des 25 candidats. Sur la scĂšne, musiques et discours se succĂšdent. Dans l’auditoire, Colombe : « Je suis venue ici parce que je ne suis pas du tout pour l’élection du 7 novembre. Parmi les 25 candidats, il y a des personnes qui savent bien la loi. Moi, je crois bien qu’ils ont raison. »

    Ces candidats avaient donnĂ© jusqu’Ă  lundi au prĂ©sident de la RĂ©publique par intĂ©rim, Rivo Rakotovao, et Ă  la Haute Cour constitutionnelle pour obtenir une rĂ©ponse concernant leur demande de rĂ©vision de la liste Ă©lectorale. Faute de rĂ©actions, ils ont dĂ©cidĂ© de lancer ce qu’ils appellent « une campagne de sensibilisation » pour informer les Malgaches des dĂ©faillances qu’ils indiquent avoir trouvĂ©es.

    « Pression des bailleurs de fonds »

    Haingo Rasolofonjoa fait partie de ce collectif de candidats : « Il y a Ă©normĂ©ment de gens aujourd’hui qui ne sont pas sur la liste. Egalement des Ă©lecteurs fictifs. Soit on dĂ©cide de mettre en place la vraie liste Ă©lectorale, et ça implique justement des nettoyages qui entraineront certainement un dĂ©calage. Je sais qu’il y a une pression Ă©norme des bailleurs de fonds qui ont payĂ© l’argent pour organiser les Ă©lections. Et aujourd’hui, ce n’est plus le Malgache qui doit choisir, c’est la communautĂ© internationale qui a dit “nous avons financĂ©”, et ça je trouve que c’est une ingĂ©rence directe ou indirecte. » Les 25 candidats ont prĂ©vu de se rassembler Ă  nouveau ce mercredi matin.

    Ce climat n’est pas sans inquiĂ©ter Transparency International. Pour Ketakandriana Rafitoson, directrice de Transparency International sur la Grande Ăźle, qui participe ces jours-ci au Sommet mondial des dĂ©fenseurs des droits humains Ă  Paris, tous les ingrĂ©dients d’une crise sont prĂ©sents.

    Si l’on veut Ă©viter les malversations, il ne reste plus qu’un moyen: couvrir l’ensemble des bureaux de vote par des observateurs citoyens bĂ©nĂ©voles. S’ils n’ont pas informatisĂ© Ă  100% le systĂšme, c’est pour mieux manipuler les choses. C’est un appel qu’on lance : par pitiĂ©, Ă©pargnez-nous une nouvelle crise.

    Ketakandriana Rafitoson craint «l’une des pires Ă©lections de l’histoire malgache»

    31-10-2018
    – Par
    Bineta Diagne

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  • Nouvelle-CalĂ©donie, 3 200 ans plus tard

    Nouvelle-Calédonie, 3 200 ans plus tard

    La France aux antipodes. Histoire de la Nouvelle-CalĂ©donie, de FrĂ©dĂ©ric Angleviel, VendĂ©miaire, « Chroniques », 394 p., 25 €.

    FrĂ©dĂ©ric Angleviel, qui a longtemps enseignĂ© Ă  l’universitĂ© de la Nouvelle-CalĂ©donie (NoumĂ©a), est historien, spĂ©cialiste de l’OcĂ©anie francophone. Il publie La France aux antipodes. Histoire de la Nouvelle-CalĂ©donie, premiĂšre synthĂšse gĂ©nĂ©rale de l’histoire de la collectivitĂ© française de MĂ©lanĂ©sie, appelĂ©e Ă  se prononcer par rĂ©fĂ©rendum, le 4 novembre, sur son indĂ©pendance.

    Que sait-on des premiers habitants de la Nouvelle-Calédonie ?

    L’archipel a commencĂ© Ă  ĂȘtre peuplĂ© il y a 3 200 ans, par de petits groupes de personnes originaires d’Asie du Sud-Est qu’on appelle les « AustronĂ©siens ». Mais il n’y avait pas d’écriture, donc c’est une histoire difficile Ă  connaĂźtre. Ce que l’on peut dire, Ă  partir des travaux des archĂ©ologues, c’est que, jusqu’à l’an mille de notre Ăšre, il y avait une population assez faible, Ă©videmment arrivĂ©e par la mer, qui s’est d’abord installĂ©e sur les rivages, puis, progressivement, dans l’intĂ©rieur de la Grande Terre [l’üle principale de l’archipel calĂ©donien].

    Ensuite, la population s’accroĂźt. Il y a une intensification de l’agriculture. On commence Ă  aller chercher l’eau dans les montagnes, avec un systĂšme de tuyaux et de terrasses : les tarodiĂšres irriguĂ©es. L’organisation politique devient plus complexe, plus hiĂ©rarchisĂ©e. Certaines tribus se regroupent en grandes chefferies.

    Peut-on, à partir de cette mutation, commencer à parler de peuple kanak ?

    L’un des principaux archĂ©ologues de la Nouvelle-CalĂ©donie, Christophe Sand, considĂšre en effet que c’est Ă  ce moment-lĂ  qu’apparaĂźt le « complexe culturel traditionnel kanak ». Mais le mot n’est alors utilisĂ© que par les EuropĂ©ens, qui ont appelĂ© les habitants ainsi quand ils sont arrivĂ©s….

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  • La digue qui aurait dĂ» protĂ©ger Venise des inondations

    La digue qui aurait dû protéger Venise des inondations

    Publié le

    À Venise, la montĂ©e des eaux a atteint l’un de ses records historiques. Le grand projet de digue MOSE aurait dĂ» l’en protĂ©ger, rappelle la presse, mais il a sombrĂ© dans les scandales de corruption et l’explosion des coĂ»ts.

    À compter de dimanche 28 octobre, l’Italie affronte de violentes intempĂ©ries, qui ont entraĂźnĂ© la mort d’au moins 12 personnes et provoquĂ© des chutes d’arbres et d’axes routiers, des coupures d’électricitĂ© et des destructions.

    Venise, dĂ©jĂ  menacĂ©e par la montĂ©e des eaux, a connu un Ă©pisode particuliĂšrement aigu d’“acqua alta”. À 156 centimĂštres, le niveau de montĂ©e des eaux a atteint lundi 29 l’un de ses records historiques. Les trois quarts de la ville Ă©taient recouverts, dĂ©plore La Repubblica. La marĂ©e a pĂ©nĂ©trĂ© dans la basilique Saint-Marc, “dont les dĂ©licats carrelages de mosaĂŻques ont Ă©tĂ© recouverts pendant des heures d’eau salĂ©e. [
] Le sel est un ennemi invisible et insidieux, dont l’Ɠuvre se fera au fil des annĂ©es. Il remontera dans les parois, ce qui risque d’attaquer les mosaĂŻques.” Au palais Zaguri, l’eau a Ă©galement abĂźmĂ© deux toiles de MirĂł.

    “Alors que Venise est submergĂ©e par l’une des pires montĂ©es des eaux de son histoire, on ne peut pas s’empĂȘcher de penser : qu’est-il arrivĂ© au MOSE ? s’emporte Il Gazzettino, quotidien du Nord-Est. S’il y a bien un jour oĂč on en aurait eu besoin, c’est ce lundi.”

    Le MOSE, ou module expĂ©rimental Ă©lectromĂ©canique, est un grand projet de digue destinĂ© Ă  protĂ©ger Venise de la montĂ©e des eaux. “Ou du moins, c’est ce qu’on nous a promis, reprend le journal. Car le MOSE, le plus grand des ‘grands travaux’, s’est noyĂ©, dans tous les sens du terme.”

    Physiquement, la structure, terminĂ©e Ă  plus de 90 %, est installĂ©e sous l’eau, en attente d’ĂȘtre parachevĂ©e. Au sens figurĂ©, elle a sombrĂ© en 2014 sous les scandales de corruption et l’explosion des coĂ»ts. Ainsi, dĂ©plore Il Giornale, “tandis que la rouille envahit peu Ă  peu les Ă©cluses construites depuis des annĂ©es mais pas encore entrĂ©es en fonction, les coĂ»ts de manutention risquent de dĂ©passer les coĂ»ts de construction.” Le chantier a dĂ©butĂ© en 2003, mais l’idĂ©e remonte Ă  la marĂ©e historique de 1966, rappelle La Repubblica. Quant Ă  la date de livraison, elle est sans cesse repoussĂ©e.

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  • Etats-Unis : pour les « midterms », les dĂ©mocrates parient sur la proximitĂ©

    Etats-Unis : pour les « midterms », les démocrates parient sur la proximité

    Dans la tentative d’autopsie qu’elle avait faite de sa dĂ©faite (Ça s’est passĂ© comme ça, Fayard, 2017), la candidate dĂ©mocrate Ă  la prĂ©sidentielle de 2016, Hillary Clinton, avait avouĂ© que « boire [sa] part de chardonnay » lui avait permis de surmonter cette Ă©norme dĂ©sillusion.

    Elle n’avait sans doute pas Ă©tĂ© la seule, au sein d’un parti rĂ©duit Ă  l’état de ruines au lendemain de la victoire de Donald Trump : ­dĂ©capitĂ©, divisĂ© aprĂšs une primaire disputĂ©e avec le sĂ©nateur du Vermont Bernie Sanders, coupĂ© d’une partie de ses anciens Ă©lecteurs et privĂ© de programme fĂ©dĂ©rateur.

    Deux ans plus tard, les Ă©lections de mi-mandat devraient refermer quelques plaies. Le camp dĂ©mocrate a pu compter tout d’abord sur le rĂ©veil d’une base frappĂ©e de stupeur par l’élection de Donald Trump. Notamment Ă  l’initiative de dizaines de milliers de femmes dont une bonne partie est entrĂ©e en politique Ă  l’occasion des marches organisĂ©es dans tout le pays au lendemain de l’arrivĂ©e du rĂ©publicain Ă  la Maison Blanche. Cette mobilisation foisonnante a donnĂ© naissance Ă  une myriade de groupes locaux aujourd’hui rassemblĂ©s en une bonne demi-douzaine de collectifs organisĂ©s au niveau national : Indivisible, Action Together, Together We Will, Swing Left, Sister District, Flippable, ou Mobilize.

    Ces plates-formes, dont les noms traduisent avant toute chose une volontĂ© de reconquĂȘte Ă©lectorale, apportent leur soutien Ă  des centaines de candidats dans tout le pays, soit au niveau national, soit au niveau des Etats. Les dĂ©mocrates y ont perdu plus de neuf cents siĂšges au cours des deux mandats de Barack Obama, ponctuĂ©s au CongrĂšs par la perte de la majoritĂ© Ă  la Chambre des reprĂ©sentants, en 2010, puis au SĂ©nat, en 2014.

    La popularitĂ© retrouvĂ©e de l’« Obamacare »

    Le succĂšs du comitĂ© d’action politique ActBlue, qui permet de collecter des fonds de campagne, illustre Ă©galement ce dynamisme. Comme l’a soulignĂ© le site FiveThirtyEight,…

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  • Histoire. Peine capitale, pas si mĂ©diĂ©vale

    Histoire. Peine capitale, pas si médiévale

    Condamner à mort au Moyen Age, de Claude Gauvard, PUF, 368 p., 24 €.

    Trente-sept ans aprĂšs l’abolition de la peine de mort en France, le titre du nouveau livre de Claude Gauvard, Condamner Ă  mort au Moyen Age, fait instantanĂ©ment surgir de sombres images. Celle des pendus de François Villon, ou des rouĂ©s et des Ă©cartelĂ©s en place publique, visions d’horreur d’un Moyen Age par essence cruel et violent. Pourtant, la roue et l’écartĂšlement sont, comme les sorciĂšres, davantage modernes que mĂ©diĂ©vaux. Sans doute sommes-nous influencĂ©s par la vision fantasmĂ©e des mĂ©diĂ©vaux eux-mĂȘmes, qui aimaient Ă  orner les tympans de leurs Ă©glises de spectaculaires dĂ©capitations de martyrs.

    Dans cet ouvrage longtemps attendu, Claude Gauvard, nĂ©e en 1942, spĂ©cialiste de l’histoire de la justice et de la criminalitĂ© (et auteure, notamment, du Dictionnaire de l’historien, avec Jean-François Sirinelli, PUF, 2015), invite Ă  revoir nos prĂ©jugĂ©s, Ă  commencer par la frĂ©quence des exĂ©cutions capitales au Moyen Age. Certes, les sources judiciaires sont peu bavardes avant le XIIIe siĂšcle, mais les donnĂ©es rassemblĂ©es montrent que les exĂ©cutions – ordonnĂ©es pour punir des crimes ou de simples dĂ©lits, comme le vol ou la fabrication de fausse monnaie – sont rares : une tous les quatre ans Ă  Lyon et, dans les cas extrĂȘmes que sont la Normandie ou le Comtat Venaissin, une par an, contre dix au Texas en 2018. A la peine capitale, le Moyen Age prĂ©fĂšre une mort symbolique, le bannissement ou l’amende, voire la composition entre les parties, hors du tribunal.

    Le public, garant de la bonne mise en Ɠuvre du rituel

    L’infamie du bourreau est elle aussi questionnĂ©e par l’au­teure. Essentiellement porteuse d’incapacitĂ© juridique, elle ne prive pas de reconnaissance sociale, comme le prouve le titre de « maĂźtre », souvent accolĂ© Ă  son nom. De mĂȘme, le public, longtemps accusĂ© de voyeurisme, retrouve…

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  • RDC: une ONG demande une rĂšglementation sur le commerce des armes lĂ©gĂšres

    RDC: une ONG demande une rÚglementation sur le commerce des armes légÚres


    Par
    RFI

    Publié le 31-10-2018
    Modifié le 31-10-2018 à 11:12

    L’organisation non gouvernementale Cri de secours contre la prolifĂ©ration des armes lĂ©gĂšres (Crispal-Afrique), qui lutte contre a circulation incontrĂŽlĂ©e des armes lĂ©gĂšres en Afrique centrale, a dĂ©posĂ© ce mardi 30 octobre au bureau du prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale, Aubin Minaku, un mĂ©morandum en faveur de la ratification du traitĂ© sur le commerce des armes par le Parlement de la RDC. L’ONG estime cette ratification serait un pas de gĂ©ant.

    Ils Ă©taient une vingtaine au palais du Peuple, le siĂšge des deux chambres du Parlement congolais. Ces activistes disent ĂȘtre exaspĂ©rĂ©s par la quantitĂ© d’armes qui circulent dans certaines rĂ©gions du pays. « La derniĂšre Ă©tude qui a su faire la cartographie au Congo Ă©tablit, juste pour la province du Tanganyika, les deux Kivus, Maniema et une partie de l’Ituri, 300 000 armes dans les mĂ©nages », selon Jean-Paul Matuk Munan, directeur exĂ©cutif de Crispal Afrique.

    Cet activiste espĂšre que ce traitĂ© sera ratifiĂ© au cours de cette session parlementaire et avant les Ă©lections prĂ©vues le 23 dĂ©cembre de cette annĂ©e : « Ça sera une sortie d’honneur pour ce Parlement. C’est la derniĂšre action responsable que le Parlement congolais pourra prendre durant toute sa lĂ©gislature. »

    Il en a Ă©galement profitĂ© pour rassurer les dirigeants congolais sur le fait que ce traitĂ©, entrĂ© en vigueur 24 dĂ©cembre 2014, ne devrait pas aliĂ©ner pas la souverainetĂ© de la RDC : « Ce traitĂ© sur le commerce des armes n’est pas un traitĂ© de dĂ©sarmement. Le traitĂ© reconnait le droit souverain Ă  chaque Etat de rĂ©glementer exclusivement les armes Ă  l’intĂ©rieur de son territoire. »

    En juillet, Crispal Afrique avait menĂ© la mĂȘme dĂ©marche au Nord-Kivu, auprĂšs du ministre provincial en charge de la sĂ©curitĂ©. Le Nord-Kivu et plusieurs autres provinces de l’est de la RDC sont des rĂ©gions qui sont les plus touchĂ©es par les violences armĂ©es. 

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  • Soudan du Sud : le chef rebelle Riek Machar revient Ă  Juba, une premiĂšre depuis 2016

    Soudan du Sud : le chef rebelle Riek Machar revient Ă  Juba, une premiĂšre depuis 2016

    Afrique

    Soudan du Sud : le chef rebelle Riek Machar revient Ă  Juba, une premiĂšre depuis 2016

    Texte par FRANCE 24

    DerniĂšre modification : 31/10/2018

    Le chef rebelle Riek Machar est arrivé mercredi dans la capitale sud-soudanaise pour redevenir vice-président du pays. Un accord de paix a été signé le 12 septembre dernier pour mettre fin à cinq années de guerre civile.

    C’est une premiĂšre Ă©tape concrĂšte du processus de rĂ©conciliation au Soudan du Sud. Ce mercredi 31 octobre, le chef rebelle sud-soudanais Riek Machar est arrivĂ© Ă  Juba pour participer Ă  une cĂ©rĂ©monie cĂ©lĂ©brant la signature d’un nouvel accord de paix au Soudan du Sud. Il n’était pas revenu dans la capitale depuis plus deux ans aprĂšs des combats meurtriers entre ses hommes et les forces gouvernementales.

    Selon ce second accord de paix depuis 2013, Riek Machar doit retrouver son ancien poste de vice-prĂ©sident. Le texte a Ă©tĂ© signĂ© le 12 septembre dernier avec Salva Kiir, le prĂ©sident actuel du pays et grand rival de Riek Machar. L’accord, obtenu sous pression internationale,  est censĂ© mettre fin Ă  presque cinq annĂ©es d’une guerre civile dĂ©vastatrice pour le plus jeune pays du monde.

    Tourner la page d’une guerre civile meurtriùre

    Deux ans et demi Ă  peine aprĂšs son indĂ©pendance, le Soudan du Sud a sombrĂ© dans la guerre civile en dĂ©cembre 2013 Ă  Juba, lorsque Salva Kiir, un Dinka, a accusĂ© Riek Machar, son ancien vice-prĂ©sident, de l’ethnie nuer, de fomenter un coup d’État. Le conflit, marquĂ© par des atrocitĂ©s Ă  caractĂšre ethnique, a fait plus de 380 000 morts selon une Ă©tude rĂ©cente, et poussĂ© plus de quatre millions de Sud-soudanais, soit prĂšs d’un tiers de la population, Ă  fuir leur foyer.

    >> À lire aussi : Soudan du Sud : l’ONU dĂ©nonce de possibles “crimes de guerre”

    Pour marquer l’entrĂ©e en vigueur de cet accord, une cĂ©rĂ©monie pour la paix sera organisĂ©e ce mercredi en prĂ©sence des chefs d’État de la rĂ©gion. Ainsi, le chef de l’État soudanais Omar el-BĂ©chir, la prĂ©sidente Ă©thiopienne nouvellement nommĂ©e Sahle-Work Zewde et son homologue somalien Mohamed Abdullahi Mohamed ont gagnĂ© Juba ce mercredi matin. Le prĂ©sident ougandais Yoweri Museveni y Ă©tait Ă©galement attendu.

    >> À lire aussi sur Les Observateurs : Le fils de Salva Kiir, le prĂ©sident du Soudan du Sud, a-t-il exposĂ© sa “fastueuse vie” ?

    La cĂ©rĂ©monie doit se dĂ©rouler au MausolĂ©e John Garang, hĂ©ros de la guerre d’indĂ©pendance contre le Soudan. Plusieurs milliers de personnes y Ă©taient rassemblĂ©es mercredi matin en attendant qu’elle commence.

    Un futur incertain

    Si la cĂ©rĂ©monie semble actĂ©e, le futur proche semble incertain. L’Agence France Presse (AFP) dit ignorer si Riek Machar allait rester Ă  Juba au-delĂ  de la cĂ©rĂ©monie. L’un des porte-parole du chef rebelle, Lam Paul Gabriel, a indiquĂ© mardi que Riek Machar craignait pour sa sĂ©curitĂ©. “Mais la vĂ©ritĂ© est lĂ  : nous sommes pour la paix et ce que nous essayons de faire, c’est de bĂątir la confiance”, avait-il ajoutĂ©, prĂ©cisant que Riek Machar voyagerait avec une trentaine d’hommes politiques du SPLM-IO et sans soldats.

    >> À lire aussi : Soudan du Sud : “Ni Kiir ni Machar ne pourront construire un pays”

    Ce nouvel accord de paix laisse sceptiques de nombreux observateurs, qui soulignent que faire travailler ensemble les deux rivaux ne sera pas une mince affaire, leur coopération ayant toujours dans le passé abouti au chaos et au conflit.

    De fait, l’application du nouvel accord connaĂźt des retards sur des points importants comme la rĂ©activation d’une commission conjointe sur les frontiĂšres et le nombre des États rĂ©gionaux, – un des points de contentieux entre pouvoir et opposition – et celle pour l’Ă©valuation de la mise en Ɠuvre de l’accord de paix.

    Des combats ont Ă©galement Ă©tĂ© rapportĂ©s dans la rĂ©gion de Yei (sud) et dans l’État pĂ©trolier du Upper Nile (Haut Nil), alors que les belligĂ©rants ont dĂ©crĂ©tĂ© un cessez-le feu fin juin.

    Avec AFP

    PremiĂšre publication : 31/10/2018

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  • CAN 2019 : Mehdi Abeid incertain pour Togo-AlgĂ©rie

    CAN 2019 : Mehdi Abeid incertain pour Togo-Algérie




    Le milieu de terrain international de Dijon (DFCO), Mehdi Abeid, sera absent pour une quinzaine de jours, a appris l’AFP le 21 octobre 2018 auprĂšs d’Olivier Dall’oglio, l’entraĂźneur du club français de football. Abeid souffre d’une contracture aux ischios, survenue lors du match nul du DFCO Ă  Monaco samedi (2-2) et au cours duquel il avait marquĂ©. Sa participation au match Togo-AlgĂ©rie le 16 novembre, qualificatif pour la CAN 2019 (5e journĂ©e) est incertaine.

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  • Pour Paris canaille, suivez Dominique Kalifa

    Pour Paris canaille, suivez Dominique Kalifa

    Paris. Une histoire Ă©rotique, d’Offenbach aux Sixties, de Dominique Kalifa, Payot, « Une histoire Ă©rotique », 300 p., 21 €.

    Voici un beau livre qu’apprĂ©cieront les amoureux qui se bĂ©cotent sur les bancs publics comme les passants honnĂȘtes qui leur jettent des regards obliques. Les uns et les autres comprendront en le lisant comment est nĂ© un imaginaire social encore trĂšs puissant, qui a fait de Paris une des capitales mondiales, voire la capitale mondiale, des passions Ă©phĂ©mĂšres ou plus durables, le lieu par excellence du baiser amoureux, des liaisons adultĂšres et de toutes les formes d’érotisme.

    Cette association si puissante entre une ville, des sentiments et des pratiques a trouvĂ© un historien en la personne de Dominique Kalifa, qui livre avec ce Paris une Ă©tude aussi minutieuse que plaisante. DĂ©laissant l’univers du crime et des bas-fonds qu’il a inlassablement parcouru pendant plus de vingt-cinq ans (L’Encre et le Sang, Fayard, 1995 ; Les Bas-Fonds, Seuil, 2013 ; Tu entreras dans le siĂšcle en lisant FantĂŽmas, VendĂ©miaire, 2017
), ce grand spĂ©cialiste d’histoire culturelle, s’il aborde ici une thĂ©matique en apparence plus lĂ©gĂšre, continue de dĂ©cortiquer avec finesse les ressorts mĂ©connus de nos sociĂ©tĂ©s contemporaines.

    Les portes cochĂšres

    Pour Dominique Kalifa, l’imaginaire social liant Paris Ă  l’amour et au sexe s’est construit au cours du siĂšcle qui sĂ©pare les travaux d’Haussmann, dans les annĂ©es 1850, aux nouvelles transformations de Paris rĂ©alisĂ©es durant les annĂ©es 1960. Dans le Paris du Second Empire, cafĂ©s, boulevards, bois et jardins constituĂšrent des lieux de rencontre que les romans, la presse et mĂȘme certains guides touristiques ne cessĂšrent de mettre en scĂšne. Bals populaires et bals de sociĂ©tĂ© connurent un apogĂ©e dans cette seconde moitiĂ© du siĂšcle, entraĂźnant liaisons, mariages et sĂ©parations.

    Au-delĂ , c’est une vĂ©ritable…

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