Author: Don Kayembe

  • Un indépendantiste kanak ordinaire

    Un indépendantiste kanak ordinaire

    Kanaky. Sur les traces d’Alphonse Dianou, de Joseph Andras, Actes Sud, 304 p., 21 €.

    Chercher le point de bascule, quand la personne que l’on croyait connaître devient quelqu’un d’autre. Telle est l’obsession au cœur du récit tortueux de Joseph Andras. Le héros de Kanaky est Alphonse Dianou – Kahnyapa Dianou, de son nom mélanésien. Du 22 avril au 5 mai 1988, sur l’atoll d’Ouvéa, en Nouvelle-Calédonie, cet indépendantiste de 28 ans a mené l’occupation d’une gendarmerie, au cours de laquelle quatre gendarmes ont été tués, puis une prise d’otages dans une grotte. L’intervention de l’armée française s’est soldée par 21 morts, dont 19 Kanak. Dont lui.

    Qui était Alphonse Dianou ? Trente mois durant, l’écrivain, né en 1984, a mené l’enquête. Il a rencontré sa veuve et son fils, ceux qui l’ont connu ou étaient à ses côtés dans la grotte. De l’indépendantiste « sanguinaire » et « sans pitié » décrit dans la presse, l’écrivain ne retrouve rien. Ses proches évoquent un homme calme, admiratif de Gandhi et prônant la non-violence. Mélomane, ­ancien séminariste, Dianou finit par s’engager dans la lutte pacifique pour l’indépendance. Jusqu’au jour où il est arrêté lors d’une manifestation à Nouméa. A son compagnon de cellule, retrouvé par Andras, Dianou déclare : « Quand je sors de prison, je prends un fusil. »

    Témoignages contradictoires

    On peut reprocher à l’auteur du ­livre un parti pris en faveur des Kanak dans ses choix d’interviews. Il paraît l’assumer, rappelant que parmi les dizaines d’ouvrages sur Ouvéa, aucun n’a été écrit par un ­Kanak. Volontiers lyrique quand il décrit la cosmo­gonie traditionnelle, pleure avec ceux qu’il écoute ou fait revivre la grande révolte de 1878, Joseph Andras se montre aussi extrêmement précis dans les faits et propos rapportés. Ainsi des chapitres où il juxtapose des témoignages contradictoires, notamment sur la mort…

    Read More

  • Elections à Madagascar: le collectif des 25 candidats ne baisse pas les bras

    Elections à Madagascar: le collectif des 25 candidats ne baisse pas les bras


    Par
    RFI

    Publié le 31-10-2018
    Modifié le 31-10-2018 à 11:52

    Dernière ligne droite de la campagne électorale à Madagascar avant l’élection présidentielle du 7 novembre. Alors que les favoris du scrutin continuent leur tournée dans tout le pays, le collectif des 25 candidats qui demandent une réouverture de la liste électorale et le report de l’élection présidentielle a tenu un rassemblement dans la capitale à Antananarivo, mardi 30 octobre, pour informer la population des irrégularités qu’ils indiquent avoir constatées sur cette liste. Un rassemblement peu suivi.

    Dans le quartier de Mahamasina, en plein centre de la capitale, ils sont environ 200 à être venus écouter les arguments du collectif des 25 candidats. Sur la scène, musiques et discours se succèdent. Dans l’auditoire, Colombe : « Je suis venue ici parce que je ne suis pas du tout pour l’élection du 7 novembre. Parmi les 25 candidats, il y a des personnes qui savent bien la loi. Moi, je crois bien qu’ils ont raison. »

    Ces candidats avaient donné jusqu’à lundi au président de la République par intérim, Rivo Rakotovao, et à la Haute Cour constitutionnelle pour obtenir une réponse concernant leur demande de révision de la liste électorale. Faute de réactions, ils ont décidé de lancer ce qu’ils appellent « une campagne de sensibilisation » pour informer les Malgaches des défaillances qu’ils indiquent avoir trouvées.

    « Pression des bailleurs de fonds »

    Haingo Rasolofonjoa fait partie de ce collectif de candidats : « Il y a énormément de gens aujourd’hui qui ne sont pas sur la liste. Egalement des électeurs fictifs. Soit on décide de mettre en place la vraie liste électorale, et ça implique justement des nettoyages qui entraineront certainement un décalage. Je sais qu’il y a une pression énorme des bailleurs de fonds qui ont payé l’argent pour organiser les élections. Et aujourd’hui, ce n’est plus le Malgache qui doit choisir, c’est la communauté internationale qui a dit “nous avons financé”, et ça je trouve que c’est une ingérence directe ou indirecte. » Les 25 candidats ont prévu de se rassembler à nouveau ce mercredi matin.

    Ce climat n’est pas sans inquiéter Transparency International. Pour Ketakandriana Rafitoson, directrice de Transparency International sur la Grande île, qui participe ces jours-ci au Sommet mondial des défenseurs des droits humains à Paris, tous les ingrédients d’une crise sont présents.

    Si l’on veut éviter les malversations, il ne reste plus qu’un moyen: couvrir l’ensemble des bureaux de vote par des observateurs citoyens bénévoles. S’ils n’ont pas informatisé à 100% le système, c’est pour mieux manipuler les choses. C’est un appel qu’on lance : par pitié, épargnez-nous une nouvelle crise.

    Ketakandriana Rafitoson craint «l’une des pires élections de l’histoire malgache»

    31-10-2018
    – Par
    Bineta Diagne

    Read More

  • Nouvelle-Calédonie, 3 200 ans plus tard

    Nouvelle-Calédonie, 3 200 ans plus tard

    La France aux antipodes. Histoire de la Nouvelle-Calédonie, de Frédéric Angleviel, Vendémiaire, « Chroniques », 394 p., 25 €.

    Frédéric Angleviel, qui a longtemps enseigné à l’université de la Nouvelle-Calédonie (Nouméa), est historien, spécialiste de l’Océanie francophone. Il publie La France aux antipodes. Histoire de la Nouvelle-Calédonie, première synthèse générale de l’histoire de la collectivité française de Mélanésie, appelée à se prononcer par référendum, le 4 novembre, sur son indépendance.

    Que sait-on des premiers habitants de la Nouvelle-Calédonie ?

    L’archipel a commencé à être peuplé il y a 3 200 ans, par de petits groupes de personnes originaires d’Asie du Sud-Est qu’on appelle les « Austronésiens ». Mais il n’y avait pas d’écriture, donc c’est une histoire difficile à connaître. Ce que l’on peut dire, à partir des travaux des archéologues, c’est que, jusqu’à l’an mille de notre ère, il y avait une population assez faible, évidemment arrivée par la mer, qui s’est d’abord installée sur les rivages, puis, progressivement, dans l’intérieur de la Grande Terre [l’île principale de l’archipel calédonien].

    Ensuite, la population s’accroît. Il y a une intensification de l’agriculture. On commence à aller chercher l’eau dans les montagnes, avec un système de tuyaux et de terrasses : les tarodières irriguées. L’organisation politique devient plus complexe, plus hiérarchisée. Certaines tribus se regroupent en grandes chefferies.

    Peut-on, à partir de cette mutation, commencer à parler de peuple kanak ?

    L’un des principaux archéologues de la Nouvelle-Calédonie, Christophe Sand, considère en effet que c’est à ce moment-là qu’apparaît le « complexe culturel traditionnel kanak ». Mais le mot n’est alors utilisé que par les Européens, qui ont appelé les habitants ainsi quand ils sont arrivés….

    Read More

  • La digue qui aurait dû protéger Venise des inondations

    La digue qui aurait dû protéger Venise des inondations

    Publié le

    À Venise, la montée des eaux a atteint l’un de ses records historiques. Le grand projet de digue MOSE aurait dû l’en protéger, rappelle la presse, mais il a sombré dans les scandales de corruption et l’explosion des coûts.

    À compter de dimanche 28 octobre, l’Italie affronte de violentes intempéries, qui ont entraîné la mort d’au moins 12 personnes et provoqué des chutes d’arbres et d’axes routiers, des coupures d’électricité et des destructions.

    Venise, déjà menacée par la montée des eaux, a connu un épisode particulièrement aigu d’“acqua alta”. À 156 centimètres, le niveau de montée des eaux a atteint lundi 29 l’un de ses records historiques. Les trois quarts de la ville étaient recouverts, déplore La Repubblica. La marée a pénétré dans la basilique Saint-Marc, “dont les délicats carrelages de mosaïques ont été recouverts pendant des heures d’eau salée. […] Le sel est un ennemi invisible et insidieux, dont l’œuvre se fera au fil des années. Il remontera dans les parois, ce qui risque d’attaquer les mosaïques.” Au palais Zaguri, l’eau a également abîmé deux toiles de Miró.

    “Alors que Venise est submergée par l’une des pires montées des eaux de son histoire, on ne peut pas s’empêcher de penser : qu’est-il arrivé au MOSE? s’emporte Il Gazzettino, quotidien du Nord-Est. S’il y a bien un jour où on en aurait eu besoin, c’est ce lundi.”

    Le MOSE, ou module expérimental électromécanique, est un grand projet de digue destiné à protéger Venise de la montée des eaux. “Ou du moins, c’est ce qu’on nous a promis, reprend le journal. Car le MOSE, le plus grand des ‘grands travaux’, s’est noyé, dans tous les sens du terme.”

    Physiquement, la structure, terminée à plus de 90 %, est installée sous l’eau, en attente d’être parachevée. Au sens figuré, elle a sombré en 2014 sous les scandales de corruption et l’explosion des coûts. Ainsi, déplore Il Giornale, “tandis que la rouille envahit peu à peu les écluses construites depuis des années mais pas encore entrées en fonction, les coûts de manutention risquent de dépasser les coûts de construction.” Le chantier a débuté en 2003, mais l’idée remonte à la marée historique de 1966, rappelle La Repubblica. Quant à la date de livraison, elle est sans cesse repoussée.

    Read More

  • Etats-Unis : pour les « midterms », les démocrates parient sur la proximité

    Etats-Unis : pour les « midterms », les démocrates parient sur la proximité

    Dans la tentative d’autopsie qu’elle avait faite de sa défaite (Ça s’est passé comme ça, Fayard, 2017), la candidate démocrate à la présidentielle de 2016, Hillary Clinton, avait avoué que « boire [sa] part de chardonnay » lui avait permis de surmonter cette énorme désillusion.

    Elle n’avait sans doute pas été la seule, au sein d’un parti réduit à l’état de ruines au lendemain de la victoire de Donald Trump : ­décapité, divisé après une primaire disputée avec le sénateur du Vermont Bernie Sanders, coupé d’une partie de ses anciens électeurs et privé de programme fédérateur.

    Deux ans plus tard, les élections de mi-mandat devraient refermer quelques plaies. Le camp démocrate a pu compter tout d’abord sur le réveil d’une base frappée de stupeur par l’élection de Donald Trump. Notamment à l’initiative de dizaines de milliers de femmes dont une bonne partie est entrée en politique à l’occasion des marches organisées dans tout le pays au lendemain de l’arrivée du républicain à la Maison Blanche. Cette mobilisation foisonnante a donné naissance à une myriade de groupes locaux aujourd’hui rassemblés en une bonne demi-douzaine de collectifs organisés au niveau national : Indivisible, Action Together, Together We Will, Swing Left, Sister District, Flippable, ou Mobilize.

    Ces plates-formes, dont les noms traduisent avant toute chose une volonté de reconquête électorale, apportent leur soutien à des centaines de candidats dans tout le pays, soit au niveau national, soit au niveau des Etats. Les démocrates y ont perdu plus de neuf cents sièges au cours des deux mandats de Barack Obama, ponctués au Congrès par la perte de la majorité à la Chambre des représentants, en 2010, puis au Sénat, en 2014.

    La popularité retrouvée de l’« Obamacare »

    Le succès du comité d’action politique ActBlue, qui permet de collecter des fonds de campagne, illustre également ce dynamisme. Comme l’a souligné le site FiveThirtyEight,…

    Read More

  • Histoire. Peine capitale, pas si médiévale

    Histoire. Peine capitale, pas si médiévale

    Condamner à mort au Moyen Age, de Claude Gauvard, PUF, 368 p., 24 €.

    Trente-sept ans après l’abolition de la peine de mort en France, le titre du nouveau livre de Claude Gauvard, Condamner à mort au Moyen Age, fait instantanément surgir de sombres images. Celle des pendus de François Villon, ou des roués et des écartelés en place publique, visions d’horreur d’un Moyen Age par essence cruel et violent. Pourtant, la roue et l’écartèlement sont, comme les sorcières, davantage modernes que médiévaux. Sans doute sommes-nous influencés par la vision fantasmée des médiévaux eux-mêmes, qui aimaient à orner les tympans de leurs églises de spectaculaires décapitations de martyrs.

    Dans cet ouvrage longtemps attendu, Claude Gauvard, née en 1942, spécialiste de l’histoire de la justice et de la criminalité (et auteure, notamment, du Dictionnaire de l’historien, avec Jean-François Sirinelli, PUF, 2015), invite à revoir nos préjugés, à commencer par la fréquence des exécutions capitales au Moyen Age. Certes, les sources judiciaires sont peu bavardes avant le XIIIe siècle, mais les données rassemblées montrent que les exécutions – ordonnées pour punir des crimes ou de simples délits, comme le vol ou la fabrication de fausse monnaie – sont rares : une tous les quatre ans à Lyon et, dans les cas extrêmes que sont la Normandie ou le Comtat Venaissin, une par an, contre dix au Texas en 2018. A la peine capitale, le Moyen Age préfère une mort symbolique, le bannissement ou l’amende, voire la composition entre les parties, hors du tribunal.

    Le public, garant de la bonne mise en œuvre du rituel

    L’infamie du bourreau est elle aussi questionnée par l’au­teure. Essentiellement porteuse d’incapacité juridique, elle ne prive pas de reconnaissance sociale, comme le prouve le titre de « maître », souvent accolé à son nom. De même, le public, longtemps accusé de voyeurisme, retrouve…

    Read More

  • RDC: une ONG demande une règlementation sur le commerce des armes légères

    RDC: une ONG demande une règlementation sur le commerce des armes légères


    Par
    RFI

    Publié le 31-10-2018
    Modifié le 31-10-2018 à 11:12

    L’organisation non gouvernementale Cri de secours contre la prolifération des armes légères (Crispal-Afrique), qui lutte contre a circulation incontrôlée des armes légères en Afrique centrale, a déposé ce mardi 30 octobre au bureau du président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, un mémorandum en faveur de la ratification du traité sur le commerce des armes par le Parlement de la RDC. L’ONG estime cette ratification serait un pas de géant.

    Ils étaient une vingtaine au palais du Peuple, le siège des deux chambres du Parlement congolais. Ces activistes disent être exaspérés par la quantité d’armes qui circulent dans certaines régions du pays. « La dernière étude qui a su faire la cartographie au Congo établit, juste pour la province du Tanganyika, les deux Kivus, Maniema et une partie de l’Ituri, 300 000 armes dans les ménages », selon Jean-Paul Matuk Munan, directeur exécutif de Crispal Afrique.

    Cet activiste espère que ce traité sera ratifié au cours de cette session parlementaire et avant les élections prévues le 23 décembre de cette année : « Ça sera une sortie d’honneur pour ce Parlement. C’est la dernière action responsable que le Parlement congolais pourra prendre durant toute sa législature. »

    Il en a également profité pour rassurer les dirigeants congolais sur le fait que ce traité, entré en vigueur 24 décembre 2014, ne devrait pas aliéner pas la souveraineté de la RDC : « Ce traité sur le commerce des armes n’est pas un traité de désarmement. Le traité reconnait le droit souverain à chaque Etat de réglementer exclusivement les armes à l’intérieur de son territoire. »

    En juillet, Crispal Afrique avait mené la même démarche au Nord-Kivu, auprès du ministre provincial en charge de la sécurité. Le Nord-Kivu et plusieurs autres provinces de l’est de la RDC sont des régions qui sont les plus touchées par les violences armées. 

    Read More

  • Soudan du Sud : le chef rebelle Riek Machar revient à Juba, une première depuis 2016

    Soudan du Sud : le chef rebelle Riek Machar revient à Juba, une première depuis 2016

    Afrique

    Soudan du Sud : le chef rebelle Riek Machar revient à Juba, une première depuis 2016

    Texte par FRANCE 24

    Dernière modification : 31/10/2018

    Le chef rebelle Riek Machar est arrivé mercredi dans la capitale sud-soudanaise pour redevenir vice-président du pays. Un accord de paix a été signé le 12 septembre dernier pour mettre fin à cinq années de guerre civile.

    C’est une première étape concrète du processus de réconciliation au Soudan du Sud. Ce mercredi 31 octobre, le chef rebelle sud-soudanais Riek Machar est arrivé à Juba pour participer à une cérémonie célébrant la signature d’un nouvel accord de paix au Soudan du Sud. Il n’était pas revenu dans la capitale depuis plus deux ans après des combats meurtriers entre ses hommes et les forces gouvernementales.

    Selon ce second accord de paix depuis 2013, Riek Machar doit retrouver son ancien poste de vice-président. Le texte a été signé le 12 septembre dernier avec Salva Kiir, le président actuel du pays et grand rival de Riek Machar. L’accord, obtenu sous pression internationale,  est censé mettre fin à presque cinq années d’une guerre civile dévastatrice pour le plus jeune pays du monde.

    Tourner la page d’une guerre civile meurtrière

    Deux ans et demi à peine après son indépendance, le Soudan du Sud a sombré dans la guerre civile en décembre 2013 à Juba, lorsque Salva Kiir, un Dinka, a accusé Riek Machar, son ancien vice-président, de l’ethnie nuer, de fomenter un coup d’État. Le conflit, marqué par des atrocités à caractère ethnique, a fait plus de 380 000 morts selon une étude récente, et poussé plus de quatre millions de Sud-soudanais, soit près d’un tiers de la population, à fuir leur foyer.

    >> À lire aussi : Soudan du Sud : l’ONU dénonce de possibles “crimes de guerre”

    Pour marquer l’entrée en vigueur de cet accord, une cérémonie pour la paix sera organisée ce mercredi en présence des chefs d’État de la région. Ainsi, le chef de l’État soudanais Omar el-Béchir, la présidente éthiopienne nouvellement nommée Sahle-Work Zewde et son homologue somalien Mohamed Abdullahi Mohamed ont gagné Juba ce mercredi matin. Le président ougandais Yoweri Museveni y était également attendu.

    >> À lire aussi sur Les Observateurs : Le fils de Salva Kiir, le président du Soudan du Sud, a-t-il exposé sa “fastueuse vie” ?

    La cérémonie doit se dérouler au Mausolée John Garang, héros de la guerre d’indépendance contre le Soudan. Plusieurs milliers de personnes y étaient rassemblées mercredi matin en attendant qu’elle commence.

    Un futur incertain

    Si la cérémonie semble actée, le futur proche semble incertain. L’Agence France Presse (AFP) dit ignorer si Riek Machar allait rester à Juba au-delà de la cérémonie. L’un des porte-parole du chef rebelle, Lam Paul Gabriel, a indiqué mardi que Riek Machar craignait pour sa sécurité. “Mais la vérité est là : nous sommes pour la paix et ce que nous essayons de faire, c’est de bâtir la confiance”, avait-il ajouté, précisant que Riek Machar voyagerait avec une trentaine d’hommes politiques du SPLM-IO et sans soldats.

    >> À lire aussi : Soudan du Sud : “Ni Kiir ni Machar ne pourront construire un pays”

    Ce nouvel accord de paix laisse sceptiques de nombreux observateurs, qui soulignent que faire travailler ensemble les deux rivaux ne sera pas une mince affaire, leur coopération ayant toujours dans le passé abouti au chaos et au conflit.

    De fait, l’application du nouvel accord connaît des retards sur des points importants comme la réactivation d’une commission conjointe sur les frontières et le nombre des États régionaux, – un des points de contentieux entre pouvoir et opposition – et celle pour l’évaluation de la mise en œuvre de l’accord de paix.

    Des combats ont également été rapportés dans la région de Yei (sud) et dans l’État pétrolier du Upper Nile (Haut Nil), alors que les belligérants ont décrété un cessez-le feu fin juin.

    Avec AFP

    Première publication : 31/10/2018

    Read More

  • CAN 2019 : Mehdi Abeid incertain pour Togo-Algérie

    CAN 2019 : Mehdi Abeid incertain pour Togo-Algérie




    Le milieu de terrain international de Dijon (DFCO), Mehdi Abeid, sera absent pour une quinzaine de jours, a appris l’AFP le 21 octobre 2018 auprès d’Olivier Dall’oglio, l’entraîneur du club français de football. Abeid souffre d’une contracture aux ischios, survenue lors du match nul du DFCO à Monaco samedi (2-2) et au cours duquel il avait marqué. Sa participation au match Togo-Algérie le 16 novembre, qualificatif pour la CAN 2019 (5e journée) est incertaine.

    Read More

  • Pour Paris canaille, suivez Dominique Kalifa

    Pour Paris canaille, suivez Dominique Kalifa

    Paris. Une histoire érotique, d’Offenbach aux Sixties, de Dominique Kalifa, Payot, « Une histoire érotique », 300 p., 21 €.

    Voici un beau livre qu’apprécieront les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics comme les passants honnêtes qui leur jettent des regards obliques. Les uns et les autres comprendront en le lisant comment est né un imaginaire social encore très puissant, qui a fait de Paris une des capitales mondiales, voire la capitale mondiale, des passions éphémères ou plus durables, le lieu par excellence du baiser amoureux, des liaisons adultères et de toutes les formes d’érotisme.

    Cette association si puissante entre une ville, des sentiments et des pratiques a trouvé un historien en la personne de Dominique Kalifa, qui livre avec ce Paris une étude aussi minutieuse que plaisante. Délaissant l’univers du crime et des bas-fonds qu’il a inlassablement parcouru pendant plus de vingt-cinq ans (L’Encre et le Sang, Fayard, 1995 ; Les Bas-Fonds, Seuil, 2013 ; Tu entreras dans le siècle en lisant Fantômas, Vendémiaire, 2017…), ce grand spécialiste d’histoire culturelle, s’il aborde ici une thématique en apparence plus légère, continue de décortiquer avec finesse les ressorts méconnus de nos sociétés contemporaines.

    Les portes cochères

    Pour Dominique Kalifa, l’imaginaire social liant Paris à l’amour et au sexe s’est construit au cours du siècle qui sépare les travaux d’Haussmann, dans les années 1850, aux nouvelles transformations de Paris réalisées durant les années 1960. Dans le Paris du Second Empire, cafés, boulevards, bois et jardins constituèrent des lieux de rencontre que les romans, la presse et même certains guides touristiques ne cessèrent de mettre en scène. Bals populaires et bals de société connurent un apogée dans cette seconde moitié du siècle, entraînant liaisons, mariages et séparations.

    Au-delà, c’est une véritable…

    Read More