Category: Afrique

  • France: à Paris, le premier Salon africain de l’habitat

    France: à Paris, le premier Salon africain de l’habitat


    Par
    RFI

    Publié le 18-11-2018
    Modifié le 18-11-2018 à 13:28

    Le Salon africain de l’habitat, se tient à Paris pendant ce week-end jusqu’à ce dimanche soir 18 novembre. C’est la première édition de cette manifestation que les huit pays francophones d’Afrique de l’Ouest organisent, dans la capitale française. L’événement est parrainé par la Côte d’Ivoire, avec une ambition, celle de favoriser le crédit immobilier.

    Plusieurs promoteurs d’Afrique de l’Ouest proposent villas et appartements haut de gamme, ce week-end à Paris, principalement aux diasporas respectives, dans un marché où les taux d’intérêt des crédits immobiliers sont très élevés. Chacun des huit pays francophones de la région essaye de trouver la meilleure façon de favoriser l’accès des particuliers au crédit immobilier, comme des prêts sans intérêt au Mali.

    « Le taux zéro au Mali, c’est un taux initié volontairement par le gouvernement de la République pour permettre à une frange importante de la population, à faibles revenus ou à revenus bas, d’accéder à un logement décent. Cela a un coût budgétaire énorme. C’est assumé. Pour le moment, nous tenons le coup », a expliqué Mohamed Moustapha Sidibé, ministre de l’Habitat et de l’urbanisme.

    Au Sénégal, il n’y a pas de prêt immobilier sans intérêts mais le taux a été réduit pour les logements sociaux, selon le Ministre du renouveau urbain, de l’habitat et du cadre de vie, Diène Farba Sarr.

    En Côte d’Ivoire, le niveau du taux d’intérêt des crédits immobiliers a diminué, ces dernières années, mais il partait de très haut, comme le souligne Bruno Koné, ministre de la Construction, du logement et de l’urbanisme. 

    « Il fut un temps où il était aux environs de 16, 17 %. Heureusement, aujourd’hui, il a baissé autour de 9, 10 %. Certains vont jusqu’à 12 %. Notre ambition, c’est d’arriver à un taux maximum de 5,5 % », a précisé le ministre ivoirien avant d’ajouter que pour réduire les coûts des taux d’intérêt, les Banques ont cependant besoin de confiance.

    Les établissements financiers facturent, par conséquent, le risque qui est encore trop important en Afrique de l’Ouest, avec notamment de nombreux contentieux liés à l’acquisition du foncier. 

    Par ailleurs, l’une des raisons qui justifient des taux d’intérêt très élevés, c’est aussi parce que les crédits immobiliers sont accordés, en général, sur du court terme, entre cinq et dix ans.

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  • RDC: une équipe de l’OMS évacuée de Béni pour des raisons de sécurité

    RDC: une équipe de l’OMS évacuée de Béni pour des raisons de sécurité


    Par
    RFI

    Publié le 18-11-2018
    Modifié le 18-11-2018 à 13:25

    En République démocratique du Congo (RDC), l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) qui coordonne la lutte contre l’épidémie d’Ebola dans l’Est du pays, a été contrainte d’évacuer, samedi 17 novembre, 16 de ses membres du personnel. Ils ont dû être évacués de Béni vers Goma suite à la chute d’un obus tombé sur la villa qu’occupe l’OMS dans la ville. Il n’y a pas eu de blessés mais une grosse frayeur pour l’équipe qui a souhaité se mettre au calme à Goma interrompant de fait, le programme de lutte contre le virus Ebola. Selon le médecin coordinateur de l’OMS sur place, Michel Yao, il ne s’agissait toutefois pas d’une attaque délibérée mais la conséquence des affrontements entre des casques bleus et des rebelles, dans ce secteur de la ville. Pour lui, cette situation est tout à fait regrettable.

    « Pour nous, OMS, notre rôle est de faire en sorte que nous puissions rester pour contrôler cette épidémie. Ces derniers temps, au niveau de Béni, on commence vraiment à détecter des cas qui étaient cachés et à mieux contrôler les contacts, la vaccination… mais ce genre d’incidents pourrait, un peu, démoraliser le staff. Ce serait vraiment revenir en arrière que de se retirer et laisser l’épidémie se propager.

    Dr. Michel Yao

    18-11-2018
    – Par
    Léa-Lisa Westerhoff

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  • Gabon: l’Union africaine appelle au «respect de l’ordre constitutionnel»

    Gabon: l’Union africaine appelle au «respect de l’ordre constitutionnel»


    Par
    RFI

    Publié le 18-11-2018
    Modifié le 18-11-2018 à 13:19

    L’Union africaine appelle au « respect de l’ordre constitutionnel » au Gabon. Dans un communiqué assez court, le président de la commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, a également annoncé qu’une mission « d’information et d’écoute se rendrait rapidement » à Libreville. Une déclaration qui intervient alors que la modification d’un article de la Constitution gabonaise pour pallier l’absence du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba, hospitalisé depuis le 24 octobre, fait polémique.

    C’est la première prise de position de la communauté internationale depuis que la polémique a éclaté au Gabon. Dans un communiqué, le président de la Commission de l’Union africaine Moussa Faki Mahamat se dit « préoccupé par certains développements en rapport avec la situation sanitaire du chef de l’Etat ». Avant de réaffirmer « l’indéfectible attachement de l’UA au strict respect de l’ordre constitutionnel ».

    Les termes sont « précautionneux », mais « choisis », commente une source au sein de l’organisation panafricaine. En clair, si nulle part on ne mentionne la décision récente de la Cour constitutionnelle gabonaise d’ajouter un alinéa à l’article de la constitution qui organise la vacance de pouvoir en l’absence d’Ali Bongo, c’est bien cette polémique qui motive la mise au point de l’Union africaine.

    Il y a la constatation de la vacance de pouvoir, ensuite il y a le retrait, l’annulation de l’alinéa ajouté à l’article 13 de la Constitution qui autorise la Cour constitutionnelle a déléguer les pouvoirs du chef de l’Etat soit au vice-président de la République, soit au Premier ministre. La troisième chose que nous demandons, que nous exigeons même, c’est la démission de la présidente de la Cour constitutionnelle. On ne peut pas continuer à avoir comme président de la plus haute juridiction du pays quelqu’un qui bafoue allègrement la Constitution. C’est la raison pour laquelle nous demandons purement et simplement sa démission.

    Bertrand Noël Boudzanga, porte-parole de la société civile

    18-11-2018
    – Par
    Yves-Laurent Goma

    « L’incapacité ou la vacance du pouvoir sont prévues par la constitution gabonaise », commente un diplomate à l’Union africaine. « Toute dérive par rapport à l’application de cette prérogative serait considérée comme une violation de la loi fondamentale », selon cette source.

    D’ores et déjà, l’Union africaine prévoit de dépêcher une mission d’information à Libreville dans les prochains jours. Une mission qui pourrait être conduite par le président de l’organisation continentale en personne.

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  • Sénégal: la société civile affiche son soutien au collectif «Y’en a marre»

    Sénégal: la société civile affiche son soutien au collectif «Y’en a marre»


    Par
    RFI

    Publié le 18-11-2018
    Modifié le 18-11-2018 à 07:50

    La société civile du Sénégal a protesté ce samedi 17 novembre contre le retrait de l’agrément de Lead Afrique francophone par le gouvernement. Cette association est un des gestionnaires du mouvement citoyen « Y’en a marre ». Sans elle, le collectif, critique envers le pouvoir, se retrouve privé de la majeure partie de ses ressources financières. Des financements irréguliers selon le décret du ministère de l’Intérieur. La société civile demande dans un communiqué l’annulation de ce décret. Les douze signataires, dont Amnesty International, font part de leurs vives inquiétudes à quelques mois de l’élection présidentielle.

    Le retrait de cet agrément constitue un acte grave, inacceptable dénonce la société civile. Pour Mamadou Mignane Diouf, coordinateur du Forum social, les méthodes du gouvernement sont d’un autre âge : « On va revenir en arrière pour harceler des mouvements citoyens. Je crois que nous sommes est en train progressivement d’aller vers une démarche qui pourrait être une démarche très conflictuelle et qui pourrait nous amener dans des conflits que nous avions dépassés, explique-t-il. Cela à notre avis est vraiment dommage et le Sénégal ne mérite pas cela. »

    Mise en demeure

    Soutien ponctuel du collectif « Y’en a marre », la branche sénégalaise de l’ONG Oxfam a été mise en demeure par le ministère de l’Intérieur, d’après une source proche du dossier. Une succession d’événements qui alerte l’ONG RADDHO. Son directeur des programmes Iba Sarr.

    « Tout cela, ça constitue vraiment quand même des actes d’entraves au travail de la société civile au Sénégal. Il va falloir quand même que la société civile se mobilise et informe l’opinion publique nationale et internationale pour que des attaques et des menaces comme ça, ça s’arrête », affirme Iba Sarr, le directeur de RADDHO.

    Les autorités à chaque fois qu’il y a une organisation de la société civile qui gêne, qui fait son travail d’alerter et de veille, elle est considérée comme des opposants encagoulés. C’est ça le terme très souvent qu’ils utilisent. Le 24 février 2019, nous allons vers l’élection présidentielle et là je pense que quand même les organisations de la société civile doivent jouer leur partition. Et ça, il faut que les autorités acceptent cela et laissent les gens faire correctement leur travail.

    Iba Sarr, directeur de l’ONG RADDHO

    18-11-2018
    – Par
    William de Lesseux

    Ces organisations de la société civile entendent bien continuer leur mobilisation la semaine prochaine. Objectif : maintenir la pression sur le gouvernement. Contacté ce samedi, le ministère de l’Intérieur n’était pas disponible pour répondre à nos questions mais l’enquête ouverte pour financement illégal contre Lead Afrique francophone est toujours en cours.

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  • RCA: après le retour au calme à Alindao, quels besoins ont les populations?

    RCA: après le retour au calme à Alindao, quels besoins ont les populations?

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  • CAN féminine 2018: les Camerounaises renversent les Maliennes

    CAN féminine 2018: les Camerounaises renversent les Maliennes

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  • Jérémy Morel: «Vivre une aventure humaine avec Madagascar»

    Jérémy Morel: «Vivre une aventure humaine avec Madagascar»

    Le Lyonnais Jérémy Morel s’apprête à faire ses débuts en équipe nationale de Madagascar, face au Soudan. Pour RFI, le défenseur de 34 ans, né en France, explique les raisons de ce choix très commenté : rejoindre les « Barea » juste après leur qualification pour la Coupe d’Afrique des nations 2019.

    RFI : Jérémy Morel, quel accueil les Malgaches vous ont réservé ?

    Jérémy Morel : Un très bel accueil ! On m’avait prévenu que ça allait être chaud et ça l’a été. On voit bien que le football est omniprésent sur l’île. On prend vraiment la mesure de la chose lorsqu’on est sur place.

    Etes-vous souvent venu à Madagascar ?

    J’étais déjà venu trois ou quatre fois. Mais je ne connais pas trop Antananarivo. On est plus de Diego-Suarez, du Nord du pays. Je découvre.

    Quelle relation avez-vous avec ce pays ?

    Dans ma famille, c’est beaucoup Madagascar et la Réunion. Madagascar a une place assez importante pour nous. Je suis très content de pouvoir jouer pour ce pays. J’espère que cette aventure va être longue.

    Comment en êtes-vous arrivé à jouer pour l’équipe nationale ?

    J’ai mon cousin par alliance qui vit à Madagascar depuis 5-6 ans, avec ma cousine. Un jour, il a vu une photo de l’équipe nationale et a reconnu des joueurs de la Réunion. Il s’est dit : « Si eux y sont, pourquoi pas Jérémy ? » Il a réussi à appeler le sélectionneur Nicolas Dupuis. Et ça s’est fait comme ça.

    Il savait que je ne l’aurais pas forcément fait de moi-même. C’est lui qui a un peu forcé les choses, mais avec mon accord évidemment.

    L’équipe de Madagascar est déjà qualifiée pour la CAN 2019. Pourquoi disputer ce match d’éliminatoires sans enjeu, face au Soudan, en éliminatoires ?

    L’idée est de pouvoir m’intégrer du mieux possible à cet effectif. Même s’il n’y a pas forcément d’enjeu parce qu’on est déjà qualifié, ce genre de match reste important à jouer. Ça permet de gagner en confiance. Pour toute l’équipe, c’est important de parvenir à enchaîner les résultats et les bonnes prestations. […]

    Arriver après la qualification, ce n’est pas forcément évident. Mais, pour moi, c’était important de venir aujourd’hui durant ce regroupement-là. Ça se passe bien et j’en suis très content.

    Cela a-t-il été difficile de s’intégrer en équipe nationale ?

    Non, pas du tout. J’ai la chance de connaître certains joueurs. Donc, ça m’a facilité les choses.

    Comment vous êtes-vous vous intégré à ce groupe ? Faut-il mettre en avant votre expérience ou, au contraire, la jouer plutôt modeste ?

    Je pense qu’il faut être comme on est dans la vie de tous les jours. Je ne suis pas là pour donner des leçons. Si les autres joueurs m’en demandent, je répondrais avec le plus d’humilité possible. Je suis aussi là pour apporter mon vécu.

    Mais ce sont eux qui se sont qualifiés à la CAN 2019. Je n’étais pas là. Ils ont fait le travail. Donc, je suis surtout là pour apporter mon expérience. […]

    Vous avez joué pour deux très grands clubs français, Marseille et maintenant Lyon. Vous avez disputé la Ligue des champions, qui est une des compétitions les plus prestigieuses au monde. Pourquoi vouloir disputer un tournoi comme la CAN 2019 ?

    Ce n’est pas forcément hyper important de la jouer. Je suis là par la force des choses. Jusqu’à récemment, je ne savais pas que je pouvais être naturalisé malgache. Si je l’avais su avant, j’aurais fait le nécessaire auparavant. Ce sont des choses de la vie.

    Je suis également là pour vivre une aventure humaine. Et, aujourd’hui, je me régale à être ici.

    Vous avez 34 ans. Etait-ce important pour vous de vivre une expérience de ce type, avant la retraite ?

    C’est une nouvelle aventure. Dans le football, on ne sait jamais de quoi demain sera fait. C’était une opportunité pour moi de connaître autre chose. Je vais essayer de vivre cette expérience pleinement et de prendre le plus de plaisir possible avec cet effectif-là.

    En France, votre décision de jouer pour Madagascar a suscité des réactions très différentes. Beaucoup de personnes ont compris et même salué votre choix. D’autres se sont moqués. Et certains vous ont taxé d’opportunisme. Que pensez-vous de toutes ces réactions ?

    On ne peut pas plaire à tout le monde… Moi, je sais pourquoi je suis là. Comme je l’ai déjà dit, je n’ai pas besoin de me justifier sur pourquoi ce choix et pourquoi à ce moment-là. Je sais d’où je viens et où je veux aller. […]

    Chronologie et chiffres clés

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  • RDC: situation toujours tendue à l’université de Kinshasa

    RDC: situation toujours tendue à l’université de Kinshasa


    Par
    RFI

    Publié le 17-11-2018
    Modifié le 17-11-2018 à 20:52

    La situation était encore très volatile samedi soir à l’université de Kinshasa. De nouvelles échauffourées ont eu lieu le matin entre police et étudiants, et la tension est remontée d’un cran en fin d’après-midi. Bilan: un blessé léger côté police, qui a fait usage de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogène, aucun côté étudiants. Un magasin de téléphonie situé sur le campus a également été incendié. A l’origine, ces étudiants manifestaient depuis lundi pour réclamer que la rentrée académique – empêchée par une grève des enseignants ait lieu. Mais depuis que deux étudiants sont morts cette semaine sous les balles de la police, le mouvement a pris une autre tournure.

    La colère grandit dans le milieu estudiantin kinois et ne se limite plus à l’université de Kinshasa. Ce samedi des élèves de l’ISTA, l’Institut supérieur des techniques appliquées, ont fait le déplacement jusqu’à l’UNIKIN pour venir grossir les rangs de la manifestation par solidarité, et exprimer eux aussi leur indignation face à la répression policière qui a coûté la vie à deux étudiants cette semaine.

    Parallèlement, la liste des revendications de ces étudiants s’allonge de jour en jour. S’ils continuent de réclamer la reprise des cours, plus d’un mois après la date prévue pour la rentrée universitaire, et que les autorités fassent le nécessaire pour mettre fin à la grève de leurs enseignants, ils réclament désormais justice pour leurs camarades décédés.

    Ils veulent qu’une audience foraine soit organisée dans l’enceinte même de l’université pour juger les policiers auteurs des balles meurtrières et que l’intégralité des frais d’obsèques soit prise en charge par les autorités, et ils promettent de poursuivre leurs manifestations tant qu’ils n’auront pas entendu gain de cause. Vendredi, le chef de la police de Kinshasa a assuré que l’un des deux policiers avait déjà été arrêté et déféré à l’auditorat militaire.

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  • Trois questions à Serge Auguste Zaongo, lauréat du RFI Challenge App Afrique

    Trois questions à Serge Auguste Zaongo, lauréat du RFI Challenge App Afrique


    Par
    David Pauget

    Publié le 17-11-2018
    Modifié le 17-11-2018 à 21:08

    La troisième édition du Prix RFI Challenge App Afrique, pour favoriser l’intégration des nouvelles technologies dans le domaine du développement durable, s’est déroulée à Cotonou, au Bénin, le 13 novembre 2018. Elle a récompensé Serge Auguste Zaongo, chercheur burkinabè de 28 ans, pour son projet « SAAGA », un système d’irrigation intelligent et connecté.

    RFI a posé trois questions à Serge Auguste Zaongo, ingénieur de conception orienté électronique et objets connectés, formateur en électronique au Centre de formation professionnelle de référence de Ziniaré-CFPR-Z au Burkina Faso, et en incubation au centre d’entrepreneuriat numérique BeoogoLAB.

    RFI : Pouvez-vous nous présenter votre application, qui se nomme « SAAGA» ?

    Serge Auguste Zaongo : En langue locale moré, cela signifie « la pluie » ou « SAAGA » comme Système d’arrosage automatique goutte à goutte autonome. Le principe est d’irriguer la quantité d’eau nécessaire en fonction du besoin de la culture. Ce dispositif vient soulager la peine de millions d’agriculteurs en leur permettant trois éléments essentiels : une économie en eau ; une meilleure productivité ; et leur permettre d’effectuer de la culture hors-sol dans les zones les plus arides.

    L’application fonctionne avec deux modes : un mode basique et un mode avancé. Le mode basique est orienté principalement pour les agriculteurs les moins instruits. Le dispositif va mesurer, grâce aux capteurs mis au niveau de la culture, le niveau d’humidité, et déclencher automatiquement l’’irrigation. L’agriculteur comprend le principe à travers deux voyants : un voyant rouge qui clignote pour lui dire qu’il n’a plus assez d’eau dans sa réserve, et un voyant bleu qui clignote pour lui dire que le système est en train d’irriguer.

    Pour le niveau avancé, il y a une interface web qui offre la possibilité d’avoir les relevés sur les niveaux d’humidité, les quantités d’eau consommées par période et par culture. Une notification SMS adressée à l’agriculteur lui donne les états critiques de la culture. Ce système « SAAGA » est alimenté par énergie solaire.

    Comment cette idée vous est-elle venue ?

    En faisant des recherches, je suis tombé sur la carte mondiale de la faim de la FAO. J’ai été stupéfait. Je me suis rendu compte que 793 millions de personnes n’avaient toujours pas une alimentation suffisante dans le monde, et le Burkina Faso fait partie des pays où l’autosuffisance alimentaire n’est pas atteinte. La sécheresse progresse à hauteur de 516 000 hectares chaque année dans notre pays, et l’inégale répartition de l’eau la rend difficile d’accès.

    Au Burkina Faso, on n’exploite que 14% du potentiel des terres irrigables, pourtant c’est 80% de la population active qui est engagée dans l’agriculture. J’ai décidé que le dispositif que je concevrai devrait répondre à trois éléments essentiels : tenir compte de l’aspect environnemental, c’est-à-dire s’adapter en zones humides tout comme en zones arides. Mais aussi tenir compte de l’aspect social et économique, dans le sens où il faudrait que le dispositif s’adapte à l’utilisateur. On a beaucoup de dispositifs d’irrigation, mais les agriculteurs ont du mal à les utiliser, car ils n’ont pas une bonne maîtrise du calendrier d’irrigation. Pour l’aspect économique, nous souhaitons permettre aux agriculteurs d’utiliser le dispositif et de payer après 2 ou 3 saisons de récolte. Ils pourront donc faire des bénéfices après les récoltes avant de rembourser le dispositif par tranches.

    Avec ce Prix RFI Challenge App Afrique, vous avez remporté une bourse de 15 000 euros [soit environ 10 000 000 francs CFA]. Quels sont vos objectifs pour l’avenir ?

    J’ai reçu le prix avec beaucoup de plaisir. Le dispositif est évalué autour de 300 000 à 500 00 francs CFA. Cette bourse va me permettre de développer et déployer un dispositif d’irrigation dans chacune des 13 régions du Burkina. Lorsque les agriculteurs constateront les bénéfices, nous aurons moins de difficultés à atteindre les autres producteurs agricoles.

    La deuxième étape va consister à assister les agriculteurs grâce à un service d’appui agricole à travers les données prélevées dans leurs cultures. Il consistera en un service d’appel automatique qui informera l’agriculteur dans sa langue locale sur les stratégies et attitudes à adopter en fonction des données prélevées.

    Et à long terme, nous déploierons le dispositif dans les pays de la sous-région, puis dans toute l’Afrique, car les agriculteurs vivent les mêmes réalités un peu partout.

    ► (Ré) écouter : Le numérique, un accélérateur du développement durable en Afrique? (C’est pas du vent)

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  • Présidentielle malgache: Rajoelina et Ravalomanana qualifiés pour le 2nd tour

    Présidentielle malgache: Rajoelina et Ravalomanana qualifiés pour le 2nd tour


    Par
    RFI

    Publié le 17-11-2018
    Modifié le 17-11-2018 à 23:43

    Un duel entre deux ex-présidents : c’est l’affiche du second tour de la présidentielle malgache. Andry Rajoelina (39,19%) et Marc Ravalomanana (35,29%) se sont qualifiés selon les résultats provisoires , car non encore officiellement proclamés par la HCC, la Haute cour constitutionnelle. Le 2nd tour est prévu pour le 19 décembre.

    Les résultats sont à la mesure des tendances de ces derniers jours. Samedi soir, à 18h30, la Céni a donc donné très officiellement les résultats du scrutin. Andry Rajoelina, l’ex président de la Transition, arrive en tête avec 39,19% des suffrages. Suivi par son ennemi de toujours, l’ex-président Marc Ravalomanana avec 35,29% des voix.

    Le président sortant Hery Rajaonarimampianina obtient un score de 8,84% qui le place en troisième position. Le pasteur Mailhol, fondateur de la secte Apocalyse sur la Grande Ile, arrive en 4e position avec 1,27% des suffrages. Les 32 autres candidats ramassent donc les miettes, comme Didier Ratsiraka avec un petit 0,45%. Le taux de participation s’élève à 54,2%. Quant au nombre de bulletins blancs ou nuls, il dépasse lui les 7%.

    Ces résultats interviennent sur fond de contestation de la part d’un grand nombre de candidats. Les trois candidats arrivés en tête ont tous ces derniers jours mis en doute la fiabilité des résultats partiels et la manière peu transparente avec laquelle opérait la Céni. Samedi matin, un collectif d’une vingtaine de candidats, composé entre autres de Hery Rajaonarimampianina, a même déposé une requête devant la HCC demandant l’annulation du scrutin pour vice de procédure dans l’élection ayant entraîné des fraudes.

    Les clans des deux qualifiés ont d’ores et déjà réagi : « Nous nous engageons sans problème dans le deuxième tour et avec espoir », a déclaré à l’issue de la cérémonie d’annonce des résultats, le directeur de campagne de Marc Ravalomanana. Il confirme toutefois de grosses différences de résultats entre ceux de la Céni et les leurs. Mais dit-il, « nous ne déstabiliserons pas l’institution dans la proclamation de ses résultats provisoires. » Quant à savoir si son équipe déposera un recours en disqualification contre le candidat adverse : « Laissez-nous le secret de notre stratégie d’approche pour le 2nd tour, sans dévoiler immédiatement ce que nous ferons ou ne ferons pas ».

    Côté Andry Rajoelina, la réaction s’est faite par un tweet sur le compte du candidat: « La population malagasy a montré sa soif de démocratie. Félicitations à tous ceux qui ont voté. J’appelle maintenant à un large rassemblement pour sauver Madagascar. Néanmoins, je soutiens la vraie démocratie et je regrette que le traitement des résultats par la #CENI n’ait pas été transparent. Cela ne nous empêchera pas de gagner, avec vous tous, et rendre sa fierté au peuple malagasy. »


    Hery Rajaonarimampianina et d’autres candidats réclament l’annulation du scrutin

    « Utilisation d’urnes non transparentes facilitant le bourrage d’urnes », « stylos à bille remplacés par des marqueurs dans les isoloirs », « bulletins cochés retrouvés dans des poubelles autour des bureaux de vote », autant d’anomalies que le président sortant et éliminé du 2nd tour, Hery Rajaonarimampianina pointe du doigt. Avec une coalition d’une vingtaine d’autres candidats, il a déposé samedi matin, à quelques heures de l’annonce des résultats provisoires, une requête devant la Haute cour constitutionnelle. Tous réclament l’annulation du scrutin du 7 novembre. La HCC devra se prononcer et trancher, d’ici le 26 novembre prochain.

    « Un peu partout dans le pays, nous avons constaté beaucoup d’irrégularités, d’anomalies, quant aux dernières préparations de ce scrutin. C’est vraiment une source potentielle de fraudes ! Et c’est à cause de cela que l’on risque de remettre en question la crédibilité même des opérations électorales » justifie le président sortant interrogé par RFI.

    Quand on lui demande s’il a déposé une requête en annulation au vu de résultats qui ne lui sont pas favorables, Hery Rajaonarimampianina dément : « On peut être déçu si on est convaincu qu’il n’y avait pas eu d’irrégularités. Mais je suis convaincu, j’ai vu, j’ai des preuves que les irrégularités sont nombreuses. Il y a eu un détournement du vote des citoyens et je me sens interpellé en tant que dirigeant sortant de ce pays. »

    Sur la question d’une éventuelle alliance de son camp avec Marc Ravalomanana, le président sortant botte en touche : « Votre question arrive trop tôt. Il faut d’abord attendre les résultats définitifs. Donc attendons de voir. »

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