Author: Don Kayembe

  • En Centrafrique, le président de l’Assemblée nationale a été destitué

    En Centrafrique, le président de l’Assemblée nationale a été destitué

    Afrique

    En Centrafrique, le président de l’Assemblée nationale a été destitué

    Texte par FRANCE 24

    Dernière modification : 26/10/2018

    Les députés centrafricains ont voté vendredi à la majorité la destitution du président de l’Assemblée nationale, Karim Meckassoua. Son élection au perchoir en 2016 était considéré comme un symbole de réconciliation en Centrafrique.

    Le président de l’Assemblée nationale centrafricaine, Karim Meckassoua, a été destitué vendredi 26 octobre au soir par les députés. Selon l’AFP, 98 députés ont voté pour sa destitution, 41 contre et un député s’est abstenu, après plusieurs heures de débat.

    Symbole de réconciliation

    Karim Meckassoua est le député du troisième arrondissement de la capitale Bangui, qui comprend le PK5, le quartier abritant la majorité des musulmans de Bangui.

    Après le déferlement de haine entre rebelles de la coalition Séléka à dominante musulmane et groupes antibalaka prétendant défendre les chrétiens à partir de 2013, son élection au perchoir en 2016 était considéré comme un symbole de réconciliation en Centrafrique, dirigée par un chrétien, Faustin-Archange Touadéra.

    Mais dans ce pays où l’influence politique reste en partie communautaire, les relations entre les deux hommes n’ont jamais été bonnes. En 2017, des rumeurs de coups d’État avaient circulé, des proches de M. Touadéra n’hésitant pas à accuser publiquement M. Meckassoua.

    >> À lire : en Centrafrique, une présence armée russe de plus en plus marquée

    Le 23 octobre, plus de 400 personnes, dont de nombreux habitants du PK5, avaient manifesté du quartier musulman jusqu’au quartier général de la Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) pour protester contre la procédure de destitution du président de l’Assemblée. Celle-ci avait été lancée mi-octobre par une pétition, signée par 95 députés sur 140.

    Selon le règlement de l’Assemblée, après réception de la pétition, un vote devait avoir lieu et recueillir au moins les deux tiers des voix des députés, soit 93, pour que M. Meckassoua soit destitué.

    Il était accusé par ses détracteurs d’avoir “confisqué des dossiers essentiels pour les députés”, selon Mathurin Dimbélet Makoé, deuxième vice-président de l’Assemblée, évoquant mi-octobre devant la presse une “opacité dans la gestion des finances” de l’Assemblée.

    Selon plusieurs députés interrogés par l’AFP, la pétition et la tentative de destituer M. Meckassoua pourraient avoir été pilotées par la présidence centrafricaine, qui souhaiterait placer un de ses fidèles à la tête de l’Assemblée.

    En Centrafrique, l’État ne contrôle qu’une petite partie du territoire : depuis 2013, la quasi-totalité de celui-ci vit sous la coupe de groupes armés, dans un pays de 4,5 millions d’habitants classé parmi les plus pauvres au monde mais riche en diamants, or et uranium.

    Avec AFP

    Première publication : 26/10/2018

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  • Rwanda : l’inaction de l’armée française en question lors du massacre de Bisesero

    Rwanda : l’inaction de l’armée française en question lors du massacre de Bisesero

    Dernière modification : 26/10/2018

    Rwanda : l’inaction de l’armée française en question lors du massacre de Bisesero

    Le dossier rwandais une nouvelle fois à la une : alors que l’armée française est accusée de ne pas avoir défendu les civils plus tôt, l’ex-commandant de la Force Turquoise évoque un manque de moyens. Une version contestée. Au Sénégal, alerte à la dengue dans la ville de Touba, alors que plusieurs millions de personnes sont attendues ce week-end pour le grand Magal. Enfin au Burkina Faso, coup d’envoi des “Récréatrales”, grand festival de théâtre à Ouagadougou.

    Par Mounia KACEM , Louma SANBAR

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  • Une présentatrice américaine perd son émission après avoir approuvé le « blackface »

    Une présentatrice américaine perd son émission après avoir approuvé le « blackface »

    Le caractère raciste du « blackface », qui consiste à se grimer le visage en noir, ne semble pas encore évident pour tout le monde. Megyn Kelly, l’un des visages les plus connus de la télévision américaine, a reçu un déluge de critiques après avoir approuvé cette pratique. Une prise de position qui lui a coûté son poste à l’antenne de NBC, puisque son émission quotidienne a été annulée, a annoncé la chaîne vendredi 26 octobre.

    « Megyn Kelly Today ne reviendra pas, a écrit sur Twitter NBC News, citant son propre porte-parole. La semaine prochaine, la tranche de 9 heures sera occupée par d’autres coprésentateurs. » Megyn Kelly, ancienne star de Fox News, est en discussions concernant son avenir à NBC, selon des sources anonymes mentionnées par la chaîne elle-même, expliquant que son départ était probable. Selon son avocat Bryan Freedman, cité par NBC, Mme Kelly reste une employée de NBC News et « les discussions se poursuivent sur les prochaines démarches ».

    Lire aussi :   Le « blackface », une pratique raciste encore présentée comme humoristique en France

    La suspension de son émission a été rapide. Il y a trois jours, lors d’une rubrique consacrée aux costumes d’Halloween, la femme de 47 ans s’est demandé si le « blackface » — qui renvoie de facon non équivoque à l’époque de la ségrégation où des comédiens blancs se maquillaient en noir pour moquer des Afro-Américains — était systématiquement problématique. Une posture défendue par certaines personnes qui défendent une « simple blague », quand d’aucuns osent dire « un hommage ».

    « Qu’est-ce qui est raciste ? », a-t-elle interrogé. « Vous vous attirez des ennuis si vous êtes blanc et que vous vous grimez en noir pour Halloween ou si vous êtes noir et que vous vous maquillez en blanc pour Halloween », a-t-elle poursuivi, à quelques jours de la grand-messe populaire du déguisement aux Etats-Unis. « Quand j’étais gamine, c’était ok tant qu’on se déguisait en personnage », a-t-elle ajouté.

    « Je suis désolée »

    Ses propos ont entraîné un véritable tollé, notamment sur les réseaux sociaux, avec des appels à sa démission, mais ont également refroidi ses propres collègues. « Je condamne ses remarques, elles n’ont pas leur place sur notre antenne ou sur notre lieu de travail », a réagi mercredi Andy Lack, président de NBC News.

    « Alors qu’elle a présenté ses excuses aux équipes, elle en doit de plus importantes aux personnes de couleur à travers le pays », a estimé Al Roker, présentateur météo de la chaîne, qui est noir. NBC a retransmis jeudi une rediffusion de son émission « Megyn Kelly Today », alors que les spéculations autour d’une annulation de son programme se renforçaient.

    « Je suis désolée », avait lancé la veille la journaliste pour débuter son émission en direct. « J’ai appris qu’au regard de l’histoire du blackface, utilisé de manière atroce par les racistes dans ce pays, ça ne doit pas faire partie de n’importe quel costume, à Halloween ou autre », avait-elle poursuivi, accueillant ensuite deux intervenants noirs pour discuter de cette controverse.

    Ancienne figure de proue de la chaîne conservatrice Fox News, Megyn Kelly a rejoint NBC en début d’année 2017. En 2015, Donald Trump avait suggéré que la présentatrice l’avait injustement traité durant un débat, car elle avait ses règles.

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  • Election au Brésil : comment Jair Bolsonaro en est-il arrivé là ?

    Election au Brésil : comment Jair Bolsonaro en est-il arrivé là ?

    LE MONDE
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    Portrait

    Les Brésiliens élisent, dimanche 28 octobre, leur nouveau président. Selon un dernier sondage, ce second tour pourrait amener à une franche victoire du candidat d’extrême droite, Jair Bolsonaro, avec 56 % des suffrages contre 44 % pour son concurrent, Fernando Haddad. Il y a encore quelques mois, un tel scénario semblait difficilement imaginable. Et, pourtant, profitant d’un climat général de défiance vis-à-vis des responsables politiques ainsi que de l’inéligibilité de l’ancien candidat Lula, M. Bolsonaro a réussi une ascension spectaculaire. Portrait d’un ancien militaire, ouvertement raciste, misogyne et homophobe, qui pourrait prendre la tête de son pays, peuplé de plus de 200 millions d’habitants.

    LE MONDE

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  • Inde : arrestation de 2 000 traditionnalistes empêchant aux femmes d’accéder à un temple

    Inde : arrestation de 2 000 traditionnalistes empêchant aux femmes d’accéder à un temple

    La police indienne a arrêté ces derniers jours plus de 2 000 personnes qui ont empêché des femmes d’accéder au temple hindou d’Ayyappa à Sabarimala, dans l’Etat du Kerala (sud), a fait savoir vendredi 26 octobre, un responsable de la police. Les personnes arrêtées agissaient en effet en violation d’une décision de justice qui autorise pour la première fois les femmes à y pénétrer

    « Nous avons arrêté 2 061 personnes conformément à plusieurs articles du code pénal indien, dont incitation à la violence communautaire, (infraction à) la loi sur les armes et destruction de biens publics », a rapporté ce responsable de la police qui a requis l’anonymat. Il a précisé que, jusqu’à présent, 452 procédures avaient été engagées contre les suspects et qu’il fallait s’attendre à de nouvelles arrestations, des centaines d’autres suspects ayant été repérés.

    Lire aussi :   Inde : l’ouverture aux femmes d’un temple provoque des tensions

    Le temple, qui n’est ouvert que périodiquement, a refermé ses portes lundi jusqu’à novembre. La semaine prochaine, le temple ouvrira pour une journée de rituels avant un festival de deux mois à partir de la deuxième semaine de novembre.

    Traditionnalistes

    La semaine dernière, des traditionalistes hindous, massés au pied de la colline au sommet de laquelle se dresse ce temple, ont empêché les femmes, âgées entre 10 et 50 ans, d’y accéder, malgré une forte présence des forces de l’ordre. Certains manifestants ont brisé les vitres des voitures et des échauffourées ont opposé protestataires et forces de l’ordre. Des policiers armés ont tenté d’escorter des femmes jusqu’au sanctuaire mais aucune n’a pu y accéder.

    Mercredi, la police a commencé à procéder à une vague d’arrestations. Fin septembre, la Cour suprême avait révoqué l’interdiction faite aux femmes en âge d’avoir leurs règles de pénétrer dans ce sanctuaire.

    Lire aussi :   Les Indiennes bravent les règles

    Les femmes indiennes peuvent accéder à la plupart des temples hindous, mais certains leur sont encore fermés, malgré une intensification des campagnes pour obtenir la levée de telles restrictions ces dernières années.

    En 2016, des centaines de femmes avaient obtenu la révocation d’une interdiction identique dans le temple Shani Shingnapur au Maharashtra (centre). La même année, un tribunal avait également autorisé aux femmes l’accès au sanctuaire du mausolée et de la mosquée Haji Ali Dargah à Bombay.

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  • Colis piégés : la théorie du complot de l’extrême droite américaine

    Colis piégés : la théorie du complot de l’extrême droite américaine

    La découverte de colis piégés envoyés à des personnalités anti-Trump, le 24 octobre, intervient à quelques semaines des midterms, les élections de mi-mandat aux Etats-Unis. Cela fait dire à de nombreux adeptes de la théorie du complot que la gauche est à l’origine de ces envois. Parmi eux, Alex Jones, fer de lance de l’extrême droite, explique que l’envoi de ces colis est un « canular ». Comme de nombreux conspirationnistes, il estime que c’est un false flag, c’est-à-dire une « fausse banière ». Il s’agit, dans le langage militaire, d’une ruse qui consiste à mener une action en se faisant passer pour un autre, et ce afin de lui faire porter le chapeau.

    Voici les deux principaux piliers de leurs argumentaires : d’abord, ce serait une méthode pour décrédibiliser la droite et, ensuite, si les colis n’ont pas explosé c’est qu’ils sont faux.

    Barack Obama, Hilary Clinton, Robert De Niro, Georges Soros ou la chaîne CNN ont reçu de tels types de colis. En réponse, Donald Trump a lancé un appel à l’union nationale. Mais rend les médias responsables d’un climat hostile.

    LE MONDE

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  • FIFA : Infantino s’évite une guerre avec l’UEFA

    FIFA : Infantino s’évite une guerre avec l’UEFA

    L’incendie couvait et Gianni Infantino l’a étouffé en urgence. Vendredi 26 octobre, le président de la Fédération internationale de football (FIFA) s’est résolu, contraint et forcé, à mettre en place une commission afin d’étudier deux projets qui suscitaient des crispations : la création d’une Ligue mondiale des nations et la réforme de la Coupe du monde des clubs, organisée chaque année en décembre autour de sept clubs. Ces deux projets étaient au menu des discussions lors de la réunion du conseil (gouvernement) de la FIFA, à Kigali (Rwanda).

    Depuis plusieurs mois, Infantino promeut l’idée de lancer une Ligue mondiale des nations, sorte de mini-Coupe du monde qui regrouperait, tous les deux ans, huit sélections nationales. Parallèlement, le patron du foot mondial souhaite redonner du crédit et de la visibilité à la Coupe du monde des clubs, dont il veut changer le format à partir de 2021. Au départ, le dirigeant désirait élargir cette compétition à vingt-quatre équipes, dont douze européennes, et l’organiser tous les quatre ans afin de remplacer la Coupe des confédérations.

    Mais des fuites dans la presse évoquaient une deuxième option, avec un tournoi qui se déroulerait chaque année. Pour convaincre les diplomates du ballon rond, Infantino avait écrit, en mai, une lettre aux membres du conseil de la FIFA : il y affirmait être soutenu par un groupe d’investisseurs « solide et sérieux ». Enclin à dépenser 25 milliards de dollars (21,9 milliards d’euros) sur un cycle de douze ans, ce consortium est dirigé par la société japonaise SoftBank et appuyé financièrement par le fonds souverain de l’Arabie saoudite et des Emirats arabes unis.

    « Mercantilisme extrêmement cynique et impitoyable »

    Avant la réunion de Kigali, les deux projets portés par Gianni Infantino ont mis le feu aux poudres. D’autant que le patron de la FIFA souhaitait que ces réformes soient directement soumises au vote de son gouvernement. La fronde est venue de l’Union des associations européennes de football (UEFA) et de son président slovène, Aleksander Ceferin. Soucieux de défendre le très lucratif « produit » Ligue des champions, sous la menace de cette nouvelle compétition, le patron du foot européen a déclaré qu’il s’agissait d’un « mercantilisme extrêmement cynique et impitoyable ».

    Lundi 22 octobre, Infantino a, par ailleurs, reçu un courrier au vitriol du Forum mondial des ligues (WLF), signé par Richard Scudamore, patron de la Ligue anglaise, Christian Seifert, directeur général de la Ligue allemande, et d’Enrique Bonissa, numéro 1 de la Ligue mexicaine. Dans leur lettre, les trois dirigeants pointaient des difficultés liées au calendrier, remettaient en cause le passage en force du président de la FIFA, réclamant une phase de consultations et la mise en place d’une task force chargée d’étudier à la loupe ces deux réformes. De son côté, l’Association européenne des clubs (ECA) avait déjà réclamé, il y a quelques mois, des discussions « ouvertes et transparentes ».

    Guerre des nerfs

    Jeudi 25 octobre, le conseil de la FIFA a été le théâtre d’une guerre des nerfs entre les neuf représentants de l’UEFA, disposés selon le New York Times à quitter la table des négociations, et Gianni Infantino. Ces crispations ont, d’ailleurs, totalement éclipsé la réforme du marché des transferts, également à l’ordre du jour du conseil de la FIFA. « On se dirige vers une guerre », soufflait un proche du dossier, la veille des discussions. « Cela s’annonce très chaud », confirmait-on du côté de la Fédération internationale.

    Dans la nuit de jeudi à vendredi, la tension est, pourtant, retombée d’un cran. Car Gianni Infantino s’est résolu à ne pas faire voter ces deux projets. Au terme de la réunion de Kigali, la FIFA a, d’ailleurs, annoncé la mise en place d’une task force, « sous la direction du bureau du conseil » (composé de Gianni Infantino et des patrons des confédérations continentales). Ce groupe de travail est censé « présenter ses propositions » lors du prochain sommet du gouvernement de la Fédération internationale, les 14 et 15 mars 2019, à Miami.

    Autocritique

    « La FIFA essaye d’éviter la guerre. Car on était à la limite d’une vraie guerre ouverte entre la FIFA et l’UEFA, analyse un dirigeant européen. Personne ne comprenait pourquoi Gianni Infantino avançait de cette manière-là, aussi agressive. Ce montage vise à privatiser les compétitions, à vendre l’organisation d’une compétition à une structure. Politiquement, Infantino (candidat à un deuxième mandat en juin 2019, lors du congrès de Paris) n’a rien à y gagner. Et je ne pense pas que la FIFA se porte mal financièrement (des revenus records de 6,1 milliards de dollars sont attendus pour le cycle qui se refermera à la fin de 2018). »

    Au terme du sommet de Kigali, Infantino s’est montré consensuel. « Ces six derniers mois, nous avons eu des consultations, nous avons parlé à des parties qui ont des points de vue différents, des opinions différentes, et l’important, c’est que ces points de vue, ces opinions seront maintenant rassemblés », a-t-il assuré, disposé à faire son autocritique. « Est-ce que j’aurais pu faire les choses mieux ? Certainement, certainement. Mais nous essayons de le faire à partir de maintenant. Nous sommes ouverts à toute idée et toute proposition », a confié le patron de la FIFA, soulagé d’avoir étouffé l’incendie.

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  • Jérémy Morel va jouer pour Madagascar

    Jérémy Morel va jouer pour Madagascar

    Copyright de l’image AFP

    Le Lyonnais Jérémy Morel va jouer pour la sélection de Madagascar, qualifiée pour la prochaine Coupe d’Afrique des nations.

    Le pays est à la recherche de joueurs expérimentés originaires de l’île, pour se renforcer.

    Les Malgaches joueront leur première Coupe d’Afrique des nations du 15 juin au 13 juillet 2019, au Cameroun.

    Jérémy Morel, dont le père est malgache et la mère réunionnaise, a en effet donné son accord pour porter le maillot des Barea.

    C’est leur sélectionneur, le Français Nicolas Dupuis, qui l’a annoncé ce vendredi en direct à la télévision nationale.

    “Très clairement, c’est lui qui m’a appelé. Très clairement, ce n’est pas moi qui suis allé le chercher. Je n’avais pas du tout l’idée que Jérémy pouvait être malgache”, a expliqué le technicien dans l’émission Midi Ma’nifik.

    “J’ai reçu le coup de fil avant le match retour contre la Guinée équatoriale, 1-0). Il s’est proposé très simplement en me disant : “Coach, vous êtes bientôt qualifiés, je ne veux pas prendre la place de qui que ce soit, mais sachez que je suis d’origine malgache. Je serais très fier de porter le maillot de Madagascar. Ça tombait bien puisque je cherchais justement un défenseur de métier, pouvant compléter le groupe”, a expliqué le sélectionneur.

    A voir

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  • Jia Zhang-ke, ou les tribulations d’un cinéaste en Chine

    Jia Zhang-ke, ou les tribulations d’un cinéaste en Chine

    Jia Zhang-ke a sorti sa plus belle perche à selfie pour l’occasion. Le réalisateur la promène, coiffée d’un smartphone fluet, tandis qu’il musarde sur le « red carpet » du festival de cinéma qu’il a créé, il y a un an, à Pingyao. Le tapis est du même rouge que les drapeaux de la République populaire chinoise qui flottent fièrement sur l’artère principale de cette bourgade touristique de la province du Shanxi, située à 585 km au sud-ouest de Pékin – Pingyao ne compte que 500 000 habitants, une bagatelle à l’échelle du pays.

    Lors du dernier Festival de Cannes, une escouade de six agents de sécurité veillait à ce qu’aucun selfie n’entache la montée des marches. A Pingyao, les régiments de l’armée, qui patrouillent à vive cadence durant toute la manifestation, laissent faire. Il serait inopportun de voir dans le geste de « mister Jia », comme on l’appelle ici, un bras d’honneur aux instances cannoises, qui ont sélectionné six de ses douze longs-métrages, dont le plus récent, Les Eternels, en mai.

    Non, si le grand mandarin du cinéma d’art et d’essai a dégainé sa perche, c’est pour se persuader qu’il ne rêve pas : pour la deuxième année d’affilée, près de 150 000 de ses compatriotes, selon le décompte officiel, sont venus découvrir une cinquantaine de films chinois et étrangers, du 11 au 20 octobre. Alors, l’engin de Jia s’attarde longtemps sur les visages enthousiastes de ces lycéens, étudiants, cinéphiles, blottis contre les rambardes blanches ; certains ont fait le voyage de très loin – Sichuan, Yunnan… – pour se retrouver là, dans la région la plus charbonneuse du pays, ce Shanxi noir de suie où il a vu le jour, il y a 48 ans, et fait ses premières armes de cinéaste.

    La déesse aux vingt-six bras

    Ainsi augmenté d’un membre métallique, Jia Zhang-ke ressemble à la déesse aux vingt-six bras qui trône au cœur du temple taoïste Shuanglin, l’une des principales attractions du coin. Combien de perches, au juste,…

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  • Nathanaël Karmitz : « Jia Zhang-ke a besoin d’appuis »

    Nathanaël Karmitz : « Jia Zhang-ke a besoin d’appuis »

    Collaborateur de longue date de Jia Zhang-ke, Nathanaël Karmitz, 40 ans, est le directeur général de MK2, une ­société basée à Paris, où cohabitent plusieurs métiers du cinéma (production, exploitation, distribution, ­édition, ventes internationales…).

    Jia Zhang-ke se réfère souvent à ce qu’il appelle ­le « modèle MK2 ». A quand remonte votre ­collaboration ?

    Nous avons assuré les ventes internationales de ­24 City, en 2007. Depuis, nous ne nous sommes pas quittés, jusqu’à coproduire ses deux derniers films. MK2 correspond bien à ces grands réalisateurs qui portent un message universel dans des pays où le cinéma est un art vivace, mais contraint. Ils ont besoin d’appuis, d’ouvertures. Ce fut le cas hier pour Abbas Kiarostami en Iran ; c’est aujourd’hui le cas pour Jia.

    Du maoïsme au gouvernement Sarkozy, votre père, Marin, s’est frotté à la chose politique. Que vous inspirent les engagements de Jia Zhang-ke ?

    Sa dialectique est similaire à celle de mon père, en ­effet : pour faire bouger un système, mieux vaut-il opérer de l’intérieur ou de l’extérieur ? La situation chinoise, dont on mesure mal la complexité, appelle à la nuance. Jia montre qu’il est possible d’exercer un regard critique, sans basculer dans la dissidence. Il porte « une autre idée du cinéma », comme on dit chez MK2. En cela, il peut être rapproché de Kiarostami ou de Cristian Mungiu, qui promeut l’art et essai en Roumanie avec une caravane itinérante.

    Vous avez conseillé Jia Zhang-ke avant qu’il ouvre son réseau de salles art et essai, à Pingyao et ­Fenyang. Pour l’heure, la fréquentation n’est guère au rendez-vous…

    De Bi Gan à Jia Zhang-ke, le cinéma chinois est le plus grand inventeur de formes de ce début de siècle. Mais c’est un art très jeune. Il faudra un peu de temps encore pour qu’un écosystème cinéphile vertueux, porté depuis les écoles jusqu’aux médias, se structure…

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