A l’Institut Giacometti, à Paris, la rencontre entre les deux artistes est posthume.
Par Philippe DagenPublié hier à 15h40, mis à jour hier à 17h30
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Jeune et timide, au début des années 1960, Annette Messager entrevoyait parfois Alberto Giacometti dans un café de Montparnasse, sans oser lui parler. Désormais, ils sont intimes. Le sculpteur reçoit l’artiste dans la maison devenue l’Institut Giacometti, à Montparnasse naturellement. La rencontre est posthume et remarquablement vivante. Il est vrai que Giacometti avait un faible pour les femmes portant ce prénom : sa mère s’appelait Annetta, son épouse était Annette Arm. Il y a donc une Chambre des Annettes, où se trouve une installation à quatre mains : un petit bronze d’Alberto figurant Annette (Arm) debout et nue, privée de ses bras, idole préhistorique, est salué par un écureuil empaillé, la tête encagoulée de noir, le corps protégé par de nombreux petits sacs de tissu. Il est juché sur des coussins. Un filet noir à larges mailles drape l’ensemble. L’œuvre s’intitule La Parade de l’écureuil pour Annette,et c’est bien plus et mieux qu’un hommage.
Un hommage, ce serait simplement témoigner de l’admiration pour Giacometti, dont la place dans l’art du XXe siècle est établie depuis longtemps et qui n’a donc pas besoin d’un surcroît de révérence. Le culte dont il est l’objet, entretenu par un nombre croissant de rétrospectives et d’expositions internationales, lui fait même courir le risque d’une momification muséale définitive : un grand mort tout à fait mort. Annette (Messager) le ranime. Elle pratique avec lui une sorte de bouche-à-bouche salvateur et amoureux. Résultat : il ouvre les yeux, il se remet à bouger et à parler.
Annette (Messager) ranime Giacometti. Elle pratique avec lui une sorte de bouche-à-bouche salvateur et amoureux
La Chambre des rencontres est celle des souvenirs et des bavardages : Messager a pris dans les archives de l’institut des lettres adressées à Giacometti ou écrites de sa main, plus ou moins intimes ou anecdotiques, petits fragments de vie quotidienne ou artistique. Il déclare son amour à Annette (Arm) – « la femme la plus intelligente que j’aie jamais rencontrée à ce jour » – au dos d’une enveloppe déchirée. Il correspond avec Simone de Beauvoir, Miro, Tanguy. Il dessine dans les pages des revues d’art et des livres.
Diplomate de carrière, Sahle-Work Zewde a été désignée présidente de l’Éthiopie le 25 octobre. Retour sur le parcours de cette francophile, que rien ne prédestinait à une carrière politique dans son pays.
Tout le monde la croyait proche de la retraite après une carrière de diplomate bien remplie. Mais c’est peu connaître Sahle-Work Zewde qui, avant de devenir la première femme à la tête de l’Éthiopie, était la représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU auprès de l’Union africaine.
Les parlementaires ont désigné, jeudi 25 octobre, à l’unanimité, Sahle-Work Zewde présidente du pays, après la démission de Mulatu Teshome, qui occupait cette fonction depuis 2013. Hasard du calendrier ? C’est un peu plus d’une semaine après la nomination d’un gouvernement paritaire composé de dix hommes et dix femmes dont certaines à des postes stratégiques de ministres de la Défense ou de la Paix.
La seule chef d’État femme en exercice en Afrique a d’ailleurs donné le ton lors de son investiture. Elle a salué les réformes réalisées par le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, depuis son arrivée au pouvoir en avril. “Si les changements réalisés actuellement en Éthiopie sont menés à la fois par des hommes et des femmes, leur élan aboutira à une Éthiopie libre de toute discrimination religieuse, ethnique ou basée sur le genre”, a déclaré la sexagénaire. “Les femmes sont les premières victimes de l’absence de paix”, a-t-elle ajouté. “Durant mon mandat, je me concentrerai sur le rôle des femmes en vue d’assurer la paix, ainsi que sur les bénéfices de la paix pour les femmes. J’appelle le gouvernement à éradiquer la pauvreté avec la pleine participation des femmes, car c’est une source d’instabilité”.
En Éthiopie, la fonction de chef de l’État est symbolique et honorifique. C’est le Premier ministre qui concentre tous les pouvoirs. “ Les présidents éthiopiens, ils ne font rien. Ce sont des éléments de décor. Mais au regard de la grande expérience de Sahle-Work Zewde et de la confiance que lui accorde Abiy Ahmed, je doute qu’elle reste une potiche représentative”, estime Gérard Prunier, chercheur spécialiste de la Corne de l’Afrique et un proche de la nouvelle cheffe d’État.
Francophone et francophile
Issue de la communauté Amhara, Sahle-Work-Zewde, née en 1950, débute sa carrière de diplomate sous le régime militaire communiste dans les années 80, après des études à l’Université de Montpellier, en France. Parlant couramment français, elle exerce l’essentiel de ses fonctions dans des pays francophones. D’abord au Sénégal où elle est nommée en 1989.
Entre 1993 et 2002, elle occupe à Djibouti le poste d’ambassadrice et de représentante de l’Éthiopie auprès de l’Autorité intergouvernementale pour le développement. “C’est une période où elle a beaucoup appris sur le commerce et le monde somali. C’était un poste important pour l’Éthiopie. Parce qu’après la perte de l’Érythrée et de son unique façade maritime en 1993, le pays s’est tourné vers Djibouti où transitent aujourd’hui 95 % des échanges éthiopiens”, affirme le chercheur.
Puis elle revient à Paris comme ambassadrice de l’Éthiopie. “C’était le bonheur pour elle. Parce qu’elle adore la France et le français. Elle est totalement francophone”, précise Gérard Prunier. En 2006, elle est rappelée à Addis-Abeba où elle se charge de la direction Afrique au ministère des Affaires étrangères. À partir de 2009, elle connaîtra une traversée du désert avant de se relancer, deux ans plus tard, au sein de l’ONU, en tant que directrice générale du bureau des Nations unies à Nairobi, avec le statut de sous-secrétaire général de l’ONU.
Rien ne la prédestinait donc à un poste politique en Éthiopie. “La politique intérieure ne la passionnait pas plus que cela. Mais elle connaissait presque tout le monde. Cela pourrait bien être un atout pour elle. Parce qu’elle n’a pas d’ennemis et qu’elle est neutre”, explique Gérard Prunier.
D’ailleurs, son premier chantier sera sans doute la gestion des conflits politiques internes au sein de la grande coalition au pouvoir, le Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (EPRDF), composée de quatre partis ethnocentés. “Sahle-Work Zewde est une Amhara, l’ethnie qui a régné durant le régime communiste et qui a été marginalisée pendant longtemps. L’élite issue de cette communauté voudrait revenir aux affaires. Et les Amharas ont soutenu le Premier ministre Abiy Ahmed. Elle jouera un peu le rôle de l’ambassadrice interne pour atténuer les divisions qui pourraient y avoir au sein de cette communauté”.
Une alliée pour la France?
Dans le même temps, ses absences répétées du territoire peuvent être aussi un handicap. “On l’aime bien. Mais on ne la prend pas très au sérieux. C’est la dame qui a longtemps été à l’étranger. Elle n’a pas vraiment tissé d’alliances productives et efficaces”.
À l’international, la France pourrait bien tirer profit de ce nouveau visage francophile de l’Éthiopie. Dans un contexte où la deuxième économie de l’Union européenne perd des parts de marché sur le continent, et que l’économie éthiopienne est en plein boom, Sahle-Work Zewde pourrait bien être un atout et jouer de son influence auprès du Premier ministre éthiopien. “Pour la France, elle peu être une bonne alliée. C’est un pays qui est dans le futur parce qu’il est au croisement de deux zones d’influence très différentes et très compliquées. Les Chinois d’un côté et de l’autre l’Arabie saoudite”.
Dans le sillage de la série pour adolescents Riverdale, qui entame sa saison 3, Netflix doit dévoiler, vendredi 26 octobre, les premiers épisodes des nouvelles aventures de la sorcière Sabrina. C’est même cette série qui ouvrira la quatrième édition de la Comic Con, qui se tient à Paris de vendredi à dimanche. En France, le projet a enthousiasmé ceux qui ont connu, sur France 2 à la fin des années 1990, les aventures en sitcom de Sabrina Spellman et de son chat animatronique Salem.
Mais certains furent surpris d’apprendre que la sorcière appartenait au même univers qu’Archie Andrews, le héros de Riverdale. Et que cet univers n’est pas loin de célébrer ses 80 ans. Derrière ce retour de mode et ce succès international se cache un tour de force pour réinstaller une franchise qui fleurait bon la naphtaline.
A l’origine, Archie est un personnage de comics né au cœur de la seconde guerre mondiale, en 1941. Il a été créé par l’auteur de BD Bob Montana et l’entrepreneur John Goldwater, l’un des cofondateurs de la maison d’édition new-yorkaise MLJ. Née deux ans plus tôt au moment où l’industrie de la BD fleurit aux Etats-Unis, elle se lance d’abord avec des histoires de super-héros ; c’est même MLJ qui donnera vie, quelques mois avant le Captain America de Marvel, au premier super-héros patriote, The Shield.
Après la guerre, les super-héros commencent à perdre la cote et l’entreprise décide de se concentrer sur les aventures d’Archie, un lycéen rouquin et bon enfant qui a su conquérir les lecteurs dès les premiers numéros. En 1945, l’entreprise se rebaptise même Archie Comics. La machine est lancée et Archie devient une figure de la culture populaire américaine, un équivalent de Spirou outre-Atlantique.
L’Amérique intemporelle
Calqué de façon assumée sur son contemporain Andy Hardy, un héros de films de la Metro Goldwyn Mayer, Archibald Andrews est un adolescent beau et moderne pris dans un triangle amoureux. Il ne sait qui choisir entre sa voisine sympathique et débrouillarde, Betty Cooper, et Veronica Lodge, une brunette classe et un brin hautaine. Passant son temps entre les couloirs du lycée de la petite ville fictive de Riverdale et les banquettes de chez Pop’s, le diner local, le jeune homme ne manque pas de se confier à son meilleur ami, Jughead (« tête de cruche », en anglais).
« Archie représente une forme d’Amérique intemporelle », résume Xavier Fournier, journaliste spécialiste des comics et auteur de Super-Héros : l’envers du costume (Fantask, 2016) : « Les codes sont suffisamment génériques pour qu’on ne puisse pas forcément le placer dans une décennie en particulier, un peu comme Tintin. » Aucun mot plus haut que l’autre, de la romance sage et des personnages proprets… les histoires sises à Riverdale ne parlent pas non plus de politique.
Mais elles symbolisent une Amérique plutôt blanche et conservatrice. « Contrairement aux super-héros, Archie a très bien survécu à la censure morale des autorités », abonde Xavier Fournier. Dans les années 1960, Archie et ses amis prennent une tournure « plus pop, un peu comme les Beach Boys. Ils fondent même un groupe de rock, dont le tube Sugar Sugar deviendra un classique », explique le journaliste. A la même époque, Sabrina, l’apprentie sorcière, naît et prend part aux aventures des lycéens d’Archie avant d’obtenir sa propre série, une dizaine d’années plus tard.
Devenir « has been »
C’est dans ces années 1960 qu’Archie Comics connaîtra un pic de ventes. Mais quelques années plus tard, face au flower power et aux contestations étudiantes, le côté frais et papier glacé de ces héros ne convainc plus. « Archie et sa bande deviennent has been », explique Xavier Fournier. Une image qui va coller à la franchise jusque dans les années 2010. « C’étaient des comics sur des ados que les ados ne lisaient pas », conclut auprès du site américain Vulture l’auteur Mark Waid, qui travaille sur les plus récentes séries.
Si les ventes s’effritent à mesure du succès, il est difficile d’établir des chiffres. Contrairement à la plupart des éditeurs de BD aux Etats-Unis qui distribuent dans des magasins de comics spécialisés, Archie a assis son système économique sur la distribution de « digests », des fascicules de gares, des compilations d’histoires courtes anciennes et récentes vendues au grand public. Des ventes qui ne sont pas prises en compte dans les audiences officielles du marché américain.
Jusqu’à il y a peu, il était hors de question de prendre des risques pour la direction. « Ils étaient très très attentifs à ce que vous pouviez et ne pouviez pas faire avec une BD Archie », se souvient le scénariste Mark Waid, qui a aussi travaillé pour la société au début des années 1990.
Il faut attendre 2009 et l’arrivée de Jon Goldwater, le fils du fondateur, à la tête de la maison d’édition new-yorkaise pour voir s’effondrer les barrières conservatrices. Après une bataille juridique de plusieurs années avec la veuve de l’un des propriétaires d’Archie Comics pour récupérer la direction créative de la franchise, M. Goldwater est désormais le maître à bord. L’une de ses premières décisions d’ampleur est de convoquer tous ses employés pour une réunion de travail et de réflexion afin de dépoussiérer la collection.
Le producteur de « Glee » à la rescousse
Sur le plan éditorial, Riverdale accueille en 2010 son premier personnage gay, Kevin Keller, une figure récurrente. Côté stratégie, Archie Comics devient la première entreprise de BD aux Etats-Unis à proposer ses albums en numérique le jour même de leur sortie papier, selon le site Vulture. Elle va aussi finir par proposer ses titres en librairies, en plus des kiosques à journaux.
En parallèle, Jon Goldwater se rapproche de Roberto Aguirre-Sacasa, auteur de théâtre, de BD et de séries TV, largement applaudi pour sa série musicale pour ados Glee. En résulte quelques numéros bien accueillis réunissant les camarades d’Archie et les lycéens de Glee mais aussi une réinterprétation fantastique et décalée, Afterlife with Archie, peuplée de zombies et de loups-garous. Un succès critique qui amène l’auteur à prendre la direction du bureau créatif.
En coexistence avec les anciens Archie qui ressortent sans cesse en « digests », le duo Goldwater-Aguirre lance un reboot, une remise à zéro des séries, et le confie à des auteurs de premier plan, à l’instar de la dessinatrice du très salué Saga, Fiona Staples, et de Mark Waid, reconnu pour son travail sur les séries de grands super-héros comme ses projets indépendants.
Dans cette opération de rénovation, il s’agit d’insérer plus de diversité mais aussi de remettre les personnalités et les préoccupations des héros au goût du jour, sans pour autant dénaturer la série. « Tout le monde était d’accord pour dire que la relance de Riverdale méritait une petite mise à jour mais personne ne sous-entendait que “Betty allait tomber enceinte” ou que “Archie allait faire un doigt d’honneur à M. Weatherbee [le principal du lycée]” », explique Mark Waid en postface du nouveau premier tome.
Une obsession : la télévision
La dessinatrice française Marguerite Sauvage (Faith, Bombshells) qui, en binôme avec Nick Spencer, va prendre le relais sur la série à partir du numéro 700 à paraître prochainement, n’a en revanche reçu aucune consigne particulière. « On a eu carte blanche, il n’y a pas eu d’éléments bibliques mentionnés. Après, je m’en tiens au cadre posé par le script de Nick », détaille au Monde celle qui ne connaissait pas Archie avant de s’installer au Canada mais prend plaisir à lui redonner vie. « J’ai un passif d’illustratrice de mode et de beauté avec lequel j’ai pu renouer, ça change des personnages en costume de héros. Les personnages d’Archie sont très glamourisés. »
Roberto Aguirre-Sacasa avait toutefois en tête d’autres ambitions pour Archie : le ramener à la télévision. Au lieu d’un dessin animé comme cela a pu être de nombreuses fois le cas, il espère en faire un drama, un soap pour adolescents. Riverdale sera un « Archie rencontre Twin Peaks », la série de David Lynch, assume son créateur qui ajoute en introduction d’un des numéros de la BD : « Les choses y prennent un tour un peu plus macabre, un peu plus érotique et un peu plus décalé. » Le programme est lancé en janvier 2017 sur la chaîne américaine pour jeunes CW, et en parallèle sur Netflix. L’effet comique et la pop sucrée des années 1960 laissent place à de mystérieuses enquêtes sur des meurtres, des secrets d’alcôve et des scènes au clair de lune, tout en conservant des références vintages et un certain polish.
Une implantation en France
« Le coup de génie de la série est de s’être réapproprié ce qu’Archie et ses amours avaient clairement inspiré en matière de schémas et de séries romantiques ados comme Les Frères Scott ou même Dawson », analyse Xavier Fournier. D’autres comme Olivier Jalabert, directeur éditorial comics de Glénat, qui publie en France les nouvelles BD Riverdale, estiment qu’avec cette série « on touche les mêmes publics qui ont pu à une autre époque être fans de Buffy contre les vampires ou Smallville ».
Pari réussi. La série a permis de reconquérir les jeunes Nord-Américains. Ils sont en moyenne un peu plus d’un million à la regarder sur CW chaque semaine – un chiffre en légère baisse qui ne fait pas partie des meilleures audiences de la chaîne, mais ne comprend pas les spectateurs Netflix. La plate-forme, qui a d’ailleurs négocié l’exclusivité de la série Sabrina, le spin-off de Riverdale, a aussi largement contribué à son succès à l’étranger.
En France, les spectateurs ont consommé des produits dérivés Archie sans le savoir mais n’ont jamais eu de vrai attachement. Et pour cause, les BD n’ont jamais vraiment paru dans l’Hexagone jusqu’à ce que Glénat décide, cette année, d’importer les titres les plus récents dans le but d’ouvrir une collection « Young Adult », offre inexistante jusqu’alors dans ses rayons. « Nous ne sommes pas sur un gros succès, avec entre 3 000 et 4 000 exemplaires vendus par titre », concède Olivier Jalabert, qui se félicite toutefois « d’avoir eu le nez creux » en décidant d’acheter la licence avant la sortie de la série. Comme quoi, même à 77 ans, il est possible de redevenir cool.
Après la Bavière, c’est la région de Francfort qui est appelée aux urnes ce dimanche 28 octobre. Un scénario identique se profile, avec un net recul des partis au pouvoir à Berlin et une nouvelle ascension des Verts.
“La grande coalition [CDU-CSU et SPD] débat ouvertement de sa fin prochaine”, titre Die Welt à la veille des élections législatives régionales en Hesse. Le quotidien conservateur s’appuie sur les propos tenus, trois jours avant le scrutin du 28 octobre, par la secrétaire générale de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), Annegret Kramp-Karrenbauer, lors d’un meeting à Francfort : la situation entre la CDU, la CSU (Union chrétienne-sociale de Bavière) et le Parti social-démocrate (SPD) est si tendue que la numéro deux du parti d’Angela Merkel n’exclut pas une rupture de la coalition à Berlin après ce scrutin régional, relate le quotidien.
En dépit d’une décision de justice interdisant la publication d’une enquête sur des accusations de harcèlement à l’encontre d’un chef d’entreprise, outre-Manche, un lord a brisé le secret jeudi, au nom de l’intérêt général. Une pratique légale, grâce à l’immunité parlementaire, mais controversée, rapporte la presse britannique.
“Contacté par une personne impliquée dans l’affaire du chef d’entreprise qui a eu recours à des accords de confidentialité pour faire taire des victimes de harcèlement sexuel, de racisme et d’intimidation au sein de sa société, il est de ma responsabilité de dévoiler le nom de la personne en question, à savoir [sir] Philip Green, étant donné que la presse a été muselée par une décision de justice.” Un parlementaire britannique a rompu le secret, jeudi 25 octobre, au terme de deux jours de polémique et de spéculations. Et mis un visage sur la silhouette publiée en une du Daily Telegraph la veille. “Une issue inévitable, selon le quotidien, au vu du
Elle s’appelait Kathleen Annie Pannonica de Koenigswarter. Un peu long pour un titre de composition, alors pour l’évoquer par la musique, les musiciens de jazz ont utilisé son diminutif, « Nica », ou son prénom Pannonica, voire joué avec (Tonica, Inca…). Ces musiciens, ce sont le saxophoniste Gigi Gryce, le trompettiste Kenny Dorham, plusieurs pianistes, dont Horace Silver, Thelonious Monk (il signe Pannonica et Ba-Lue Bolivar Ba-Lues-Are, pour le Bolivar Hotel, sur Central Park Ouest, où elle habita un temps).
Tous sont réunis dans un double album, Pannonica, A Tribute to Pannonica,présenté dans un petit livre au format à l’italienne. Une compilation de quatorze thèmes – une édition en 1 CD n’en présente que dix – déjà publiés dans les disques originaux des uns et des autres, à diverses périodes, de 1955 à 1982. Réunis ici, du solo au sextette, en l’honneur de celle qui fut protectrice des jazzmen des années 1950 à sa mort, en 1988, à l’âge de 74 ans. En reproduction, sur beau papier épais, des photographies de musiciens prises par la dame. Des instantanés, moments fugaces du quotidien, de concerts, de répétitions.
Elle était née à Londres, en 1913, fille de l’un des membres de la dynastie Rothschild, éduquée pour tenir son rang familial puis son rôle d’épouse, en 1935, du diplomate français et baron Jules de Koenigswarter, futur héros de la seconde guerre mondiale, au sein des Forces françaises libres (FFL). Dans le texte du livret, signé Yann Portail, l’on apprend qu’elle avait aussi rejoint les FFL, dès décembre 1940. En 1951, le couple se sépare ; il divorcera cinq ans plus tard. Pannonica de Koenigswarter part vivre à New York. Elle loue une suite au Stanhope Apartment Hotel, sur la Ve Avenue. Elle adore le jazz, passe ses soirées dans les clubs, aide les musiciens dans la mouise, les reçoit chez elle, les encourage, comprend leurs recherches artistiques.
L’égalisation in extremis des Allemands de Hoffenheim mardi soir contre l’Olympique lyonnais a donné le ton d’une semaine médiocre pour les clubs français engagés dans les coupes d’Europe. Sans doute les Lyonnais ne se doutaient-ils pas alors qu’ils venaient de laisser passer la meilleure chance de victoire pour un club français en cette semaine européenne qui a tourné au cauchemar. Le bilan est d’une faiblesse presque inédite : trois nuls et trois défaites, soit 3 petits points engrangés sur 18 possibles. Depuis le début de la saison, les clubs français ont remporté trois matchs sur 18, leur plus faible ratio depuis 1972 selon les statisticiens d’Opta. Un chiffre qui fait tache pour l’autoproclamée « Ligue des talents ».
17% – La France n’a remporté que 17% (3/18) de ses matches en compétition européenne cette saison (hors préliminair… https://t.co/NsBjflRout
— OptaJean (@OptaJean)
Quelles sont les chances de clubs tricolores d’être encore engagés dans les compétitions européennes en 2019, après la phase de groupes ?
En Ligue des champions, la balance peut encore être positive
Si Monaco, avant-dernier de Ligue 1, paraît déjà condamné, loin derrière les cadors du groupe A – à huit points du Borussia Dortmund et à cinq de l’Atletico de Madrid –, le PSG et l’Olympique lyonnais sont en course pour la qualification en huitièmes de finale.
Bien sûr, en concédant un match nul (2-2 et 3-3), Parisiens et Lyonnais se sont compliqué la tâche. En ne parvenant pas à battre Naples à domicile, Paris se retrouve en troisième position de son groupe, avec 4 points. Pour les trois derniers matchs du groupe, le PSG n’a pratiquement plus le droit à la défaite.
Un minimum de 7 points sur 9 pourrait être nécessaire pour accrocher l’une des deux premières places d’un groupe relevé, même si deux succès en trois rencontres peuvent aussi suffire en fonction du résultat du match retour entre Liverpool et Naples. En cas d’échec, la désillusion serait sévère pour Paris, qui n’a plus échoué en phase de groupes depuis la saison 2004-2005, où il était arrivé dernier derrière Chelsea, Porto et le CSKA Moscou.
Zéro pointé en 2002-2003
En cas de victoire, Lyon, deuxième avec 5 points, aurait quasi validé son billet pour la suite de la compétition, reléguant Donetsk et Hoffenheim loin derrière. Mais le joker que s’étaient offert les Lyonnais en gagnant à Manchester City est déjà utilisé.
Le 7 novembre, L’OL devra battre Hoffenheim et espérer une victoire de City face à Donetsk. Même dans ce cas de figure, qui donnerait six points d’avance aux Lyonnais à deux journées de la fin, la qualification pourrait se jouer lors du dernier match, en Ukraine.
Il faut remonter à la saison 2002-2003 pour trouver trace d’un zéro pointé des clubs français en Ligue des champions. A l’époque, Auxerre, Lens et Lyon avaient échoué en phase de groupes. La saison suivante, le Monaco de Didier Deschamps se qualifiait pour la finale de la compétition.
En Ligue Europa, le renfort pourrait venir de Monaco
C’est là la vraie déception du football français. Dans une compétition qui a souri aux représentants tricolores depuis quelques années – quart de finale en 2014 et demi-finale en 2017 pour Lyon, finale pour Marseille en 2018 –, les parcours des Girondins de Bordeaux, de l’Olympique de Marseille et du Stade rennais sont pour le moment catastrophiques. En 2017, Nice, l’OM et l’OL avaient tous rejoint les seizièmes de finale. Un an plus tard, la situation des trois clubs français est très périlleuse.
Bordeaux est dernier du groupe C, avec 0 point. Les trois derniers matchs n’auront d’autre but que d’éviter au club girondin l’humiliation, face aux Danois de Copenhague, aux Tchèques du Slavia Prague ou aux Russes du Zénith Saint-Pétersbourg. Les Bordelais sont fâchés avec la Coupe d’Europe, puisqu’ils ont déjà échoué lors de leurs deux dernières participations à franchir le premier tour de la Ligue Europa (2015-2016 et 2013-2014).
Avec un point décroché à Chypre face à Limassol, l’OM, finaliste de la dernière édition, est à peine mieux loti. Troisièmes du groupe H, les Marseillais sont déjà relégués à huit points du leader, Francfort, et à cinq points de la Lazio Rome, où ils se déplacent lors du prochain match. Tout autre résultat qu’une victoire en Italie signerait l’élimination de Marseille.
Rennes, avec 3 points grâce à une victoire contre le club tchèque de Jablonec, est l’équipe qui s’en sort le mieux. Les Bretons ont la chance d’évoluer dans une poule K très serrée. En tête, les Kazakhs d’Astana et les Ukrainiens du Dynamo Kiev possèdent 5 points. Même Jablonec n’a pas dit son dernier mot, avec 2 points. Battu à domicile jeudi par Kiev (1-2), Rennes jouera en Ukraine son avenir européen.
Il faut remonter à la saison 2011-2012 pour trouver trace d’une élimination de tous les clubs français en phase de groupes de la Ligue Europa.
Le salut pourrait toutefois venir de Monaco, Paris ou/et Lyon, qui en terminant à la troisième place de leur groupe en Ligue des champions seraient reversés directement en seizièmes de finale de la petite coupe d’Europe. Avec l’espoir de redonner au football français, le printemps venu, un peu de la fierté abandonnée cet automne.
Le défenseur lyonnais Jérémy Morel (34 ans), dont le papa est né à Madagascar, jouera pour les Baréa, qui se sont qualifiés pour la CAN 2019. Le sélectionneur Nicolas Dupuis, qui cherche des renforts, avait annoncé il y a quelques jours être en contact avec un joueur de Ligue 1. Le défenseur de Lyon qui compte plus de trois cent matches dans l’élite française a donné son accord.
Le Cameroun, champion d’Afrique en titre, affrontera le Brésil, quintuple vainqueur de la Coupe du Monde, lors d’un match amical le 20 novembre à Londres.
Le match a été confirmé sur le compte Twitter de la fédération brésilienne de football.
Le Cameroun se prépare à accueillir la Coupe d’Afrique des Nations 2019 et le match contre le Brésil arrive quatre jours seulement après a un match de qualifications contre le Maroc.
Il s’agira de la sixième rencontre entre le Cameroun et le Brésil ; les Brésiliens ont remporté quatre victoires et perdu une des rencontres précédentes.
La seule victoire des Lions Indomptables a été soldé par 1 : 0 lors de la Coupe des Confédérations 2003 en France.
La dernière confrontation entre les deux pays s’est déroulée lors de la Coupe du Monde 2014, avec une victoire 4 : 1 des hôtes brésiliens lors d’un match de groupe.