Author: Don Kayembe

  • Rwanda : Mediapart publie une vidéo embarrassante pour l’armée française

    Rwanda : Mediapart publie une vidéo embarrassante pour l’armée française

    Afrique

    Rwanda : Mediapart publie une vidéo embarrassante pour l’armée française

    Texte par FRANCE 24

    Dernière modification : 26/10/2018

    Le site d’informations Mediapart a publié jeudi une vidéo filmée en 1994 embarrassante pour les militaires français, accusés par des rescapés de passivité lors des tueries de Bisesero, pendant le génocide rwandais.

    Mediapart a publié, jeudi 25 octobre, une vidéo filmée au Rwanda durant l’été 1994 par des militaires français, dans le cadre de l’affaire sur des soupçons de passivité de l’armée française lors des tueries de Bisesero fin juin 1994.

    Filmées le 28 juin 1994, les images, extraites des archives de l’ECPAD, l’agence audiovisuelle du ministère de la Défense, montrent le chef des opérations spéciales au Rwanda, le colonel Jacques Rosier, en pleine conversation avec l’un de ses subordonnés, qui l’informe que des assassinats de masse sont perpétrés contre des Tutsis, sur les collines de Bisesero.

    >> À voir : Guillaume Ancel, ancien officier : “Au Rwanda, on a vu le génocide sous nos yeux”

    “Hier, on était dans je ne sais plus quel patelin. Il y a eu des battues toute la journée. Dans les collines, des maisons qui flambaient de partout, des mecs qui se trimballaient avec des morceaux de chair arrachée”, détaille l’officier. “Le problème, c’est que je ne sais pas comment ils font pour se soigner. Ils sont plein de plaies purulentes partout.”

    Le colonel rétorque : “Eh ouais”. Le sergent-chef poursuit son récit et révèle également à son supérieur que le guide de l’armée française était probablement un génocidaire hutu : “On a évité un lynchage parce que le guide qui nous accompagnait, manifestement, c’était un des gars qui guidaient les milices dans les jours qui ont précédé. Alors quand on est tombés sur la bande de Tutsis qui fuyaient les collines, quand ils l’ont reconnu, il a fallu lever le ton, j’ai cru qu’ils allaient le lapider.”

    Éviter un déni de justice”

    Selon Médiapart, la justice française, qui vient de clore une enquête ouverte il y a 13 ans sur des soupçons de complicité de génocide et de crimes contre l’humanité – sans qu’aucune mise en examen ne soit prononcée –, dispose de cette vidéo depuis 2013. “Elle lui a été fournie par un militaire qui fut membre de l’opération Turquoise au Rwanda”, précise Médiapart.

    De nombreux documents issus de l’armée, publiés par le site d’information, démontrent que la hiérarchie militaire avait été informée dès le 27 juin 1994, voire dès le 26, des massacres perpétrés à Bisesero et de l’urgence à intervenir.

    Sur ces collines de l’ouest du pays, durant quatre jours, plus d’un millier de Tutsis ont été décimés par les milices hutues. Des survivants rwandais et plusieurs ONG accusent l’armée d’être intervenue trop tard à Bisesero. L’opération militaire française au Rwanda, baptisée Turquoise et autorisée par une résolution du conseil de sécurité de l’ONU, avait pourtant pour mission “de mettre fin aux massacres”. Les militaires français ont toujours contesté la version des survivants, affirmant avoir porté secours aux rescapés du carnage, après avoir découvert les faits, le 30 juin.

    Fin septembre, plusieurs associations FIDH, LDH et Survie ont dénoncé la perspective d’un non-lieu dans l’enquête, et ont affirmé qu’elles restaient mobilisées “afin d’éviter un déni de justice”, notamment en rassemblant tous les arguments et recours juridiques possibles pour empêcher une clôture précipitée de l’instruction.

    Première publication : 25/10/2018

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  • Julen Lopetegui ou la vie impossible d’un entraîneur au Real Madrid

    Julen Lopetegui ou la vie impossible d’un entraîneur au Real Madrid

    « C’est épuisant d’être entraîneur, et encore plus au Real Madrid. » L’aveu est signé de Zinédine Zidane, le 18 février, avant une rencontre de championnat contre le Bétis Séville. Julen Lopetegui est en poste depuis quatre mois, mais comprend ce que son prédécesseur laissait entendre. L’Espagnol de 52 ans est un technicien en sursis, déjà condamné pour une partie de la presse madrilène. Au Real, la porte de sortie n’est jamais très loin après une série de cinq matchs sans victoire, et un triste record de 465 minutes sans inscrire de buts, une première dans l’histoire du club.

    Les quotidiens sportifs, AS et Marca, souvent bien informés, annoncent son départ imminent depuis la défaite à domicile, contre Levante en championnat (1-2), samedi. L’entraîneur de l’équipe réserve, Santiago Solari, a même avoué dès le lendemain se tenir prêt à assurer l’intérim : « Nous sommes là pour aider le club quand ça va bien et encore plus dans les moments difficiles. »

    Petit miracle, Julen Lopetegui devrait pourtant s’asseoir sur le banc de touche du Camp Nou, dimanche, pour le Clasico face au FC Barcelone. Il doit ce sursis à un calendrier chargé. Avec la réception des Tchèques du Vikotria Plzen mardi en Ligue des champions puis le choc contre le Barça cinq jours plus tard, le créneau était trop court cette semaine pour introniser le 13e entraîneur de l’ère Florentino Perez, roi du BTP et président tout puissant depuis 2009 (après un premier mandat en 2000 et 2006).

    Mardi soir, le Real a enfin renoué avec la victoire contre Plzen (2-1) : un succès étriqué pour une équipe toujours convalescente et accueilli par des sifflets du très exigeant public de Santiago-Bernabeu. « Si vous pensez avoir un entraîneur abattu, c’est tout le contraire », avait lancé Lopetegui en conférence de presse avant la rencontre. Après cette victoire face à un poids plume au niveau européen, Lopetegui était persuadé de sauver sa tête. Du moins jusqu’au Clasico. « Je suis absolument convaincu que oui. Je pense déjà préparer le match de dimanche. »

    Sa direction lui assurait d’ailleurs un soutien très provisoire – et à lire entre les lignes – par l’intermédiaire d’Emilio Butragueño. « Nous entendons les rumeurs mais nous irons avec confiance au Camp Nou, conscients de la difficulté de ce match, en espérant un grand match de notre équipe », expliquait le directeur des relations institutionnelles.

    Gagner, séduire ou prendre la porte

    « Normalité », le mot colle mal au club le plus titré d’Europe et à la situation de Julen Lopetegui. La fuite de son arrivée imminente au Real lui avait valu d’être débarqué de son poste de sélectionneur de l’équipe d’Espagne, deux jours avant l’ouverture de la Coupe du monde, le 13 juin.

    Ancien gardien remplaçant à la fin des années 80, Lopetegui a retrouvé une institution que Zinédine Zidane préférait quitter avant qu’on l’invite à le faire. Il faut se replonger dans les mots du Français prononcés le jour de son départ surprise. Malgré l’auréole posée au-dessus de son crâne glabre, « Zizou » avait eu conscience que le vent du boulet était passé tout près de lui en février. « Je n’oublie pas les moments difficiles, les moments durs, les moments compliqués », disait-il en référence à cette élimination contre Leganes en quart de finale de Coupe du Roi. « Pathétique », avait d’ailleurs titré Marca le lendemain, pendant qu’AS lui promettait « la gloire ou la guillotine » avant la double confrontation (victorieuse) face au PSG en février.

    Le Real est un club de cycle court, encore plus sous l’ère Perez. Un club où l’entraîneur est de passage et doit remplir un cahier des charges presque intenable : gagner et séduire. Toujours. En 2007, Fabio Capello a été remercié malgré un titre de champion d’Espagne : « Il faut trouver un jeu qui enthousiasme plus », lui reprochait alors ses dirigeants. Même un enfant du club comme Vicente Del Bosque était gentiment invité à partir en 2003 au bout de quatre ans malgré deux titres de champions et deux Ligue des Champions. « Bigoton » (grosse moustache) n’était pas assez glamour, aux yeux de Florentino Pérez, au milieu de ses chers Galactiques (Ronaldo, Zidane, Beckham, Figo). José Mourinho a bien réussi à s’accrocher trois ans (2010-2013) à son poste, mais au prix d’une guerre larvée avec ses joueurs lors de la dernière saison.

    Lopetegui n’a ni le poids, ni l’instinct de survie du Portugais, encore moins son palmarès, lui dont la seule expérience notable en club s’était soldée par un échec avec le FC Porto (2014-2016). Son départ annoncé rappelle celui de Manuel Pellegrini. Le Chilien était arrivé à l’été 2009 avec des idées de jeu bien précises et séduisantes avant de très vite déchanter. « Un mois après mon arrivée, vu mes différends avec le président, je savais qu’on allait me virer du Real », avouera-t-il.

    « Se faire virer du Real Madrid fait partie du jeu »

    Pellegrini n’a pas survécu à une saison sans titre, barré par un Barça intouchable en Liga malgré un total impressionnant de 96 points. D’autres ont valsé en cours de saison à la vitesse d’un gouvernement de la IIIe République. C’est le cas de Rafael Bénitez, congédié au bout de sept mois le 4 janvier 2016. L’ancien manager de Liverpool cochait les trois torts majeurs pour un entraîneur du Real : une relation conflictuelle avec les cadres du vestiaire (Cristiano Ronaldo en tête), des résultats décevants et un refus d’obtempérer aux « conseils » d’un Florentino Pérez, pour qui la séparation des pouvoirs reste un concept lointain.

    A moins d’un retournement de situation inédit – en commençant par une victoire dimanche contre Barcelone –, Julen Lopetegui paye le départ non remplacé d’un Ronaldo vers la Juventus, l’appétit peut-être rassasié d’un groupe vainqueur de quatre des cinq dernières Ligue des champions, mais aussi certains de ses choix. Perez lui reproche de ne pas avoir tranché au poste de gardien entre Keylor Navas et Thibaut Courtois (et de préférence en faveur du dernier acheté pour 35 millions d’euros cet été) et goûte peu de voir le Brésilien Vinicius Jr (recruté pour 45 millions d’euros à Flamengo) gambader avec l’équipe réserve. Dans son malheur, Lopetegui a reçu le soutien de ses joueurs, du moins publiquement, le capitaine Sergio Ramos déclarant que le technicien avait toute la confiance du vestiaire madrilène.

    « Se faire virer du Real Madrid fait partie du jeu », avait dit le Néerlandais Guus Hiddink, remercié en milieu de saison en 1999. Julen Lopetegui ne pouvait pas ignorer cette règle au moment de sa présentation le 14 juin. « Hier, c’était le jour le plus triste de ma vie depuis la mort de ma mère [en référence à son départ précipité de l’équipe d’Espagne]. Et aujourd’hui, c’est le plus beau jour de ma vie », lâchait-il au bord des larmes.

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  • L’Irlande se prononce sur la suppression du blasphème de la Constitution

    L’Irlande se prononce sur la suppression du blasphème de la Constitution

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    Quatre-vingt-un ans après son inscription dans le marbre, l’article relatif au blasphème pourrait être abrogé à l’occasion d’un référendum organisé ce vendredi. Le “oui” est en tête dans les sondages, alors qu’aucune condamnation pour un tel délit n’a été prononcée sur l’île d’Émeraude depuis plusieurs siècles.

    “Dans la cultissime comédie des Monty Python La Vie de Brian, un dignitaire juif formule le jugement retenu contre un homme accusé de blasphème : ‘Les Anciens vous ont jugé coupable d’avoir prononcé le nom de notre Seigneur, en conséquence, blasphémateur, vous serez lapidé à mort !’ Bien sûr, ce film a été censuré en Irlande à sa sortie en 1980”, s’amuse l’Irish Independent.

    Défini comme “tout contenu constituant une grossière injure ou une insulte contre quelque chose tenu pour sacré par une religion”, le blasphème est inscrit dans la Constitution depuis 1937. “Une mention quelque peu archaïque”, poursuit le quotidien de Dublin, sur laquelle les Irlandais sont invités à se prononcer par voie de référendum ce vendredi. Après les scrutins sur le mariage homosexuel, en 2015, et pour abroger l’interdiction de l’IVG, en mai dernier, ce scrutin “peu en vue” est le signe que le pays “prend ses distances avec l’Église”, note The Guardian.

    Aucune condamnation depuis trois cents ans

    En vertu de l’article 40.6.1 de la Constitution, “l’expression ou la publication de contenu blasphématoire, séditieux ou indécent constitue un délit puni par la loi”. Depuis 2009, un tel délit est passible d’une amende de 25 000 euros, après avoir été longtemps puni d’une peine de prison de sept ans. Sauf que… personne n’a été jugé pour de tels faits en Irlande depuis belle lurette. La dernière condamnation remonte à 1703, tandis qu’en 1855 un prêtre rédemptoriste d’origine ukrainienne a été poursuivi après avoir ordonné un autodafé de livres à tendances “immorales”. Seul hic, une Bible s’était glissée dans le lot par erreur, relate The Irish Times. Après audition des témoins, le prêtre avait été acquitté.

    Plus récemment, trois actions ont été intentées contre des articles et des dessins de presse en 1995, en plein débat sur la légalisation du divorce. Toutes rejetées. Enfin, l’an dernier, l’auteur et acteur Stephen Fry a fait l’objet d’une enquête après avoir déclaré à la télévision publique irlandaise deux ans plus tôt : “Pourquoi devrais-je respecter un Dieu mesquin, capricieux et stupide qui a créé un monde rempli d’injustice et de douleur ?” En dépit d’une plainte déposée par un habitant du comté de Clare, dans l’ouest du pays, la police a rapidement classé l’affaire… faute d’avoir trouvé un groupe de personnes suffisamment choquées par ses propos.

    Le “oui” largement en tête dans les sondages

    “Le temps de l’interdiction du blasphème est révolu”, assure l’Irish Independent, alors que 51 % des électeurs entendent voter oui, selon les sondages. Pour les partisans de l’abrogation, cette mention dans la Constitution nuit à l’image du pays à l’international. Les militants du non (19 %, pour 25 % d’indécis) estiment pour leur part que ce référendum constitue beaucoup de bruit pour pas grand-chose, rapporte The Irish Times, et que l’article de la Constitution ne nuit pas à la liberté d’expression. Ils font remarquer que la législation irlandaise en la matière est parmi les plus clémentes des 71 pays où le délit de blasphème existe encore.

    Un deuxième mandat pour le président poète ?

    Les trois millions d’Irlandais inscrits sur les listes électorales sont également appelés à élire leur président, ce jeudi. Le sortant Michael D. Higgins, ancien membre du parti travailliste et écrivain de 77 ans, est le favori des six candidats en lice. En Irlande, la fonction est principalement cérémoniale : le président est chef de l’Etat mais pas chef du gouvernement. Malgré sa promesse de ne faire qu’un mandat, après son élection en 2011, “Michael D.” ‘est très populaire’, avec 70% d’opinion favorable”, note The Irish Examiner, “ce qui l’a sans doute poussé à revenir sur sa parole”. Le scrutin est un vote alternatif à un tour, et les premières estimations devraient être publiées aux alentours de 22 heures (à Dublin), à la fermeture des bureaux de vote. 

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  • Ukraine. Le réalisateur Oleg Sentsov lauréat du prix Sakharov

    Ukraine. Le réalisateur Oleg Sentsov lauréat du prix Sakharov

    C’est un geste d’une grande portée symbolique qu’a accompli le Parlement européen en décernant, jeudi 25 octobre, son prestigieux prix Sakharov au cinéaste ukrainien Oleg Sentsov, emprisonné en Fédération de Russie depuis plus de quatre ans.

    Le réalisateur, se félicite Oukraïnska Pravda, “a remporté le prix Andreï Sakharov pour la liberté de l’esprit du Parlement européen”. Sentsov “est le premier ressortissant ukrainien a en être lauréat”, souligne le quotidien en ligne, qui rappelle :

    Le cinéaste a été arrêté en mai 2014. En août 2015, le Tribunal militaire du district du Nord-Caucase de Rostov-sur-le-Don l’a condamné à vingt ans de colonie pénitentiaire pour avoir prétendument préparé des attentats terroristes en Crimée annexée. […] Le 14 mai 2018, Sentsov a entamé une grève de la faim pour obtenir la libération de tous les Ukrainiens détenus en Russie. Le 6 octobre, il a mis fin à son action, les autorités menaçant de l’alimenter de force”.

    La cérémonie de remise du prix doit avoir lieu à Strasbourg le 12 décembre, fort probablement en l’absence du lauréat, toujours incarcéré en Sibérie.

    Source

    Le journal en ligne “Vérité ukrainienne”, a été créé en 2000 par le journaliste Guéorgui Gongadzé, assassiné au cours de la même année alors qu’il enquêtait sur la corruption au sein du pouvoir. Le titre, qui traite de sujets exclusivement nationaux

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  • Vu d’Allemagne. Avec son budget qui irrite Bruxelles, l’Italie n’a pas tout faux

    Vu d’Allemagne. Avec son budget qui irrite Bruxelles, l’Italie n’a pas tout faux

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    C’est la politique de la zone euro qui est à l’origine des tensions entre Rome et Bruxelles sur la question du budget italien, analyse ce quotidien allemand. Et c’est à Berlin que se trouve la solution.

    Devant les dissensions provoquées par le budget programmé à Rome, le ministre allemand des Finances et vice-chancelier du gouvernement Merkel estime que les dettes italiennes sont le problème de l’Italie. Ce faisant, Olaf Scholz se comporte en fidèle disciple d’Angela Merkel. Celle-ci n’avait en effet pas réagi autrement, en 2009, quand la Grèce était au bord du gouffre. Il s’agissait de la première d’une longue série d’erreurs dont on voit aujourd’hui l’aboutissement, alors que la dette italienne pourrait condamner la devise européenne.

    L’obstination de Berlin à refuser d’admettre que la zone euro souffre d’un grave problème est incompréhensible. Car la polémique autour du

    […]

    Cerstin Gammelin

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  • La FIFA propose un nouveau format pour la Coupe du Monde des Clubs

    La FIFA propose un nouveau format pour la Coupe du Monde des Clubs

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    Une nouvelle Coupe du Monde des Clubs – qui réunirait chaque année certains des meilleurs clubs de Premier League et d’Europe – a été proposée par la FIFA.

    Selon des documents officiels consultés par la BBC, il y a deux options : un tournoi annuel ou une compétition tous les quatre ans. Le conseil directeur de la FIFA prendra une décision à cet effet à l’issue de sa réunion qui se tient ce jeudi et vendredi au Rwanda.

    La Coupe du Monde des Clubs se déroule actuellement tous les mois de décembre et regroupe sept équipes de six confédérations.

    A lire aussi : Le Maroc est candidat pour organiser le mondial 2026

    Plus tôt cette année, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a proposé de l’étendre à 24 équipes, dont 12 d’Europe.

    La compétition dans ce schéma à 24 devant avoir lieu tous les quatre ans.

    L’opposition des membres du Conseil de la FIFA – dont le président de l’UEFA, Aleksander Ceferin – a entraîné la suspension des négociations, peu avant le début de la Coupe du monde en juin.

    Qu’y a-t-il sur la table ?

    Les deux options proposées entraîneraient l’abandon de l’actuelle Coupe du Monde des Clubs et de la Coupe des Confédérations, avec la création d’un nouveau format plus élargi de la Coupe du Monde des Clubs.

    Proposition 1 : Organiser la Coupe des Confédérations, un tournoi de huit nations, en juin de l’année précédant chaque Coupe du Monde.

    Proposition 2 : Organiser une compétition annuelle tenue soit comme tournoi de pré saison en juillet à août ou dans un autre créneau sur le calendrier des compétitions.

    A lire aussi : Mondial des clubs : le Wydad Casablanca éliminé

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    Quelle que soit la formule, le format de la compétition, le nombre d’équipes et la répartition des places entre les confédérations restent à déterminer. Mais la durée maximale sera de 18 jours.

    La FIFA souhaite également introduire une nouvelle Ligue des Nations mondiale basée sur le format de la Ligue des Nations de l’UEFA, qui a débuté en septembre.

    La nouvelle Coupe du Monde des Clubs et la Ligue mondiale des Nations devraient générer 25 milliards de dollars US de recettes. L’investissement sera assuré par un consortium dirigé d’établissements par la SoftBank japonaise.

    Toutefois, elle décidera également si l’organisation et la commercialisation de cette compétition relèvent de la responsabilité de la FIFA.

    Par ailleurs, le Conseil de la FIFA se prononcera cette semaine sur l’opportunité de créer une Société des Nations comprenant des pays du monde entier à partir de 2022.

    Qui est pour et contre ?

    Selon des documents de la FIFA issus de ses réunions d’avril et de mai, les principaux clubs européens ont convenu que la Coupe du Monde des Clubs soit réorganisée et élargie. Ils ont aussi exprimé le désir de participer à la nouvelle compétition.

    A lire aussi : Qatar Airways, partenaire de la Fifa

    Ils ont ajouté que le syndicat des joueurs FIFPro émet aussi un avis favorable concernant cette nouvelle Coupe du Monde des Clubs, à condition que la santé des joueurs soit prise en compte.

    Cependant, l’Association européenne des clubs (ECA), qui représente les plus grandes équipes européennes, s’est opposée à ces projets.

    La World Leagues Forum – qui représente 38 ligues professionnelles dont la Premier League anglaise, la Liga et la Serie A – s’est également prononcée contre le changement de format actuel de la Coupe du Monde des Clubs.

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  • L’Ivoirien Ibrahim Sangaré absent un mois et demi

    L’Ivoirien Ibrahim Sangaré absent un mois et demi

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  • Au Brésil, la politique a aussi envahi les stades de foot

    Au Brésil, la politique a aussi envahi les stades de foot

    Dans les gradins ou sur les pelouses des stades, des slogans pro-Bolsonaro se font entendre bruyamment, alors que, à l’autre bord, certaines associations de supporters créées sous la dictature militaire affichent leur rejet de la candidature de Bolsonaro, ancien capitaine de l’armée brésilienne.

    Au pays du ballon rond, le clivage inédit de l’électorat brésilien a fini par franchir les portes des stades de football. Mi-septembre, lors d’un derby opposant le Cruzeiro à son rival, l’Atlético Mineiro (tous deux de Belo Horizonte, dans le Minas Gerais), des supporters de ce dernier ont entonné des chants homophobes contre leurs adversaires de tribunes, en citant le candidat d’extrême droite à l’élection présidentielle, Jair Bolsonaro, réputé pour ses déclarations polémiques. “Supporters du Cruzeiro, attention, Bolsonaro va tuer les pédés”, ont-ils scandé. Une attitude condamnée par leur club.

    Comme le note la version brésilienne du journal El País, “officiellement, aucun groupe de supporters ne s’est exprimé en faveur de l’ancien militaire – ils affirment qu’il existe uniquement des positionnements politiques des adhérents, qui reflètent en grande partie ceux de la société”. Mais après les propos de supporters de l’Atlético Mineiro, une banderole reprenant l’un des slogans de campagne du candidat d’extrême droite – “Le Brésil au-dessus de tout, Dieu au-dessus de tous” –, a été exhibée quelques jours avant le premier tour, qui a eu lieu le 7 octobre, lors du match opposant le Grêmio de Porto Alegre à l’équipe argentine de Tucumán.

    Trêve entre groupes de supporters anti-Bolsonaro

    Dans le camp des anti-Bolsonaro, les prises de position officielles se sont dès lors multipliées, marquant une sorte de trêve entre des rivaux de longue date. La première réaction est venue, le 20 septembre, du Gaviões da Fiel, le plus important groupe de supporters du club Corinthians de São Paulo : son président a publié un texte intitulé “Un Gavião ne vote pas Bolsonaro”, où il rappelle l’historique de l’association, qui, dès sa création en 1969, sous la dictature militaire, défendait le retour à la démocratie (qui a eu lieu en 1985).

    El País ajoute que, le 22 octobre dernier,

    69 groupes et collectifs de football ont remis le ‘Manifeste des associations de supporters pour la démocratie’ à Fernando Haddad [le rival de gauche de Bolsonaro]. Et ce document montre clairement son opposition au candidat du PSL.”

    Le quotidien ajoute que ce positionnement des groupes de supporters “connus pour leur opinion plus progressiste” se fait aussi en “réaction” à des prises de position du bras droit de Jair Bolsonaro, le commandant Olímpio, élu sénateur de l’État de São Paulo.

    De fait, en 2015, alors député fédéral, celui-ci avait présenté un projet de loi proposant la suppression des groupes de supporters, qu’il qualifiait d’“organisations criminelles” “et d’“antres générant de la violence”.

    De leur côté, les clubs ne soutiennent officiellement aucun candidat, mais plusieurs joueurs et anciens champions de football ont affiché leur sympathie pour Jair Bolsonaro.

    Cela a été par exemple le cas des footballeurs de l’Atlético Paranaense, entrés sur le terrain la veille du premier tour avec un maillot en faveur du candidat, mais aussi de stars comme Rivaldo et Ronaldinho.

    Le jour même du premier tour de la présidentielle, le 7 octobre, ce dernier posait avec un maillot de la Seleção – l’équipe de football brésilienne – floqué du numéro 17, le numéro officiel attribué sur les bulletins de vote au parti du candidat d’extrême droite.

    Le FC Barcelone, où le Brésilien a évolué de 2003 à 2008, lui a retiré son statut d’ambassadeur du club.

    Source

    Le portail brésilien du grand quotidien espagnol El País a été lancé fin 2013 à São Paulo, quelques mois après la création de son espace dédié à l’Amérique latine sur son site web. Au total, les sites hispanophone et lusophone de ce journal d’

    […]

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  • Le Tour de France 2019 prend de la hauteur pour les 100 ans du Maillot jaune

    Le Tour de France 2019 prend de la hauteur pour les 100 ans du Maillot jaune

    Le Tour de France 2019 qui s’élancera de Bruxelles le 6 juillet pour arriver à Paris le 28 juillet rendra hommage au 50e anniversaire de la première victoire d’Eddy Merckx. Au total, sur les 3460 kilomètres proposés par l’organisation, pas moins de 30 montées seront à escalader. Un record dans l’histoire du Tour qui fête aussi le centenaire du Maillot jaune lors de cette 106e édition.

    Le Tour de France 2019 fêtera les 100 ans du Maillot jaune, la célèbre tunique portée par le leader et le vainqueur final de la course. Et pour cet anniversaire, les organisateurs ont voulu prendre de la hauteur en traçant un parcours d’exception, avec sept cols à plus de 2000 mètres. Un vrai  grimpeur devrait être sur la plus haute marche du podium. Mais il ne sera certainement pas de la trempe du grand Eddy Merckx, le plus grand cycliste de tous les temps, l’homme aux cinq Tours de France, cinq Tours d’Italie et aux dix-neuf « monuments* » dont on fêtera à Bruxelles, pour le grand départ, les 50 ans de sa première victoire dans la Grande boucle.

    Le Tourmalet comme point d’orgue ?

    « C’est un monsieur d’exception (34 étapes sur le Tour de France, NDLR). Il est le plus grand symbole du Maillot jaune. Pour lui rendre hommage on voulait un Tour avec des sommets emblématiques », avance Christian Prudhomme, le directeur du Tour. « Tout cela devrait peser dans les organismes. On ira même jusqu’à 2770 mètres dans l’Iseran ! », assure de son côté Thierry Gouvenou, en charge du tracé.

    « La montée qui devrait créer le plus d’écart entre les coureurs sera certainement celle du Tourmalet (le 20 juillet). Elle sera placée sur une étape courte, et c’est surtout une arrivée mythique », confie Thierry Gouvenou.

    Si le Tourmalet fait largement partie de l’histoire du Tour, pour avoir été le premier col de haute montagne à être gravi en 1910, il sera juge de paix pour la troisième fois. En 2010, le Luxembourgeois Andy Schleck s’était imposé dans les Pyrénées. En 1974, le Français Jean-Pierre Danguillaume avait triomphé alors qu’Eddy Merckx était en route pour sa cinquième victoire dans le Tour.

    Trois journées marathon dans les Alpes

    Les Alpes seront aussi au programme avec trois journées marathon juste avant le finale sur les Champs-Elysées. Le 25 juillet, on retrouvera les grands classiques du Tour de France avec le Col de Vars, l’Izoard et le Galibier. Ensuite, le parcours proposera deux étapes plus courtes avec, par exemple, la montée de Tignes.

    Mais il ne faudra pas négliger la moyenne montage avec, pour commencer, La Planche des Belles Filles dans les Vosges, en première semaine le 11 juillet (6e étape). Lors des trois précédentes arrivées, Chris Froome, Vincenzo Nibali et Fabio Aru avaient levé les bras (2012, 2014 et 2017). « Le nom de cette montée sonne bien, cet endroit va devenir un classique du Tour de France. A chaque fois, nous avons eu des grands vainqueurs », avance Thierry Gouvenou. Juste avant l’arrivée, il faudra gravir le Ballon d’Alsace. Le Massif central tiendra aussi son rôle. Sur les 170 kilomètres entre Saint-Etienne et Brioude (14 juillet), les montées « casse pattes » pourraient être piégeuses.

    Sur les cinq arrivées au sommet de cette édition, trois seront au-delà des 2000 mètres d’altitude. Val Thorens et ses trente-trois kilomètres de pente seront la dernière difficulté. Entre le Tourmalet et Val Thorens, il n’y aura qu’une semaine et il faudra que les coureurs digèrent cinq étapes de montage sur les sept dernières journées. Un sacré programme pour fêter le centenaire du Maillot jaune que 266 coureurs ont endossé jusqu’à présent.

    *Milan-San Remo,Tour des Flandres, Paris-Roubaix, Liège-Bastogne-Liège et Tour de Lombardie.


     Les étapes :
       
    6 juillet: 1re étape Bruxelles – Bruxelles, 192 km
    7 juillet: 2e étape Bruxelles Palais Royal – Bruxelles Atomium, 27 km (contre-la-montre par équipes)
    8 juillet: 3e étape Binche (Belgique) – Epernay, 214 km
    9 juillet: 4e étape Reims – Nancy, 215 km
    10 juillet: 5e étape Saint-Dié-des-Vosges – Colmar, 169 km
    11 juillet: 6e étape Mulhouse – La Planche des Belles Filles, 157 km
    12 juillet: 7e étape Belfort – Chalon-sur-Saône, 230 km
    13 juillet: 8e étape Mâcon – Saint-Etienne, 199 km
    14 juillet: 9e étape Saint-Etienne – Brioude, 170 km
    15 juillet: 10e étape Saint-Flour – Albi, 218 km
    16 juillet: repos à Albi
    17 juillet: 11e étape Albi – Toulouse, 167 km
    18 juillet: 12e étape Toulouse – Bagnères-de-Bigorre, 202 km
    19 juillet: 13e étape Pau – Pau, 27 km (contre-la-montre individuel)
    20 juillet: 14e étape Tarbes – Tourmalet, 117 km
    21 juillet: 15e étape Limoux – Foix Prat d’Albis, 185 km
    22 juillet: repos à Nîmes
    23 juillet: 16e étape Nîmes – Nîmes, 177 km
    24 juillet: 17e étape Pont du Gard – Gap, 206 km
    25 juillet: 18e étape Embrun – Valloire, 207 km
    26 juillet: 19e étape Saint-Jean-de-Maurienne – Tignes, 123 km
    27 juillet: 20e étape Albertville – Val Thorens, 131 km
    28 juillet: 21e étape Rambouillet – Paris Champs-Elysées, 127 km


    Chronologie et chiffres clés

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  • Ce que Poutine pourrait changer à la crise entre Rome et Bruxelles

    Ce que Poutine pourrait changer à la crise entre Rome et Bruxelles

    Publié le

    Le 23 octobre, pour la première fois, Bruxelles a rejeté le budget italien, dont les prévisions de déficit sont considérées comme excessives. Le gouvernement populiste assure qu’il n’en démordra pas. Et voilà que Vladimir Poutine se dit disposé à acheter des bons du Trésor italien.

    En plein bras de fer avec Bruxelles autour du budget italien, le Premier ministre Giuseppe Conte était, ce 24 octobre, en visite à Moscou, où il a rencontré le président Poutine, relate La Stampa.

    Cet entretien a permis la signature de 14 contrats importants, notamment dans les secteurs de l’énergie et des infrastructures, explique le journal, et de discuter des “sanctions européennes contre la Russie, que l’Italie a toujours été prête à suspendre”. Mais ce sont surtout les propos du président russe à l’issue de cette rencontre qui ont retenu l’attention de la presse.

    “Surprise, écrit le quotidien financier Il Sole-24 Ore

    […]

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