Author: Don Kayembe

  • Succession royale – Hommage aux acteurs de la Belgique et appel à une Europe humaine pour le discours d’adieu

    Succession royale – Hommage aux acteurs de la Belgique et appel à une Europe humaine pour le discours d’adieu

    Roi Albert-Son dernier discours avant son abdication a été l’occasion pour le roi Albert II de rendre hommage à “différents groupes de responsables de notre société”, d’appeler au maintien de la cohésion du pays et à une Europe qui mette l’accent sur les jeunes et la justice sociale et de demander à la population d’entourer le futur roi Philippe et la future reine Mathilde.
    Le roi commence son discours en saluant la mémoire de son frère. Il dit aussi “sa gratitude à différents groupes de responsables de notre société”: il rend hommage au dévouement et au sens du compromis constructif de très nombreux hommes et femmes politiques et “profite de l’occasion pour saluer l’énorme travail réalisé ces derniers mois par le gouvernement et ses collaborateurs” pour mettre en oeuvre la sixième réforme de l’Etat. Le roi a également un mot pour les acteurs du monde économique et social, et notamment pour les partenaires sociaux qui sont arrivés récemment à un compromis sur l’harmonisation des statuts ouvrier-employé, puis pour la fonction publique et pour le monde culturel, “qui témoigne d’une étonnante créativité”. Formulant quatre souhaits pour l’avenir, Albert II cite d’abord la cohésion de la Belgique, vitale “non seulement pour la qualité de notre vie ensemble, mais aussi pour la préservation de notre bien-être”. Il fait aussi un véritable plaidoyer pour l’Europe, “plus que jamais nécessaire”. L’Europe doit cependant être “plus qu’un projet budgétaire” et intégrer la croissance durable, les perspectives d’avenir pour les jeunes et la justice sociale. Le roi appelle aussi à rester ouverts aux pays en développement, et particulièrement à l’Afrique centrale. Le discours se conclut sur un souhait émis “comme roi et comme père”: Albert II demande à la population d’entourer les futurs souverains de son soutien. (Belga)

  • RDC: un officier arrêté à Goma

    RDC: un officier arrêté à Goma

    rebel m23 tue-Un officier des Forces armées de la RDC a été arrêté jeudi soir dans l’Est de la République démocratique du Congo.

    “Il a été mis à la disposition de la justice militaire pour profanation de cadavres ennemis”, a confirmé le porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende.

    L’officier en question est le Lieutenant Solomo Bangala, officier de renseignement, du 391ème bataillon.

    Son arrestation intervient alors que l’ONU s’était alarmé la veille d’allégations de profanation de cadavre de rebelles du M23 par les FARDC.

    Le Secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon s’est dit “profondément préoccupé par des allégations de mauvais traitements de détenus du M23 et de profanation de cadavres des combattants du M23 par les forces armées congolaises”.

    La Monusco a soulevé cette question au plus haut niveau avec les FARDC, et sest félicitée des mesures prises par l’armée congolaise pour donner suite à ces allégations et sanctionner les auteurs de ces actes.

    La Monusco avait menacé de réexaminer son soutien aux unités des FARDC soupçonnées d’être impliquées dans ces incidents.

    Sur le front au nord du Goma, une accalmie était observée depuis après plusieurs jours d’affrontements entre l’armée gouvernementale et le M23.

    BBC

  • Procès Gbagbo: Bensouda à Abidjan

    Procès Gbagbo: Bensouda à Abidjan

    Fatou-La procureure de la Cour pénale internationale Fatou Bensouda, a indiqué vendredi à Abidjan rechercher “plus d’information” pour son dossier contre l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo.

    Fatou Bensouda est en Côte d’Ivoire depuis mercredi pour une mission technique à propos de l’affaire Gbagbo.

    A l’issue d’un entretien vendredi avec le ministre ivoirien de la Justice, Gnénéma Coulibaly, Mme Bensouda a précisé devant la presse être en Côte d’Ivoire notamment pour rencontrer ceux qui “assistent” la CPI pour “obtenir plus d’information” dans l’affaire Gbagbo.

    Il y a quelques semaines, les juges de la CPI n’avaient pas confirmé les charges contre l’ancien président ivoirien, et avaient demandé au bureau du procureur d’apporter des preuves supplémentaires, avant de décider de mener un éventuel procès.

    Fatou Bensouda n’a pas donné de précisions vendredi sur d’éventuelles nouvelles preuves.

    La procureure de la CPI, régulièrement accusée de ne cibler que le camp Gbagbo, a également réaffirmé que la Cour enquêterait sur “tous les camps”.

    “Nous avons conduit M. Gbagbo devant les juges, c’est la première affaire pour la CPI, ce n’est pas la dernière”, a-t-elle assuré.

    Détenu à La Haye depuis fin 2011, Laurent Gbagbo est soupçonné de crimes contre l’humanité commis durant la crise postélectorale de 2010-2011, qui a fait quelque 3.000 morts.

    Concernant le cas de Simone Gabgbo, Fatou Bensouda a indiqué qu’elle ne savait pas si la Côte d’Ivoire allait donner une suite favorable à la demande de la CPI de transférer l’épouse de l’ancien président à La Haye.

    La CPI a émis en 2012 un mandat d’arrêt contre l’ex-Première dame, soupçonnée aussi de crimes contre l’humanité et détenue en Côte d’Ivoire.

    Le gouvernement ivoirien n’a toujours pas donné de réponse officielle à cette demande.

    “Nous avons informé les autorités ivoiriennes que nous voudrions que Mme Gbagbo soit transférée à la Cour pénale internationale et nous travaillons avec les autorités ivoiriennes sur ce dossier”, a expliqué Mme Bensouda.

    bbc

  • Kinshasa intensifie la lutte contre le M23 pour coincer le Rwanda

    Kinshasa intensifie la lutte contre le M23 pour coincer le Rwanda

    Ndala-La RDC veut inverser le rapport de forces à l’est avant de reprendre les négociations.

    Dans les Kivus, à l’extrême est de la République démocratique du Congo (RDC), la paix ne dure jamais bien longtemps. Ainsi la trêve décrétée en décembre dernier n’aura duré que six mois. Le temps, pour le régime de Kinshasa de faire semblant de négocier avec les rebelles tutsis congolais du M23 tout en se réarmant activement.

    Alors que l’opposition politique se fait entendre à Kinshasa, la reprise du conflit dans l’est du pays n’est peut-être pas tout à fait le fruit du hasard. Car aux yeux des Congolais, qui dit Kivu dit Rwanda – le petit voisin honni par une bonne partie de la population. Dimanche dernier, les FARDC (Forces armées de la République démocratique du Congo) sont passées à l’offensive pour repousser les hommes du M23 des abords de Goma, le chef-lieu du Nord-Kivu.

    En novembre dernier, ces rebelles fortement soupçonnés par les experts de l’Onu d’être soutenus par le Rwanda et l’Ouganda s’étaient brièvement emparés de la ville située sur le lac Kivu, avant de s’en retirer sous la pression internationale. Des pourparlers entre les deux parties avaient ensuite démarré à Kampala, la capitale de l’Ouganda. Sans résultat tangible jusqu’ici. Très violents, les combats auraient fait plus d’une centaine de morts.

    L’armée congolaise très déterminée

    Les forces loyalistes affirment avoir infligé de lourdes pertes à leur ennemi. Celui-ci, en mal de munitions, serait en grande difficulté. “Pendant que les pseudo-négociations s’enlisaient à Kampala, Kinshasa a massé des troupes dans les Kivus et préparé un plan d’encerclement du M23 avec l’aide de milices hutues récemment créées”, explique Thierry Vircoulon, expert d’International Crisis Group (ICG).

    Ces derniers jours, les FARDC ont fait montre d’une détermination inédite. Lors des précédentes poussées de fièvre, elles avaient plutôt l’habitude de s’enfuir, avec femmes et enfants, pillant tout sur leur passage. Mais pas cette fois.

    Suite aux revers cuisants infligés par le M23 aux troupes loyalistes, Kinshasa a nommé un nouveau chef d’état-major, apparemment plus regardant que son prédécesseur sur le versement des soldes et sur l’approvisionnement de ses hommes. Le gouvernement de Kinshasa a aussi acquis de nouveaux matériels de guerre dans dans les ex-pays de l’Est, notamment en Bulgarie.

    En desserrant l’étau sur Goma, le gouvernement de Joseph Kabila poursuit aussi un objectif politique, selon Thierry Vircoulon : revenir à la table des négociations de Kampala après avoir inversé le rapport de forces. ” Fondamentalement, ce que veulent les Congolais, c’est négocier avec le Rwanda, qu’ils considèrent comme le vrai patron du M23″, ajoute-t-il. Kinshasa n’est pas le seul à le penser.

    A l’automne dernier, un rapport établi par un panel d’experts de l’Onu avait fuité dans la presse, mettant durement en cause Kigali, mais aussi Kampala, pour son soutien actif aux rebelles du M23. Le régime de Paul Kagamé avait énergiquement démenti, mais le mal était fait. Plusieurs bailleurs de fonds – dont le Royaume-Uni, un allié stratégique depuis le génocide de 1994 – avaient décidé de suspendre leur aide financière à ce petit pays dépourvu de ressources. Même les Etats-Unis, pourtant bien disposés à l’égard de Kagamé, avaient tapé du poing sur la table.

    Kigali assis entre deux chaises

    Depuis ce tir de barrage, le Rwanda fait profil bas. Ce qui pourrait expliquer l’affaiblissement du M23, par ailleurs miné par des querelles internes. Mais Kigali peut-il laisser ses alliés dans les Kivus se faire laminer ? Depuis près de vingt ans, la politique de Paul Kagamé n’a pas varié: en s’appuyant sur des relais locaux, le Rwanda s’adjuge une zone tampon destinée à renforcer sa sécurité face à des groupes hutus toujours actifs, tout en profitant des ressources minières et agricoles dont regorgent les Kivus. “Kigali est coincé” , confie une source proche du dossier. ” S’il bouge, il va s’attirer les foudres des Occidentaux. S’il ne fait rien, il perd ses positions acquises de longue date au Congo.”

    Exaspéré, le Rwanda s’en est pris, ces derniers jours, à l’Onu, qu’il accuse d’avoir prêté main forte aux troupes congolaises et même d’avoir bombardé deux villages situés sur la frontière. Pourtant, jusqu’ici, la Monusco (Mission des Nations unies pour la stabilisation du Congo) s’est bien gardée d’intervenir directement dans ce nouveau conflit.

    Forte de ses 17 000 hommes – ce qui en fait la principale mission de l’Onu dans le monde -, la Monusco est en train de mettre sur pied une brigade d’intervention de 3 000 hommes, dotés d’hélicoptères d’attaque. Avec un mandat qui ne se réduit pas à la protection des populations civiles mais l’autorise à passer à l’attaque contre les groupes armés. Or dans les Kivus, ils sont loin de se limiter au M23.

    Thomas Hofnung

    ©Libération

  • Au-delà de l’embellie diplomatique: Révélations sur la rencontre hier entre Kabila et Uhuru Kenyata !

    Au-delà de l’embellie diplomatique: Révélations sur la rencontre hier entre Kabila et Uhuru Kenyata !

    kabila_uhuru_kenyata_0-La Rdc n’a jamais été aussi proche de la pacification de l’Est de la République. La débandade des hommes du M23 après la contre offensive des Fardc a remis en cause tous les agendas. Raison pour laquelle, Kigali voyant venir le danger, a accusé les Fardc en complicité avec les casques bleus de la Monusco d’avoir bombardé deux de ses villages.
    La Monusco et le gouvernement congolais ont rejeté ces accusations.
    Le ministre Lambert Mendé a dénoncé une « agitation » de « ceux qui étaient habitués à entrer au Congo comme un couteau entre dans du beurre, sans aucune résistance ».
    Il nous revient, cependant, d’apprendre que les pressions de tout genre sont faites sur le gouvernement congolais en vue de privilégier les négociations de Kampala afin de trouver une solution de compromis qui passerait vraisemblablement par la réintégration d’éléments du M23 les Fardc et autres institutions de la République.
    La preuve, c’est que dans la contre-offensive des Fardc après les provocations du M23, la force de la brigade d’intervention n’a pas accompagné les forces loyalistes. Elle a affirmé poursuivre son déploiement à l’Est et qu’elle n’a pas encore atteint sa capacité totale en nombre ou en équipements.
    Elle est autorisée à effectuer des patrouilles pour sécuriser et protéger les populations des zones en proie à la guerre. Nul n’est besoin de rappeler que la brigade spéciale de la Monusco reste suspendue aux conclusions des pourparlers de Kampala.
    Raison pour laquelle le nouveau président kényan Uhuru Kenyata a fait le déplacement d’hier à Kinshasa. Même s’il a évoqué avec son homologue congolais les relations de coopération entre Kinshasa et Naïrobi, la guerre de l’Est a occupé une bonne place dans l’entretien avec les deux chefs d’Etat.
    Le président kényan aurait demandé à son homologue de mettre fin à l’offensive des Fardc afin de donner des chances aux négociations de Kampala.
    Les populations du Nord-Kivu et de toute la République ne l’entendent de cette oreille. Elles souhaiteraient qu’il soit mis fin définitivement au cycle des “négociations réintégrations rébellions” en encourageant les Fardc sur la ligne de front.

    De l’intox

    L’ennemi recourt aussi à l’intoxication pour démobiliser la population et les Fardc. C’est ainsi qu’un groupe de jeunes et des motards ont pris d’assaut la route Katindo-Sake peu avant midi hier pour contester une éventuelle relève du commandant des opérations militaires des FARDC.
    Ils ont barricadé la route au niveau du camp Katindo à l’ouest de Goma, bloquant la circulation aux populations. Dès que la police a commencé à disperser les manifestants, un mouvement similaire a éclaté sur la route de l’aéroport.
    Le commandant des opérations militaires des Forces armées de la RDC, le colonel Mamadou Ndala se trouve bel et bien au front au Nord de Goma et n’a pas été rappelé à Kinshasa. Il a lui-même démenti la rumeur répandue le jeudi 18 juillet dans la mâtiné à Goma sur sa relève par la hiérarchie militaire.

    Le gouvernement est formel

    Dans un communiqué du gouvernement parvenu hier à notre rédaction, l’Exécutif de la République est informé des rumeurs malveillantes insinuant que deux officiers des FARDC assumant des responsabilités de commandement au Nord Kivu et en charge du front près de Goma ont été rappelés à Kinshasa.
    Cette information est fausse et relève de la pure intoxication de la part des forces ennemies qui, en difficulté, tentent ainsi de démobiliser les vaillantes troupes des FARDC, dont le comportement de bravoure désarçonne les agresseurs.
    LP
    Le palmarès

  • RDC: un imitateur du président Kabila arrêté pour tentative d’escroquerie

    RDC: un imitateur du président Kabila arrêté pour tentative d’escroquerie

    Joseph inquiet– Quatre présumés escrocs, dont l’un se faisait passer pour le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, ont été arrêtés et présentés jeudi à la justice à Kinshasa, a-t-on appris vendredi auprès du ministère de l’Intérieur. Un Congolais avait mis ses talents d’imitateur au service du groupe: au téléphone, il se présentait comme le chef de l’Etat afin d’impressionner et finalement duper ses interlocuteurs. Rassuré par des conversations téléphoniques avec le faux président, l’homme d’affaires béninois Souhin Razaki avait ainsi versé 3 millions de dollars pour accéder à un marché de cuivre, avant de finalement porter plainte. Les escrocs lui avaient aussi fait miroiter une nomination à Dubaï.

    De son côté, un commerçant centrafricain, Kaki Masengo, avait payé 135.000 USD pour cinq kilos d’or que devait lui remettre le prétendu président, ont précisé les policiers, tandis qu’un autre commerçant attendait une cargaison de diamants pour 14 millions de dollars… De même, les présumés escrocs étaient parvenu à tromper un notable du Nord-Kivu (Est), Léon Muheto. Avion affrété, adresse e-mail au nom du chef de l’Etat, documents du ministère des Mines, garantie des Nations Unies… Tout était en place jusqu’à ce que l’un des clients, méfiant, se prenne à vérifier des données et prévienne la police.

    L’enquête, ouverte en 2012, n’a abouti que récemment. Les escrocs avaient déjà été condamnés pour escroquerie et étaient connus des services de police pour avoir dupé des militaires.

    A Kinshasa, les escroqueries pour fausse qualité à la personne sont fréquentes, la nomenklatura politique se croisant avec des liens familiaux, ethniques ou historiques pas toujours très clairs ni évidents.

    L’escroquerie la plus célèbre avait été le fait d’un agent du Trésor public qui, imitant au cours des années 90 la voix de l’ancien chef d’Etat Joseph Mobutu, avait ordonné qu’on mette à sa disposition un million de dollars en vue d’un prochain voyage à l’étranger.

    La duperie avait été découverte par le directeur de la Banque centrale qui avait demandé au président s’il avait bien reçu ce qu’il avait demandé. Cela avait permis de révéler une autre escroquerie: le directeur du Trésor avait, en réalité, demandé deux millions de dollars, et gardé la moitié de la somme pour lui…

    AFP

  • RDC : Le président Nguesso “disponible” pour une médiation en RDC

    RDC : Le président Nguesso “disponible” pour une médiation en RDC

    Joseph‑Kabila‑et‑Sassou‑Nguesso
    Joseph‑Kabila‑et‑Sassou‑Nguesso

    – Le président congolais Denis Sassou Nguesso s’est dit vendredi “disponible” et “intéressé” pour assurer la médiation dans les concertations nationales réclamées par l’opposition en République démocratique du Congo (RDC), au cas où les autorités de ce pays voisin le solliciteraient. M. Nguesso a fait cette annonce à l’issue d’une visite d’une journée du Président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila. “Les problèmes de la RDC nous concernent directement. Sollicités ou pas, nous le suivons en permanence. Si les autorités de la RDC souhaitent notre concours, comment pourrions-nous refuser”?, a déclaré M. Sassou Nguesso en raccompagnant son visiteur à l’aéroport de Brazzaville.

    Il s’agit, a dit M.Nguesso, “de la recherche des solutions à nos propres problèmes. Nous serons toujours disponibles comme nous l’avons toujours été pour l’Afrique”. “Notre disponibilité est donc totale” a-t-il insisté. Au sujet de la crise qui sévit à l’est de la RDC et des concertations nationales, qu’une grande partie de l’opposition a rejetées sous la forme proposée par le pouvoir, Joseph Kabila a dit que “toutes les options étaient sur la table”.

    En ce qui concerne la pacification de l’est, notamment du Nord-Kivu où, depuis prés d’une semaine, l’armée gouvernementale affronte le mouvement rebelle du M23 “les discussions sont en cours à Kampala” (Ouganda), a-t-il dit.

    “Sur le plan diplomatique, on est en concertation avec tous nos partenaires”, a dit M.Kabila. “On a décidé finalement de continuer à travailler ensemble pour un règlement de la situation à l’Est ou de la situation politique de la RDC en général” a-t-il ajouté.

    La visite du président Kabila était la troisième au Congo depuis le début de cette année.

    Les deux présidents, qui se sont félicités de “la régularité de leurs concertations”, s’étaient déjà retrouvés en janvier à Brazzaville, puis à Oyo (nord) en mars avec leurs homologues Paul Kagamé du Rwanda et Yoweri Museveni de l’Ouganda, pour débattre notamment de la situation de l’est de la RDC.

    Avant de quitter Brazzaville à 18H00 (17H00 GMT), le président Kabila sa rencontré son homologue guinéen le président Alpha Condé qui venait d’y arriver et où il doit rester jusqu’à samedi.

    AFP

  • Mandela sourit et fête ses 95 ans à l’hôpital en famille

    Mandela sourit et fête ses 95 ans à l’hôpital en famille

    Madiba Nelson– Mieux portant après avoir frolé la mort, Nelson Mandela a fêté jeudi ses 95 ans sur un lit d’hôpital de Pretoria entouré de ses proches venus à son chevet pour un traditionnel déjeuner avec gâteau d’anniversaire tandis que le monde lui renait hommage.

    “Il continue à bien réagir au traitement et ses progrès sont encourageants”, a déclaré le président Jacob Zuma, lors d’un sommet avec l’Union européenne, intercalé dans un agenda minuté à l’extrême en raison des multiples manifestations officielles pour l’anniversaire de son illustre prédécesseur.

    “Lorsque je lui ai rendu visite aujourd’hui, je l’ai trouvé vraiment stabilisé, j’ai pu souhaiter +bon anniversaire+ et il a pu sourire”, a ajouté M. Zuma.

    Zindzi, l’une des filles du héros de la lutte anti-apartheid, prix Nobel de la paix pour son oeuvre de pardon et de réconciliation nationale, a espéré qu’il pourrait “bientôt” quitter l’hôpital où une infection pulmonaire le tient confiné depuis le 8 juin et a faillé l’emporter le 23 juin.

    Devant la clinique privée du Mediclinic Heart Hospital, où l’on se pressait le coeur serré ces dernières semaines, c’était l’exubérance d’un jour de victoire.

    “Exemple de courage et d’humilité”

    Une fanfare militaire a joué l’hymne national, dont le début est un hymne à l’Afrique et un chant de résistance à l’apartheid, suivi d’un “Happy Birthday” plus profane.

    Les enfants des écoles ont aussi chanté pour “papa Madiba”. Madiba est le nom de clan affectueusement utilisé pour parler de Nelson Mandela en Afrique du Sud. “Une fois de plus, Tata (papa, ndlr) a prouvé qu’il est un lutteur”, commentait une étudiante.

    Qu’il puisse fêter ses 95 ans, c’est un “cadeau pour la famille, pour le pays et pour le monde entier qui l’aime”, a commenté son ex-épouse, Winnie Mandela-Madikizela, longtemps égérie de la lutte contre la minorité raciste blanche.

    A l’aube, la présidence avait donné le ton en annonçant que l’état de santé du père de la jeune démocratie multi-raciale sud-africaine “s’améliorait régulièrement”.

    Joyeux anniversaire” à l’unisson à 8 heures

    Pour la première fois depuis le 23 juin, le terme d’”état critique” n’a pas été prononcé sans que l’on sache si Mandela est toujours sous assistance respiratoire.

    Il communique en “utilisant ses yeux, hochant la tête”, a précisé à l’AFP Ndileka Mandela, l’une des petites-filles au nombre des convives du déjeuner à l’hôpital.

    Au menu, les plats favoris de la famille et de son illustre patriarche: “queue de boeuf, crevettes, boulettes (ou quenelles, ndlr) et légumes”.

    Pour Graça Machel qui le veille jour et nuit et que Mandela a épousée en troisièmes noces le jour de ses 80 ans, c’était leur quinze ans de mariage.

    Une multitude d’actions caritatives ou symboliques ont marqué cette journée du 18 juillet dont l’ONU a fait un “Mandela Day”, où chaque citoyen du monde est appelé à consacrer symboliquement 67 minutes au service des autres, en hommage à ses 67 années de militantisme.

    Le “Mandela Day” a été institué en Afrique du Sud en 2009.

    Cette année, plus que jamais, hommes ou femmes politiques se sont fait photographier manches retroussées, prêtant la main à une oeuvre caritative.

    Il flottait comme un soupçon de récupération politique de la part des dirigeants actuels de l’Afrique du Sud, au pouvoir depuis 1994 et qui n’auront pas la partie facile aux élections de 2014.

    De partout, les éloges ont afflué.

    “Un homme extraordinaire et infatigable champion des droits de l’homme”, a dit l’archevêque sud-africain Desmond Tutu. Mais aussi de “courage, gentillesse et humilité” (selon le président américain Barack Obama) et qui a “rendu sa dignité au peuple sud-africain” (pour le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius).

    “Courage, persévérance et magnanimité”, a aussi dit de lui le dernier président blanc d’Afrique du Sud Frederik de Klerk, avec lequel Mandela a négocié la fin de l’apartheid et reçu le Nobel en 1993.

    Bill Clinton a raconté que Nelson Mandela avait éprouvé de la haine pour les autorités de l’apartheid qui l’ont maintenu en prison durant 27 années, mais qu’il avait réussi à surmonter ses “démons”, preuve de sa grandeur.

    L’ancien dirigeant américain participait à une cérémonie spéciale à New York au siège des Nations unies dont le secrétaire général Ban Ki-moon a salué en Mandela “une immense figure de la lutte pour l’égalité et la justice”.

    A Washington et dans d’autres villes américaines, des services religieux, des rassemblements et 67 minutes d’aides communautaires diverses ont marqué la journée.

    A Paris, la France, qui célèbre la saison culturelle de l’Afrique du Sud, a illuminé la Tour Eiffel aux couleurs sud-africaines.

    AFP