Author: Don Kayembe

  • Au-delà de l’embellie diplomatique: Révélations sur la rencontre hier entre Kabila et Uhuru Kenyata !

    Au-delà de l’embellie diplomatique: Révélations sur la rencontre hier entre Kabila et Uhuru Kenyata !

    kabila_uhuru_kenyata_0-La Rdc n’a jamais été aussi proche de la pacification de l’Est de la République. La débandade des hommes du M23 après la contre offensive des Fardc a remis en cause tous les agendas. Raison pour laquelle, Kigali voyant venir le danger, a accusé les Fardc en complicité avec les casques bleus de la Monusco d’avoir bombardé deux de ses villages.
    La Monusco et le gouvernement congolais ont rejeté ces accusations.
    Le ministre Lambert Mendé a dénoncé une « agitation » de « ceux qui étaient habitués à entrer au Congo comme un couteau entre dans du beurre, sans aucune résistance ».
    Il nous revient, cependant, d’apprendre que les pressions de tout genre sont faites sur le gouvernement congolais en vue de privilégier les négociations de Kampala afin de trouver une solution de compromis qui passerait vraisemblablement par la réintégration d’éléments du M23 les Fardc et autres institutions de la République.
    La preuve, c’est que dans la contre-offensive des Fardc après les provocations du M23, la force de la brigade d’intervention n’a pas accompagné les forces loyalistes. Elle a affirmé poursuivre son déploiement à l’Est et qu’elle n’a pas encore atteint sa capacité totale en nombre ou en équipements.
    Elle est autorisée à effectuer des patrouilles pour sécuriser et protéger les populations des zones en proie à la guerre. Nul n’est besoin de rappeler que la brigade spéciale de la Monusco reste suspendue aux conclusions des pourparlers de Kampala.
    Raison pour laquelle le nouveau président kényan Uhuru Kenyata a fait le déplacement d’hier à Kinshasa. Même s’il a évoqué avec son homologue congolais les relations de coopération entre Kinshasa et Naïrobi, la guerre de l’Est a occupé une bonne place dans l’entretien avec les deux chefs d’Etat.
    Le président kényan aurait demandé à son homologue de mettre fin à l’offensive des Fardc afin de donner des chances aux négociations de Kampala.
    Les populations du Nord-Kivu et de toute la République ne l’entendent de cette oreille. Elles souhaiteraient qu’il soit mis fin définitivement au cycle des “négociations réintégrations rébellions” en encourageant les Fardc sur la ligne de front.

    De l’intox

    L’ennemi recourt aussi à l’intoxication pour démobiliser la population et les Fardc. C’est ainsi qu’un groupe de jeunes et des motards ont pris d’assaut la route Katindo-Sake peu avant midi hier pour contester une éventuelle relève du commandant des opérations militaires des FARDC.
    Ils ont barricadé la route au niveau du camp Katindo à l’ouest de Goma, bloquant la circulation aux populations. Dès que la police a commencé à disperser les manifestants, un mouvement similaire a éclaté sur la route de l’aéroport.
    Le commandant des opérations militaires des Forces armées de la RDC, le colonel Mamadou Ndala se trouve bel et bien au front au Nord de Goma et n’a pas été rappelé à Kinshasa. Il a lui-même démenti la rumeur répandue le jeudi 18 juillet dans la mâtiné à Goma sur sa relève par la hiérarchie militaire.

    Le gouvernement est formel

    Dans un communiqué du gouvernement parvenu hier à notre rédaction, l’Exécutif de la République est informé des rumeurs malveillantes insinuant que deux officiers des FARDC assumant des responsabilités de commandement au Nord Kivu et en charge du front près de Goma ont été rappelés à Kinshasa.
    Cette information est fausse et relève de la pure intoxication de la part des forces ennemies qui, en difficulté, tentent ainsi de démobiliser les vaillantes troupes des FARDC, dont le comportement de bravoure désarçonne les agresseurs.
    LP
    Le palmarès

  • RDC: un imitateur du président Kabila arrêté pour tentative d’escroquerie

    RDC: un imitateur du président Kabila arrêté pour tentative d’escroquerie

    Joseph inquiet– Quatre présumés escrocs, dont l’un se faisait passer pour le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, ont été arrêtés et présentés jeudi à la justice à Kinshasa, a-t-on appris vendredi auprès du ministère de l’Intérieur. Un Congolais avait mis ses talents d’imitateur au service du groupe: au téléphone, il se présentait comme le chef de l’Etat afin d’impressionner et finalement duper ses interlocuteurs. Rassuré par des conversations téléphoniques avec le faux président, l’homme d’affaires béninois Souhin Razaki avait ainsi versé 3 millions de dollars pour accéder à un marché de cuivre, avant de finalement porter plainte. Les escrocs lui avaient aussi fait miroiter une nomination à Dubaï.

    De son côté, un commerçant centrafricain, Kaki Masengo, avait payé 135.000 USD pour cinq kilos d’or que devait lui remettre le prétendu président, ont précisé les policiers, tandis qu’un autre commerçant attendait une cargaison de diamants pour 14 millions de dollars… De même, les présumés escrocs étaient parvenu à tromper un notable du Nord-Kivu (Est), Léon Muheto. Avion affrété, adresse e-mail au nom du chef de l’Etat, documents du ministère des Mines, garantie des Nations Unies… Tout était en place jusqu’à ce que l’un des clients, méfiant, se prenne à vérifier des données et prévienne la police.

    L’enquête, ouverte en 2012, n’a abouti que récemment. Les escrocs avaient déjà été condamnés pour escroquerie et étaient connus des services de police pour avoir dupé des militaires.

    A Kinshasa, les escroqueries pour fausse qualité à la personne sont fréquentes, la nomenklatura politique se croisant avec des liens familiaux, ethniques ou historiques pas toujours très clairs ni évidents.

    L’escroquerie la plus célèbre avait été le fait d’un agent du Trésor public qui, imitant au cours des années 90 la voix de l’ancien chef d’Etat Joseph Mobutu, avait ordonné qu’on mette à sa disposition un million de dollars en vue d’un prochain voyage à l’étranger.

    La duperie avait été découverte par le directeur de la Banque centrale qui avait demandé au président s’il avait bien reçu ce qu’il avait demandé. Cela avait permis de révéler une autre escroquerie: le directeur du Trésor avait, en réalité, demandé deux millions de dollars, et gardé la moitié de la somme pour lui…

    AFP

  • RDC : Le président Nguesso “disponible” pour une médiation en RDC

    RDC : Le président Nguesso “disponible” pour une médiation en RDC

    Joseph‑Kabila‑et‑Sassou‑Nguesso
    Joseph‑Kabila‑et‑Sassou‑Nguesso

    – Le président congolais Denis Sassou Nguesso s’est dit vendredi “disponible” et “intéressé” pour assurer la médiation dans les concertations nationales réclamées par l’opposition en République démocratique du Congo (RDC), au cas où les autorités de ce pays voisin le solliciteraient. M. Nguesso a fait cette annonce à l’issue d’une visite d’une journée du Président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila. “Les problèmes de la RDC nous concernent directement. Sollicités ou pas, nous le suivons en permanence. Si les autorités de la RDC souhaitent notre concours, comment pourrions-nous refuser”?, a déclaré M. Sassou Nguesso en raccompagnant son visiteur à l’aéroport de Brazzaville.

    Il s’agit, a dit M.Nguesso, “de la recherche des solutions à nos propres problèmes. Nous serons toujours disponibles comme nous l’avons toujours été pour l’Afrique”. “Notre disponibilité est donc totale” a-t-il insisté. Au sujet de la crise qui sévit à l’est de la RDC et des concertations nationales, qu’une grande partie de l’opposition a rejetées sous la forme proposée par le pouvoir, Joseph Kabila a dit que “toutes les options étaient sur la table”.

    En ce qui concerne la pacification de l’est, notamment du Nord-Kivu où, depuis prés d’une semaine, l’armée gouvernementale affronte le mouvement rebelle du M23 “les discussions sont en cours à Kampala” (Ouganda), a-t-il dit.

    “Sur le plan diplomatique, on est en concertation avec tous nos partenaires”, a dit M.Kabila. “On a décidé finalement de continuer à travailler ensemble pour un règlement de la situation à l’Est ou de la situation politique de la RDC en général” a-t-il ajouté.

    La visite du président Kabila était la troisième au Congo depuis le début de cette année.

    Les deux présidents, qui se sont félicités de “la régularité de leurs concertations”, s’étaient déjà retrouvés en janvier à Brazzaville, puis à Oyo (nord) en mars avec leurs homologues Paul Kagamé du Rwanda et Yoweri Museveni de l’Ouganda, pour débattre notamment de la situation de l’est de la RDC.

    Avant de quitter Brazzaville à 18H00 (17H00 GMT), le président Kabila sa rencontré son homologue guinéen le président Alpha Condé qui venait d’y arriver et où il doit rester jusqu’à samedi.

    AFP

  • Mandela sourit et fête ses 95 ans à l’hôpital en famille

    Mandela sourit et fête ses 95 ans à l’hôpital en famille

    Madiba Nelson– Mieux portant après avoir frolé la mort, Nelson Mandela a fêté jeudi ses 95 ans sur un lit d’hôpital de Pretoria entouré de ses proches venus à son chevet pour un traditionnel déjeuner avec gâteau d’anniversaire tandis que le monde lui renait hommage.

    “Il continue à bien réagir au traitement et ses progrès sont encourageants”, a déclaré le président Jacob Zuma, lors d’un sommet avec l’Union européenne, intercalé dans un agenda minuté à l’extrême en raison des multiples manifestations officielles pour l’anniversaire de son illustre prédécesseur.

    “Lorsque je lui ai rendu visite aujourd’hui, je l’ai trouvé vraiment stabilisé, j’ai pu souhaiter +bon anniversaire+ et il a pu sourire”, a ajouté M. Zuma.

    Zindzi, l’une des filles du héros de la lutte anti-apartheid, prix Nobel de la paix pour son oeuvre de pardon et de réconciliation nationale, a espéré qu’il pourrait “bientôt” quitter l’hôpital où une infection pulmonaire le tient confiné depuis le 8 juin et a faillé l’emporter le 23 juin.

    Devant la clinique privée du Mediclinic Heart Hospital, où l’on se pressait le coeur serré ces dernières semaines, c’était l’exubérance d’un jour de victoire.

    “Exemple de courage et d’humilité”

    Une fanfare militaire a joué l’hymne national, dont le début est un hymne à l’Afrique et un chant de résistance à l’apartheid, suivi d’un “Happy Birthday” plus profane.

    Les enfants des écoles ont aussi chanté pour “papa Madiba”. Madiba est le nom de clan affectueusement utilisé pour parler de Nelson Mandela en Afrique du Sud. “Une fois de plus, Tata (papa, ndlr) a prouvé qu’il est un lutteur”, commentait une étudiante.

    Qu’il puisse fêter ses 95 ans, c’est un “cadeau pour la famille, pour le pays et pour le monde entier qui l’aime”, a commenté son ex-épouse, Winnie Mandela-Madikizela, longtemps égérie de la lutte contre la minorité raciste blanche.

    A l’aube, la présidence avait donné le ton en annonçant que l’état de santé du père de la jeune démocratie multi-raciale sud-africaine “s’améliorait régulièrement”.

    Joyeux anniversaire” à l’unisson à 8 heures

    Pour la première fois depuis le 23 juin, le terme d’”état critique” n’a pas été prononcé sans que l’on sache si Mandela est toujours sous assistance respiratoire.

    Il communique en “utilisant ses yeux, hochant la tête”, a précisé à l’AFP Ndileka Mandela, l’une des petites-filles au nombre des convives du déjeuner à l’hôpital.

    Au menu, les plats favoris de la famille et de son illustre patriarche: “queue de boeuf, crevettes, boulettes (ou quenelles, ndlr) et légumes”.

    Pour Graça Machel qui le veille jour et nuit et que Mandela a épousée en troisièmes noces le jour de ses 80 ans, c’était leur quinze ans de mariage.

    Une multitude d’actions caritatives ou symboliques ont marqué cette journée du 18 juillet dont l’ONU a fait un “Mandela Day”, où chaque citoyen du monde est appelé à consacrer symboliquement 67 minutes au service des autres, en hommage à ses 67 années de militantisme.

    Le “Mandela Day” a été institué en Afrique du Sud en 2009.

    Cette année, plus que jamais, hommes ou femmes politiques se sont fait photographier manches retroussées, prêtant la main à une oeuvre caritative.

    Il flottait comme un soupçon de récupération politique de la part des dirigeants actuels de l’Afrique du Sud, au pouvoir depuis 1994 et qui n’auront pas la partie facile aux élections de 2014.

    De partout, les éloges ont afflué.

    “Un homme extraordinaire et infatigable champion des droits de l’homme”, a dit l’archevêque sud-africain Desmond Tutu. Mais aussi de “courage, gentillesse et humilité” (selon le président américain Barack Obama) et qui a “rendu sa dignité au peuple sud-africain” (pour le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius).

    “Courage, persévérance et magnanimité”, a aussi dit de lui le dernier président blanc d’Afrique du Sud Frederik de Klerk, avec lequel Mandela a négocié la fin de l’apartheid et reçu le Nobel en 1993.

    Bill Clinton a raconté que Nelson Mandela avait éprouvé de la haine pour les autorités de l’apartheid qui l’ont maintenu en prison durant 27 années, mais qu’il avait réussi à surmonter ses “démons”, preuve de sa grandeur.

    L’ancien dirigeant américain participait à une cérémonie spéciale à New York au siège des Nations unies dont le secrétaire général Ban Ki-moon a salué en Mandela “une immense figure de la lutte pour l’égalité et la justice”.

    A Washington et dans d’autres villes américaines, des services religieux, des rassemblements et 67 minutes d’aides communautaires diverses ont marqué la journée.

    A Paris, la France, qui célèbre la saison culturelle de l’Afrique du Sud, a illuminé la Tour Eiffel aux couleurs sud-africaines.

    AFP

  • Une Rwandaise condamnée aux Etats-Unis

    Une Rwandaise condamnée aux Etats-Unis

    Installée aux Etats-Unis depuis 1998, Beatrice Munyenyezi était selon les témoins de son procès, l’une des responsables d’un barrage routier de Butare, ville du sud du Rwanda, dressé pour intercepter et tuer les victimes du génocide.

    Agée de 43 ans, elle a été inculpée en juin 2010 par un jury fédéral du New Hampshire et a été reconnue coupable au printemps dernier.

    A sa sortie de prison, Munyenyezi sera renvoyée vers le Rwanda où elle pourrait être inculpée de génocide.

    800 000 personnes ont été tuées durant le génocide de 1994, la plupart de l’ethnie tutsie.

    beatriceSelon un communiqué du procureur, elle faisait partie du Mouvement républicain national pour la démocratie et le développement, le parti au pouvoir durant le génocide et du “mouvement de jeunesse” des Interahamwe.

    Alors que le génocide prenait fin en juin 1994, elle s’est enfuie au Kenya, où elle a donné naissance à des jumeaux, et d’où elle a fait une demande de statut de refugié aux Etats-Unis.

    Assistée d’organisations humanitaires, elle s’est ensuite installée dans l’Etat américain du New Hampshire, où elle a fait des études universitaires et a obtenu un emploi.

    Son mari, Arsene Shalom Ntahobali, et sa mère ont tous deux été condamnés à la prison à vie au Rwanda pour avoir participé au génocide.

    Munyenyezi est la première personne impliquée dans le génocide rwandais à être inculpée aux Etats-Unis.

    En écoutant l’annonce lundi de sa condamnation à la peine maximale, Munyenyezi a fondu en larmes.

    Ses avocats comptent faire appel du jugement.

    “Elle n’était pas une simple spectatrice, a souligné le juge Stephen McAuliffe en prononçant sa condamnation. L’accusée a personnellement participé aux meurtres d’hommes, femmes et enfants, simplement parce qu’ils étaient appelés Tutsis».

    bbc

  • RDC: l’armée intensifie ses bombardements sur les positions du M23

    RDC: l’armée intensifie ses bombardements sur les positions du M23

    combat-au-front-kivu-L’armée congolaise a intensifié ses bombardements mercredi sur les positions tenues par le mouvement rebelle M23 au nord de la ville de Goma, dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).

    Les bombardements d’artillerie des FARDC (armée régulière)sur le M23 ont débuté dans la matinée. Ils se sont intensifiés dans l’après-midi, a constaté un photographe de l’AFP.

    Des chars, des mortiers et des mitrailleuses lourdes montées sur des affuts ont pilonné pendant une partie de l’après-midi les positions du M23 sur les collines avoisinant les localités de Kanyarucinya et Kibati, à une quinzaine de kilomètres au nord de Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu.

    Comme la veille, trois hélicoptères de l’armée sont également intervenus contre les positions rebelles en tirant des roquettes, selon le photographe de l’AFP.

    En fin d’après-midi, les échanges de tirs avec des armes individuelles automatiques se sont faits plus fournis, laissant penser qu’une possible offensive des troupes régulières au sol était en cours.

    Les bombardements visaient les positions du M23 autour des localités de Kibati et Kanyarucinya, selon Bertrand Bisimwa, président politique du mouvement rebelle.

    Le M23 a apparemment peu riposté. “Si on réagit, on risque de faire des dégâts” car les positions ciblées sont proches de “camps de déplacés” ainsi que d’une base de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco), a expliqué M. Bisimwa.

    Objectif de l’armée: “anéantir” les rebelles

    Pas d’intervention des Nations unies

    “Nous risquons d’inviter la Monusco (dans la guerre. Je crois que c’est le piège que veulent nous tendre les FARDC et la Monusco”, a-t-il affirmé.

    Selon des informations non confirmées de sources militaires occidentales, le mouvement rebelle aurait adopté une attitude passive en raison de difficultés d’approvisionnement en munitions.

    Mardi, le porte-parole des FARDC, le colonel Olivier Hamuli, avait affirmé que le but de l’armée était “d’anéantir” le mouvement rebelle qui aurait, selon des sources officielles, subi de lourdes pertes. Le M23 n’a pas confirmé ces pertes.

    Les forces des Nations unies, importantes dans l’Est de la RDC, ne sont jamais intervenues depuis le début de ces nouveaux combats, même si elles entretiennent un groupe de liaison auprès des FARDC.

    La Monusco a démenti mercredi avoir bombardé des villages au Rwanda, rejetant des affirmations de Kigali qui accusait les FARDC et l’ONU d’avoir “délibérément” visé lundi deux villages rwandais frontaliers.

    Dimanche soir à New York, le porte-parole de l’ONU a prévenu qu’un mouvement du M23 en direction de la ville de Goma serait considéré comme une “menace directe” contre la population.

    Le premier mandat de la Monusco est la protection des populations. Un second a été attribué à une brigade d’intervention afin de neutraliser et désarmer les groupes armés. Cette brigade n’est pas encore opérationnelle, seuls les deux tiers des soldats qui la composent étant arrivés sur place.

    Les affrontements en cours sont les plus sérieux depuis neuf mois.

    A la mi-novembre, le M23 avait mis en déroute l’armée, pourtant appuyée par les Nations Unies, et occupé Goma pendant une dizaine de jours, avant d’entamer de laborieux pourparlers à Kampala avec le gouvernement.

    Lundi, le porte-parole du gouvernement congolais avait donné un bilan de 120 rebelles et 10 soldats tués. Aucun autre chiffre n’a été publié depuis, et aucune confirmation n’a pu être obtenue auprès du M23 ni de sources indépendantes.

    Le M23 est constitué d’anciens militaires congolais qui se sont mutinés et ont trouvé, selon la RDC et les Nations unies, un appui -en hommes et en munitions- auprès des gouvernements ougandais et rwandais. Mais ces deux pays voisins nient toute assistance au mouvement rebelle.

    afp

  • L’Est de la RDC en proie à une myriade de groupes armés

    L’Est de la RDC en proie à une myriade de groupes armés

    FARDC– Depuis un an, le mouvement rebelle congolais M23 monopolise les gros titres, mais l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), riche en minerais, déchiré par des conflits ethniques et historiques, abrite une myriade d’autres groupes armés. Ces groupes combattent l’armée congolaise ou d’autres milices, dans des alliances mouvantes, et terrorisent en permanence les populations civiles avec le soutien ou la bienveillance, accusent certains, de pays voisins, voire de Kinshasa. Près d’un million de personnes sont déplacées dans les deux provinces du Kivu, selon l’ONU.

    Sélection des principaux mouvements actifs dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu:

    Le Mouvement du M23: essentiellement composé de tutsi congolais, parlant la langue nationale rwandaise, le kinyarwanda. Rebelles intégrés à l’armée congolaise (FARDC) à la faveur d’un accord de paix en 2009, ils se sont mutinés en avril 2012, estimant que cet accord n’avait jamais été pleinement respecté. Le groupe, que Kinshasa et l’ONU accusent le Rwanda et l’Ouganda de soutenir en dépit des dénégations des deux pays, destabilise le Nord-Kivu depuis des mois. En novembre dernier, ils ont brièvement pris sa capitale Goma. Des combats ont récemment repris avec les FARDC. Le nombre de ses combattants est incertain depuis des luttes internes qui ont fait de nombreux morts et ont conduit à la défection de toute une faction.

    Les Forces démocratiques alliées (ADF): initialement groupe armé d’opposition au président ougandais Yoweri Museveni, ils ont dès le début trouvé abri au pied des monts Ruwenzori, dans l’est d’une RDC longtemps bienveillante à leur égard, près de la frontière ougandaise. Ce groupe, aujourd’hui uniquement composé de combattants musulmans, affronte épisodiquement depuis près d’une décennie les FARDC à quelques centaines de km au nord de Goma. Leur nombre est estimé à entre quelques centaines et environ 1.300. Dans un rapport publié il y a six mois, l’International Crisis Group notait leur capacité de résilience, mais qu’ils n’avaient toutefois pas la force déstabilisatrice du M23.

    Les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR): rebelles hutu rwandais refugiés en RDC après le génocide perpétré en 1994 au Rwanda contre les Tutsi. Même s’ils sont aujourd’hui surtout une menace pour les civils congolais, leur objectif proclamé reste de renverser le régime de Kigali. Leur commandement a été décimé, mais le Rwanda accuse Kinshasa de les soutenir. Ils seraient entre 1.500 et 2.000.

    Les milices Maï-Maï: elles regroupent une vingtaine de sous-groupes, dont la taille varie de quelques dizaines à environ 1.500. Formées à l’origine pour contrer les diverses interventions armées du Rwanda dans l’est de la RDC depuis le génocide de 1994. L’armée de RDC a ces derniers mois été accusée de s’appuyer sur certains d’entre eux pour combattre le M23. L’ONU en a à l’inverse accusé d’autres de soutenir les mutins.

    Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain (APCLS): l’un de ces sous-groupes Maï-Maï, basé dans le Masisi, dans le Nord-Kivu. Il a aidé les FARDC à chasser les M23 de Sake, une ville-clé proche de Goma en novembre.

    Les Nyatura: autre émanation Maï-Maï, qui a également aidé l’armée congolaise à reprendre Goma au M23 l’an dernier.

    Le Front national de libération (FNL) : groupe rebelle burundais qui a repris les armes contre les autorités de Bujumbura après des élections boycottées par l’opposition en 2010. Une partie des FNL utilisent le Sud-Kivu comme base de repli et font de temps en temps l’objet de campagnes de répression conjointes des armées congolaise et burundaise.

    Les Forces oecuméniques pour la libération du Congo (FOLC): soutenues par un ancien chef rebelle devenu un temps ministre de l’Intérieur de RDC, Antipas Mbusa Nyamwisi. Elles sont, comme les ADF, actives près de la frontière ougandaise et ont été accusées de coopération avec le M23. Le groupe aurait cependant accepté de déposer les armes.

    Face à toutes ces milices, se sont constitués des groupes dits de défense des populations, comme les Raia Mutomboki ou les forces de défense congolaises (FDC). Ces groupes s’en prennent pourtant aussi régulièrement aux civils. Certains d’entre eux ont été accusés par l’ONU d’alliance avec le M23.

    D’autres milices opèrent encore ailleurs dans le pays, notamment en Ituri, district de la province Orientale situé au nord du Nord-Kivu, ou encore dans la riche province minière du Katanga (sud).

    AFP

  • Dossiers Gbagbo, Kony… La Cour pénale internationale à la peine

    Dossiers Gbagbo, Kony… La Cour pénale internationale à la peine

    cpi-Les uns voient en elle l’instrument suprême de la justice universelle ; les autres, une noble mais vaine utopie. Logée à La Haye (Pays-Bas), la Cour pénale internationale, ou CPI, devait être le catafalque de l’impunité et le terminus des massacreurs. Las ! on a surtout enseveli pour l’heure au pied de son siège, fortin tout de blanc et de verre vêtu, quelques illusions. Comme elle paraît loin, l’euphorie initiale… Le 17 juillet 1998, des clameurs de joie retentissent et des yeux s’embuent lorsque, après des semaines d’âpres palabres, les émissaires de 120 pays, réunis à Rome, signent la charte fondatrice de ce tribunal planétaire permanent. Mission : châtier les auteurs de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre. “Nous pensions changer le monde, confie, quinze ans après, le vétéran Gilbert Bitti, aujourd’hui conseiller juridique de la section préliminaire de la CPI. Au coeur de la décennie magique ouverte par la chute du mur de Berlin, tout semblait possible.

    Autant dire que le retour sur terre sera violent.” De fait, la cour, inaugurée quatre ans plus tard, suscite des espoirs démesurés. Sans doute l’hymne du “plus jamais ça” couvre-t-il l’increvable rengaine de la realpolitik. “La CPI a avant tout le mérite d’exister, nuance Liz Evenson, animatrice du programme justice internationale au sein de l’ONG Human Rights Watch. Elle expose tout chef de guerre au risque d’avoir à rendre un jour des comptes ; et met en lumière le calvaire des victimes. Mais personne n’avait alors mesuré l’ampleur des défis.”

    Le plus écrasant ? Une dépendance totale envers les Etats, qu’ils figurent ou non parmi les 122 ayant désormais ratifié le statut de Rome, et leur bon vouloir à géométrie variable. En clair, si la CPI, dépourvue de bras armé, n’a rendu à ce jour qu’un unique verdict, condamnant le milicien congolais Thomas Lubanga à quatorze ans de prison, elle ne saurait être tenue pour seule responsable de la maigreur du tableau de chasse. Au minimum, trois des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, tuteur de fait, restreignent son champ d’action. Jamais la Russie ne la laissera s’aventurer en Tchétchénie ou chez son obligé syrien. Pas question pour Pékin de tolérer la moindre “ingérence” au Tibet ou chez les alliés nord-coréen ou sri-lankais. Les Etats-Unis ? Si l’administration Obama a rompu avec le pilonnage de l’ère Bush, on l’imagine mal avaliser une enquête portant sur la conduite de ses GI en Irak et en Afghanistan. Encadrer la laborieuse traque de l’Ougandais Joseph Kony, gourou sanguinaire de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), soit ; oeuvrer au transfert à La Haye, via le Rwanda, du Congolais Bosco Ntaganda, d’accord. De là à cautionner une démarche incriminant Israël… “Une hypocrisie énorme, peste un magistrat chevronné. Voyez le cas libyen : en 2011, on nous somme d’inculper Mouammar Kadhafi, pour nous lâcher en rase campagne dès sa chute. Notre juridiction paie au prix fort sa soumission aux puissants.” Aujourd’hui, Tripoli refuse de livrer Seïf al-Islam, fils et dauphin du Guide défunt, ainsi que l’ancien chef du renseignement de la Jamahiriya.

    Un coup de glaive dans l’eau ? Procureur de la cour depuis le 18 juin 2012, la Gambienne Fatou Bensouda a dénoncé au début de juin à New York l’”inaction” et la “paralysie” du Conseil de sécurité de l’ONU sur le front du Darfour. Il faut dire qu’au mépris des deux mandats d’arrêt lancés contre lui le président soudanais Omar el-Béchir enchaîne les visites à l’étranger. Y compris au Tchad, ce voisin censé, du fait de son adhésion au Statut de Rome, l’arrêter et l’expédier vers Scheveningen, l’annexe carcérale de la CPI.

    Maints Etats membres, il est vrai, pratiquent la coopération sélective. Oui à la cour, dès lors qu’elle sert mes intérêts. Non dans le cas contraire. Le président Ougandais, Yoweri Museveni, ne la louange que quand elle cible les caïds de la LRA. Maître de Kinshasa, Joseph Kabila a vu sans déplaisir son rival Jean-Pierre Bemba atterrir à La Haye, où il est jugé pour les exactions perpétrées par ses soudards en République centrafricaine ; qu’adviendra-t-il le jour où l’on braquera les projecteurs sur la soldatesque de “Jo” ? Quant à la Côte d’Ivoire, elle s’est empressée d’expédier Laurent Gbagbo, sortant défait dans les urnes puis par les armes, aux Pays-Bas, mais rechigne à extrader son épouse Simone, inculpée comme lui.

    Honneur à Thémis, déesse de la Justice, et à bas Machiavel. A l’entendre, Fatou Bensouda s’en tient au strict respect du droit et bannit du prétoire les calculs politiques. Les faits, les preuves, les témoins : credo louable, mais chimérique. D’abord, les princes de la cour, du procureur aux juges, via le greffier, sont élus par l’Assemblée des Etats parties. Méthode de casting plus propice aux marchandages -“Tu épaules mon poulain et j’appuie le tien”- qu’au primat de l’expertise. Voilà pourquoi la Coalition pour la CPI, forum de plus de 2000 ONG, orchestre les auditions des candidats aux hautes fonctions devant un panel d’éminents juristes. “Si tractations il y a, dit-on chez Human Rights Watch, qu’au moins elles départagent les meilleurs.” Ensuite, il n’est de meilleur vaccin contre le virus de l’instrumentalisation qu’un palmarès inattaquable en matière d’enquêtes, d’instruction et de procès. A l’évidence, on en est loin. Dernier couac en date, l’ajournement, le 3 juin, de l’”audience de confirmation des charges” pesant sur Laurent Gbagbo. Estimant insuffisante la “valeur probante” des pièces fournies, la chambre préliminaire enjoint au procureur de livrer d’ici à la mi-novembre des “preuves additionnelles”, quitte à conduire des “enquêtes supplémentaires”. Bref, Fatou Bensouda doit revoir une copie nourrie de trop d’arguments de seconde main, mémos onusiens ou rapports d’agences humanitaires. “Désaveu humiliant”, comme le claironne maître Emmanuel Altit, l’un des avocats de l’ex-chef d’Etat ivoirien ? A tout le moins, un cuisant camouflet. “Et, pour nous tous, un vrai cauchemar”, confesse un ancien du bureau du “proc’”. Cauchemar récurrent.

    Les limiers maison parviennent souvent trop tard sur les lieux des crimes
    La rétractation d’un témoin clef a conduit en mars dernier à l’abandon des charges pesant sur le Kényan Francis Muthaura. Le meneur de milice congolais Mathieu Ngudjolo doit pour sa part son acquittement, prononcé en décembre 2012, à la fragilité de témoignages “flous et contradictoires”. Quant à la peine infligée à Thomas Lubanga, elle repose en partie sur des récits d’enfants-soldats recueillis par des “intermédiaires” douteux, sinon vénaux. Certes, il convient d’étoffer le contingent des enquêteurs -60 à peine-, dispersé sur huit théâtres complexes et volatils, voire inaccessibles ; interdite de séjour au Darfour, l’équipe Soudan a ainsi dû se borner à collecter les dépositions de civils à la frontière. Il n’empêche: de l’aveu même d’un vieux routier de la CPI, les limiers maison parviennent souvent trop tard sur les lieux des crimes, rançon d’une “regrettable frilosité”, patente cette année au Mali.

    Autre handicap, le manque de fouineurs aguerris. “Les meilleurs sont partis très vite, précise la même source. Ecoeurés: ils trimaient six mois sur un dossier, jusqu’au jour où Ocampo décidait de l’abandonner au profit d’un autre.” Allusion au premier procureur, le très politique et très médiatique Argentin Luis Moreno Ocampo, alias “LMO”, enclin à recruter de jeunes enquêteurs motivés mais malléables. “Avec lui, c’était le one-man-show permanent”, persifle un rescapé, encore atterré par la guérilla fort peu urbaine livrée au greffe et aux juges.

    En interne, les anciens imputent la plupart des carences de la cour aux travers du flamboyant Latino-Américain, néanmoins crédité de la “visibilité” conquise sur l’échiquier mondial. “Nous souffrons d’un terrible déficit d’équité des enquêtes, concède l’un d’eux. Voilà huit ans que j’attends qu’on explore les méfaits des forces de Kabila, de Museveni ou du Rwandais Paul Kagamé. Mais, voilà: le bureau du procureur bosse d’abord sur les vaincus avec le concours des vainqueurs. Et attend que ceux-ci chutent pour achever le travail…”

    “Il faut bien partir de quelque part, objecte Fatou Bensouda, ex-adjointe de LMO. Regarder partout en même temps serait inefficace. Si, côté ivoirien, le dossier Gbagbo est le premier, il ne sera pas le dernier. Cela posé, le moment est venu de tirer les leçons des revers passés et de réviser notre stratégie.” Une mise à plat indispensable aux yeux des ONG, où l’on décèle l’amorce d’un “changement de culture”, et que devrait favoriser le renouvellement des cadres. Fatou Bensouda, bien sûr, moins brutale et plus fédératrice que son prédécesseur, mais aussi un nouveau greffier, le Néerlandais Herman von Hebel, apôtre de la “transparence” promu aux commandes de l’administration et des finances. Le nerf de la guerre est aussi celui de la justice. Or, en ces temps de disette budgétaire, les principaux bailleurs de fonds -France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Espagne, Canada, Japon- préconisent le gel de la dotation annuelle -110 millions d’euros environ-, alors même que le champ d’action s’est élargi à quatre nouvelles “situations”: Kenya, Libye, Mali et Côte d’Ivoire. “Si l’on veut que la cour produise les résultats escomptés, prévient Fatou Bensouda, il lui faudra des ressources accrues.”

    En Afrique, la CPI a perdu la bataille de l’opinion
    A l’instar de toutes les institutions transnationales, la CPI offre à ses contractuels des revenus enviables: 18 000 euros par mois net d’impôts pour un juge. Et, ici comme ailleurs, il arrive qu’un hiérarque arpente autant les parcours de golf que les couloirs de son service, ou écume colloques et séminaires intercontinentaux. Difficile de tailler à la hache dans les avantages acquis ? Soit. En revanche, on doit pouvoir se passer de dépenses insolites. Est-il cohérent de réduire l’enveloppe consacrée à la “sensibilisation” in situ des populations locales, et d’engloutir 25 000 euros dans la rénovation du hall d’entrée d’un immeuble que l’on quittera en 2015 au profit d’un QG tout neuf ? Evidemment non. Et d’autant moins qu’en Afrique, admet Sunil Pal, l’un des piliers de la Coalition pour la CPI, cette dernière “a perdu la bataille de l’opinion”. Le Premier ministre éthiopien, Haïlémariam Desalegn, président en exercice de l’Union africaine (UA), l’accuse de mener “une sorte de chasse raciale”. Pour le Rwandais Kagamé, elle incarne “le colonialisme et la servitude”. Quant au Kenya, dont le président, Uhuru Kenyatta, doit en partie sa victoire électorale de mars dernier au réflexe patriotique déclenché par les poursuites engagées à La Haye, il a vainement milité pour un retrait massif des pays frères ; campagne relayée sur Internet à coups de pétitions grandiloquentes. N’en jetez plus, la cour est pleine…

    Que lui vaut ce sceau d’infamie ? L’implacable loi des faits. Tous les inculpés, soit une trentaine, viennent du continent noir, à commencer par les cinq détenus de Scheveningen. Tant pis si quatre des huit enquêtes ouvertes l’ont été à la demande d’exécutifs subsahariens. Et tant pis si 34 des 54 pays d’Afrique -un ratio record- ont ratifié la charte romaine. Les protestations des mécontents entravent à peine la coopération au jour le jour: les quatre cinquièmes des requêtes de la CPI en la matière aboutissent. Ancienne ministre de la Justice de la Gambie, ce “doigt de gant” fiché dans le flanc du Sénégal, Fatou Bensouda ne renonce pas à l’ouverture, à Addis-Abeba (Ethiopie), siège de l’Union africaine, d’un bureau de liaison. Suffirait-il de lancer une enquête hors d’Afrique pour solder le procès fait à la cour ? Pas sûr. “N’empêche que le plus tôt serait le mieux”, soupire l’expert juridique d’une ONG. Six des huit cas qu’étudie la section de l’analyse des situations concernent l’Asie, l’Amérique et l’Europe. Mais ni Bahreïn ni Yémen à l’horizon. Parmi les dossiers les plus avancés, la Géorgie, théâtre, en 2008, d’une offensive punitive de l’ex-tuteur russe, et la Colombie, qu’il s’agisse des crimes des rebelles des Farc ou de ceux de phalanges paramilitaires. A quand une procédure en bonne et due forme ? Mystère.

    Les pionniers de 1998 avaient foi dans le pouvoir dissuasif de la CPI, héritière globale des tribunaux ad hoc nés sur les charniers du Rwanda et les cendres de la Yougoslavie. Mais l’”ombre de la Cour”, formule chère au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, doit d’urgence étendre son royaume. C’est à ce prix qu’elle atteindra peut-être un jour l’apogée du succès: devenir inutile.

    Par Vincent Hugeux

  • Le M23 manque des munitions

    Le M23 manque des munitions

    M23- Rwanda-Dans l’avant-midi, des hélicoptères des FARDC ont pilonné les positions du M23 dans les localités de Kibati et Kanyaruchinya appuyés par des tirs d’armes lourdes tirées à partir des véhicules blindés. Deux hélicoptères des FARDC ont lancé des roquettes sur les mêmes positions. Selon Bertrand BISIMWA, l’un des responsables politiques du M23 « si nous tirons, nous risquons d’inviter la Monusco dans la guerre. Je crois que c’est le piège que veulent nous tendre les FARDC et la Monusco ». Mais selon des sources militaires occidentales, ce mouvement rebelle composé des mercenaires rwandais connaît des difficultés d’approvisionnements en munitions et a subi d’énormes pertes en hommes dès les premiers affrontements du lundi. Raison pour laquelle ses éléments n’ont pas réagi aux bombardements de l’armée gouvernementale.

  • ANNONCE DE LA PUBLICATION DES RESULTATS DE L’EXETAT POUR LA VILLE DE KINSHASA : SCENE DE LIESSE ET GRINCEMENT DES DENTS PARMI LES FINALISTES.

    ANNONCE DE LA PUBLICATION DES RESULTATS DE L’EXETAT POUR LA VILLE DE KINSHASA : SCENE DE LIESSE ET GRINCEMENT DES DENTS PARMI LES FINALISTES.

       
    exet2012– Les résultats le l’Examen d’Etat pour la ville de Kinshasa sont enfin disponibles. Les Finalistes de toutes les options sauf celles de techniques peuvent maintenant être fixés sur leur sort. L’annonce officielle de la publication des notes des participants à la session 2012 à ces épreuves a révélé le rendement des élèves. Sur les 64817 participants de la ville de Kinshasa, 40342 ont réussi dont 22528 filles et 17814 garçons.

     Le succès des filles à cette session de l’Examen d’Etat crève l’œil. Comme un signe précurseur, les deux élèves à avoir fini la toute première épreuve de cet Examen consacrée à la culture générale sont filles. Syntyche BOKANGA 67% et Gloria ISSA 63% ont été rencontré au sortir de la salle d’examen par la rédaction de la Cellule de Gestion de Communication du Ministère de l’EPSP le premier jour des épreuves au Collège BOBOTO transformé en Centre d’Examen d’Etat. Ces jeunes demoiselles oiseaux de bonne augure – dont la célérité dans la passation de l’examen mêlée à la préparation conséquente annonçaient comme par fortune l’amélioration du rendement de la gente féminine sur le cursus scolaire.

    La ville de Kinshasa est, depuis le 10 juillet 2012, bondée des têtes blanchies par la poudre. En effet, la poudre blanche sur la tête est la symbolique conventionnelle en RDC pour célébrer, dans la joie, un évènement heureux ou une réussite. A la naissance d’un nouvel enfant, la tête de ses parents est revêtue de la poudre blanche. C’est le cas lorsqu’une personne bénéficie d’une promotion sur le plan professionnel ou dans le cadre d’un mandat accordé par le peuple à un individu pour une représentation à une institution publique. Celle-ci sert, particulièrement, à la célébration de la réussite à l’Examen.