Tag: Politique

  • Attention:Joseph Kabila pour un référendum sur la Constitution !

    Attention:Joseph Kabila pour un référendum sur la Constitution !

    Joseph Kabila
    Joseph Kabila

    -Il a appelé la MP à la discipline, il a refusé toute pression et rappelé qu‘il n‘a pas de dauphin. Reportée à deux reprises après avoir été annoncée comme hautement stratégique, la réunion de la Majorité présidentielle a eu lieu finalement hier à Kingakati sous la haute main de Joseph Kabila !

    Alors qu’il était prévu que cette rencontre ne concernerait que le Sénateur Députés de cette plate-forme politise, les impératifs et autres besoins du moment ont fait que celle- ci soit finalement élargie à tous les cadres de “la famille “, les gouverneurs de province et les autres ambassadeurs accrédités à l’étranger.

    Comme on peur le constater le décor ainsi planté suffisait pour indiquer l’importance que Joseph Kabila et ses lieutenants attachaient à l’événement mais aussi surtout aux décisions subséquentes qui impliqueraient responsabilité de chacun de participants !

    D’après des témoins anonymes qui épiaient dans l’ombre ces visiteurs peu habituels de l’ermitage de Kingakati, tous ces hommes et femmes affichaient des traits de visage qui trahissaient une certaine angoisse !

    Et pour cause ?

    En effet, à leur arrivée hier à Kingakati, les “ membres de la famille “ ignoraient tout ou presque du contenu concret de l’ordre du jour de la rencontre à la demande expresse de leur autorité morale qui seul, maîtrisait celui-ci jusque dans s’est moindres détails !

    En somme il y avait de quoi s’inquiéter au départ avoue un participant à la rencontre qui a requis l’anonymat, étant donné la délicatesse de sujets qui circulaient déjà dans l’opinion au pays et dans le reste du monde ; à savoir la modification de certaines dispositions de la Constitution en vue de rendre Kabila éligible en 2016 et la formation du gouvernement de cohésion nationale annoncé par ce dernier en octobre de l’année écoulée !

    Mais que s’est-il donc passé exactement hier à ce qui semble avoir été une véritable messe noire à Kingakati ? Quels sujets ont-ils été abordés par les participants à cette rencontre ? Enfin, quelles options y ont-elles été levées en engageant la responsabilité de chacun de membres de Majorité présidentielle pris individuellement ?

    Il est pratiquement impossible de répondre à toutes ces questions dans le cadre de la présente livraison de notre Journal étant donné que le compte rendu officiel public au moment où nous mettions sous-presse n’a été que très partiel.

    Mais selon des participants à cette rencontre l’objectivité n’est pas à mettre en doute, la réunion de la Majorité présidentielle tenue hier à Kingakati a été à la limite une véritable pétaudière au point de ne pas être en mesure de réunir l’unanimité autour des options levées à la sauvette par les participants !

    En effet, d’après des sources dignes de foi, Joseph Kabila a appelé la Majorité Présidentielle à la discipline et de bien travailler en vue de mériter la confiance du peuple en 2016. Il a rappelé à l’intention de tous les participants qu’il n’a pas désigné de dauphin. Une idée qui sera bien comprise après les commentaires des membres de sa famille politique qui s’en suivront bien après. Il a refusé toute pression et promis l’application de la loi d’amnistie dans les prochains jours si pas incessamment à l’instar de la formation du gouvernement de Cohésion nationale. Il n’exclut pas l’organisation d’un référendum en cas de besoin et a souhaité que la session parlementaire actuelle soit hautement politique. Il est prêt de financer l’organisation de la consultation sur la révision de la Constitution qui divise à l’heure actuelle plusieurs Congolais. On en saura un peu plus sur les réelles intentions du successeur de Mzee. Il a ramassé les questions qui ont été soulevées à travers les conversations et les débats politiques sans toutefois donner des réponses précises.

    KAMBALE MUTOGHERWA- Tempete des tropiques

  • L’UDPS en quête de stratégie

    L’UDPS en quête de stratégie

    felix-L’UDPS a-t-elle décidé de sortir de son silence ? Dans un entretien à Afrikarabia, Félix Tshisekedi promet une nouvelle stratégie pour contrer le régime de Joseph Kabila et la fin du « mutisme » de l’UDPS.

    Le principal parti d’opposition congolais apparaît plus affaibli que jamais. Depuis la réélection contestée de Joseph Kabila en novembre 2011, l’UDPS s’est muré dans un silence assourdissant, pratiquant le boycott de l’Assemblée nationale, ou des Concertations nationales initiées par le pouvoir. Une politique de la chaise vide qui n’a pas permis au leader du parti, Etienne Tshisekedi, 81 ans, de s’imposer comme le patron de l’opposition. Le « sphinx de Limete » s’est autoproclamé président de la République démocratique du Congo en lieu et place de Joseph Kabila. Et même si le scrutin chaotique de 2011 est considéré comme « non crédible » par la communauté internationale, Tshisekedi s’est isolé dans son rôle de « président » sans pouvoir, que tout le  monde a fini par ignorer. Certains de ses cadres ont préféré quitter le navire pour siéger à l’Assemblée nationale ou participer aux Concertations.

    Pendant ce temps, deux « jeunes loups » de l’opposition ont profité de ce vide médiatique pour s’imposer sur le devant de la scène. Le premier s’appelle Martin Fayulu. Le chef de l’Ecidé a lancé une pétition, « Sauvons le Congo« , demandant la démission du président de la commission électorale (Ceni), Apolinaire Malu-Malu, avec un certain retentissement. Le second est Vital Kamerhe, le président de l’UNC,  qui s’est taillé un costume de « super opposant » après les mésaventures de sa « caravane pour la paix » dans l’Est du pays (voir notre article). Dans ce contexte, l’UDPS et son leader vieillissant cherchent à rebondir. Le fils d’Etienne Tshisekedi, Félix, nous a accordé un entretien depuis Bruxelles sur l’avenir du premier parti d’opposition congolais.

    – Afrikarabia : L’UDPS n’est plus vraiment audible aujourd’hui dans l’opposition congolaise. Allez-vous continuer votre stratégie du silence ?

    – Félix Tshisekedi : Nous allons désormais nous faire entendre. Il y a deux semaines, ici en Belgique, nous avons réuni tous les responsables de l’UPDS de l’extérieur. Nous avons passé en revue tous nos problèmes. Très bientôt nous enverrons une délégation à Kinshasa, que je vais conduire, et qui va rencontrer le président (Etienne Tshisekedi, ndlr) pour voir ce qu’il y a lieu de faire. Je vous le promets, on entendra parler de nous.

    – Afrikarabia : Vous avez refusé que les députés de l’UDPS siègent à l’Assemblée nationale ainsi qu’aux Concertations lancées par le président Joseph Kabila. Allez-vous continuer à tout boycotter ?

    – Félix Tshisekedi : C’est pour ces raisons que nous nous sommes réunis à Bruxelles,  pour analyser toutes ces prises de position et voir dans quelles mesures on peut en revoir certaines ou en requalifier d’autres. Ce n’est pas à moi de dire ce qu’il faudra faire, cela reviendra à notre président. Mais je peux vous certifier qu’à l’avenir la position de l’UDPS sera entendue et défendue.

    – Afrikarabia : Le silence de l’UDPS c’est donc fini ?

    – Félix Tshisekedi : Le mutisme c’est fini. Nous allons communiquer, expliquer pourquoi il y a eu ce mutisme. Nous communiquerons beaucoup plus.

    – Afrikarabia : Dans le contexte d’un nouveau gouvernement d’union nationale, l’UDPS pourrait-elle y participer ?

    – Félix Tshisekedi : Il n’est pas question pour nous d’entrer dans un quelconque gouvernement d’union nationale. Nous sommes toujours sur le contentieux électoral de 2011. Nous estimons avoir gagné les élections et tout ce que fait Kabila et son camp n’est qu’imposture. Ce nouveau gouvernement d’union nationale sera illégitime pour nous.

    – Afrikarabia : Allez-vous vous rapprocher d’autres partis d’opposition comme le MLC de Jean-Pierre Bemba, toujours détenu à la Cour pénale internationale de La Haye ?

    – Félix Tshisekedi : Pour le moment, c’est une option qui n’est pas levée avec le MLC ou tout autre parti. L’UDPS est ouverte à toutes les discussions pour voir si cela vaut la peine de constituer des alliances ou pas.

    – Afrikarabia : Pourriez-vous vous rapprocher de l’UNC de Vital Kamerhe ?

    – Félix Tshisekedi : Je vous ferais la même réponse. Nous échangeons de temps et temps, mais il n’y a pas d’alliance formelle.

    – Afrikarabia : Il paraît peu probable qu’en 2016, votre père, Etienne Tshisekedi qui a 81 ans, décide de se représenter à l’élection présidentielle. Comment allez-vous aborder ces nouvelles échéances électorales ?

    – Félix Tshisekedi : Peu probable, c’est vous qui le dites. L’avenir appartient à Dieu. Mais que ce soit Etienne Tshisekedi ou un autre, l’UDPS prendra rendez-vous aux prochaines élections, si elles sont démocratiques et transparentes.

    – Afrikarabia : Un congrès du parti est fixé pour 2015, la succession d’Etienne Tshisekedi est-elle à l’ordre du jour ?

    – Félix Tshisekedi : Pour le moment, non. Notre prochain congrès n’a pas pour vocation de trouver un successeur à Etienne Tshisekedi, mais de lever les grandes options politiques.

    – Afrikarabia : Vous seriez prêt pour assurer la relève à la tête de l’UDPS ?

    – Félix Tshisekedi : La relève, ce n’est pas qu’une seule personne. La relève ce sont toutes les personnes qui ont accompagné Tshisekedi dans son combat. La relève reposera sur les épaules de toute une génération : la génération Tshisekedi.

    – Afrikarabia : Dans la perspective de l’élection présidentielle de 2016, souhaitez-vous un positionnement plus clair de Joseph Kabila, que la Constitution actuelle interdit de briguer un nouveau mandat ?

    – Félix Tshisekedi :  Pour nous Kabila est éliminé depuis 2011, il n’a plus à se représenter. Mais nous avons des informations qui nous indiquent que Joseph Kabila est en train de préparer un référendum pour soumettre à la population une modification de la Constitution. C’est une manoeuvre politique supplémentaire destinée à provoquer les Congolais et nous en tirerons les conséquences qu’il faudra.

    Propos recueillis par Christophe RIGAUD – Afrikarabia

  • Une nouvelle alliance politique voit le jour

    Une nouvelle alliance politique voit le jour

    ceni-Intense activité politique en RDC avec le positionnement et repositionnement des partis et de leurs leaders. L’Alliance des coalitions des centristes vient de voir le jour et se veut comme un regroupement politique pour défendre les valeurs morales et chrétiennes. Son ambition est de diriger le pays à l’issue de la présidentielle de 2016.

    L’Alliance des coalitions des centristes est le dernier né des regroupements politiques. Déjà une trentaine de partis, d’associations et de personnalités indépendantes en font partie. Ceux-ci ont en effet décidé de se mettre ensemble pour trouver un candidat à la succession de Joseph Kabila dont le deuxième et dernier mandat à la tête du pays prend fin en 2016.

    C’est au Mouvement du 17 Mai, le premier parti créé par des compagnons de lutte de feu Laurent-Désire Kabila, que la présidence nationale de ce regroupement a été confiée. Augustin Kikukama, le secrétaire général du M17, a déclaré qu’il s’agit pour l’Alliance d’œuvrer pour un nouveau Congo dans le respect des valeurs morales et chrétiennes.

    Mais en attendant les échéances électorales, l’Alliance des coalitions des centristes qui avait été absente aux Concertations nationales de 2013 n’exclut pas de participer au gouvernement de cohésion nationale qui devrait être formé dans les tout prochains jours. Une participation à certaines conditions, explique Augustin Kikukama : « Si ce sont les mêmes qui ont mal travaillé pour ce pays et que par la magie des concertations, ils se retrouvent à la tête de ce gouvernement, nous ne pensons pas que nous serons les bienvenus ».

    En tout cas, les grandes manœuvres ont déjà commencé. Même au sein de la majorité où les ambitions ne manquent pas, on attend impatiemment de connaître le dauphin que se serait choisi Joseph Kabila.

    RFI

  • Révélation de Télé Tshangu depuis l’Europe : Udps, Félix Tshisekedi soutient Samy Badibanga !

    Révélation de Télé Tshangu depuis l’Europe : Udps, Félix Tshisekedi soutient Samy Badibanga !

    Samy Badibanga- Depute National
    Samy Badibanga- Depute National

    -*Le 20 février dernier, profitant de ses vacances parlementaires, l’Honorable Samy Badibanga s’est retrouvé au Parlement Européen. Sur place, il s’est exprimé sur le processus électoral en RD. Congo, en sollicitant l’implication de l’Union Européenne,

    en amont, pour prévenir tous les ratés  du passé,  dans l’organisation de cet exercice démocratique au pays. Il ne le savait, peut-être, pas. Sa démarche et sa vision des choses ont été  appréciées à la maison mère : Union pour la Démocratie et le Progrès Social (Udps). Pour s’en convaincre, la dernière intervention télévisée de Félix Tshisekedi Tshilombo, Secrétaire National de l’Udps en charge des Relations extérieures, sur Télétshangu. Dans un entretien accordé à ce média de la diaspora rd. congolaise, Félix Tshisekedi a soutenu la démarche  du Président du groupe parlementaire Udps & Alliés qui se marie parfaitement bien avec la vision de la formation politique chère à Etienne Tshisekedi wa Mulumba. Par ricochet, il s’est inscrit en faux contre toute idée passionnelle faisant état de l’exclusion du parti, de Samy Badibanga et de tous les autres  Députés Udps ayant accepté de siéger à l’Assemblée Nationale. Pour lui, ils sont toujours membres du parti, tant qu’aucune décision de leur exclusion n’a  été signée. Voilà un éclairage susceptible de donner du baume au cœur du groupe de Samy Badibanga et, même, de  le rapprocher, une nouvelle fois, de  la 10ème rue Limete.      

    « Samy Badibanga a parlé exactement comme tout membre de l’Udps pouvait le faire. Je ne peux que partager les propos qu’il a tenus », a déclaré le Secrétaire National de l’Udps en charge des Relations Extérieures, Félix Tshisekedi Tshilombo, au micro de Télétshangu. Cette déclaration du fils du lider maximo sonne comme une validation de la démarche politique et diplomatique que ne cesse d’entreprendre l’ancien Conseiller Politique de son père, aujourd’hui Député National à la tête du groupe parlementaire Udps & Alliés. Il épouse donc son initiative du 25 février dernier, d’aller frapper à la porte du Parlement Européen, pour solliciter l’implication de l’Union Européenne  dans la concrétisation des élections combinées locales et provinciales, en lieu et place des scrutins à suffrage indirect que proposait, derechef, Malumalu.  En effet, Samy Badibanga avait, devant une centaine de personnes dont les congolais de la Belgique, étalé toutes ses préoccupations par rapport à la réussite des prochaines élections en RD. Congo. Il avait, pour ce faire, sollicité l’implication de l’UE, dès le début du processus, pour espérer en des élections réellement crédibles et transparentes, après le fiasco de 2011. Un point de vue que Félix Tshisekedi épouse, lui qui est très présent dans les activités du parti. Ce qui laisse croire que, c’est toute la grande famille politique de l’Udps qui acquiesce, au fait, cette  démarche.

    Non exclus !

    Depuis le mot d’ordre lancé par le parti, de boycotter les travaux de l’Assemblée Nationale après les élections législatives de 2011 jugées « frauduleuses », Samy Badibanga et tous les autres Députés élus sous l’étiquette de l’Udps sont présentés comme des « auto-exclus » du parti, pour ‘’non-respect de la consigne’’. Dans cet entretien, Félix Tshisekedi, élu également Député National, mais qui a refusé de siéger à l’hémicycle, apporte la précision. « Jusque-là, il n’y a pas encore eu exclusion de ces amis-là. (…).  Pour moi, ils sont toujours membres du parti, bien que n’ayant pas obéi à un mot d’ordre », a-t-il déclaré. Pour lui, c’est une question qui nécessite d’être traitée « dans la sérénité et dans la fraternité » au sein du parti.

    Samy Badibanga et consorts, qui se sont toujours sentis appartenir au parti du Sphinx de Limete, ont continué, malgré une interdiction stricte d’y mettre le pied, à défendre ses couleurs à l’Assemblée Nationale. Cette déclaration de Félix Tshisekedi, bien que n’ayant aucun pouvoir décisionnel, passe véritablement pour un grand réconfort moral et une lampe témoin des relations non agitées qui règnent entre l’Udps, leur parti d’attache,   et tous  ses députés qui, quoi qu’il en soit,  mènent encore et continueront à se battre dans cette  lutte somme toute coriace,    à l’intérieur du circuit institutionnel.

    La Pros.

  • Ceni : campagne anti-Malumalu, le vrai du faux

    Ceni : campagne anti-Malumalu, le vrai du faux

    Malumalu-La campagne “Malumalu dégage” se poursuit à Kinshasa. À l’initiative de la plateforme “Sauvons la RDC” qui regroupe plusieurs partis d’opposition et des associations de la société civile, une pétition circule depuis le 18 février dans les rues de la capitale congolaise pour réclamer la démission du président de la Ceni. À tort ou à raison ? Décryptage.

    “Malumalu dégage”. La plateforme “Sauvons la RDC” ne va pas par quatre chemins. Depuis le 18 février, ce regroupement de partis d’opposition exige, à travers une pétition, la démission du président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Mais que reproche-t-on à l’abbé Apollinaire Malumalu ? Six principaux griefs. Nous les passons au peigne fin pour tenter de démêler le vrai du faux.

    1. “L’abbé Malumalu ne jouit pas de la confiance de la classe politique” : FAUX

    Pour Martin Fayulu, député d’opposition et initiateur de la pétition, le président de la Ceni occupe son poste “par effraction”. “L’église catholique ne l’avait pas désigné, car la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) avait à l’époque soutenu la candidature d’un laïc pour occuper la fonction, explique-t-il à Jeune Afrique. Mais l’abbé Malumalu nous a été imposé par la majorité mécanique à l’Assemblée nationale mais ne jouit pas de la confiance de la classe politique”.

    Seulement voilà, l’abbé Malumalu ne travaille pas seul. Au sein du bureau de la Ceni, il est entouré des autres personnalités issues des partis politiques de la majorité, mais aussi de l’opposition. Même la plénière de la Ceni comprend des délégués issus de cette dernière, lesquels ne se sont pas encore désolidarisés de l’abbé Malumalu. Il paraît donc inexact de prétendre que “l’abbé Malumalu ne jouit pas de la confiance de la classe politique”, alors que, au même moment, les délégués de la majorité, de l’opposition et de la société civile l’accompagnent encore dans sa mission d’organisation des prochains scrutins.

    Martin Fayulu répond à nos arguments par une pirouette. Pour le député, il est difficile d’envisager que les autres membres de la Ceni ne soutiennent pas Malumalu, car si ce dernier devait être éjecté, ils connaîtraient le même sort et perdraient donc leurs “indemnités”…

    Jeune Afrique

  • Vital Kamerhe délogé d’une maison de l’Etat à Kinshasa

    Vital Kamerhe délogé d’une maison de l’Etat à Kinshasa

    kamerhe-L’opposant Vital Kamerhe a été délogé vendredi 7 février d’une résidence officielle de l’Etat qu’il occupait depuis 2004, année où il assumait les fonctions de ministre de l’information. Jusque ce matin, le président de l’Union pour la nation congolaise (UNC) continuait à évacuer ses biens de cette maison sise rue Mweneditu à Kinshasa. L’opposant actuellement trainé en justice par une députée de la majorité crie à l’acharnement. Le porte-parole du gouvernement affirme pour sa part qu’un préavis a été adressé à M. Kamerhe en bonne et due forme.

    « Je n’ai pas dormi cette nuit et on m’a dit que je dois terminer le déménagement à 7 heures du matin. J’ai posé la question mais qu’est-ce qu’on fait de la loi, parce que même un locataire de la cité, on lui donne un préavis. J’ai demandé un jour un préavis et ils ont refusé », affirme l’opposant Vital Kamerhe.

    Il déclare en outre louer cette maison depuis qu’il avait cessé d’être ministre de l’Information.

    « Cette maison je la loue en tant que Vital Kamerhe. Je paye régulièrement le loyer et j’ai un contrat de bail en mon nom. Aujourd’hui, c’est la seule maison de l’Etat qui reste encore sur cette avenue, toutes les autres maisons ont été vendues au maximum 12 000 dollars. Et moi-même à l’époque on m’avait proposé de la prendre, il y avait même un arrêté qui me l’avait été attribué. J’y avais renoncé parce que nous devons prêcher par l’exemple », a joute-t-il.

    Le président de l’UNC place cette affaire dans un contexte d’acharnement qui viserait sa personne :

    « Il y a beaucoup d’histoires qui sont évidemment cachées. Et j’ai compris que c’est un acharnement qui a commencé d’abord avec l’histoire de la DGM, ensuite le ministre des Médias qui m’a consacré une conférence de presse pour me traiter de tous les maux, et il y a aussi eu le procès avec Mme Wivine Moleka où le ministère public demandait qu’on me condamne de 3 ans ferme avec effet immédiat », a-t-il indiqué.

    Ancien secrétaire général du PPRD, le parti présidentiel, et ex-président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe a été contraint à la démission en 2009 après avoir critiqué les opérations militaires menées conjointement par les Forces armées rwandaises et congolaises contre les FDLR au Nord-Kivu. Depuis 2010, il est à la tête de l’UNC un parti d’opposition.

    Vous pouvez suivre le son de Vital Kamerhe:

    « Récupérer la maison de l’Etat, voilà tout »

    En réaction, le ministre des Médias, Lambert Mende, affirme que tout ce que Vital Kamerhe dit « est totalement faux ».

    « Cette maison est une maison de fonction. C’est-à-dire, une résidence attachée au ministère de la Communication et des Médias de l’époque, aujourd’hui ministère des Médias, Relations avec le Parlement et Initiation à la nouvelle citoyenneté », souligne-t-il, avant de préciser :

    « Nous voulons récupérer la maison de l’Etat, voilà tout ».

    Lambert Mende dit ne pas comprendre par quelle « alchimie il [Vital Kamerhe] soit devenu locataire » de la maison de l’Etat.

    « On ne peut pas imaginer que M. Kamerhe ait reçu cette maison lors de la remise-reprise qu’il avait effectuée avec l’ancien ministre, M. Kikaya, et que je ne sais par quelle alchimie. Le Procès verbal de remise-reprise peut vous être remis à tout moment », ajoute le ministre des Médias.

    Pour Mende, si le président de l’UNC prétend être un locataire, « c’est par un artifice tout à fait illégal qui a été anéanti par le ministère de l’Urbanisme ».

    Lambert Mende précise que le ministre de l’Urbanisme, qui gère les biens du domaine de l’Etat, lui avait demandé de libérer « avec dignité » cette maison en 2010.

    « Le 12 décembre 2010, le ministre de l’Urbanisme de l’époque, le député César Lubamba, a écrit à M. Kamerhe pour lui dire qu’il mettait fin à ce contrat de bail parce que le bien devrait rentrer dans la réserve de  ce qu’on appelle les résidences de fonction de l’Etat. Lorsque le ministère voulait déjà renter dans le droit de son bien immobilier, on lui a dit [à Kamerhe] que celui qui a signé avec lui le contrat jusqu’à la fin 2010 l’a fait illégalement mais qu’on le laissait quand même jusqu’à la fin de 2010 », souligne le ministre des Médias.

    Selon lui, le ministère de l’Urbanisme avait donné un préavis de 3 mois à Vital Kamerhe.

    « On lui a donné un préavis de 3mois en décembre 2010 pour libérer la maison. Cela courrait jusqu’à mars 2011. Nous sommes aujourd’hui en 2014, les 3 mois se sont transformés en 3 ans. M. Kamerhe n’est pas du tout fondé pour dire qu’on ne lui a pas donné un délai pour partir, il a abusé de la patience de l’Etat », indique Lambert Mende.

    Vous pouvez aussi suivre le son de Lambert Mende:

  • Etienne Tshisekedi restructure et nomme à la Présidence de l’Udps

    Etienne Tshisekedi restructure et nomme à la Présidence de l’Udps

    Logo_UDPS-DECISION N0  132/UDPS/PP/014 DU 28 JANVIER 2014, PORTANT REAMENAGEMENT
    DE LA PRESIDENCE DU PARTI ET NOMINATION DE SES MEMBRES
    Le Président de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, <<
    UDPS >> en sigle ;
    Vu les Statuts du Parti tels que modifiés, complétés et corrigés a ce
    jour, spécialement en leurs articles 16,22 et 23 points 3, 4,11 et 12
    ;
    Vu le Règlement Intérieur du  Parti tel que  modifié, complété et
    corrigé  à  ce jour, spécialement en ses articles 30 point 3 ainsi que
    31 ;
    Vu la Décision n0 004/UDPS/PP/011 du 10 janvier 2011 portant
    nomination des membres de la Présidence du Parti ;
    Vu la Décision n0 060/UDPS/PP/011 du 24 Aout 2011 portant
    Réaménagement des membres de la Présidence du Parti ;
    Vu la Décision n0 082/UDPS/PP/012 du 24 Mai 2012 portant Réaménagement
    des membres de la Présidence  du Parti ;
    Vu la Décision n0 087/UDPS/PP/012 du 24 Mai 2012 portant Réaménagement
    des membres de la Présidence ;
    Vu la Décision n0 104/UDPS/PP/012 du 24 Octobre 2012 portant
    nomination des membres de la Présidence du Parti ;
    Vu la Décision no 111 /UDPS/PP/013 du 02 /04/2013 portant créations
    des départements ;
    Vu la Décision n° 112/UDPS/PP/013 du 02 /04/2013 portant nomination
    des membres de la Présidence du Parti ;
    Vu l’urgence et la nécessité ;
    DECIDE :
    Article 1 :     Est nommé Secrétaire Général du Parti : Me MAVUNGU PUATI Bruno.
    Article 2 :     Sont nommés Secrétaires Généraux Adjoints, les personnes
    dont les  noms suivent au regard de leurs domaines de coordination :
    1.    Secrétaire Général Adjoint Chargé des Questions
    Politiques et juridiques : Me TSHIBALA Bruno
    2.    Secrétaire  Général Adjoint Chargé des Questions
    Administratives : Monsieur EBAMU François ;
    3.    Secrétaire Général Adjoint Chargé des Questions
    Techniques : Monsieur ILIBA LESSA Willy
    4.    Secrétaire Général Adjoint Chargé de l’Inspection et
    Ressources Humaines : Monsieur  Aimé ILUNGA NTANGA.

    Article 3 :     Sont nommés Secrétaires Nationaux, Chefs de Départements,
    les personnes  dont les noms suivent au regard de leurs Départements :
    –    Département de l’Organisation :
    Monsieur  KAPAY Anatole
    –    Département  des Relations Extérieures :
    Monsieur  TSHISEKEDI TSHILOMBO Félix
    –    Département  des Relations avec les Forces Politiques et Sociales :
    Monsieur  VIANNEY KABUKANYI
    –    Département  de Communication, Information, Medias et Porte Parole :
          Monsieur KAPIKA  Joseph
    –    Département des Relations avec les ligues et autres Structures
    d’Appui :    Monsieur TSHIMANGA Stanislas Godefroy
    –    Département de la Mobilisation :
    Monsieur  KAHAMBU AMURI Raphael
    –    Département du Plan :
    Madame NTUMBA NSEYA Cécille
    –    Département de la Justice et Droits Humains :
    Me LUNGUNU NKOY Joseph
    –    Département des Finances :
    Monsieur MUWALA Désiré

    –    Département de l’Éthique et de la Conscientisation :
    Monsieur  KENZA Stanislas
    –    Département de la Défense et Sécurité :
    Monsieur  NTUMBA MUKENDI Alain   
    –    Département des Renseignements :
    Monsieur POLE POLEAlimas
    –    Département de la Solidarité et Actions Humanitaires :
    Madame KUMBU NTEDIKA Césarine
    –    Département de l’Économie, Production et Investissement :
    Monsieur  KAYEMBE André
    –    Département de Transport, Voies de Communication et
    Désenclavement
    Madame BOMOWONGO NYABOTENDI Solange
    –    Département des Équipements et Logements :
    Monsieur KASHALA Hubert
    –    Département  de l’Emploi, Travail et Inégalités :
    Monsieur  KAKULE LWUANZO Claude
    Article 4 :     Sont nommés Secrétaires Nationaux Adjoints aux Chefs de
    Départements, les personnes dont les noms suivent au regard de leurs
    départements :
    –    Département de l’Organisation :
    Monsieur FUAMBA LOKOMBE Boaz
    Monsieur BISELELE Joseph
    –    Département  des Relations Extérieures :
    Madame MALUMBA KAPINGA Divine
    Monsieur NZUZI Vicky
    Monsieur MUKWASA Joachim
    –    Département  des Relations avec les Forces Politiques et Sociales :
    Monsieur : KAMBA Jean Pierre
    Madame KAMWANYA Faustine
    –    Département  de Communication, Information, Medias et Porte Parole :
    Monsieur KABUYA TSHILUMBA Augustin
    Madame MBUYI BUKASA Jeanne Claire
    –    Département des Relations avec les ligues et autres Structures d’Appui :
    Me BIAYI MUKENDI Joseph
    Madame NSEYA Patricia
    –    Département de la Mobilisation :
    Monsieur  MUKUWA Jems
    Monsieur  NYATE Faustin
    Dr MATUSILA David
    –    Département du Plan :
    Monsieur  KAVUDI  Jean Claude
    Monsieur  BOKONDA Donatien
    –    Département de la Justice et Droits Humains :
    Me MUSANGU Daniel
    Me KUYU Thierry
    Me MUKENDI MEMBU
    –    Département des Finances :
    Madame NGALULA NDAYA Véronique
    Monsieur  MASIALA Floribert

    –    Département de l’Ethique et de la Conscientisation :
    Monsieur BILAMBO Alphonse
    Monsieur MUNANIAMU Maurice
    –    Département de la Défense et Sécurité :
    Monsieur MASANGILA Sébastien
    Monsieur TSHIBWABWA Leonard
    –    Département des Renseignements :
    Monsieur TARAKA Théo
    Monsieur  LUKUSA Franck
    –    Département de la Solidarité et Actions Humanitaires
    Madame BETITO Albertine
    Monsieur KANKU MUKE Gérard
    Madame BUKUMBA MUADI Tina
    –    Département de l’Economie, Production et Investissement :
    Madame AMBANGITO BALEBOTIAMBO Annie
    Monsieur MAKASHI MBUYI Alexis
    –    Département de Transport, Voies de Communication et
    Désenclavement :
    Monsieur KICHINDJA OSAKO Dieudonné
    Monsieur NGANSUI ELENG Nico
    –    Département des Équipements et Logements :
    Madame BALEKA Florence
    Monsieur BONSEY-BO-MOOMBE Georges
    –    Département  de l’Emploi, Travail et Inégalités :
    Monsieur BAFUA Papy
    Madame TSHITUKA  NGONDO Thérèse

    Article 5 :     Est nommé Trésorier Général :
    Monsieur KAMULOMBO TSHIPUMBU Sylvain
    Article 6 :     Sont nommés Adjoints au Trésorier Général les personnes
    dont les noms suivent :
    Monsieur KABOKO Ezéchiel
    Mme  KANZA Irène
    Article 7 :     Est nommé secrétaire exécutif du conseil :
    Monsieur KABALA Raymond
    Article 8 :     Sont abrogées toutes les dispositions antérieures et
    contraires à la présente décision qui entre en vigueur à la date de sa
    signature.

    Fait à Kinshasa, le 28 Janvier 2014
    ETIENNE TSHISEKEDI WA MULUMBA
    PRESIDENT

  • Situation sociale ‘’catastrophique’’ : Tshisekedi, ‘‘le peuple exige des résultats’’ !

    Situation sociale ‘’catastrophique’’ : Tshisekedi, ‘‘le peuple exige des résultats’’ !

    Etienne TSHISEKEDI
    Etienne TSHISEKEDI

    -Il avait chargé, début janvier, Bruno Mavungu, Secrétaire Général du parti, de dire ‘‘qu’il ne s’adressera à la nation qu’à l’occasion de son entrée en fonction’’. Et pourtant, il avait pris l’habitude, depuis un certain temps, ‘‘d’orienter’’ le peuple congolais, en début de chaque année, à travers un message de vœux. Il, c’est Etienne Tshisekedi wa Mulumba qui, contre toute attente, est revenu sur sa décision, en le faisant. Mais, autrement. C’était devant les cadres du parti, le samedi dernier, en sa résidence de Pétunias, à la hauteur de la 10ème Rue/Limete, au Quartier résidentiel.

    Ce qui a permis aux combattantes et combattants de mesurer les ambitions politiques de leur leader, particulièrement pour cette année nouvelle. ‘‘Jusqu’ici, il n’y a que la jungle qui a caractérisé notre pays’’, a-t-il soutenu, avant de promettre que 2014 est une année où «le Congo aura un Etat». Cette fois-ci, croit-il, ça sera la réalité et non seulement des simples vœux. Car, ‘‘tous les yeux du peuple congolais sont tournés vers moi. Ceci fait sentir l’impatience qui gagne ce peuple devant l’attente de l’impérium’’. Parlant de conditions sociales déplorables des congolais, Etienne Tshisekedi se fait le porte-parole du peuple. «De toutes les souffrances de 54 ans, le peuple exige des résultats. Il doit s’apprêter à se réjouir », affirme-il, rappelant, à l’occasion, la très célèbre lettre de 13 parlementaires adressée au Président Mobutu, dans laquelle étaient reprises les aspirations profondes du peuple qui, à l’époque, confirme-t-il, vivait déjà dans la misère. Et, ce résultat, présage-t-il, est tout proche. Aussi, appelle-t-il le peuple à se préparer psychologiquement, pour y faire face.
    Il fallait une cérémonie d’échange de vœux avec les cadres de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, Udps, pour avoir, enfin, les mots d’Etienne Tshisekedi, par rapport au nouvel an. Le lider maximo, qui venait de s’interdire toute adresse au peuple congolais avant «son entrée en fonction», s’est contenté d’un groupe restreint, réuni en sa résidence de Limete 10ème rue, le samedi 18 janvier 2014, pour étaler ses ambitions annuelles. A l’occasion, le Président National de l’UDPS, accompagné de son épouse, a été porteur d’un message d’espoir pour le peuple congolais. «Cette année, le peuple doit s’apprêter à se réjouir », a-t-il déclaré devant les responsables des différentes structures de cette grande formation politique. Après le constat de 54 ans des conditions sociales de plus dégradantes, le peuple congolais attend, dit-il, des résultats.
    Annoncée année de ‘’grands accomplissements’’, 2013 s’est évanouie sans que ce vœu du Sphinx de Limete ne puisse se concrétiser. Pour 2014, Etienne Tshisekedi, premier croyant du recouvrement de l’’’impérium’’, jure autrement. «Cette fois-ci, ça sera la réalité et non seulement des simples vœux». La réalité, pour celui qui continue à se considérer comme le ‘’vainqueur’’ de la présidentielle 2011, serait de le voir entrer dans l’effectivité du pouvoir. «Tous les yeux du peuple congolais sont tournés vers moi. Ceci fait sentir l’impatience qui gagne ce peuple devant l’attente de l’impérium », a-t-il indiqué, sous la paillote du jardin de sa résidence de Pétunias, 10ème rue Limete. ‘’Impérium’’, encore et toujours. Décidément, ce mot ne cesse, depuis 2011, d’être au cœur de tous les espoirs des ‘’Udpsiens’’. Il le sera encore au cours de cette année 2014. L’homme prédit 2014 comme l’année où « le Congo aura un Etat ». « Jusqu’ici, il n’y a que la jungle qui a caractérisé notre pays », a-t-il poursuivi.
    A l’Udps, le constat dégagé de la situation sociale de la population congolaise est ‘’catastrophique’’. Partant de 2011, le Secrétaire Général, Bruno Mavungu Puati, estime que les conditions de vie s’aggravent davantage. Face à ce tableau, Etienne Tshisekedi pense que ce constat, vieux de 54 ans depuis l’accession de la RD. Congo à l’indépendance, doit désormais laisser place aux résultats. «De toutes les souffrances de 54 ans, le peuple exige des résultats. Il doit s’apprêter à se réjouir », estime un Tshisekedi, nostalgique, qui a fait mention de la célèbre lettre de 13 parlementaires adressée au Président Mobutu, dans laquelle étaient reprises les aspirations profondes du peuple qui, à l’époque, vivait déjà dans la misère, dit-il. Et de poursuivre que «le résultat est tout proche. Nous devons même, psychologiquement, nous préparer à y faire face ».
    Dans ses propos, l’on pouvait saisir l’engagement d’un homme décidé à « aller jusqu’au bout » de son combat.
    (La Prospérité )
  • UDPS: Arrestation d’un haut responsable du premier parti d’opposition (UDPS)

    UDPS: Arrestation d’un haut responsable du premier parti d’opposition (UDPS)

    Logo_UDPS– Un haut responsable du principal parti d’opposition en République démocratique du Congo, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), a été arrêté dans le centre du pays et transféré à Kinshasa, où il est détenu dans un lieu inconnu, a annoncé mardi cette formation.

    « Bruno Kabatshi, président fédéral de l’UDPS au Kasaï-oriental, a été arrêté le 2 janvier après un débat contradictoire avec un membre du PPRD » (Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie, au pouvoir), a affirmé à l’AFP Augustin Kabuya, porte-parole adjoint de l’UDPS.

    « Il s’est bien défendu. Après l’émission, il a été arrêté sur ordre du gouverneur de la province (Alphonse Ngoy Kasanji). On l’a acheminé directement à l’aéroport et on l’a transféré à Kinshasa à bord d’un avion cargo. Jusqu’à présent, on ne sait pas où il est », a ajouté M. Kabuya.

    Le chef de l’UDPS, Etienne Tshisekedi, 81 ans, est né au Kasaï-occidental, province riche en diamants, comme sa voisine du Kasaï-oriental, mais dont les habitants sont très pauvres.

    Il rejette le résultat de la présidentielle et des législatives contestées du 28 novembre 2011, qui ont permis au président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, de se maintenir à la tête de l’Etat. Selon les résultats officiels, M. Tshisekedi était arrivé en deuxième place lors de cette présidentielle qui s’était jouée à un tour.

    AFP